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Islam Lover

Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

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Que disent-ils de l'Islam ?

Par Islam Lover :: jeudi 22 juin 2006 à 18:59 :: Terrain de Rencontre

Que disent-ils de l'Islam ?

Tiré de l'article ''Que disent-ils de l'Islam'' par Assemblée Mondiale de la Jeunesse Musulmane (W.A.M.Y.)

                            

 

                                                

 

 

L'Islam et son image

 

 

L'Islam, qui fut révélé à Muhammad (que la paix et la bénédiction soient avec lui), est la continuation et le point culminant de toutes les religions précédemment révélées. Il s'adresse à tous les peuples à travers les âges. Cette position de l'Islam est étayée par des faits éclatants de vérité. Tout d'abord, aucun autre livre inspiré ne nous est ainsi parvenu dans la forme et avec le contenu de sa révélation. L'Islam s'adresse à l'humanité entière et montre le chemin qui mène à la solution des problèmes humains. Depuis bientôt mille quatre cents ans, il a surmonté l'épreuve du temps et présenté toutes les facultés pour établir une société meilleure, comme celle qui fut instaurée par le Prophète Muhammad (que la paix et la bénédiction soient avec lui).

 

La victoire de Muhammad, sans le moindre soutien matériel, sur ses ennemis les plus acharnés qu'il amena dans le giron de l'Islam, est un miracle. Les idolâtres, ceux-là même qui perpétuaient aveuglement les moeurs et croyances ancestrales, ou entendaient maintenir les tribus en servitude, et ceux qui ont foulé aux pieds la dignité de l'homme et répandu son sang, se convertirent pour former une nation sous la conduite de l'Islam et de son Prophète. L'Islam les fît accéder aux sommets de la spiritualité et de la dignité humaine en prônant la justice comme seul critère de mérite et d'honneur. L'islam a façonné leur vie sociale, culturelle et morale, et établi des règles à leur négoce en leur donnant des lois et des principes de base répondant à la nature humaine, donc humaines et très faciles à appliquer.

Il est regrettable que l'Occident chrétien, au lieu de faire preuve de plus de compréhension envers l'Islam et son incroyable épanouissement, l'ait considéré comme une religion rivale.

Au temps des Croisades, cette position n'a fait que se durcir, et l'Occident n'a cessé de ternir l'image de l'Islam dans une abondante littérature.

 

Mais des nos jours, l'Islam a commencé à convaincre de son authenticité l'intelligence moderne, dont les observations courageuses et objectives battent en brèche toutes les charges portées contre l'Islam par des "orientalistes" qui se prétendaient impartiaux.

 

 "Il est regrettable que l'Occident chrétien [...] l'ait considéré [l'Islam] comme une religion rivale."

"Mais l'islam a commencé à convaincre de son authenticité l'intelligence moderne..."

 

 

 

Leur opinion sur l'Islam

 

 

Nous reproduisons ici quelques témoignages sur l'Islam apportés par de grands auteurs contemporains non-musulmans. La vérité n'a pas besoin d'avocats pour plaider sa cause. Mais la propagande subversive, dont l'islam n'a cessé de faire l'objet, a créé une profonde confusion dans les esprits, même libres et objectifs.

 

Nous espérons que ces citations contribueront à rétablir la vérité et à amorcer une approche sans préventions de l'Islam.

 

"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".

 

Canon Taylor

Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.

Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.

 

 

 

"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".

 

Sarojini Naidu

Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.

 

 

 

"L'histoire montre cependant clairement, que la légende des Musulmans fanatiques balayant le monde et imposant l'islam par la pointe de l'épée aux races conquises, est un des mythes les plus fantastiquement absurdes qui aient jamais été rapportés par les historiens".

 

De Lacy O'Leary

"Islam at the Crossroads", Londres, 1923 p. 8.

 

 

 

"Mais l'Islam a encore de nombreux services à rendre à la cause de l'humanité. Après tout, il est plus proche de l'Orient réel que ne l'est l'Europe, et il possède une magnifique tradition de compréhension et de coopération interraciales. Aucune autre société n'a aussi bien réussi à unir, en un même statut, un même objectif et un même effort, tant de races d'hommes différentes... L'Islam a encore le pouvoir de réconcilier des éléments raciaux et de tradition apparemment inconciliables. Si jamais il fallait remplacer l'opposition des grandes sociétés occidentales et orientales par la coopération, la médiation de l'Islam en serait une condition indispensable. Il détient très largement la solution du problème auquel l'Europe est confrontée dans ses relations avec l'Orient. S'ils s'unissent, l'espoir d'une solution pacifique est énorme. Mais si l'Europe, en rejetant cette coopération de l'islam, le jette entre les bras de son rival, alors la solution ne peut qu'être désastreuse pour les deux."

 

H.A.R. Gibb

"Whither Islam", Londres, 1932, p.379.

 

 

 

"J'ai toujours eu une haute estime pour la religion de Muhammad à cause de sa merveilleuse vitalité. C'est la seule religion qui me semble posséder cette capacité d'assimilation aux différentes étapes de l'existence qui peuvent survenir à n'importe quel âge. J'ai étudié cet homme merveilleux qui, à mon avis, est loin d'être un anté-Christ, et qui devrait être appelé le Sauveur de l'Humanité. J'estime que si un homme comme lui devait exercer une hégémonie sur le monde moderne, il réussirait à résoudre ses problèmes de façon à lui apporter toute la paix et tout le bonheur si nécessaires: en parlant de la foi de Muhammad, j'ai prédit que cette dernière serait acceptable pour l'Europe de demain comme elle est déjà acceptable pour l'Europe d'aujourd'hui".

 

G. B. Shaw

"The Genuine Islam", Vol. 1, No. 81936.

