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Islam Lover

Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

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Le mariage du prophète pbsl avec aîcha que DIEU soit satisfait d’elle

Par Islam Lover :: vendredi 21 avril 2006 à 14:25 :: Miséricorde pour l'Univers

Le mariage du prophète pbsl avec aîcha que DIEU soit satisfait d’elle

 

Question d'un visiteur :

 

La plupart des Hadîths mentionnent le mariage du Prophète Muhammad (sur lui la paix) avec Aicha lorsque celle-ci était très jeune. J'aimerais savoir pourquoi un mariage si précoce pour Aicha ? Certains détracteurs de l'islam sont même partis y trouver de quoi dire que le Prophète était pédophile (wal-'iyâdhu billâh). Alors moi je m'interroge : le mariage avec notre Prophète, sur lui la paix, n'a-t-il pas eu des conséquences physiques et / ou psychologiques sur la petite Aicha ?

 

 

Réponse :

 

Que Aïcha ait commencé à vivre avec le Prophète lorsqu'elle était âgée de neuf ans, cela est rapporté par al-Bukhârî (n° 3681) et Muslim (n° 1422). Mais il faut considérer les choses avec les éléments sociaux de l'époque. En fait, dans l'ensemble de ce que le Prophète a fait, il y a certains faits qui ont, selon notre croyance, une vocation universelle, d'autre qui sont particuliers à lui (khussûssiyya), et d'autres encore qui sont le produit de la coutume d'alors. Concernant cette dernière catégorie, on ne peut appréhender les faits de cette époque en se fondant sur la référence aux mœurs d'aujourd'hui. Ce serait une erreur méthodologique grave. En réalité tout tourne autour du référentiel. Aujourd'hui on nomme pédophilie les rapports sexuels avec des personnes n'ayant pas atteint la maturité sexuelle prévue par la loi ; et la loi a fixé à 15 ans l'âge de la présomption de cette maturité sexuelle pour les personnes de sexe féminin ; qu'une personne soit exceptionnellement mature avant n'entre pas en compte et, des rapports sexuels avec elle, même consentis, constituent une infraction : ceci car la loi se fonde, comme je l'ai dit, sur une présomption et, en tant que telle, est faite pour être appliquée à tout le monde, sans vérification de savoir si la jeune fille de moins de 15 ans était mature ou non. Tout cela est dû à la loi d'aujourd'hui, promulguée sur la base d'une présomption destinée à protéger l'enfance. Mais il y a de cela 1400 ans en Arabie, on peut facilement imaginer que la pédophilie consistait en le fait d'avoir des rapports sexuels avec une personne n'ayant pas atteint sa maturité sexuelle biologique, et il n'y avait pas d'âge minimal fixé par une loi et constituant une présomption de cette maturité. Or rien ne nous prouve que Aicha n'était pas mature à 9 ans ; c'est exceptionnel, mais cela arrive. Et justement, les gens de l'époque rapportent que Aïcha était développée (rapporté par Abû Dâoûd, n° 3903), et que d'autre part c'est le père de Aïcha, Abû Bakr lui-même, qui a demandé au Prophète de vivre avec son épouse (Fat'h ul-bârî, tome 7 p. 281).

 

Reste que, même si elle était nubile, il y avait une grande différence d'âge entre Aïcha et le Prophète. Mais ici encore, cela relève de ce qui se faisait dans la coutume d'alors, en Arabie. A l'époque les détracteurs du Prophète – il y en avait aussi, à l'instar des Mecquois idolâtres et des Hypocrites de Médine –, ne manquaient pas une occasion de le critiquer et de le dénigrer (comme lorsqu'il se maria avec Zaynab bint Jahsh, divorcée de Zayd ibn Hâritha, anciennement adopté par le Prophète, car ceci était considéré interdit dans l'Arabie pré-islamique) ; pourtant ils ne dirent rien à propos de son mariage avec Aïcha.

Il faut dire aussi que le Prophète, selon Martin Lings (page 160), "ne paraissait que la moitié de son âge" (alors cinquante-trois ans), ce qui est rapporté par de nombreuses personnes : les témoignages de Compagnons sont très nombreux qui racontent que même plus tard, à l'âge de soixante ans, le Prophète n'avait que quelques fils blancs dans toute sa chevelure et sa barbe (rapporté par al-Bukhârî). D'ailleurs, quand, à cinquante trois ans, le Prophète arriva à Médine en compagnie de Abû Bakr (de deux ans son cadet), les musulmans qui avaient seulement entendu parler du Prophète vinrent saluer Abû Bakr à sa place : c'est celui-ci qui paraissait être l'homme âgé (bien qu'en fait de deux ans plus jeune que le Prophète).

