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Islam Lover

Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

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Qui est ALLAH?

Par Islam Lover :: vendredi 17 février 2006 à 15:07 :: Découvrez l'Islam

                         

      

Allah est le nom de Dieu, Le Seigneur de l'univers, Il n'a pas engendré et n'a pas été engendré, nous ne pouvons Le comparer à quiconque, et ce, parce qu'Il est Allah, Dieu, Le Créateur de toute chose. Il n’a pas besoin de dormir ni de se reposer, et même si nous ne pouvons Le voir, Lui peux nous voir.

Il sait tout ce qui se passe dans les Cieux et sur la Terre. Allah est le Plus doux au-delà de toute douceur, Le Plus Aimant au-delà de tout amour, Il nous a donné tout ce que nous possédons, Il nous donne l'eau , la nourriture, la lumière, l'air, et tout ce dont nous avons besoin pour vivre sur cette terre jusqu'à notre mort.

Il nous a donné un esprit et un cœur afin d'évaluer combien nous Lui en sommes reconnaissants en L'adorant et en Lui obéissant.

Obtenir l'agrément de Dieu par notre foi et notre bon comportement devrait être notre priorité dans la vie

ALLAH est le DIEU de tous les humains

Par Islam Lover :: vendredi 17 février 2006 à 15:24 :: Découvrez l'Islam

Pour beaucoup d'occidentaux, ALLAH est le dieu des Arabes, et le terme évoque même pour certains une divinité cruelle, qui pousse ses adorateurs au fanatisme aveugle. Pourtant, on sait que dans les langues sémitiques, dont fait partie l'arabe, comme l'hébreu ou l'araméen, la racine al ou el  sert à nommer Dieu.  

Ainsi, l'Ancien Testament en a conservé des traces évidentes.  Combien d'adorateurs du Seigneur, anges ou hommes, portent en leurs noms le signe de leur soumission à Dieu: Gabri-el, Micha-ël, Isma-ël, Isra-ël.

     Dieu est appelé El, ou Elah.  Le nom Elohim revient plusieurs fois dans l'Ancien Testament pour désigner le Dieu des Hébreux.  

Selon le Coran, Dieu s'est révélé à Moïse sous le nom "Allah" :
 

Puis, lorsqu'il y arriva, il fut interpellé:

Moïse ! Je suis ton Seigneur. Enlève tes sandales: car tu es dans la vallée sacrée Tuwa. Moi, Je t'ai choisi. Ecoute donc ce qui va être révélé. Certes, c'est Moi Allah: point de divinité que Moi. Adore-Moi donc et accomplis la Salat pour le souvenir de Moi. [Sourate 20 Ta-Ha Verset 11-14]

 

Selon le Coran également, Jésus nommait Dieu de la même façon, lorsqu'il recommandait aux enfants d'Israël :

"Allah est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc : voilà le chemin droit."  [Sourate 3. La famille d'Imran (Al-Imran) Verset 51]


    Il peut être utile de rappeler que ces prophètes ne connaissaient pas le
deus latin, dont nous avons tiré le mot dieu.  Il est d'ailleurs intéressant d'observer que
les chrétiens de tradition orientale et d'expression arabe invoquent Dieu par le nom Allâh.  Tel est le cas des coptes d'Egypte. En appelant Dieu du nom Allâh, les musulmans se conforment donc à une tradition prophétique millénaire.

     Par le moyen de la Révélation, Dieu se fait connaître à ses créatures en leur dévoilant ses Noms.  Ceux-ci sont évoqués dans le Coran ( cf : Ses 99 Noms ) :

 "C'est à Allah qu'appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez- Le par ces noms [...] " [Sourate 7. Al-Araf Verset 180]

 

IL est LE GRAND LE TOUT PUISSANT IL est ALLAH

Par Islam Lover :: vendredi 17 février 2006 à 15:31 :: Découvrez l'Islam

 

Dis: " Invoquez Allah, ou invoquez le Tout Miséricordieux. Quel que soit le nom par lequel vous l'appelez, Il a les plus beaux noms." [ Sourate 17. Le voyage nocturne (Al-Isra) Verset 110]
 

Allah ! Point de divinité que Lui! Il possède les noms les plus beaux. [Sourate 20 Ta-Ha Verset 8]
 

C'est Lui Allah. Nulle divinité autre que Lui, le Connaisseur de l'Invisible tout comme du visible. C'est Lui, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

C'est Lui, Allah. Nulle divinité que Lui; Le Souverain, le Pur, L'Apaisant, Le Rassurant, le Prédominant, Le Tout Puissant, Le Contraignant, L'Orgueilleux. Gloire à Allah! Il transcende ce qu'ils Lui associent.

C'est Lui Allah, le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, le Formateur. A Lui les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. Et c'est Lui le Puissant, le Sage. [Sourate 59. L'exode (Al-Hasr) Verset 22-24]

 

Il conviendrait de s'arrêter plus longuement sur chaque Nom, afin de mieux comprendre ce qu'il implique dans la vie du croyant.  Ainsi, par exemple, savoir que Dieu est omniscient, y compris en ce qui concerne nos pensées les plus secrètes, nous conduit à nous comporter avec droiture en toute circonstance, publiquement et secrètement.