 

 

 

"La disparition du racisme, comme c'est le cas chez les Musulmans, est une des réussites les plus marquantes de l'Islam et il y a dans le monde contemporain, une urgente nécessité à propager cette vertu islamique..."

 

A.J. Toynbee

"Civilization on Trial", New York, 1948, p. 205.

 

 

 

« L'essor de l'Islam constitue peut-être l'événement le plus étonnant de l'histoire de l'humanité. Surgissant d'une terre et d'un peuple négligés, l'Islam s'est répandu en un siècle, à travers toute la terre, ébranlant de grands empires, renversant des religions établies de longue date, reforgeant les âmes des races et construisant un monde totalement nouveau - un monde islamique.

Plus on examine ce développement de près, plus il nous semble extraordinaire. Les autres grandes religions on fait leur chemin lentement, en luttant péniblement et ont finalement triomphé grâce à l'aide de monarques puissant convertis à la nouvelle foi. Le Christianisme avait son Constantin, le Bouddhisme son Asoka et le Zoroastrisme, son Cyrus, prêtant chacun au culte de son choix la force d'une autorité séculière. Ce n'est pas le cas de l'Islam. Emergeant d'une terre déserte peu habitée par une race nomade qui ne s'était jamais fait remarquer auparavant dans les annales de l'humanité, l'Islam s'est lancé dans sa grande aventure faiblement soutenu par les hommes et allant à l'encontre de forces matérielles terribles. Et pourtant l'islam a triomphé avec une facilité apparente et deux générations on vu le Fier Croissant porté en triomphe des Pyrénées à l'Himalaya et du désert d'Asie Centrale aux déserts d'Afrique Centrale. »

 

A.M.L. Stoddard

cité dans "Islam - The Religion of All Prophets", Begum Bawani Waqf, Karachi, Pakistan, p. 56.

 

 

 

"L'islam est une religion essentiellement rationnelle dans la plus large acception étymologique et historique du terme. La définition du rationalisme en tant que système qui fonde les croyances religieuses sur des principes fournis par la raison lui est parfaitement applicable. Il est indéniable que bien des doctrines et des systèmes de théologie ainsi que de nombreuses superstitions, de la vénération des saints à l'utilisation de chapelets et d'amulettes, se sont greffées sur le tronc principal du credo musulman. Mais, malgré l'ampleur du développement, dans tous sens du terme, des enseignements du Prophète, le Coran a invariablement maintenu sa place en tant que point de départ fondamental, et le dogme de l'unicité de Dieu y a toujours été proclamé avec une grandeur, une majesté, une pureté inébranlable et avec une conviction assurée, qu'il est difficile de trouver hors du sein de l'Islam. Cette fidélité au dogme fondamental de la religion, la simplicité élémentaire de la formule par laquelle il est énoncé, la preuve qu'il détient de la fervente conviction des missionnaires qui le propagent, sont autant de causes permettant d'expliquer le succès des efforts missionnaires; musulmans. Un credo si précis, si dénué de toute complexité théologique, et donc si accessible à la compréhension ordinaire, doit certainement posséder et possède d'ailleurs, un merveilleux pouvoir pour se frayer un chemin dans la conscience des hommes. »

 

Edward Montet

"La Propagande Chrétienne et ses Adversaires Musulmans". Paris 1890,

cité par T.W. Arnold dans "The Preaching of Islam", Londres 1913, p. 413,414.

 

 

 

"je ne suis pas un Musulman dans le sens usuel du terme, mais j'espère bien être un "Musulman" au sens de "serviteur fidèle de Dieu". Je pense toutefois qu'il y a de vastes vitrines de la vérité divine enchâssées dans le Coran et dans d'autres expressions de la vision islamique, dont moi-même et d'autres Occidentaux avons encore beaucoup à apprendre et l'islam est certainement un solide réservoir capable de fournir la structure de base de la religion de l'avenir".

 

W. Montgomery Watt

"Islam and Christianity Today", Londres 1983, p. IX.

 

Zoroastre

Par Islam Lover :: vendredi 28 juillet 2006 à 11:31 :: Terrain de Rencontre

Zoroastre et son message

 

En parlant du Dhoul Qarnayn du Coran (que nous avons identifié à Cyrus II le Perse), nous avons dit un mot de sa religion : il adorait Dieu l'Unique, selon le culte monothéiste que Zoroastre avait prêché en Iran. Nous voudrions donc ici dire un mot de ce dernier personnage, Zoroastre, et du message qu'il a laissé aux Perses.

L'Iran ancien et sa religion dualiste (de l'an 2000 avant l'ère chrétienne environ jusqu'au VIème siècle avant l'ère chrétienne environ)

"L'Iran antique naît vers 2000 av. J.-C. avec l'invasion des cavaliers aryens venus du Turkestan. Et il ne prend fin qu'avec la conquête musulmane, en 642 apr. J.-C. Sa vie religieuse se développe et se transforme donc pendant 2 500 ans sur un territoire immense au contact d'autres grandes civilisations, celle de Babylone par exemple" (Mémo Larousse, p. 297). Le Mémo Larousse nous raconte aussi comment les anciens Iraniens croyaient en un créateur de l'univers, Ahura-Mazdâ, mais croyaient également en d'autres divinités qu'ils adoraient : Mithra (dieu-pasteur), Anâhita (déesse des sources), Haoma (dieu du haoma, plante enivrante)... Pour les Iraniens, toutes ces divinités formaient les forces du Bien, au monde de qui s'opposait l'empire des Ténèbres et du Mal, dont Ahriman (appelé au début Angra Mainyu) était considéré le chef (Mémo Larousse, p. 297).
Le Mémo Larousse nous enseigne également que les Iraniens honoraient Ahura-Mazdâ par le feu qu'ils faisaient rayonner au sommet des tours cultuelles ; qu'ils offraient à la plupart de leurs divinités des sacrifices sanglants ; qu'ils buvaient le haoma et tombaient dans une ivresse extatique ; qu'ils se racontaient les exploits des héros qui avaient consacré leur vie à lutter contre les forces du Mal.


