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Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

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Les guerriers aux estomacs vides : une leçon d’Histoire

Par Islam Lover :: jeudi 17 mai 2012 à 2:04 :: Al-Aqsa dans notre coeur

Les guerriers aux estomacs vides : une leçon d’Histoire


Mohamad Bdeir - Al-Akhbar

Les grèves de la faim comme celle qui s’est terminée ce lundi ont longtemps été le seul moyen pour les Palestiniens pris en otage par Israël, d’imposer l’amélioration de leurs conditions carcérales extrêmement pénibles.

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Dans leur solidarité sans faille avec les prisonniers, les Palestiniens ont exprimé et imposé leur profond désir d’unité, et ont su à eux seuls faire plier l’Etat sioniste.

Plus de 15 grandes grèves de la faim à durée indéfinie ont été organisées par le mouvement des prisonniers palestiniens en captivité dans les geôles israéliennes au cours des 45 années écoulées, depuis que l’occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza a commencé.

Les décisions de lancer des grèves de la faim « stratégiques » - comme les prisonniers s’y réfèrent afin de les distinguer des grèves de moindre envergure qu’ils organisent régulièrement - sont prises en pleine connaissance de la souffrance et du danger qu’elles entraînent pour ceux et celles qui y participent. Mais ces grèves se sont révélées être le seul moyen dont disposent les prisonniers pour même que partiellement soulager les souffrances en constante augmentation et bien plus dures qui leur sont infligées quotidiennement.

Les conditions de vie des Palestiniens qui croupissent dans les prisons de « la seule démocratie au Moyen-Orient » n’ont jamais été déterminées par des considérations de droits de l’homme. Elles sont en grande partie le résultat d’une lutte constante opposant les détenus sans défense, mais déterminés, à poursuivre derrière les barreaux leur lutte pour la liberté et la dignité, contre une autorité d’occupation pour qui l’incarcération brutale fait partie intégrante de son système de répression.

Dans un monde coupable de collusion tacite avec l’occupation et qui fait abstraction de ses crimes, il n’est pas surprenant que cette lutte reste en grande partie ignorée des médias. Elle ne fait les titres qu’à des moments importants, quand les prisonniers eux-mêmes forcent l’actualité nationale et régionale en déclarant une guerre des volontés, avec rien que leurs estomacs vides comme armes.

Cette arme a été utilisé efficacement en 1969, dans une grève de la faim dans la prison de Ramleh, qui a duré 11 jours et a créé un précédent. Les grèves de la faim à grande échelle se sont produites depuis environ une fois tous les trois ans. Elles ont invariablement porté sur des variantes de la même exigence : l’amélioration des conditions de détention à un niveau conforme à la dignité humaine des prisonniers.

Les combattants les plus âgés parmi les anciens détenus se rappellent comment les prisonniers dans les années 1970 ont été soumis au travail forcé - parfois déployés pour effectuer des travaux pour l’armée israélienne comme coudre des bâches - et comment dans ces véritables chantiers en prison, il leur était interdit de se parler les uns les autres, et comment les gardes leur infligeaient systématiquement un traitement brutal et humiliant. Ils sont parfaitement conscients que ce n’était que la faim et la souffrance qu’ils ont endurées dans des grèves successives qui ont permis des gains supplémentaires - depuis le droit d’avoir des cuillères pour manger leurs repas, jusqu’aux revendications mises plus tard en avant par les prisonniers.

Par moments, ils l’ont payé de leur vie, comme durant la grève de la faim de 32 jours à la prison de Nafha en 1980. Trois détenus - Rasem Halaweh, Ali al-Jaafari, et Ishaq Maragheh - sont morts durant les tentatives de l’administration pénitentiaire de les forcer à s’alimenter avec des fluides injectées par des tubes enfoncés dans les narines.

Les anciens détenus considèrent que cela a été l’une des grèves de la faim les plus ardues et les plus difficiles en raison des mesures draconiennes que l’administration pénitentiaire israélienne a prises pour tenter de casser le mouvement, craignant apparemment un précédent si cette grève aboutissait. Mais la détermination des prisonniers s’est révélée plus forte et un certain nombre d’avancées ont été obtenues. Il s’agissait notamment de meilleures conditions d’incarcération, comme disposer de lits pour dormir (ils devaient alors dormir directement sur le sol des cellules) ainsi que la reconnaissance des structures organisationnelles des prisonniers et par extension de leur droit de négocier avec les autorités pénitentiaires par l’intermédiaire de représentants qu’ils choisiraient eux-mêmes.

La grève de la faim la plus emblématique après celle de la prison de Nafha s’est produite à la prison de Juneid en 1987, et elle s’est étendue à d’autres centres de détention. Les prisonniers ont alors imposé leur droit à des sorties plus longues à l’extérieur et leur droit à l’accès à la radio et à la télévision.