 

Si le Prophète avait été pédophile, il ne se serait pas marié à l'âge de 25 ans avec Khadîdja, une femme deux fois veuve et de 15 ans son aînée, qui n'a de surcroît jamais connu de co-épouse ! Le Prophète aimait certes Aïcha. Mais pas au point d'avoir oublié sa défunte épouse Khadîdja. Aïcha raconte : "Je n'ai jamais été jalouse d'une autre épouse du Prophète comme j'ai été jalouse de Khadîdja. Je ne l'ai jamais vue mais le Prophète pensait souvent à elle. S'il abattait une chèvre, il en envoyait des morceaux aux amies de Khadîdja. Parfois je disais au Prophète : "C'est comme si dans le monde il n'y avait comme femme que Khadîdja !" Il me répondait : "Elle avait telle et telle qualités. Et nous avons eu des enfants" (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim). Une autre fois, Aïcha dit à son époux le Prophète : "Qu'as-tu à penser à une vieille femme parmi les vieilles femmes qurayshites, dont les gencives étaient rouges et qui est déjà morte depuis longtemps. Dieu t'a donné de meilleures femmes qu'elle !" Il répondit : "Dieu ne m'a pas donné de meilleure femme qu'elle…" (rapporté par Al-Bukhârî, Muslim et Ahmad).

 

Dernier point : Aïcha racontait plus tard comment elle avait été jalouse lorsque le Prophète était vivant. Elle l'avait ainsi suivi une nuit, croyant qu'il allait se rendre chez une autre épouse, alors qu'il se rendait en fait au cimetière pour prier Dieu pour les défunts. Et le Prophète s'aperçut ensuite de sa présence (rapporté par Muslim). Quand une fois une autre épouse du Prophète envoya au Prophète un plat cuisiné alors que le Prophète se trouvait chez Aïcha, elle cassa le plat et le Prophète dut intervenir (rapporté par Al-Bukhârî). Un jour que le Prophète lui dit que si elle venait à mourir quand il était vivant, il prierait sur elle, elle lui fit cette boutade : "Je pense plutôt que tu souhaites que je meure afin que le même jour tu te rendes auprès d'autres épouses." Le Prophète se contenta de sourire à cette réplique (rapporté par Al-Bukhârî et Ahmad). A un moment de la vie du Prophète, il était arrivé un tiraillement entre ce dernier et ses épouses : les épouses du Prophète insistaient sans arrêt pour obtenir de lui plus de facilités matérielles, et le Prophète n'en avait pas. Ces tiraillement répétés avaient poussé le Prophète (sur lui la paix), à prendre du recul par rapport à ses épouses, puis, sur l'ordre de Dieu, à demander à chacune d'elles de se prononcer clairement et librement sur leur volonté de rester mariées avec lui – et de se contenter de ce qu'il pourrait leur donner –, ou de choisir le divorce. Aucune n'a choisi de le quitter. Or, Aïcha faisait partie de ces épouses, et c'est même par elle qu'il commença, en lui demandant de ne pas se presser pour répondre (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim). Sont-ce là les propos et les actes d'une femme traumatisée ?

 

Un Compagnon raconte pour ce qui a trait à la période après la mort du Prophète : "Chaque fois que nous les Compagnons du Prophète nous avions un problème pour comprendre un règlement de l'islam, nous trouvions quelque connaissance à ce sujet auprès de Aïcha" (rapporté par At-Tirmidhî).

 

Il faut replacer les événements dans leur contexte. Le mariage avec une fille ayant atteint sa maturité biologique mais étant d'un âge moindre que 15 ans est interdit par la loi d'aujourd'hui, mais ne l'était alors pas : on se fondait alors sur le constat de maturité biologique, l'âge fût-il de moins de 15 ans. Le savant musulman Mustafâ as-Sibâ'î précise d'ailleurs que le changement de coutume doit être pris en compte, et cite et approuve des pays musulmans qui ont, au nom des principes mêmes de l'islam, fait des lois interdisant le mariage avec une mineure, se fondant sur l'avis de Ibn Shub'ruma et al-Battî (Al-mar'a bayn al-fiqh wal-qânûn, pp. 57-58), et d'autres lois accordant au responsable administratif le droit de refuser de marier un homme âgé avec une femme beaucoup plus jeune que lui si les motifs de ce mariage ne paraissent pas conformes à l'éthique musulmane (Ibid., pp. 63-64).

 

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

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