Calendrier

« Octobre 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031 

Islam Lover

Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

Catégories

Derniers billets

Compteurs

Liens

Fils RSS

Syrie: "Le régime ne contrôle plus ses supplétifs"

Par Islam Lover :: vendredi 08 juin 2012 à 1:12 :: Actualité

Le dossier syrien qui occupe toujours et depuis un an et demi la une de l'actualité internationale et arabe est un dossier assez compliqué et délicat. entre influences étrangères, rebellion civile pacifique, printemps arabe, revendication de droits légitimes et armement, la situation actuelle ne promet pas une issu du dossier, la violence a atteint des sommets inimaginables et des vies innocentes paient le prix de tirailles entre parties opposées. la vérité quant à elle est perdu, et d'innombrables questions s'imposent sur la crédibilité de l'information proposée par les medias, en attendant une véritable résolution du probleme, prions tous pour les vies innocentes, que les massacres et les carnages quotidiens emportent, et que dieu dévoile la vérité et punisse tout injuste.

islamlover

APRÈS LES MASSACRES DE AL-KOUBEIR ET HOULA

Syrie: "Le régime ne contrôle plus ses supplétifs"

Propos recueillis par , publié le 07/06/2012 à 17:31, mis à jour à 19:56  

L'Express

Syrie: "Le régime ne contrôle plus ses supplétifs"Syrie- Les condamnations se sont multipliées après les massacres de Houla, le 25 mai et d'Al-Koubeir, mercredi. Après avoir autant soufflé sur les braises communautaires, le régime est incapable de contrôler ces hommes de main et tous les dérapages sont envisageables.

afp.com/Shaam News

Un nouveau massacre a été perpétré en Syrie mercredi. L'opposition accuse les chabihas, supplétifs du régime de Bachar el-Assad, qui dément et accuse des terroristes. Questions à Thomas Pierret, spécialiste de la Syrie, sur l'engrenage de la violence et les risques de "libanisation" du conflit. 

Une centaine de personnes, dont des femmes et des enfants, ont ététuées mercredi dans un massacre à Al-Koubeir, dans la région de Hama, selon l'opposition syrienne. Un précédent massacre, à Houla, les 25 et 26 mai avait fait plus d'une centaine de victimes. L'opposition accuse les milices pro-régime, les chabiha, Damas un "groupe terroriste". Pour en savoir plus, L'Express a interrogé Thomas Pierret, spécialiste de la Syrie. 

Dans quel contexte se sont produits les massacres de Houla et Al-Koubeir?

Il s'agit d'une région où plusieurs groupes confessionnels sont en contact, principalement des sunnites (majoritaires dans le pays) et des alaouites (la minorité dont est issue le clan du président Bachar el-Assad). Il s'agit de la région comprise entre Lattaquié et Idleb au nord, Hama à l'est, Homs et Tartous au sud. Dans ce secteur, les différents groupes de populations sont imbriqués les uns aux autres. Avec l'accentuation de la violence, les tensions s'aggravent de jour en jour. 

Google map

L'opposition accuse les chabihas. Que signifie ce terme?

Il est équivoque. Il signifie quelque chose comme "frimeurs", mais rappelle aussi le mot arabe chabh (fantôme), surnom donné par les Syriens aux grosses Mercedes aux vitres fumées que conduisent les hommes des renseignements et leurs proches. L'origine de ces miliciens pro-régime remonte à l'occupation du Liban par la Syrie, qui a donné lieu à de nombreux trafics. Des gangs pratiquant la contrebande se sont développés sur la côte, bénéficiant de la tolérance du régime. Parmi eux, certains étaient contrôlés par des membres du clan Al-Assad. Deux de ces chefs de gang les plus redoutables étaient les fils du propre frère d'Hafez el-Assad, Jamil Al-Assad. Dans les années 1990, le mécontentement des habitants de la région côtière face aux agissements de ces bandes à contraint le régime à sévir contre elles, sans pour autant les détruire. 

Au début du soulèvement au printemps 2011, le régime a fait appel à certains de ces groupes, surtout à Lattaquié, mais aussi à Homs et Damas. Ils intervenaient en civil et s'attaquaient aux opposants dans les manifestations. 

A mesure que les violences ont augmenté, le terme chabiha a pris un sens plus large. L'opposition qualifie désormais ainsi tous les civils pro-régime qui s'en prennent aux opposants. En dehors des régions à forte population alaouite, ces nervis ne sont pas toujours issus de ce groupe confessionnel. Ainsi, à Alep où les Alaouites sont très peu nombreux, ces groupes, recrutés dans des tribus bédouines sunnites, ont une relation vénale avec le régime et le lâcheront s'ils le sentent trop affaibli. 

Dans le secteur où les massacres ont eu lieu, l'armée a-t-elle perdu la main sur les supplétifs qu'elle a recrutés?

Tout d'abord, il faut savoir que certaines unités de l'armée syrienne se comportent souvent comme des milices. On a vu des vidéos circulant sur internet montrant des convois de soldats qui sortaient de villages qu'ils avaient pillés. 

D'autre part, l'armée ne peut pas compter sur la totalité de ses effectifs: la majorité du pays étant sunnite, la base de la troupe l'est aussi, même si l'essentiel de l'état-major est alaouite. Il est d'ailleurs fort probable que de nombreuses unités restent cantonnées dans leurs casernes. 

Le régime de Bachar el-Assad a fait appel à des volontaires, pour aller combattre à Homs, par exemple. Après avoir autant soufflé sur les braises communautaires, le régime est incapable de contrôler ces hommes de main et tous les dérapages sont envisageables. 

La version du régime, qui accuse des groupuscules terroristes (sunnites) d'être les auteurs des massacres, me paraît totalement invraisemblable. Le village de Houla où a eu lieu le précédent massacre est une zone sunnite, centre de nombreuses manifestations et foyer de l'ASL. 

Peut-on craindre que la Syrie ne sombre dans la guerre civile?

Dans le secteur ou se sont produits les deux derniers massacres, une dynamique de divisions confessionnelle à la libanaise est à l'oeuvre. Les tensions sont de plus en plus vives entre les communautés et cela d'autant plus que les pertes importantes subies par l'armée ces dernières semaines induisent chez les alaouites un sentiment croissant de vulnérabilité. Une telle radicalisation est beaucoup moins probable dans les autres régions de la Syrie, soit parce qu'elles sont plus homogènes en termes confessionnels, soit parce que les minorités autres que les alaouites (chrétiens, druzes, ismaéliens) n'ont guère été mobilisées pour réprimer l'opposition.  

Thomas Pierret, docteur en Sciences politiques de l'IEP de Paris et de l'Université catholique de Louvain, est actuellement maître de conférences à l'Université d'Édimbourg. Il est l'auteur de Baas et Islam en Syrie, PUF, 2011. 

 



A voir sur le même sujet:


Commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Ajouter un commentaire

Nom ou pseudo :


Email (facultatif) :


Site Web (facultatif) :


Commentaire :


 
ROUTE DE LA VERITE - Blog créé avec ZeBlog