Savoir que Dieu est celui à qui l'on peut se confier, nous conduit à nous en remettre entièrement à Lui.  Savoir que Dieu est juste nous conduit à être équitable.  Savoir qu'Il pardonne et que Sa miséricorde est infinie nous conduit à ne jamais désespérer, quelles que soient nos erreurs, et aussi à pardonner à ceux qui nous offensent.

     En fait, c'est à partir de ces Noms que les thèmes de la Miséricorde, du Pardon, de la Paix, de la Lumière, de l'Equité et de la Loi ... devraient être abordés et étudiés en Islam.

 La science des Noms divins est au fondement de toute connaissance authentiquement religieuse, qui refuse de concevoir Dieu comme une entité abstraite, un « être » dont on ne sait rien, opposé à un « néant » dont on ignore tout.  L'éthique musulmane elle-même découle de cette connaissance.

la spiritualité dans l'islam

Par Islam Lover :: vendredi 17 février 2006 à 16:41 :: Découvrez l'Islam

La foi musulmane est croyance et actes visibles, mais aussi spiritualité véritable. Shâh Waliyyullâh écrit qu'un des sens du mot "foi" ("al-îmân") est "la quiétude et la proximité spirituelles. C'est dans ce sens que le Prophète (sur lui la paix) a employé le mot "foi" lorsqu'il a dit : "La pureté est la moitié de la foi" [rapporté par Muslim]" (Hujjat ullâh il-bâligha, tome 1 p. 467). Ibn Taymiyya écrit en substance : "Il est erroné de penser que la foi n'est que croyance et connaissance, avec lesquels il n'y aurait ni action ni état ni mouvement, ni intention, ni amour ni crainte révérentielle. Les actions du cœur – que les soufis appellent "états", "stations", etc. – font partie de la foi : – une partie de ces actions du cœur a été rendue obligatoire (fardh) par Dieu et Son Messager ; – une autre partie de ces actions du cœur est recommandée (mustahabb) et n'est pas obligatoire. Chaque musulmane et musulman doivent acquérir au moins les actions de la première partie pour être du nombre des "Pieux, Gens de la Droite" (al-ab'râr, as'hâb ul-yamîn). Quant à ceux qui acquièrent à la fois la première et la deuxième partie, ils feront partie des "Rapprochés, Devanciers" (al-muqarrabûn as-sâbiqûn)" (Kitâb-ul-îmân, p. 168). Ibn Qayyim écrit qu'il est erroné de penser que la finalité de l'adoration de Dieu est seulement la mise à l'épreuve, ou seulement la rétribution dans l'au-delà, ou seulement l'éducation de l'âme ; la finalité de l'adoration de Dieu, écrit-il, est de répondre au besoin que l'homme a de se tourner vers Lui, de le connaître et de L'aimer (Ighâthat ul-lahfân, tome 1 p. 49).
C'est dire combien la foi demandée par l'islam n'est pas seulement connaître ('ilm) et approuver (tasdîq) certaines vérités relatives à Dieu, à ses messagers, à l'au-delà etc. C'est aussi aimer Dieu (mahabba) et penser à Lui. C'est ce qu'on appelle, en langue française, développer une authentique spiritualité.


L'homme a besoin, pour vivre sur terre, de manger, de boire, de se vêtir, de se soigner, d'avoir un toit, de fonder une famille, et, pour satisfaire ces besoins, de travailler. L'islam demande à l'homme de travailler pour satisfaire ces besoins, mais de le faire sans manquer à ses autres devoirs – éthiques, sociaux, écologiques, etc. : de là vient le cadre qu'il offre à l'homme pour lui indiquer limites et orientations. La vie terrestre n'est, ainsi, pas en soi une mauvaise chose ; cependant elle peut donner illusionner l'homme en lui faisant croire que la réussite matérielle et sociale est l'objectif de son existence.
L'épreuve réside dès lors dans le fait de parvenir à respecter le cadre normatif mais également dans le fait de résister à la tentation de faire des plaisirs terrestres et des valeurs matérielles l'objectif de son existence. Réussir l'épreuve c'est croire en l'existence de Dieu et respecter ce qu'Il agrée, mais aussi garder la profondeur de son amour pour Lui seul.

Au moment où l'on s'occupe de sa famille, où l'on vaque à ses affaires, où l'on plaisante avec ses amis, la réalité de sa vie, la Présence de Dieu et le lien avec Lui ne disparaissent pas totalement mais passent à l'arrière-plan. C'est normal, et c'est ce dont Hanzala était venu se plaindre au Prophète : "Nous sommes en ta compagnie et tu nous parles du paradis et du feu, c'est comme si nous les voyions de nos yeux ; puis, lorsque nous côtoyons notre épouse, nos enfants et nos affaire, nous oublions beaucoup." Le Prophète le tranquillisa par ces mots : "Si vous restiez constamment dans l'état dans lequel vous vous trouvez lorsque vous êtes en ma compagnie et lorsque vous êtes plongés dans le souvenir de Dieu ("wa fi-dh-dhikr"), les anges vous serreraient la main quand vous vous trouvez sur vos lits et sur les chemins. Mais, ô Hanzala, un temps et un temps !" (rapporté par Muslim, la traduction de "wa fi-dh-dhikr" a été rendue d'après l'interprétation de At-Tîbî citée dans Mirqât ul-mafâtîh).


