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Islam Lover

Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

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Zoroastre

Par Islam Lover :: vendredi 28 juillet 2006 à 11:31 :: Terrain de Rencontre

Zoroastre et son message

 

En parlant du Dhoul Qarnayn du Coran (que nous avons identifié à Cyrus II le Perse), nous avons dit un mot de sa religion : il adorait Dieu l'Unique, selon le culte monothéiste que Zoroastre avait prêché en Iran. Nous voudrions donc ici dire un mot de ce dernier personnage, Zoroastre, et du message qu'il a laissé aux Perses.

L'Iran ancien et sa religion dualiste (de l'an 2000 avant l'ère chrétienne environ jusqu'au VIème siècle avant l'ère chrétienne environ)

"L'Iran antique naît vers 2000 av. J.-C. avec l'invasion des cavaliers aryens venus du Turkestan. Et il ne prend fin qu'avec la conquête musulmane, en 642 apr. J.-C. Sa vie religieuse se développe et se transforme donc pendant 2 500 ans sur un territoire immense au contact d'autres grandes civilisations, celle de Babylone par exemple" (Mémo Larousse, p. 297). Le Mémo Larousse nous raconte aussi comment les anciens Iraniens croyaient en un créateur de l'univers, Ahura-Mazdâ, mais croyaient également en d'autres divinités qu'ils adoraient : Mithra (dieu-pasteur), Anâhita (déesse des sources), Haoma (dieu du haoma, plante enivrante)... Pour les Iraniens, toutes ces divinités formaient les forces du Bien, au monde de qui s'opposait l'empire des Ténèbres et du Mal, dont Ahriman (appelé au début Angra Mainyu) était considéré le chef (Mémo Larousse, p. 297).
Le Mémo Larousse nous enseigne également que les Iraniens honoraient Ahura-Mazdâ par le feu qu'ils faisaient rayonner au sommet des tours cultuelles ; qu'ils offraient à la plupart de leurs divinités des sacrifices sanglants ; qu'ils buvaient le haoma et tombaient dans une ivresse extatique ; qu'ils se racontaient les exploits des héros qui avaient consacré leur vie à lutter contre les forces du Mal.


La réforme religieuse de Zoroastre (VIème siècle avant l'ère chrétienne environ)

Au VIème siècle avant l'ère chrétienne environ, apparaît un réformateur, Zoroastre (Zarathushtra), qui prêche dans la région de Bactriane. Il enseigne que Ahura-Mazdâ est le seul Dieu, qui a tout créé, bien et mal. Il a ainsi créé deux êtres invisibles, l'un du bien, l'autre du mal, et ce sont eux qui tentent, avec la permission de Dieu, d'influencer l'homme. Ce dernier doit donc choisir, et est responsable de ses choix. Adorer Dieu, enseigne Zoroastre, c'est garder le cœur pur, délaisser les idoles et leurs sacrifices sanglants, abandonner l'ivresse du haoma, honorer Dieu par le moyen de la prière (le feu n'en étant plus qu'un accompagnement). A celui qui respecte ces enseignements, Ahura-Mazdâ donnera le bonheur éternel le jour où il se manifestera dans un embrasement de l'univers. (Ces éléments sont tous extraits du Mémo Larousse, p. 297.)
D'après le savant musulman indien As-Syohârwî, les empereurs Cyrus II, son fils Cambyse II et son petit-fils Darios suivaient tous trois l'enseignement authentique de Zoroastre (Qassas ul Qur'ân, tome 3 pp. 169). D'ailleurs, l'époque de Zoroastre soit précède de peu, soit coïncide avec celle de Cyrus II (qui régna de 556 à 530 approximativement avant le début de l'ère chrétienne).


Un nouveau tournant (du IVème siècle avant l'ère chrétienne environ jusqu'à l'arrivée de l'islam)

Pendant quelques décennies, de nombreux Iraniens demeurent fidèles à l'enseignement de Zoroastre. Mais peu à peu, au fil du temps, ils se mettent à ne plus suivre que partiellement le message qu'il a laissé. En effet, polythéisme, culte du feu, sacrifices sanglants, recours à la magie se poursuivent. C'est l'époque de l'autorité des confréries de mages. Oublieux de la prédication de Zoroastre, le monde iranien fait bientôt de Mithra le premier des dieux, et le culte de celui-ci se répandra au fil des siècles jusque chez les Romains. Ce qu'on appelle la "religion zoroastrienne" (et qui deviendra la religion officielle de l'empire Perse Sassanide) est en fait une religion qui mélange des éléments extérieurs à ceux du message originel et authentique de Zoroastre. Cette religion "hybride" est également appelée parfois "mazdéisme".

Il est à noter ici qu'une autre religion se forme également en Perse. Présente chez les Iraniens depuis fort longtemps, la croyance en le dualisme revient sous la forme du "manichéisme", créé par Mani au IIIème siècle après le début de l'ère chrétienne, et qui sera bientôt combattu par les autorités sassanides. (La plupart de ces éléments sont extraits du Mémo Larousse, p. 297.)