La réforme religieuse de Zoroastre (VIème siècle avant l'ère chrétienne environ)

Au VIème siècle avant l'ère chrétienne environ, apparaît un réformateur, Zoroastre (Zarathushtra), qui prêche dans la région de Bactriane. Il enseigne que Ahura-Mazdâ est le seul Dieu, qui a tout créé, bien et mal. Il a ainsi créé deux êtres invisibles, l'un du bien, l'autre du mal, et ce sont eux qui tentent, avec la permission de Dieu, d'influencer l'homme. Ce dernier doit donc choisir, et est responsable de ses choix. Adorer Dieu, enseigne Zoroastre, c'est garder le cœur pur, délaisser les idoles et leurs sacrifices sanglants, abandonner l'ivresse du haoma, honorer Dieu par le moyen de la prière (le feu n'en étant plus qu'un accompagnement). A celui qui respecte ces enseignements, Ahura-Mazdâ donnera le bonheur éternel le jour où il se manifestera dans un embrasement de l'univers. (Ces éléments sont tous extraits du Mémo Larousse, p. 297.)
D'après le savant musulman indien As-Syohârwî, les empereurs Cyrus II, son fils Cambyse II et son petit-fils Darios suivaient tous trois l'enseignement authentique de Zoroastre (Qassas ul Qur'ân, tome 3 pp. 169). D'ailleurs, l'époque de Zoroastre soit précède de peu, soit coïncide avec celle de Cyrus II (qui régna de 556 à 530 approximativement avant le début de l'ère chrétienne).


Un nouveau tournant (du IVème siècle avant l'ère chrétienne environ jusqu'à l'arrivée de l'islam)

Pendant quelques décennies, de nombreux Iraniens demeurent fidèles à l'enseignement de Zoroastre. Mais peu à peu, au fil du temps, ils se mettent à ne plus suivre que partiellement le message qu'il a laissé. En effet, polythéisme, culte du feu, sacrifices sanglants, recours à la magie se poursuivent. C'est l'époque de l'autorité des confréries de mages. Oublieux de la prédication de Zoroastre, le monde iranien fait bientôt de Mithra le premier des dieux, et le culte de celui-ci se répandra au fil des siècles jusque chez les Romains. Ce qu'on appelle la "religion zoroastrienne" (et qui deviendra la religion officielle de l'empire Perse Sassanide) est en fait une religion qui mélange des éléments extérieurs à ceux du message originel et authentique de Zoroastre. Cette religion "hybride" est également appelée parfois "mazdéisme".

Il est à noter ici qu'une autre religion se forme également en Perse. Présente chez les Iraniens depuis fort longtemps, la croyance en le dualisme revient sous la forme du "manichéisme", créé par Mani au IIIème siècle après le début de l'ère chrétienne, et qui sera bientôt combattu par les autorités sassanides. (La plupart de ces éléments sont extraits du Mémo Larousse, p. 297.)

Le zoroastrisme (ou mazdéisme) se diffuse quant à lui parfois même jusque sur les pourtours du monde iranien. Ainsi, à l'époque du Prophète Muhammad (sur lui la paix) (VIIème siècle après le début de l'ère chrétienne), une minorité arabe convertie au zoroastrisme habite Hajar, sur la côte orientale de l'Arabie qui est bordée par le golfe Persique. Elle sera placée sous la protection (dhimma) des musulmans par le Prophète lui-même (rapporté par Al-Bukhârî). Un verset du Coran (22/ 17) évoque d'ailleurs les zoroastriens ("al-majûs").

Aujourd'hui, en Iran, une minorité zoroastrienne continue de vivre et de pratiquer son culte du feu. Sur la côte occidentale de l'Inde également (surtout à Bombay), une autre minorité zoroastrienne existe, dont les membres sont connus sous le nom de "Parsis" (qui signifie "originaires de la Perse").


Comment considérer Zoroastre par rapport aux enseignements des sources musulmanes ?

Vous avez pu vous rendre compte des troublantes similitudes qu'offre l'enseignement authentique de Zoroastre avec les fondements de l'enseignement de Muhammad (sur lui la paix). Pour le musulman, il n'y a là rien d'étonnant puisque l'islam n'enseigne pas que le monothéisme ait été une amélioration, imaginée par les Fils d'Israël, du polythéisme, mais au contraire que le polythéisme a été une chute de l'homme, qui a oublié le monothéisme, l'attitude naturelle de tous les hommes. D'ailleurs, si l'islam enseigne que les Fils d'Israël ont eu l'honneur de compter de très nombreux messagers de Dieu parmi eux, il enseigne également que tous les peuples ayant vécu sur la terre ont reçu au moins un messager venu leur rappeler le monothéisme originel. Dieu affirme dans le Coran : "Et à chaque peuple Nous avons envoyé (dans le passé) (au moins) un messager leur disant : "Adorez Dieu et préservez-vous d' (écouter) le Rebelle" (Coran 16/36) ; "Dis (aux hommes, ô Muhammad) : Je ne suis pas une nouveauté en terme de messager..." (Coran 46/9) ; "Et Nous n'avons pas envoyé avant toi de messager sans lui révéler ceci : "Pas de divinité en dehors de Moi. adorez-Moi donc" (Coran 21/25) ; "Muhammad n'est le père d'aucun d'entre vous, mais il est le messager de Dieu et le dernier messager" (Coran 33/40) ; "ش vous les Gens du Livre, croyez en ce que Nous avons fait descendre (sur Muhammad), qui confirme ce que vous aviez déjà..." (Coran 4/47).