La « mère des batailles » menée par les prisonniers palestiniens fut la grève de la faim par roulement lancée en septembre 1992. Il a fallu des mois pour la planifier et la coordonner, et elle fut reprise de prison en prison par l’ensemble de tous les captifs, au nombre d’environ 7000. Les manifestations de rue en appui aux prisonniers ont rapidement pris de l’ampleur, suscitant ce que les médias ont surnommé à l’époque « l’Intifada des prisonniers. » Au cours des 17 jours de grève de la faim, les forces d’occupation israéliennes ont assassiné 17 manifestants palestiniens dans des affrontements en Cisjordanie, la Bande de Gaza et Jérusalem-Est. Un des prisonniers grévistes, Hussein Obeidat, a également perdu sa vie à cause de complications de son état de santé.

Parmi les gains notables obtenus se trouvaient le droit pour les prisonniers d’embrasser leurs enfants en bas âge pendant cinq minutes lors de visites familiales, de poursuivre leurs études universitaires par correspondance, et d’utiliser des ventilateurs pour atténuer la chaleur de l’été dans leurs cellules.

Il était clair pour le mouvement des captifs à l’époque qu’il faudrait lutter pour conserver ces gains importants. Ayant été obligée de céder face à la volonté des prisonniers, l’administration pénitentiaire israélienne a toujours voulu de façon progressive mais systématique revenir sur ses engagements. Elle a retiré, ou annulée dans les faits, la plupart des droits que les prisonniers avaient obtenus, profitant d’un climat politique qui lui était favorable au cours des années qui ont suivi.

Ainsi, depuis l’explosion de la deuxième Intifada en 2000, les conditions de détention se sont dégradées, et elles n’ont cessé de se détériorer.

Le gouvernement israélien avait pris des mesures sévères contre les prisonniers comme moyen de pression et d’extorsion au cours des longues négociations menées avant l’échange de prisonniers de la résistance palestinienne contre le soldat israélien capturé, Gilad Shalit.

Chaque fois qu’une décision est prise de se lancer dans une grève de la faim, les dirigeants des différents groupes politiques auxquels appartiennent les détenus nomment un comité spécial chargé de préparer et d’organiser la protestation, et de définir et de hiérarchiser les demandes et les tactiques. Connu sous le nom de « comité de lutte », il détermine les revendications de la protestation et les conditions minimales pour y mettre fin. Une fois que la grève est annoncée, le comité prend en charge sa conduite et négocie avec les autorités de la prison au nom des prisonniers, et lui seul peut appeler à une fin à la grève.

Les anciens prisonniers qui ont été en grève de la faim illimitée disent qu’ils ont toujours su que leur vie était en jeu, malgré les mesures qu’ils ont appris à prendre pour maintenir leur état de santé aussi longtemps que possible. Les captifs qui se joignent aux grèves de la faim doivent, par exemple, prendre des doses régulières de sel pour maintenir leur pression artérielle et boire beaucoup d’eau pour maintenir les niveaux de fluides corporels. Il est également important de bouger au minimum afin de conserver le maximum de calories, et d’éviter les efforts brusques qui peuvent causer des vertiges.

Pourtant, ces mesures ne permettent pas aux grévistes de la faim d’éviter une souffrance intense. Cette situation est aggravée par la mauvaise odeur qui commence à être émise par les intestins vers le cinquième jour, accompagnées de graves douleurs dans les articulations et un sentiment croissant de fatigue. La sensation de faim réelle diminue en même temps que les atrophies gastriques se développent. Avec le temps, d’autres symptômes commencent à apparaître, comme une perte de poids sévère après la première semaine. Après la deuxième semaine le corps commence à exploiter l’énergie du foie et des muscles.

Selon les observations médicales, les grévistes de la faim entrent dans une phase critique à leur cinquième semaine, alors que s’installe une paralysie musculaire, que la vue commence à être affectée et qu’il devient même difficile d’avaler de l’eau. Par la suite, les différents sens s’affaiblissent avant d’être presque complètement perdus. Puis, des hémorragie internes commencent et le corps lutte alors contre la mort.

Il n’y a pas de pronostic médical précis pour dire combien de temps quelqu’un peut survivre sans nourriture. Mais les observations faites sur les grévistes de la faim suggèrent qu’un jeune adulte en bonne santé et de poids moyen peut s’attendre à commencer à perdre conscience au 55e jour d’une grève de la faim, puis tomber dans un état critique mortel à partir de 60 jours. Les statistiques indiquent qu’il est très peu probable qu’un gréviste de la faim puisse survivre après 75 jours de privation de nourriture.


Avant les dernières grèves de la faim des prisonniers palestiniens, une des plus longues grèves des temps modernes a été la protestation organisée en 1981 par les prisonniers - incarcérés en Grande-Bretagne et dirigés par le militant et poète Bobby Sands - de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). Ces prisonniers ont commencé une grève de la faim par roulement en mars de cette même année pour réclamer le statut de prisonniers politiques plutôt que d’être traités en criminels de droit commun. Bobby Sands est mort après 66 jours, et ses camarades ont continué la grève. Neuf d’entre eux ont perdu la vie avant que la grève de la faim ne cesse en octobre, après que le gouvernement britannique ait fini par accéder à la demande des prisonniers. Bobby Sands est devenu une icône du mouvement républicain irlandais, et plus de 100 000 personnes ont assisté à ses funérailles. Les détenus palestiniens Thaer Halahleh et Bilal Thiab étaient dans leur 77ème jour de grève de la faim quand l’accord a été annoncé ce lundi.


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