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voici le sort d'un bourreau: Ariel Sharon lutte toujours pour la vie

Par Islam Lover :: dimanche 16 juillet 2006 à 11:22 :: Coup de Coeur!

Ariel Sharon lutte toujours pour la vie

Martine Perez .

Publié le 30 juin 2006Actualisé le 30 juin 2006 : 09h22               

Ariel Sharon. AP Oded Balilty

 

 

 

 

Dans une chambre aux murs blancs de l'hôpital Tel Hashomer Shiba, Ariel Sharon gît, plongé dans le coma depuis maintenant six mois, respirant avec une machine. Il est nourri grâce à une sonde gastrique. Sa porte est gardée 24 heures sur 24 par des hommes du Shin Beth, le service de sécurité israélien. Seuls les membres de l'équipe soignante, triés sur le volet, et la famille sont admis à pénétrer dans cette pièce. La présence des gardes armés dans le couloir vient rappeler que le malade inanimé était, il y a peu, un chef de gouvernement capable de susciter dans le monde entier des haines ou des passions irréductibles. Ariel Sharon, le bouillant général dont même l'establishment israélien se méfiait, Ariel Sharon, diabolisé par ses détracteurs, adulé par ses partisans, s'est brusquement éclipsé de la scène politique au début de l'année.

 

Pourquoi est-il maintenu en vie de la sorte ? Les médecins espèrent-ils vraiment le sortir de son coma ? Et dans quel état ? Est-il victime d'acharnement thérapeutique ou bénéficie-t-il du même traitement qu'un citoyen ordinaire ? Chef du département de réhabilitation où est hospitalisé Ariel Sharon, brun, longiligne, Schlomo Noy, la cinquantaine, bardé de diplômes, est intarissable sur les concepts médicaux développés dans ce gigantesque établissement créé en 1948 par Haïm Shiba, en même temps que l'Etat d'Israël : au début, pour soigner, rééduquer et guérir les soldats blessés au combat.

 

Le centre de réhabilitation respiratoire se trouve dans un petit bâtiment en pierres blanches de deux étages. Le service qui abrite la chambre de l'ex-premier ministre est baigné d'une lumière méditerranéenne tamisée par les ficus alignés le long des murs. Le PC des infirmières brille de multiples clignotants, témoins électroniques des constantes cardio-respiratoires des 18 patients hospitalisés ici. L'ancien chef du gouvernement y reçoit, lui, de nombreuses thérapeutiques pour tenter désespérément de le sortir de sa léthargie, en lui redonnant respiration spontanée et conscience.

 

Les médecins répètent que son destin est similaire à celui d'autres malades dans le coma après une attaque cérébrale. Une partie du cerveau a été détruite, mais des fonctions cérébrales persistent. En particulier, l'électroencéphalogramme n'est pas plat, et l'angiographie révèle une circulation cérébrale. Il n'y a donc aucune raison d'arrêter les traitements. A mi-mot, ils font comprendre que, pour l'instant, Sharon est dans un coma peu profond ; il ne serait pas loin d'avoir une respiration autonome, même s'il reste inconscient. Le moindre battement de cils ou mouvement de mains est épié par une armée de praticiens et d'infirmières qui, sans être d'un optimisme béat, rêvent de le tirer d'affaire.

 

«Tout autre patient, dans le même état, bénéficierait des mêmes soins», affirme Schlomo Noy. Le professeur Jean-Roger Le Gall, réanimateur à l'hôpital Saint-Louis, assure qu'en France un malade sous respirateur, avec les mêmes paramètres cérébraux, serait sans doute aussi maintenu en vie, même si la probabilité de récupération est, selon lui, extrêmement faible.

 

La caractéristique du centre Tel Hashomer Shiba est de mettre à la disposition des malades, au sein du service, toutes les compétences nécessaires, qu'elles fassent, ou non, appel à des disciplines médicales différentes, voire de former les médecins à toutes les techniques nécessaires au même malade. Le chirurgien orthopédique aura aussi, par exemple, une solide formation en rééducation afin d'aider son patient jusqu'à la guérison totale.

 

Autour de Sharon se pressent donc des neurologues spécialisés en pathologie vasculaire, des réanimateurs experts en respiration artificielle, des physiologistes chargés de la rééducation. Pour l'heure, «Arik» n'a sans doute pas le temps de s'ennuyer. Les médecins ont imaginé une stratégie hors du commun pour réveiller son cerveau et faire en sorte que la partie encore intacte finisse par pallier celle qui a été détruite.