Les messages originels reçus de Dieu par différents messagers ont tous communiqué les mêmes choses en matière de fondements (monothéisme, croyances fondamentales, principes principaux du culte et de la vie en société) : "Dieu vous a donné en matière de religion ce qu'Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t'avons révélé (ô Muhammad), ainsi que ce que Nous avions enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus" (Coran 42/13).
Des différences ont cependant existé entre ces multiples messages à propos de certains points secondaires, comme les modalités du culte rendu à Dieu, etc. : "... A chacun (des peuples ayant reçu un message de Dieu) parmi vous, Nous avons donné un type (spécifique) de voie et un code" (Coran 5/48). Ces différences étaient d'autant plus justifiées qu'avant le message de Dieu communiqué au dernier messager, Muhammad, les autres messages de Dieu étaient destinés prioritairement à un peuple particulier. A l'occasion de chaque nouvelle révélation, le message le plus récent abrogeait alors le message plus ancien. Je dis bien "prioritairement" parce que ceux d'un autre peuple vivant alors au voisinage du peuple destinataire pouvaient et devaient suivre le message communiqué ; c'est bien pourquoi Moïse et Aaron invitèrent le Pharaon de leur temps à ne plus adorer que Dieu (Coran 79/18), et qu'un égyptien de la famille du Pharaon avait accepté le message de Moïse (Coran 40/28).

Il est possible que Zoroastre ait été un Messager de Dieu au monde iranien de l'Antiquité. Il est cependant difficile d'en être sûr au point de le déclarer formellement. En effet, faire une telle affirmation demande des preuves plus approfondies, que nous ne possédons pas. Nous préférons donc nous contenter de dire ici que l'enseignement de Zoroastre était apparemment conforme à celui des messagers de Dieu. C'est globalement la position du savant musulman indien As-Syohârwî (Qassas ul Qur'ân, tome 3 pp. 167-171). "Et (ô Muhammad,) Nous avons envoyé (aux hommes) d'autres messagers avant toi : il y en a dont Nous t'avons raconté l'histoire (dans le Coran), et il y en a dont Nous ne t'avons pas raconté l'histoire" (Coran 40/78).

Dieu sait mieux. Que Ses bénédictions soient sur tous Ses Messagers, ceux dont nous avons connaissance et ceux dont Il ne nous a pas raconté l'histoire.


Note :

Nous voudrions souligner ici que les thèmes développés par l'Allemand Nietzsche dans son célèbre poème philosophique Ainsi parlait Zarathushtra ne correspondent pas forcément tous à l'enseignement originel du réformateur. Nietzsche n'a d'ailleurs voulu, en faisant ainsi, que présenter sa thèse du Surhomme en la prêtant à un personnage qui l'a fasciné.

Invitation à la Coexistence: pourquoi?

Par Islam Lover :: samedi 21 avril 2007 à 13:22 :: Terrain de Rencontre

Invitation à la Coexistence

Episode : 1

 

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux; Louange à Allah Seigneur de l'Univers, et que la Bénédiction et le Salut d’Allah soient accordés à notre maître, le Messager d’Allah.

Notre nouvelle émission s’étend sur plusieurs épisodes jusqu'à Ramadan Incha'Allah; elle porte sur une invitation à la coexistence, une invitation à la compréhension réciproque, une invitation au dialogue.  

1-    En quoi consiste le problème ?

Qu’est-ce qui nous a poussés à soulever cette question ? En vérité, nous avons constaté l’existence du problème au sein même de nos âmes; un problème qui nous dresse les uns contre les autres, en tant qu’individus musulmans; un problème qui nous oppose les uns aux autres, en tant que pays musulmans.

En Iraq, le nombre des morts se compte par milliers, les Iraqiens s’entretuent, Chiites contre Sunnites; En Palestine, le conflit armé engendre quantités de victimes. Au Liban, la multitude et la diversité des sectes religieuses qui contribuaient auparavant à la richesse du pays, se trouvent aujourd’hui à la base de tensions. Darfour, cette région du Soudan où un grand nombre de Musulmans connaissent le Coran par cœur, se voit pourtant déchiré par les émeutes et les massacres entre Musulmans.  

Il va de soi qu’il existe des malfaiteurs et des traîtres venant de l’extérieur, soucieux de semer la discorde et déterminés à provoquer le trouble à l’intérieur d’un même pays musulman; mais ce qui est certain c’est que les manœuvres clandestines de cet adversaire se solderont par l’échec si de notre côté, nous apprenons à vivre ensemble, si nous parvenons à nous comprendre, en un mot, si nous réussissons à coexister.

Notre objet de discussion ne porte pas sur cet adversaire qui vient de l'extérieur, ni sur son invasion, ni sur l’Autre. Il ne s’agit pas non plus, d’une émission politique, mais nous parlons d’un problème bien plus grave, qui est présent dans nos foyers, empoisonne nos sociétés et ronge nos pays, le problème du dialogue et de la coexistence qui ont cessé d’exister.

Au niveau de la famille, le père ne fait plus que donner des ordres; il ne trouve plus le moyen d’échanger la parole avec son fils. Le fils n’a plus rien en commun avec son père. Chacun vit à part, dans un coin de la maison, isolé de l'autre.

Les rapports entre époux se détériorent, des querelles s’exacerbent, des familles se divisent, des couples se séparent pour un rien, des enfants s’égarent pour des raisons plus que futiles, finissant dans un monde brumeux, un monde fait de drogue, d'extrémisme et de déviation morale. Ce sont les principes et la conduite qui se corrompent et se dissipent.