Un temps pour les affaires terrestres, et un temps pour les choses purement spirituelles :


En fait, comme l'écrit Shâh Waliyyullâh, l'âme humaine "connaît une aspiration naturelle vers Dieu, comparable à l'attirance du fer pour l'aimant" (Hujjat ullâh il-bâligha, tome 1 p. 204). Ibn Qayyim écrit que le besoin que l'âme a de se tourner vers Dieu n'est semblable à rien de connu sur terre, mais qu'on peut le comparer dans une certaine mesure au besoin que le corps a de se nourrir, de boire et de respirer ; le cœur et l'âme humains ne se tranquillisent qu'au souvenir de Dieu et ne s'apaisent que par Son amour (Ighâthat ul-lahfân, tome 1 p. 49). "Si l'homme pouvait obtenir quantité d'autres plaisirs et de contentements, cela ne durerait pas ; au contraire, il aurait ensuite besoin d'autre chose, et il aurait besoin de se contenter tantôt de ceci et tantôt de cela ; souvent ce qui lui procure du plaisir s'avérera être une des plus grandes causes de déplaisirs" (Ibid.). Shâh Waliyyullâh écrit : "Celui qui a goûté à la douceur de l'invocation de Dieu et a su comment elle lui procurait la tranquillité du cœur (…), nul doute que lorsqu'il se tournera vers les choses terrestres et qu'il vaquera à ses occupations familiales et professionnelles, il oubliera beaucoup et sera comme s'il a perdu ce qu'il avait trouvé (…). Et cela engendra un manquement en lui. Et si les manquements s'accumulent, il n'y aura pas de voie pour la réussite" (Hujjat ullâh il-bâligha, tome 2 pp. 189-190). C'est pourquoi le Prophète a enseigné que le croyant devait avoir "un temps et un temps". Dieu Lui-même dit : "Ecoutez : c'est par le souvenir de Dieu que se tranquillisent les cœurs" (Coran ).
Dès lors, si l'homme ne se soucie que de sa réussite matérielle, s'il fait de tout son temps l'occasion de se tourner vers les affaires terrestres, fussent-elles licites, son cœur souffrira de ne pas recevoir la lumière dont il a besoin pour s'épanouir. "Ne parlez pas abondamment sans penser à Dieu ; car parler beaucoup sans aucune pensée pour Dieu est (cause de) dureté du cœur ; et l'homme le plus éloigné de Dieu est (celui qui a) le cœur dur" (rapporté par At-Tirmidhî, n° 2411). "… Ne ris pas trop ; car le rire excessif fait mourir le cœur" (rapporté par At-Tirmidhî, n° 2305). Il est ici question du cœur spirituel, et "faire mourir ce cœur" signifie "le rendre insensible aux choses spirituelles" (attention, il n'y est pas question du seul fait de rire mais du fait de rire excessivement). Le Prophète a dit : "Celui qui s'assoit dans une assemblée et ne pense pas à Dieu, cela sera pour lui [cause de] manquement ("tira") de la part de Dieu…" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 4856). "Pour toute chose il existe un polissage. Et ce qui polit le cœur est le souvenir de Dieu" (rapporté par Al-Bayhaqî, cité dans Mishkât, n° 2286).

Vaquer à ses occupations terrestres, certes. Mais revenir régulièrement se consacrer aux œuvres purement spirituelles, afin de se recentrer sur la Présence de Dieu. "Un temps et un temps." Sans cet autre temps après le temps passé à travailler, parler, emplir ses yeux et son esprit des dorures de ce monde ("zînat ul-hayât id-dunyâ"), sans ce retour régulièrement effectué vers Dieu, la vie perd son goût et les plaisirs deviennent rapidement monotones : toujours manger, boire, dormir, se laver, travailler, compter son argent, marcher, acheter, à nouveau manger, boire, dormir… ouf… Dieu dit : "Et Celui qui se détourne de Mon souvenir, celui-là aura une vie étroite…" (Coran ). L'étroitesse de la vie dont il est question ici désigne non pas la pauvreté matérielle mais la servitude à la matière, l'absence de liberté intérieure, l'absence de joie profonde. "Malheur à l'esclave de la pièce d'or, malheur à l'esclave de la pièce d'argent" (rapporté par At-Tirmidhî, n° 2375 ; voir aussi ce qu'a rapporté Al-Bukhârî, n° 6071). "Un temps et un temps" : Mu'âdh dit à son élève : "Asseyons-nous ensemble, ayons la foi un instant" (cité par Al-Bukhârî, kitâb ul-îmân). Mu'âdh n'entendait pas inviter son élève à avoir les croyances voulues un instant, puisque la présence de ces croyances est requise à chaque instant ; il voulait en réalité inviter son élève à l'accompagner dans sa revivification, dans son cœur, du sentiment de la présence de Dieu ; il parlait en fait de se recentrer sur la présence de Dieu… de se mettre en état de Présence… de revenir à l'autre "temps".