 

De manière empirique, il est soumis à divers protocoles de stimulation ; visuelle, notamment, grâce à des images de la télévision qui affichent, peut-être, les derniers déroulements amers du conflit ; auditive, avec des programmes musicaux, tout particulièrement Mozart, son compositeur favori. Il est également la cible d'un programme expérimental de stimulation électrique périphérique, censé envoyer des impulsions au cerveau pour développer les connexions entre neurones. La rumeur veut qu'on lui fasse respirer ses mets préférés pour «chatouiller» son odorat. En tout cas, les massages et la kinésithérapie sont quotidiens. Sa famille, ses fils viennent le voir, lui parler, lui caresser la main, pour aiguiser les liens affectifs, comme cela est désormais recommandé dans tous les centres de réanimation.

 

Ariel Sharon expérimente de nouvelles molécules contre le coma, à base de neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine, glutamate...), des substances sécrétées par les neurones, bien que leur efficacité n'ait pas été formellement démontrée. La physiothérapie respiratoire vise enfin à lutter contre l'infection pulmonaire, principale cause de décès des malades sous respirateur. «Nous saurons dans quelques semaines si nos efforts ont été couronnés de succès, confie Schlomo Noy. Je ne peux rien vous dire de plus, si ce n'est qu'en Israël, la loi n'autorise pas à interrompre les soins, quel que soit le malade.» Dans une stratégie, disons parallèle, pour le tirer d'affaire, mentionnons aussi les prières dites chaque jour pour lui, depuis six mois, par des milliers de fidèles anonymes dans les synagogues d'Israël et d'ailleurs.

 

C'est le 18 décembre dernier qu'Ariel Sharon avait été transporté à l'hôpital Hadassah de Jérusalem pour un accident vasculaire transitoire. Il en était ressorti quelques jours plus tard avec une ordonnance d'anticoagulants. Le 4 janvier, il était frappé par une hémorragie cérébrale massive qui le faisait sombrer dans cet état dont nul n'a réussi à l'extraire. Le professeur Yoram Weiss, un réanimateur dévoué corps et âme à ses malades, s'est chargé de lui pendant toute la prise en charge à Hadassah. Il insiste, lui aussi, pour dire qu'en Israël, rien ni personne ne permet d'arrêter les soins : toute vie est sacrée.

 

Mais, ici comme ailleurs, face à une maladie irréversible, évolutive, rapidement fatale et avec perte de conscience, tout se joue au-delà des règles, dans des codes non écrits, entre la famille et l'équipe soignante. «Je peux vous dire une chose, ajoute Yoram Weiss, si Ariel Sharon avait été dans un état de mort cérébrale irréversible, nous aurions débattu d'un arrêt des soins, avec le reste de l'équipe, avec la famille. Cela n'est pas le cas. Il n'a pas eu de défaillance multi-organe, pas de choc, pas d'électroencéphalogramme plat et une circulation cérébrale toujours visible à l'angiographie.»

 

Des malades qui retrouvent leur conscience six mois, un an après une attaque cérébrale, cela s'est déjà produit. Mais à quel prix ? Imprévisible. Le handicap est souvent la règle ; le miracle, l'exception. Comme pour conjurer le sort, Yoram Weiss affiche sur son ordinateur les images cérébrales d'une jeune femme victime d'un attentat dans un bus à Jérusalem, il y a trois ans, frappée par une hémorragie cérébrale causée par une vis qui a déchiqueté une artère du cerveau. Aujourd'hui, elle parle et marche, sans aucune séquelle.

 

Et si le fondateur du nouveau parti Kadima se réveillait un beau jour ? Le professeur Zeev Rothstein, directeur de Tel Hashomer, reste prudent : «Les spécialistes ne donnent que d'infimes chances dans les cas comme le sien, mais nous avons la foi.» Selon un journal israélien, Guilad et Omri Sharon, ses fils, auraient déclaré à des proches, il y a trois jours, que leur père réagissait lorsque l'on disait son nom. Les médecins disent, eux, que ces réactions ne sont pas significatives.

 

Le général Ariel Sharon qui affirmait, au moment du désengagement de Gaza, «que l'on pouvait à la fois être un guerrier et aspirer à la paix», livre, à 78 ans, son ultime combat sur un lit d'hôpital. S'il a quitté à pas de loup la scène politique, sa famille, ses médecins tentent encore de croire à sa possible résurrection.

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