Au niveau de l’école, ou de l’université, les professeurs ont rompu les ponts du dialogue avec leurs étudiants, l'art de communiquer n'existe ni dans notre enseignement scolaire ni dans nos programmes universitaires.

Les insultes et les cris s'élèvent dans la rue, pour un simple accident de voitures pour la simple raison que les paroles n'ont plus de place dans notre existence.

Les litiges donnant matière à procès deviennent de plus en plus nombreux, et les différends ne sont plus réglés à l’amiable.

Même les mosquées, édifiées à l’origine pour rassembler les Musulmans et supposées être un symbole de fraternité et de cultes religieux, sont devenues un lieu de querelles et d'insultes; en outre, les sermons des vendredis ne tentent jamais de soulever le problème du dialogue ou de la coexistence.

En bref, nous vivons un véritable problème au sein de nos sociétés et à tous les niveaux; par conséquent, cette émission s’adresse à toutes les classes sociales, et concerne les enfants, les jeunes, les pères, les mères, les responsables à l'école, les professeurs à l'université, les époux, les épouses. Notre émission vise à créer un dialogue entre les gens, à l’intérieur des entreprises, des usines, des responsables de la recherche scientifique, etc. L’esprit d’équipe nous fait défaut, nous sommes incapables de travailler en groupe, parce que nous ne possédons pas cette culture, parce que nous ne savons pas communiquer.

En Europe, on entend parler d’entreprises géantes, qui ne font que s’épanouir en fusionnant, alors que chez nous, à la mort du père de famille, les successeurs se disputent, la grande société d'hier se scinde en une multitude de petites usines.  

Même les Musulmans vivant en Occident souffrent de ce mal, car au lieu de refléter la véritable image de l'Islam, ils ont préféré vivre isolés, en refusant de communiquer avec leur entourage.

Jadis, lorsque le citoyen occidental voulait éclaircir un point quelconque sur l'Islam, il avait recours aux orientalistes, car il y a cent ans, il n'y avait pas d'internet, ni de chaînes télévisées. Mais malheureusement, ces Orientalistes ont mal interprété l’Islam et l’ont à leur tour, mal communiqué à leurs concitoyens. Par conséquent, les Européens se sont faits une idée déformée de l'Islam,  persuadés que cette religion s’est propagée par la force de l'épée, ils en ont pris peur, pensant que les Musulmans sont tous des terroristes et des gens non civilisés.

A travers ces épisodes, nous avons l’intention non seulement de présenter et de traiter l'idée de la coexistence, mais également d’inculquer à tout Musulman l’art de vivre ensemble, de se conduire avec l’autre, de s'entendre, de s'entretenir, en un mot, l'art de communiquer avec l'autre. Pour ce faire, il suffit de partir de ce que nous avons en commun, si minime soit-il, afin de parvenir à coexister en société, quels que soient nos points de différends se rattachant aux opinions ou aux intérêts. Tel est le premier objectif de notre émission.

 

2- Quelle est la signification de la coexistence ? Qui est cet "Autre" avec lequel je suis appelé à coexister ?

Le deuxième objectif consiste à fournir les compétences nécessaires à la coexistence, c'est-à-dire une sorte de formation et d'adaptation afin de créer un espace commun avec l'Autre et de pouvoir mettre au point l'art de communiquer.

Quand nous soulevons la question de l'Autre, nous ne faisons pas seulement allusion au monde occidental, mais aux gens de notre entourage, à commencer par la mère qui sèvre son nouveau-né, et qui constitue déjà cet « Autre » par rapport à lui.

Le Coran aussi bien que la Sunnah du Prophète (BP sur lui) ont traité de la question de la coexistence. En effet, la première leçon que Notre Seigneur a apprise à l'humanité concernait la coexistence. Allah, Exalté et Glorifié soit-Il, a dit aux humains dans le Coran, qu'ils descendraient sur terre pour y vivre, et qu'ils doivent par conséquent, apprendre à y coexister. Les versets 27 et 28 de sourate Al-Mâ’ida qui parlent des deux fils du premier prophète sur terre, Adam, illustrent parfaitement la notion de coexistence :  

 « Et raconte-leur en toute vérité l’histoire des deux fils d’Adam. Les deux offrirent des sacrifices; celui de l’un fut accepté et celui de l’autre ne le fut pas. Celui-ci dit: «Je te tuerai sûrement»  verset 27

 «L'Autre» est cité dans le Coran bien qu'il s'agisse de deux frères, issus d'une même famille, parlant le même langage, pratiquant la même religion et qui pourtant, n'ont pas réussi à coexister :

 « Si tu étends vers moi ta main pour me tuer, moi, je n’étendrai pas vers toi ma main pour te tuer: car je crains Allah, le Seigneur de l’Univers. » verset 28

La question de la coexistence a commencé avec le début de l’humanité; tout ce qui est différent de vous est cet «Autre». C'est votre mère, votre père, plus tard votre femme, votre fils, jusqu'à arriver à l'Iraq, à la Palestine...

Cependant, il nous faut souligner un point important ; l'Islam est une religion aux fondations solides, ouverte sur le monde; l'Islam est un message universel, capable de communiquer avec les autres cultures et civilisations. Toutefois, cela ne veut pas dire que les Musulmans sont censés perdre leur foi et leur identité, et transformer leur personnalité afin de coexister avec «l'Autre». Coexister signifie l'existence de deux parties bien indépendantes et en parallèle; la coexistence ne donne pas le droit à l'Occident de m'imposer sa culture ni de la substituer à la mienne; elle ne lui donne pas non plus le droit de me ravir mon territoire ni de supprimer ma personnalité, ni de me donner une nouvelle identité pour ensuite me réclamer la coexistence. Le point de départ de la coexistence entre les deux parties, est fondé sur un respect mutuel des droits, sur la préservation des civilisations et des cultures respectives.