Après le temps passé à vaquer à ses occupations terrestres, le croyant a besoin d'un autre temps, d'un temps pour se recentrer profondément sur la réalité de son existence, pour s'imprégner de la Présence de Dieu, pour revivifier l'amour qu'il a pour Lui dans son cœur. Ensuite ce croyant retournera à son temps consacré à ses affaires et à sa famille ; lors de ce temps à vaquer à ses occupations terrestres, il sera moins imprégné de la Présence divine, c'est sûr – et c'est ce que Hanzala avait ressenti en lui –, mais il ne sera pas coupé de cette Présence : même ce temps-là, il le vivra avec les formules de souvenir et d'invocation de Dieu.

Les formes de la spiritualité musulmane :


La prière rituelle (salât) :

"Accomplis la prière pour te souvenir de Moi" dit Dieu à Moïse (Coran ). "La prière empêche de (tomber dans) les choses honteuses et le mal. Et le souvenir de Dieu est plus grand encore" (Coran ; voir le commentaire de ce verset dans Al-'ubûdiyya, pp. 120-121). "Bilâl, donne le second appel à la prière (iqâma) et donne-nous ainsi le repos que la prière [procure]" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 4985). Comment la prière ne procurerait-elle pas au cœur le repos et la joie, elle dont le Prophète disait, qu'au-delà de ce qui est agréable en termes de plaisirs terrestres, s'y trouve "la fraîcheur de [ses] yeux" (rapporté par An-Nassaï, n° 3939). Le Prophète priait tant la nuit – en plus des cinq prières quotidiennes – que ses pieds enflaient (rapporté par Al-Bukhârî, n° 6106). Et chaque fois qu'il faisait face à une difficulté, il priait (rapporté par Abû Dâoûd, n° 1319).
Dieu répond à celui qui récite la sourate Al-Fatiha pendant la prière : lorsqu'il récite "Louange à Dieu, Pourvoyeur de l'univers", Dieu dit : "Mon serviteur a fait ma louange" ; lorsqu'il dit : "Le Clément, le Miséricordieux", Dieu dit : "Mon serviteur a fait mon éloge" ; lorsqu'il dit : "Le Maître du jour de la rétribution", Dieu dit : "Mon serviteur a proclamé Ma Majesté" ; lorsqu'il dit : "C'est Toi que nous adorons et c'est de Toi dont nous demandons l'aide", Dieu dit : "Cela, c'est entre Moi et Mon serviteur, et mon serviteur aura ce qu'il a demandé" ; lorsqu'il dit : "Guide-nous sur le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non pas de ceux contre qui Tu es en colère ni de ceux qui sont égarés", Dieu dit : "Cela, c'est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'Il a demandé" (rapporté par Muslim, n° 395). Mon professeur Cheikh Dhoul Faqar disait : "Parmi tous les enseignements de l'islam, la prière y occupe une place telle qu'on serait tenté de dire qu'elle exerce une sorte de domination ("dâdâguirî") sur tous les autres ; en effet, il y a cinq prières à faire chaque jour ; les deux jours de fête, vous en avez une supplémentaire ; pendant le ramadan on fait une prière supplémentaire le soir ; si vous êtes indécis, faites la prière de la consultation (salât al-istikhâra) ; si vous êtes dans un besoin, ayez recours à la prière du besoin (salât al-hâja) ; si le pays souffre de sécheresse, alors il y a la prière pour demander à Dieu la pluie (salât al-istisqâ') ; lors d'une éclipse, accomplissez la prière de l'éclipse (salât al-kussûf) ; etc."

Le jeûne (siyâm), l'aumône (sadaqa), le pèlerinage (hadj) :

Il s'agit, après le témoignage et la prière, des trois autres "piliers de l'islam", et ce sont des actes très spirituels pour peu qu'on cherche non pas seulement à en accomplir les formes extérieures seulement mais aussi à les approfondir. Le jeûne est ainsi l'occasion de mettre temporairement les plaisirs du corps de côté pour se recentrer sur son cœur. L'aumône consiste à se séparer d'une partie de ses biens par amour pour Dieu. Le pèlerinage relève quant à lui d'un voyage symboliquement accompli vers le symbole de l'unicité divine, au cours duquel on met de côté son confort, son statut social, ses traditions par amour pour Dieu.

