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Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

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La « bataille des ventres vides » a commencé

Par Islam Lover :: mercredi 02 mai 2012 à 2:04 :: Al-Aqsa dans notre coeur

La « bataille des ventres vides » a commencé


Khaled Amayreh

Pour lutter contre la persécution systématique, les prisonniers palestiniens en Israël recourent en masse au seul pouvoir qui leur reste, mettant leur vie en danger en refusant de s’alimenter.

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La grève de la faim de 66 jours de Khader Adnan a inspiré de nombreux autres détenus palestiniens en Israël - Photo : EPA

Des milliers de prisonniers palestiniens croupissant dans les prisons et les camps de détention israéliens ont entamé une grève de la fin illimitée pour protester sur un grand nombre de griefs, notamment la tristement fameuse détention administrative, la réclusion à l’isolement, les fouilles nocturnes humiliantes et le fait de maintenir des détenus en prison après le terme de leur peine.

Mardi 17 avril dernier, quelque 2.300 détenus auraient renvoyé leur repas dans le cadre de la grève de la faim qui coïncide avec la « Journée du Prisonnier Palestinien ».

Il y a quelque 4.700 Palestiniens qui dépérissent dans les prisons israéliennes, dont beaucoup sont des prisonniers purement politiques qu’Israël punit pour s’être pacifiquement opposés à la brutale occupation israélienne de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est depuis des décennies.

Des centaines de prisonniers sont détenus sans inculpation ni procès, manifestement afin de briser leur volonté de résistance. Ces prisonniers incluent des docteurs, professeurs d’université, poètes, étudiants et législateurs élus.

Israël, qui utilise certaines des tactiques les plus dures développées pour étouffer les Palestiniens insoumis réclamant la liberté, se réfère aux détenus comme à des « terroristes » pour les stigmatiser aux yeux du monde et les priver de toute sympathie publique. Ce qui n’empêche pas l’empathie et la solidarité avec eux de prédominer car pratiquement chaque ménage a un proche, un ami ou un être cher derrière les barreaux en Israël.

Plus de 700.000 Palestiniens (20% de la population) ont vécu un emprisonnement en Israël au moins une fois depuis qu’Israël occupe la Cisjordanie, en 1967. Chaque jour des dizaines de jeunes gens continuent d’être raflés par l’armée d’occupation israélienne.

Parmi les détenus menant la bataille du ventre, il y a trois Egyptiens et plusieurs autres arabes. Quelque 50 activistes qui se sont infiltrés à travers le lourd blocus de la Cisjordanie font également le jeûne par solidarité.

Des milliers de Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza sont descendus dans les rues ou ont tenu des réunions et des sit-in pour montrer leur solidarité avec leurs camarades dans les geôles israéliennes.

La campagne contre la captivité à durée indéterminée sans inculpation ni procès (détention administrative) est montée en puissance récemment après le grève de la faim prolongée de deux prisonniers. Le premier est Khader Adnan, un jeune activiste palestinien dont la grève de la faim a duré 66 jours. Il a été relâché mardi dernier, mais rien n’assure qu’il restera libre et ne sera pas arrêté à nouveau, procédé de la politique israélienne de harcèlement des résistants palestiniens.

L’autre prisonnière, c’est Hana Al-Shalabi, 23 ans, qui a jeûné pendant 44 jours, exigeant la fin de sa détention administrative. Le mois dernier Al-Shalabi, qui vit dans le nord de la Cisjordanie, a été déportée dans la bande de Gaza.

Les autorités d’occupation ont calculé que la mort possible de prisonniers déclencherait une intifada ou un soulèvement dans les territoires occupés, ce qui pourrait déstabiliser et mettre en danger le régime du président Mahmoud Abbas, dirigeant de l’Autorité Palestinienne (AP).

Abbas a salué les prisonniers, disant que leur cause est en tête de sa liste de priorités. Nous ne dormirons pas et nous n’aurons pas l’âme en paix tant que vous ne serez pas tous retournés chez vous », déclarait le dirigeant palestinien à la télévision pour marquer le Jour du Prisonnier.

Abbas a dit qu’il approcherait les états signataires de la Quatrième Convention de Genève afin d’appliquer les clauses de l’instrument aux Palestiniens comme peuple sous occupation.