  

3-    La valeur de la coexistence au sein de l'Islam.

La diversité des humains entre eux est une évidence universelle, elle constitue la nature humaine, en ce sens que chacun a son propre raisonnement qui le distingue de «l'Autre»; il ne serait pas logique que les gens soient similaires physiquement et moralement, qu'ils aient les mêmes motifs et qu'ils visent les mêmes objectifs. Lorsque nous serons parvenus à bien assimiler cette notion, nous résoudrons la moitié du problème; car de cette façon, nous parviendrons à nous compléter mutuellement. Le verset 13 de Sourate Al-Houjourât le montre clairement –il peut être traduit comme suit :  

« Ô hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez

Nous sommes différents les uns des autres au niveau de la race, de la nationalité, du dialecte, des idées, afin que nous nous échangions les connaissances, les cultures et les richesses, et ce, pour que la terre s'épanouisse. Telle est la philosophie de l’univers et de la création.

Il n'existe sur terre aucune constitution à part le Noble Coran, qui  prône la coexistence, et ce, à travers un bon nombre de versets. Le Prophète de son côté a été le premier sur terre à appeler les gens à la coexistence, et ce depuis 1400 ans; en effet à son arrivée à Médine, qui était en conflit perpétuel entre ses différentes tribus, il a dit son fameux Hadith:

«Ô vous les gens, divulguez le salut (Assalam); offrez à manger; consolidez vos liens de parenté; accomplissez la Salât de la nuit au moment où les gens seront endormis, vous aurez accès au Paradis en paix»

Puis il (BP sur lui) a établi les liens de fraternité entre les Mouhajirins (les émigrés) et les Ançârs (les indigènes de Médine). Il est ensuite passé à l'édification de la Mosquée, lieu de rencontre de la société musulmane. Enfin, il a donné à la ville un nom commun à toutes les tribus qui y vivent, en dépit de leur diversité, et opportun à ceux qui y pénètrent. Il a couronné son acte par une constitution sans précédent, une constitution qui s'adresse aux Juifs, aussi bien qu'aux polythéistes, aux croyants, aux Mouhajirins ainsi qu'aux Ançârs, les invitant à la coexistence au sein de cette ville.

Notre émission vise à mettre en application le premier verset de Sourate Al-'Anfâl (les Butins) –qui peut être traduit comme suit : 

« Craignez Allah, maintenez la concorde entre vous; »

Ainsi que le Hadith du Prophète :

«Voulez-vous que je vous indique un grade bien meilleur que le Jeûne, la Salât de la nuit et la Zakât? Les compagnons lui avaient demandé : Quel est ce degré, Ô Messager d’Allah ? Il (BP sur lui) leur a dit : établissez la concorde entre vous».

 

4- Le rapport de la coexistence avec la renaissance de la Oummah

La renaissance de notre Oummah et de nos pays dépend de notre coexistence que nous devons puiser dans notre histoire, et dans notre religion, pour apprendre que ce n'est qu'à partir de la diversité et de la variété des individus et des nations que nous réussirons à coexister. C'est  pourquoi nous allons raconter dans les épisodes à venir, la vie et la conduite des quatre Imams de l'Islam les plus célèbres, les quatre Imams reconnus pour avoir rapporté fidèlement la Sunnah du Prophète (Bénédiction et Paix sur lui), nous allons avoir un aperçu sur leur vie quotidienne, sur leur rapports avec leur entourage, sur leur comportement entre eux, car en dépit de leurs diversités d'opinion, il ont su se respecter et coexister et ont transmis leur savoir aux futures générations.

 

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Le sacrifié d’Abraham : Ismaël ou Isaac ?

Par Islam Lover :: mercredi 09 novembre 2011 à 23:07 :: Terrain de Rencontre

Au nom d’Allah,

L’infiniment Miséricordieux, le très Miséricordieux

 

Le sacrifié d’Abraham : Ismaël ou Isaac ?

 

Louange à Allah ! Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

 

Adaptation de : Majmû’ el Fatâwa de Cheikh el Islam ibn Taïmiya (4/331-336).

 

 Ismaël est le fils d’Ibrahim qui fut choisi par son père pour le sacrifier comme l’établissent le Coran, la Sunna, et un certain nombre de preuves qui sont notoires. D’ailleurs, la Thora, qui est entre les mains des « gens du Livre », le confirme.  Les anciennes écritures disent en effet : « égorge ton fils unique. »[1] L’autre traduction parle d’un premier-né. Ismaël fut bel et bien le fils unique à cette époque et le premier-né du Patriarche à l’unanimité des savants musulmans et juifs, mais ces derniers ont falsifié leurs écritures en y insérant Isaac. Par la suite, d’autres gens ont pris d’eux cette information, dont l’origine provient des Textes hébraïques falsifiés ; c’est pourquoi il est répandu chez certains musulmans que l’enfant en question fut Isaac.

La Sourate les rangs, qui relate l’histoire du sacrifice, démontre notamment à travers le verset suivant que l’enfant concerné fut Ismaël : (Nous lui annonçâmes la naissance d’un enfant sage (halîm)).[2]

Cette annonce nous rapporte trois informations : la nouvelle d’un enfant mâle, qui atteindra l’âge de raison ou de la puberté (Houloum qui a les mêmes racines que Halîm ndt.), et qui de surcroît sera sage. Peut-on faire plus grande preuve de sagesse (dans le sens de résignation ndt.) en s’abandonnant ainsi à son père en guise d’offrande, quand ce dernier lui dit : (Tu me trouveras si Dieu le veut parmi les patients).[3] Certains disent que la moindre des qualités qu’Allah puisse attribuer à l’un de ses prophètes, est celle d’être sage, étant donné qu’il dégage une grande force (ou qu’il domine par sa présence, ou encore qu’Allah garantit par sa présence la victoire à Ses élus.).