Le zoroastrisme (ou mazdéisme) se diffuse quant à lui parfois même jusque sur les pourtours du monde iranien. Ainsi, à l'époque du Prophète Muhammad (sur lui la paix) (VIIème siècle après le début de l'ère chrétienne), une minorité arabe convertie au zoroastrisme habite Hajar, sur la côte orientale de l'Arabie qui est bordée par le golfe Persique. Elle sera placée sous la protection (dhimma) des musulmans par le Prophète lui-même (rapporté par Al-Bukhârî). Un verset du Coran (22/ 17) évoque d'ailleurs les zoroastriens ("al-majûs").

Aujourd'hui, en Iran, une minorité zoroastrienne continue de vivre et de pratiquer son culte du feu. Sur la côte occidentale de l'Inde également (surtout à Bombay), une autre minorité zoroastrienne existe, dont les membres sont connus sous le nom de "Parsis" (qui signifie "originaires de la Perse").


Comment considérer Zoroastre par rapport aux enseignements des sources musulmanes ?

Vous avez pu vous rendre compte des troublantes similitudes qu'offre l'enseignement authentique de Zoroastre avec les fondements de l'enseignement de Muhammad (sur lui la paix). Pour le musulman, il n'y a là rien d'étonnant puisque l'islam n'enseigne pas que le monothéisme ait été une amélioration, imaginée par les Fils d'Israël, du polythéisme, mais au contraire que le polythéisme a été une chute de l'homme, qui a oublié le monothéisme, l'attitude naturelle de tous les hommes. D'ailleurs, si l'islam enseigne que les Fils d'Israël ont eu l'honneur de compter de très nombreux messagers de Dieu parmi eux, il enseigne également que tous les peuples ayant vécu sur la terre ont reçu au moins un messager venu leur rappeler le monothéisme originel. Dieu affirme dans le Coran : "Et à chaque peuple Nous avons envoyé (dans le passé) (au moins) un messager leur disant : "Adorez Dieu et préservez-vous d' (écouter) le Rebelle" (Coran 16/36) ; "Dis (aux hommes, ô Muhammad) : Je ne suis pas une nouveauté en terme de messager..." (Coran 46/9) ; "Et Nous n'avons pas envoyé avant toi de messager sans lui révéler ceci : "Pas de divinité en dehors de Moi. adorez-Moi donc" (Coran 21/25) ; "Muhammad n'est le père d'aucun d'entre vous, mais il est le messager de Dieu et le dernier messager" (Coran 33/40) ; "ش vous les Gens du Livre, croyez en ce que Nous avons fait descendre (sur Muhammad), qui confirme ce que vous aviez déjà..." (Coran 4/47).

Les messages originels reçus de Dieu par différents messagers ont tous communiqué les mêmes choses en matière de fondements (monothéisme, croyances fondamentales, principes principaux du culte et de la vie en société) : "Dieu vous a donné en matière de religion ce qu'Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t'avons révélé (ô Muhammad), ainsi que ce que Nous avions enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus" (Coran 42/13).
Des différences ont cependant existé entre ces multiples messages à propos de certains points secondaires, comme les modalités du culte rendu à Dieu, etc. : "... A chacun (des peuples ayant reçu un message de Dieu) parmi vous, Nous avons donné un type (spécifique) de voie et un code" (Coran 5/48). Ces différences étaient d'autant plus justifiées qu'avant le message de Dieu communiqué au dernier messager, Muhammad, les autres messages de Dieu étaient destinés prioritairement à un peuple particulier. A l'occasion de chaque nouvelle révélation, le message le plus récent abrogeait alors le message plus ancien. Je dis bien "prioritairement" parce que ceux d'un autre peuple vivant alors au voisinage du peuple destinataire pouvaient et devaient suivre le message communiqué ; c'est bien pourquoi Moïse et Aaron invitèrent le Pharaon de leur temps à ne plus adorer que Dieu (Coran 79/18), et qu'un égyptien de la famille du Pharaon avait accepté le message de Moïse (Coran 40/28).

Il est possible que Zoroastre ait été un Messager de Dieu au monde iranien de l'Antiquité. Il est cependant difficile d'en être sûr au point de le déclarer formellement. En effet, faire une telle affirmation demande des preuves plus approfondies, que nous ne possédons pas. Nous préférons donc nous contenter de dire ici que l'enseignement de Zoroastre était apparemment conforme à celui des messagers de Dieu. C'est globalement la position du savant musulman indien As-Syohârwî (Qassas ul Qur'ân, tome 3 pp. 167-171). "Et (ô Muhammad,) Nous avons envoyé (aux hommes) d'autres messagers avant toi : il y en a dont Nous t'avons raconté l'histoire (dans le Coran), et il y en a dont Nous ne t'avons pas raconté l'histoire" (Coran 40/78).

Dieu sait mieux. Que Ses bénédictions soient sur tous Ses Messagers, ceux dont nous avons connaissance et ceux dont Il ne nous a pas raconté l'histoire.


Note :

Nous voudrions souligner ici que les thèmes développés par l'Allemand Nietzsche dans son célèbre poème philosophique Ainsi parlait Zarathushtra ne correspondent pas forcément tous à l'enseignement originel du réformateur. Nietzsche n'a d'ailleurs voulu, en faisant ainsi, que présenter sa thèse du Surhomme en la prêtant à un personnage qui l'a fasciné.

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