Le dirigeant palestinien a dit qu’il espérait qu’Israël serait contraint de traiter les prisonniers palestiniens comme des prisonniers de guerre.

Israël, qui viole sans vergogne le droit et les normes internationales ne se considère pas comme puissance occupante et nomme les territoires occupés « zones contestées ». Après plus de 44 ans d’occupation militaire, des millions de Palestiniens se voient toujours privés de leurs droits humains et de leurs libertés civiles.

La communauté palestinienne n’en montre pas moins une unité exemplaire face aux tentatives israéliennes d’écraser la lutte pour la liberté des prisonniers.

« Nous sommes unis et sans divisions quand il s’agit des prisonniers, et nous veillerons sur nos frères et sœurs dans les geôles israéliennes tant que leurs exigences ne sont pas satisfaites » dit le cadre de l’AP Qaddura Fares, président du Club des Prisonniers.

« Je pense que de plus en plus de prisonniers se joindront à la grève de la faim. Il s’agit d’un combat pour la vie et la dignité » ajoute-t-il.

La grève a été qualifiée de « grève de Karama », du mot arabe qui signifie « dignité ».

Outre leur demande de mettre un terme à la détention administrative et à la réclusion solitaire, les prisonniers exigent la fin des inspections et rafles nocturnes. Il demandent aussi la levée des lourdes amendes et de toutes les actions découlant de la loi dite « Loi Shalit », qui impose de lourdes restrictions aux prisonniers affiliés au groupe palestinien de résistance Hamas.

Selon le « Rapport sur Israël et les Territoires palestiniens occupés » d’Amnesty Internationl pour 2011 : « Cette année encore, des Palestiniens des territoires occupés soumis au système de justice militaire israélien ont subi toute une série de violations de leur droit à un procès équitable. Ils étaient régulièrement interrogés en l’absence d’un avocat, et étaient, malgré leur statut de civils, déférés devant des tribunaux militaires et non civils ».

Ce même rapport d’Amnesty déclare : « De nombreuses informations ont fait état d’actes de torture et de mauvais traitements, infligés notamment à des enfants. Parmi les méthodes le plus souvent signalées figuraient les passages à tabac, les menaces contre le détenu ou ses proches, la privation de sommeil et le maintien prolongé dans des positions douloureuses. Des « aveux » qui auraient été obtenus sous la contrainte étaient retenus à titre de preuve par les tribunaux militaires et civils israéliens ».

Il est probable que le gouvernement israélien ignorera la grève de la faim massive, du moins au stade initial. Israël pourrait aussi recourir à des tactiques draconiennes, comme l’alimentation forcée des détenus.

Dans le passé, des cadres et dirigeants israéliens arguaient que les grèves de la faim palestiniennes constituent une menace existentielle pour la survie d’Israël. Ce genre de réaction a refait surface récemment dans la façon dont les autorités israéliennes ont (mal)traité des activistes étrangers venus en Israël pour montrer leur solidarité avec les Palestiniens.

Mais les Palestiniens, eux, n’ont pas le choix. Leur lutte n’est pas seulement pour la dignité. Ils luttent aussi pour leur vie.

Vaste mouvement des prisonniers palestiniens

Par Islam Lover :: samedi 05 mai 2012 à 23:02 :: Al-Aqsa dans notre coeur

Vaste mouvement des prisonniers palestiniens

Hassane Zerroukyvendredi 4 mai 2012


Plu­sieurs mil­liers de détenus pales­ti­niens 
sont en grève 
de la faim depuis le17 avril. 
Ils entendent pro­tester contre les condi­tions humi­liantes 
de leur détention, l’isolement car­céral, 
les sévices, et alerter l’opinion internationale.