Ibrahim lui-même fut qualifié ainsi dans les deux versets suivants : (Ibrahim était sage et dévoué).[4] (Ibrahim était sage, dévoué et repentant).[5] L’événement témoigne en faveur de ses deux hommes qu’ils sont extrêmement « sages » : (Quand il parvint à l’âge mûr, il lui dit : « Mon fils ! J’ai vu en songe que je devais t’égorger, alors vois ce que tu dois faire. » Il répondit : « Père ! Fais ce qu’on t’ordonne, tu me trouveras si Dieu le veut parmi les patients »),[6] jusqu’à : (Nous l’échangeâmes contre une offrande immense • et nous laissâmes leur souvenir dans les générations futures • Paix à Ibrâhîm ! • C’est ainsi que nous rétribuons les bienfaiteurs • Il comptait parmi nos serviteurs croyants • Nous lui annonçâmes ensuite la naissance d’Isaac qui fut un prophète parmi les vertueux • nous les avons bénis lui et Isaac. Dans leur descendance, il y a des bienfaiteurs et d’autres qui sont injustes envers eux-mêmes de façon manifeste). [7]

Cette histoire démontre que l’enfant en question fut bien Ismaël et cela, pour plusieurs raisons[8] :

Premièrement : le Seigneur annonce à Ibrahim la naissance d’un enfant qu’il devra vouer plus tard en sacrifice. Dans un premier temps, le Coran relate l’événement du sacrifice, pour enchaîner ensuite par le verset : (Nous lui annonçâmes ensuite la naissance d’Isaac qui fut un prophète parmi les vertueux • Nous les avons bénis lui et Isaac). Il y a donc deux annonces différentes : l’une concerne le personnage central du sacrifice et l’autre concerne Isaac, comme cela ne peut échapper à personne.

Deuxièmement : l’histoire du sacrifice est uniquement mentionnée à cet endroit du Coran, alors que les autres passages se contentent d’évoquer l’annonce de la naissance d’Isaac, par exemple dans la Surate Hûd où le Très-Haut révèle : (Alors que sa femme se tenait debout, elle se mit à rire ; nous lui annonçâmes la naissance d’Isaac et de Ya’qûb après Isaac).[9] Si le sacrifice concernait effectivement Isaac, la naissance promise de Ya’qûb n’aurait plus lieu d’être. Le verset dit en effet : (Quand il a ressenti de la peur vis-à-vis d’eux, ils lui dirent : « N’aie pas peur ! », ils lui annoncèrent ensuite la naissance d’un enfant savant. Sa femme est apparue en se frappant le visage et en criant : « Quoi ! Une vieille femme stérile ! » ).[10] Allah révèle également dans la Sourate el Hijr : (Ils dirent : « Ne tremble pas ! Nous t’annonçons la prochaine naissance d’un enfant savant » • Il répondit : « M’annoncez-vous (cette nouvelle) alors que la vieillesse m’a touché ! Que m’annoncez-vous au juste ! » Ils dirent : « Nous te l’annonçons en toute vérité, ne sois donc pas du nombre de ceux qui désespèrent. » ).[11] Il n’est question ici d’aucun sacrifice.

De plus, en annonçant les deux bonnes nouvelles, qui sont l’annonce du futur sacrifice et celle d’Isaac après lui, cela démontre qu’Isaac et l’enfant concerné par le sacrifice sont deux personnes différentes. D’autant plus que selon certains versets, le Seigneur à fait don du frère d’Ismaël et de Jacob à Son Ami Abram (comme le nomme ainsi la bible), à travers le verset : (Nous lui avons fait don d’Isaac et Nous lui avons offert Ya’qûb en plus ; tous deux étaient des gens pieux).[12] Le Seigneur révèle également : ( Nous lui avons fait don d’Isaac et de Ya’qûb, et nous avons établi dans sa descendance le Livre et la prophétie. Nous l’avons rétribué sur terre et dans l'au-delà il comptera parmi les pieux).[13] Aucun de ces deux versets ne fait mention de l’enfant concerné par le sacrifice.

Troisièmement : Allah nous apprend que le futur sacrifice était un enfant sage. Quant à Isaac, son père reçut l’heureuse nouvelle qu’il sera un enfant savant dans un autre passage du Coran. Il y a forcément une raison pour laquelle les deux enfants furent qualifiés différemment. Cette distinction se vérifie d’autant plus lorsque l’une de leurs qualités respectives en accompagne une autre. La sagesse convient tout à fait à la patience qui revient à l’enfant concerné par le sacrifice. Le Coran affirme en effet qu’Ismaël est patient dans le verset suivant : (évoque Ismaël, el Yasa’, et Dhû el Kifl, tous comptaient parmi l’élite).[14] Voici donc une troisième raison, car un autre verset dit au sujet de l’enfant concerné par le sacrifice : (Père ! Fais ce qu’on t’ordonne, tu me trouveras si Dieu le veut parmi les patients).[15] Allah a donc reconnu à Ismaël la qualité de patient comme Il lui a reconnu ailleurs de respecter ses engagements à travers le verset : (Il était sincère envers ses engagements).[16] Il avait promis en effet à son père d’endurer patiemment son épreuve.