La récitation du Coran (tilâwat ul-qur'ân) :

Témoignage direct de la Présence de Dieu, le Coran ne peut que rappeler cette présence. "Rappelle-nous notre Seigneur" disait parfois Omar ibn al-Khattâb à Abû Mûssâ, et celui-ci se mettait alors à réciter le Coran (Zâd ul-ma'âd, tome 1 p. 486). Car le Coran est un lien, un trait d'union entre le Créateur et le serviteur. Un lien car d'une part le serviteur écoute et entend ce qui reprend la Parole de Dieu, et d'autre part Dieu écoute attentivement celui qui récite le Coran d'une belle voix (selon le hadîth rapporté par Ibn Mâja, n° 1340). "De tous les hommes, lequel a la plus belle voix lors de la récitation du Coran, et fait la meilleure récitation ?" demanda-t-on un jour au Prophète. "C'est celui qui, lorsque tu l'entends faire cette récitation, tu ressens qu'il craint Dieu" (rapporté par Ad-Dârimî). Le Prophète dit une fois : "Ces cœurs se rouillent comme se rouille le fer lorsqu'il est touché par l'eau. – O Messager de Dieu, et quel est (le moyen pour) les purifier ? demanda-t-on. – Penser souvent à la mort et réciter le Coran" répondit-il (cité dans Mishkât, n° 2128).

Les formules de glorification de Dieu (at-tasbîh wat-tahmîd wat-tahlîl wat-takbîr wa ghayruhâ) :

"Les paroles les plus aimées de Dieu sont ces quatre-ci : "Pureté à Dieu", "Louange à Dieu", "Pas de divinité sauf Dieu" et "Dieu est le plus grand" (rapporté par Muslim, n° 2137). "Deux paroles sont légères sur la langue, lourdes dans la balance, aimées par le Miséricordieux : "Pureté à Dieu avec Sa louange, Pureté à Dieu le Très Grand" (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim). Le Prophète a dit : "Celui qui dit : "Il n'y a de divinité que Dieu et Dieu est le plus grand", Dieu approuve ce qu'il a dit et dit : "Il n'y a de divinité que Moi et Je suis le plus grand". Et lorsqu'il dit : "Il n'y a de divinité que Dieu, Lui seul, il n'a pas d'associé", Dieu dit : "Il n'y a de divinité que Moi, Moi seul, Je n'ai pas d'associé". Et lorsqu'il dit : "Il n'y a de divinité que Dieu, à Lui appartiennent la royauté et la louange", Dieu dit : "Il n'y a de divinité que Moi, à Moi appartiennent la royauté et la louange". Et lorsqu'il dit : "Il n'y a de divinité que Dieu, nulle puissance et nulle force sauf par Lui", Dieu dit : "Il n'y a de divinité que Moi, nulle puissance et nulle force sauf par Moi"…" (rapporté par At-Tirmidhî, n° 3430).

Les invocations de circonstances (ad-da'awât fil-awqât) :

Avant de manger : "Je prononce le Nom de Dieu. O Dieu bénis pour nous ce que Tu nous as donné" (rapporté par Ahmad, n° 1244, relaté de Alî). Après avoir mangé : "Louange à Dieu qui nous a donné à manger et à boire, et qui nous a faits musulmans" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 3850). En s'allongeant sur son lit le soir : "Louange à Dieu qui nous a donné à manger et à boire, qui nous a été suffisant et qui nous a donné un refuge. Combien y a-t-il de gens qui n'ont ni quelqu'un qui leur soit suffisant ni quelqu'un qui leur donne refuge" (rapporté par Muslim, n° 2715). Quand on se rend dans un marché [ou assimilé, comme un magasin, un supermarché, etc.] : "O Dieu, je Te demande le bien de ce marché et le bien qu'il y a dans ce marché. Et je cherche Ta protection contre le mal de ce marché et le mal qu'il y a dans ce marché. O Dieu, je cherche Ta protection contre le fait que je fasse dans ce marché une transaction où je suis perdant" (rapporté par Al-Bayhaqî, Mishkât, n° 2456). Lorsqu'on acquiert un animal : "Je Te demande son bien et le bien de la nature que Tu lui as donnée. Et je cherche Ta protection contre son mal et contre le mal de la nature que Tu lui as donnée" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 2160). Lorsqu'on acquiert un vêtement neuf : "O Dieu, louange à Toi. Tu me l'as donné à porter. Je Te demande son bien et le bien pour lequel il a été fabriqué. Et je cherche Ta protection contre son mal et contre le mal pour lequel il a pu être fabriqué" (rapporté par At-Tirmidhî, n° 1767). Ce ne sont là que quelques exemples ; en fait, pour la plupart des occasions de l'existence, le Prophète a enseigné des invocations de ce genre, à adresser à Dieu.