1200 prisonniers palestiniens en grève de la faim par euronews-fr

Des­centes quo­ti­diennes suivies de baston des détenus, confis­cation d’objets per­sonnels, pla­cement au secret, amendes, refus des visites fami­liales, trans­ferts vers d’autres prisons, telles sont les méthodes uti­lisées par le service des prisons israé­liennes (SPI) pour briser le mou­vement de grève de la faim massive entamée depuis le 17 avril par quelque 2000 Pales­ti­niens – 1450, selon l’administration péni­ten­tiaire israé­lienne – sur les 4699détenus pales­ti­niens en Israël. Pire, selon Addameer, ONG spé­cia­lisée dans la défense des droits des détenus pales­ti­niens, le SPI a même confisqué le sel pour l’eau néces­saire à l’alimentation des gré­vistes de la faim. Quant à l’ONG Médecins pour les droits de l’homme Israël, elle a dénoncé l’administration péni­ten­tiaire, l’accusant « d’empêcher les gré­vistes de la faim en détention admi­nis­trative d’avoir accès à un trai­tement médical, afin de briser leur pro­tes­tation non vio­lente ». Dans une lettre ouverte manus­crite, sortie clan­des­ti­nement, les diri­geants empri­sonnés du mou­vement de grève se sont dits prêts à « mourir en martyrs jusqu’à l’obtention » de leurs « droits et la fin de la poli­tique d’isolement cel­lu­laire ». Loin de faiblir, le mou­vement de grève s’est étendu aux 17 prisons et centres de détention israé­liens où sont empri­sonnés des Pales­ti­niens. Quelque3500détenus au total devraient rejoindre un mou­vement que d’aucuns qua­li­fient de « plus grande grève illi­mitée de la faim dans les prisons », indique encore l’ONG Addameer.

Parmi les gré­vistes de la faim en danger de mort, Ahmed Saadat, le secré­taire général du Front popu­laire de libé­ration de la Palestine (FPLP), qui purge une peine de trente ans de prison sous l’accusation de meurtre, en2001, du ministre israélien du tou­risme, Rehavam Zeevi, et ce, en dépit de l’abandon des charges par le parquet. Selon ses proches et ses avocats, il a été transféré vers une prison hôpital près de Tel-​​Aviv. Il y a le cas d’Hassan Safadi, en détention admi­nis­trative pour la sep­tième fois en moins de deux ans, et qui mène une grève de la faim depuis près de soixante jours  ! Enfin, autre pri­sonnier au secret à la prison 
d’Hadarim depuis le avril pour avoir appelé à un sou­lè­vement popu­laire paci­fique dans les ter­ri­toires occupés, Marwan Barghouti.

« Ce qui se passe dans les prisons n’est pas humain »

Ce mou­vement de grève a été décidé pour exiger la fin de la détention admi­nis­trative, pra­tique consistant à empri­sonner sans jugement des 
Pales­ti­niens pour des périodes indé­ter­minées, l’abolition de l’isolement car­céral pour « raisons de sécurité » et du refus des visites fami­liales, la fin des tor­tures, des bri­mades et autres condi­tions humi­liantes de détention à l’endroit des pri­son­niers pales­ti­niens, la libé­ration des détenus atteints de maladies incu­rables. Selon le directeur du bureau des sta­tis­tiques du ministère pales­tinien des Pri­son­niers, Abdul-​​Nasser Ferwana, lui-​​même ancien pri­sonnier, 51 détenus pales­ti­niens sont morts en raison de négli­gences médi­cales, tandis que d’autres sont morts après leur libé­ration en raison de la dété­rio­ration de leur état de santé. C’est le cas, par exemple, de Zacharie Issa, Hael Abou Zeid, Fayez Zaidat…

Au plan poli­tique, le chef du Hamas, Khaled Mechaal, le pré­sident de l’Autorité pales­ti­nienne, Mahmoud Abbas, et la Ligue arabe ont convenu d’internationaliser la question des pri­son­niers pales­ti­niens et de la sou­mettre à l’Assemblée générale de l’ONU. « La question des pri­son­niers pales­ti­niens est urgente et ce qui se passe dans les prisons israé­liennes n’est pas humain», a estimé le secré­taire général de la Ligue arabe, Nabil Al Arabi. En outre, en écho à la lutte des détenus pales­ti­niens, un vaste mou­vement de soli­darité –ras­sem­ble­ments, mee­tings– a lieu en Cis­jor­danie et à Gaza ainsi qu’à l’étranger, notamment en France (voir le site de l’Association France-​​Palestine).