Quatrièmement : La naissance prochaine d’Isaac relevait du miracle, car sa mère était vieille et stérile. C'est pourquoi l’Ami d’Allah (sur lui la paix) a réagi avec étonnement à l’annonce de la nouvelle céleste : (« M’annoncez-vous (cette nouvelle) alors que la vieillesse m’a touché ! Que m’annoncez-vous au juste !) Sa femme n’en fut pas moins surprise pour avoir dit : (Vais-je enfanter alors que je suis vieille et que mon époux a également un âge avancé).[17] Nous avons déjà vu que cette annonce lui vint vers la fin de sa vie, et que cette nouvelle la concernait elle et son mari. Par contre, Ibrahim (sur lui la paix) fut le seul concerné par l’annonce de l’enfant concerné par le sacrifice. Il fut mis à l’épreuve de le tuer sans que la mère d’Isaac n’ait aucun lien avec cet événement. Cela corrobore tout à fait avec le hadith rapporté dans le recueil e-Sahîh, et selon lequel le Prophète (que les bénédictions d’Allah et la paix soient sur lui) et ses compagnons nous apprennent qu’à la naissance d’Ismaël, Sarah fut jalouse de sa mère Hâjar. Dès lors, Ibrahim a pris l’enfant et la servante pour les emmener à La Mecque actuelle. Sur place, il reçut l’ordre des années plus tard de tuer son fils. Ainsi, l’enfant concerné par le sacrifice et Isaac sont deux personnes différentes.

La preuve également que l’enfant concerné par le sacrifice n’est pas Issac est que le Seigneur révèle juste avant ce verset : (Nous lui annonçâmes la naissance d’Isaac (à Sarah), et celle de Ya’qûb après Isaac).[18] Comment Isaac peut-il être voué au sacrifice dans ces conditions ? L’annonce de Ya’qûb implique forcément que son père (Isaac) reste en vie avant que son fils ne vienne au monde. Personne ne conteste que l’histoire du sacrifice ait eu lieu avant la naissance de Jacob. Bien plus, ce dernier n’a vu le jour qu’après la mort de son grand-père Ibrahim (sur lui la paix) ; nul ne doute pourtant que l’anecdote du sacrifice se soit déroulée avant son décès.

La preuve que cette histoire s’est déroulée à La Mecque est la suivante : le jour de la Conquête de la ville sainte, le Prophète (que les bénédictions d’Allah et la paix soient sur lui) a trouvé les cornes du fameux bélier d’Abraham à l’intérieur de la Ka’ba. Il s’est alors adressé au gardien du Temple en ces termes : « Je t’ordonne de recouvrir les cornes du Bélier, car il ne doit rien y avoir en direction de la Qibla qui puisse distraire le fidèle en prière. » C'est pourquoi l’endroit où s’est produit l’événement sert de rite depuis l’époque d’Ismaël et de son père, qui ont construit le Temple comme le formule explicitement le Coran.

Personne n’assume qu’un jour Isaac, ne s’est rendu à La Mecque ni parmi les « gens du Livre » ni personne d’autre. Néanmoins, certains appartenant à la religion juive prétendent que l’histoire du sacrifice a eu lieu dans la région du Shâm (Palestine, grande Syrie…), mais ce n’est qu’un pur mensonge ! Si certaines montagnes du Shâm avaient assisté à cet événement, on l’aurait obligatoirement su, et on y aurait certainement consacré un rite, de la même façon que la Mosquée qu’Ibrahim a construite, et ses environs sont devenus des lieux de rites…

 

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches,

et tous ses compagnons !

 

Traduit pour IslamHouse par :

Karim ZENTICI

Revu par Fouad SIRBAL



[1] Voici les termes de la Traduction œcuménique : « Prends ton fils, ton unique, Isaac, que tu aimes. Pars pour le pays de Morriya et là, tu l’offriras en holocauste sur celle des montagnes que je t’indiquerais. » [Genèse ; 22-3]

[2] Les rangs ; 101 Ismâ’îl fut qualifié ici de Halîm que nous traduisons par « sage », mais qui prend en fait des sens multiples comme magnanime (qui est enclin au pardon comme nous le souligne e-Sa’dî), longanime (qui supporte ce qu’il pourrait réprimer comme nous l’apprend el Baghawî), ou qui se résigne, fait preuve de patience et d’une maîtrise de soi. NdT 

[3] Les rangs ; 102

[4] Le repentir ; 114 D. Masson explique en ces termes le sens de Awwâh (que nous avons traduit par « dévoué » mais qui a aussi le sens d’humilité) : « celui qui gémit, qui soupire, et qui implore la miséricorde de Dieu. » Elle corrobore ainsi l’exégèse des grands spécialistes à l’exemple d’el Baghawî et de l’exégète linguiste e-Râghib el Asfahânî dans Mufradât Alfâdh el Qurân que chaque arabophone, et plus particulièrement le traducteur, doit compter dans sa bibliothèque. NdT

[5] Hûd ; 75 repentant est l’un des sens de Munîb, mais de façon plus générale il signifie revenir à Allah.

[6] Les rangs ; 101, 102. Certains exégètes assument que l’événement s’est passé quand Ismaël a atteint l’âge de treize ans. Toutefois, le début du premier verset peut avoir d’autres sens. Il peut vouloir dire : quand le père l’a emmené jusqu’au pied de la montagne, ou quand il eut atteint un âge avancé.

[7] Les rangs ; 106-113

[8] Voir notamment Tafsîr ibn Kathîr.

[9] Hûd ; 71 Il s’agit dans cet épisode de Sarah fille de Hârân fils de Ahwar qui fut mariée à son cousin Ibrahim (voir Tafsîr el Baghawî qui précise notamment que Saraï se tenait derrière un rideau.)

[10] E-Dhâriyât ; 28 Selon certains exégètes, elle n’a fait que crier d’où elle était, sans se montrer à ses visiteurs, mais par un effet de rhétorique, c’est sa voix qui se serait déplacée.

[11] El Hijr ; 53

[12] Les Prophètes ; 72

[13] L’araignée ; 27

[14] Sâd ; 48

[15] Les rangs ; 101, 102

[16] Mariam ; 54

[17] Hûd ; 72

[18] Hûd ; 71

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