Demander à Dieu ce dont on a besoin :

"Et lorsque Mes serviteurs te questionnent à Mon sujet, [dis-leur que] Je suis proche. J'exauce la demande du demandeur lorsqu'il Me demande…" (Coran 2/186). "Et votre Seigneur a dit : "Demandez-Moi, je vous exaucerai…" (Coran 40/60). "Lorsque tu demandes, demande à Dieu. Et lorsque tu demandes l'aide, demande-la à Dieu. Et sache que si toute l'humanité se rassemblait pour te faire du bien, elle ne pourrait te faire que le bien que Dieu a déjà écrit pour toi. Et si elle se rassemblait pour te faire du tort, elle ne pourrait te faire qu'un tort que Dieu a déjà écrit à ton sujet…" (rapporté par At-Tirmidhî, n° 2516). "Tout musulman qui demande à Dieu quelque chose qui ne relève ni d'un péché ni d'une rupture des liens familiaux, Dieu lui accorde l'une des trois choses suivantes : soit Il lui accorde ce qu'il a demandé ; soit Il garde pour lui (l'équivalent de) cette demande dans l'au-delà ; soit Il écarte de lui un mal semblable à ce qu'il a demandé" (rapporté par Ahmad, n° 10709, cité dans Mishkât n° 2259).

Demander pardon à Dieu pour les fautes qu'on fait :

"Lorsque le serviteur commet une faute, un point noir s'inscrit sur son cœur. S'il cesse et retourne vers Dieu, son cœur est purifié. Mais s'il continue, la tache augmente jusqu'à dominer son cœur…" (rapporté par At-Tirmidhî, n° 3334). Dieu dit : "Dis à Mes serviteurs qui ont été injustes envers eux-mêmes [en faisant des péchés] qu'ils ne désespèrent pas de la Miséricorde de Dieu. Dieu pardonne tous les péchés. Il est, Lui, le Pardonneur, le Miséricordieux" (Coran ). "Chaque humain fait des fautes. Et les meilleurs des fautifs sont ceux qui se repentent" (rapporté par At-Tirmidhî, n° 2499).

Parler de Dieu, de Ses bienfaits et de Ses promesses :

Hanzala avait dit : "Nous sommes en ta compagnie et tu nous parles du paradis et du feu, c'est comme si nous les voyions de nos yeux…. Parler ainsi des bienfaits terrestres de Dieu, des choses de l'invisible telle que les anges, des choses devant arriver après la mort, des choses du paradis et des choses du feu… S'imprégner de tout cela, c'est aussi une forme de spiritualité.


Quelques versets du Coran :


Dieu dit : "Dis : "Vous montrions-nous ceux qui sont les plus perdants par rapport à ce qu'ils font ? Ce sont ceux dont l'effort s'est égaré dans la vie de ce monde et qui ont pensé faire bien ainsi"" (Coran 18/103-104). "Et ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Dieu, Dieu a alors fait qu'ils s'oublient eux-mêmes" (Coran 59/19). De ceux qui se seront ainsi détournés de Son souvenir, Dieu dira le jour du jugement : "Aujourd'hui Nous les oublierons donc, comme ils avaient oublié leur rencontre d'avec ce jour que voici" (Coran ). Dieu dit : "Pense à ton Seigneur en toi-même, en t'humiliant et avec crainte, par une parole en-deçà de la voix haute, le matin et dans la soirée. Et ne sois pas du nombre des insouciants" (Coran ).

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

Pourquoi l'Occident a-t-il adopté la laïcité ?

Par Islam Lover :: dimanche 26 mars 2006 à 16:53 :: Découvrez l'Islam

é ? Pourquoi l'Occident a-t-il adopté la laïcité ?

Aujourd'hui, en Occident, la religion est devenue une affaire privée, qui ne doit concerner que la croyance en l'existence de Dieu et la spiritualité de l'homme. Rien de ce qui relève d'un Livre religieux n'a quelque chose à dire dans la marche des affaires de la société. C'est ce que désigne couramment le terme "laïcité".

Pourquoi l'Occident a-t-il adopté cette séparation entre "religieux" et "civil" ? Et pourquoi s'agit-il d'un pur produit de l'histoire occidentale ? C'est ce que nous vous proposons de découvrir.

 

 

Aujourd'hui, les découvertes scientifiques, leur application, l'orientation de la société, ses valeurs, ses modes de pensée, tout ceci relève en Occident du domaine du profane, dans lequel la religion n'a plus rien à voir. C'est cet équilibre qui a été réalisé ici : un "sacré" réduit au culte de Dieu et à une morale, et un "profane" qui englobe tout le reste et qui s'est affranchi de toute référence à Dieu et à ce qu'Il agrée. Or il faut savoir que cet équilibre d'aujourd'hui a des racines qui remontent dans l'histoire, et c'est à la lumière de cette histoire qu'il se comprend. Car cette séparation n'a pas toujours existé en Occident. Il fut même un temps où le catholicisme, dominant en Occident, influençait le spirituel mais aussi la société (finances, commerce, découvertes scientifiques).

 

 

Quand le catholicisme influait sur la société occidentale

 

Or, dans le catholicisme, le rapport à Dieu et à ce qu'Il agrée ne pouvait se faire – et ne peut toujours se faire – que par l'intermédiaire d'une institution humaine hiérarchisée : le clergé, composée de prêtres, d'évêques et d'un pape. En effet, la société catholique est composée d'une part des laïques, d'autre part des clercs (dont l'ensemble forme le clergé), les premiers n'ayant accès au sacré (comme l'absolution des péchés tous les jours ou avant la mort, la célébration du mariage religieux) que par l'intermédiaire des seconds. Donner à la référence à Dieu une influence sur la société revenait donc à donner à cette institution humaine une influence sur elle.

 

 

A part les Messagers de Dieu, les humains sont faillibles dans leurs opinions. Mais si certains d'entre eux agissent comme s'ils étaient les représentants de Dieu sur terre, les résultats sont catastrophiques : imposition de leur avis comme s'il s'agissait de l'avis de Dieu en Personne, condamnations de tout avis différent parce qu'il est différent, sans référence aucune aux textes des sources, inquisitions, tortures… L'histoire de l'Europe occidentale, telle qu'elle est encore enseignée aujourd'hui dans les collèges, le rappelle : le rapport fut très conflictuel entre clergé et scientifiques d'une part, et entre religion dominante et minorités religieuses d'autre part.

Le procès de Galilée, en 1633, marqua un tournant décisif. Le scientifique Galilée – considéré comme un des fondateurs de la démarche scientifique moderne en Occident –, qui avait diffusé en public l'idée que c'était la terre qui tourne autour du soleil et non pas l'inverse (comme l'enseignait le Clergé), fut condamné par l'Inquisition et dut se rétracter devant le tribunal. Science et Vie Junior commente : "Un événement qui pèsera très lourd par la suite. L’Eglise se méfiera des sciences. Et nombre de scientifiques verront dans l’Eglise un obstacle au progrès" (Science et Vie Junior, dossier hors série n° 36, p. 93).

Les marques d'antisémitisme (avec les pogroms contre les juifs), les conversions forcées des Indiens d'Amérique, les croisades contre les "hérétiques" (par exemple les Cathares), les "guerres de Religion" (entre Catholiques et Protestants)… sont d'autres faits de l'histoire occidentale qui, eux aussi, pesèrent de tout leur poids dans la balance lors du questionnement sur la place que doit et peut avoir une religion dans la vie de la société.

Les tensions et les conflits qui virent ainsi le jour furent une partie de ce qui déclencha la réaction contre le clergé et son ordre (l'autre partie étant certaines particularités du christianisme paulinien et augustinien vis-à-vis du corps et de la raison). Et cette réaction consista à libérer les domaines intellectuel et social de l'emprise du clergé religieux... à donner aux laïques – en les débarrassant de la chape de plomb que faisait peser sur eux le clergé – une autonomie de recherche et d'action dans ces domaines. D'où le nom de "laïcité", pour désigner une décléricalisation des espaces intellectuel et social.

 

 

 

Sans référence au divin, pas de sacré, rien que du profane. Or, la référence à Dieu ne pouvant se faire dans le catholicisme que par l'intermédiaire d'un clergé, s'affranchir du clergé dans ces domaines intellectuel et social revenait à s'affranchir ici de la référence à Dieu tout court. Indirectement, il s'est donc agi, en donnant l'autonomie aux laïques, d'enlever des domaines intellectuel et social toute dimension sacrée et de ne plus en faire que des choses profanes. La laïcité a ainsi conduit non seulement à une décléricalisation de ces domaines, mais aussi à leur désacralisation.

Et c'est ainsi qu'est peu à peu née la situation que l'Occident connaît aujourd'hui : la référence à Dieu est devenue une affaire privée, facultative, l'espace public devant en être libéré sous peine de revivre les cauchemars du passé. "Le sacré" s'est donc restreint à l'espace privé (le soir avant de dormir, lors des repas, peut-être après la naissance, éventuellement lors du mariage, et enfin lors du décès). Tandis que les affaires de la vie, devenues "profanes", se sont mises à suivre leur propre cours : commerce, finances, gestion de la cité, mode, relations entre humains, le bien, le mal… La raison de l'homme juge désormais de ce qu'il convient ou ne convient pas de faire. Dieu peut bien exister, comme il pourrait d'ailleurs ne pas exister, cela ne change rien pour la société occidentale, qui n'a de toute façon plus de place dans ses affaires pour une quelconque référence à Lui.

 

Aujourd'hui, on s'aperçoit cependant que le cours de ces choses désormais profanes s'accélère un peu trop, qu'il s'est affranchi au point que les possibilités de la technique donnent le vertige et que la raison humaine est limitée, et qu'elle n'intervient qu' "en retard" puisqu'il lui faut d'abord constater les torts déjà présents pour pouvoir ensuite penser les limites "en aval". D'où les comités consultatifs d'éthique qui apparaissent depuis quelques années partout en Occident (depuis 1983 dans notre pays, la France). On se rend donc compte que désacralisation peut conduire à profanation.

Michel Serres (de l'Académie française) écrit ainsi :"Nos conquêtes vont plus vite que nos intentions délibérées. Observez, en effet, l'accélération de croisière de nos avancées techniques : dès l'annonce que telle ou telle est possible, la voici aussitôt quelque part réalisée, suivant la pente verticale de la concurrence, du mimétisme ou de l'intérêt, puis considérée presque aussi vite comme souhaitable et même comme nécessaire le lendemain matin : on plaidera devant les tribunaux si on s'en trouve privé. (…) Oui, nous pourrons choisir le sexe de nos enfants, oui la génétique, la biochimie, la physique et les techniques associées nous donneront tous les pouvoirs. Mais nous devrons administrer ce pouvoir même, qui pour le moment paraît nous échapper parce qu'il va plus vite et ailleurs et plus loin que nos facultés de le prévoir, que nos capacités de le gérer, que nos désirs de l'infléchir, que notre volonté d'en décider, que notre liberté de le diriger. Nous avons résolu la question cartésienne : "Comment dominer le monde [, comment maîtriser la nature] ?" Saurons résoudre la suivante : "Comment dominer notre domination, comment maîtriser notre maîtrise ?"" (Eclaircissements, entretiens avec Bruno Latour, éd. François Bourin, 1992, pp. 249-251, cité par dans Islam, le face à face des civilisations, Tariq Ramadan, éd. Tawhid, 1995, p. 326).

 

 

L'idée est restée malgré les changements de position

 

Sur les questions scientifiques, sur les rapports avec les non-catholiques, etc., les positions de l'Eglise catholique se sont, depuis, considérablement modifiées (surtout avec le concile de Vatican II et, plus récemment, les actes de repentance de Jean-Paul II). Mais l'idée de la nécessité de séparer religieux et scientifique d'une part, et religieux et espace public d'autre part n'en est pas moins restée en Occident. "Plus jamais ça", en quelque sorte. Roger Lesgardes, Président de la Ligue de l'enseignement, écrit ainsi : "[La science et la religion] ne sont pas sur le même registre et il est vivement souhaitable de ne pas les faire interférer. S'il vous plaît, ne renouons pas avec les alliances tragiques du passé !" (article paru dans La médina, n° 3, p. 31).

 

En fait, à cause de l'histoire de la civilisation occidentale et de ses rapports conflictuels avec le religieux, pour beaucoup de femmes et d'hommes occidentaux, le fait religieux même est devenu inconsciemment associé aux adjectifs "anti-progrès", "irrationnel", "anti-démocratique"…

 

"Anti-progrès" : Même M. Claude Allègre – scientifique français bien connu, ministre de l’Education et de la Recherche en France de 1997 à 2000 – n’y échappe pas quand il dit de certains courants écologistes qu'ils développent "un sentiment quasi-religieux, anti-progrès." (Le Point du 18/ 07/ 98, p. 146). S'il existe donc un modèle d'opposition au progrès scientifique qui fasse référence au point qu'on lui compare toute nouvelle opposition, c'est pour M. Allègre le religieux. Cette référence est compréhensible par rapport à l’histoire qu’a connue l’Europe. Elle n'est pas "audible" pour une oreille et un esprit qui se réfère à l'Islam.

 

"Irrationnel" : Maurice Bucaille écrit : "Ceux qui sont habités par des préjugés sur les religions considèrent qu’il ne saurait y avoir, en matière de religion, quoi que ce soit se prêtant au contrôle d’un jugement humain imprégné de logique" (L'homme, d'où vient-il ?, Seghers, p. 215) "Au point qu'actuellement, en Occident, parler de Dieu en milieu scientifique, c’est vraiment se singulariser" (La Bible, le Coran et la science, Seghers, p. 120). Là encore, les causes sont évidentes...

 

"Anti-démocratique" : On considère que toute organisation où des considérations d’origine religieuse sont prises en compte ne peut être que "théocratique", jamais "démocratique". La référence à l'histoire de l’Europe est, ici encore, patente. Il faut pourtant faire un effort intellectuel pour comprendre que cela n'est pas vérifiable par rapport à l'histoire de toutes les civilisation, et notamment l'Islam (lire notre article sur la démocratie en islam)

 

 

Résumé

 

C'est donc ainsi qu'est née la laïcité dans des pays occidentaux : il s'est agi de donner aux hommes une autonomie dans l'espace intellectuel et social, et, pour ce faire, de libérer cet espace de la présence du religieux... parce que cette présence s'exprimait dans ces pays par la mainmise d'un clergé qui, au nom de la référence à Dieu, avait fait peser une chape de plomb sur les hommes.

 

 

Notes

 

 

 

Ceux des musulmans qui vivent dans des pays occidentaux respectent le cadre de la loi qui y est en vigueur. Lire à ce sujet Respecter la loi du pays et se référer aux Coran et Sunna : comment ? Ce que ces musulmans vivant dans certains de ces pays souhaitent, c'est que certains de leurs concitoyens ne fassent pas de confusion entre l'idéal qui est théoriquement leur de la neutralité vis-à-vis des religions et le militantisme anti-religieux (mépris et critique acerbe de tout ce qui est religieux).

 

Il faut de plus rappeler que tous les pays occidentaux n'ont pas adopté exactement le même type de séparation entre religieux et espace public. Aux Etats-Unis, par exemple, le Président prête serment sur... la Bible, ou ponctue ses discours officiels par de profonds "God bless America". En Italie, des crucifix existent qui sont fixés sur les murs, à l'intérieur de certains tribunaux.

 

 

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