881 prisonniers sont en attente de jugement

En effet, Israël détient 4699 Pales­ti­niens dont 319 en détention admi­nis­trative, 138 mineurs de douze à seize ans, 27 députés,femmes. Sur ce nombre, 533 pri­son­niers ont été condamnés deux fois à la per­pé­tuité et 456 à plus de vingt ans de prison. Parmi eux, indique le ministère pales­tinien des Pri­son­niers, Karim 
Younès, le plus ancien pri­sonnier au monde, avec plus de trente ans de détention. Tou­jours selon la même source, 881 sont en attente de jugement.

Plus géné­ra­lement, depuis 1967, année d’occupation de la Cis­jor­danie et de Gaza, 750000 Pales­ti­niens (près du tiers de la popu­lation) dont12000 femmes – cer­taines ayant même accouché en prison– et près de 10000 enfants ont été détenus en Israël.

Ces enfants Palestiniens détenus en Israël

Plus de 700 enfants pales­ti­niens, 
âgés entre douze et dix-​​sept ans, sont déférés chaque année devant les tri­bunaux israé­liens sous l’accusation de jets de pierres contre 
les soldats israé­liens, indique, dans son rapport daté du 20 mars, l’ONG DEI (Défense des enfants inter­na­tional). Et pour l’ONG israé­lienne B’Tselem, entre 2005 et 2010, sur les 835mineurs condamnés, un seul a été acquitté. Tou­jours est-​​il qu’aujourd’hui, 138 d’entre eux crou­pissent en prison. Pire, sur la base 
de 311 témoi­gnages d’anciens détenus enfants, DEI indique que 75% ont subi des vio­lences 
et des tor­tures, cer­tains ayant été inter­rogés, 
les yeux bandés et les mains atta­chées 
der­rière le dos, en l’absence de leurs parents. 
Sur ce nombre, 116 avaient entre qua­torze 
et quinze ans au moment de leur détention.

Pourquoi les Palestiniens ont-ils entamé une grève de la faim ?

Par Islam Lover :: mercredi 09 mai 2012 à 22:22 :: Al-Aqsa dans notre coeur

"Vivre dans la dignité" tel est le slogan levé par les prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis le 17 avril. Une dignité humiliée par les autorités israëlienne dans une violation horrible des droits pénitenciers dictés par les accords internationaux. Montrant une nouvelle fois à quel point israël agit librement dans la région dans le cadre d'un silence voir de la complicité de la communauté internationale. Je vous propose un article exposant les raisons derrière cette forme d'opposition de la part des détenus palestiniens.

Islam lover: webmaster


Pourquoi les Palestiniens ont-ils entamé une grève de la faim ?


Middle East Monitor

1.1. La question relative aux prisonniers Palestiniens est l’une des conséquences les plus fâcheuses de l’occupation israélienne. Depuis 1967, plus de 700.000 Palestiniens, soit 20% de la population de Ramallah et de la Bande de Gaza Occupées ont été emprisonnés. Ce taux représente 40% de l’ensemble de la population masculine dans les Territoires Occupés.

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Une manifestation, le 16 avril 2012, près de Jénine, en Cisjordanie, pour la libération des Palestiniens détenus en Israël - Photo : AFP/Saif Dahlan

1.2. Il y a aujourd’hui environ 6000 prisonniers enfermés dans 17 prisons israéliennes et centres de détention. Ce nombre comprend 6 femmes et 200 mineurs.

1.3. Pas moins de 330 Palestiniens sont en détention administrative sans qu’ils ne soient officiellement inculpés devant le tribunal. Cette catégorie compte 28 parlementaires et 3 anciens ministres.

1.4. Ces prisonniers Palestiniens sont actuellement détenus dans des endroits très éloignés de leurs maisons et en dehors des Territoires Occupés. Ce point constitue une violation manifeste de la Quatrième Convention de Genève, relative à la Protection des Personnes Civiles en Temps de Guerre. L’Article 76 de la Convention stipule :

« Les personnes protégées inculpées seront détenues dans le pays occupé et si elles sont condamnées, elles devront y purger leur peine »

L’Article 49 stipule :

« Les transferts forcés, en masse ou individuels, ainsi que les déportations de personnes protégées hors du territoire occupé dans le territoire de la Puissance occupante ou dans celui de tout autre Etat, occupé ou non, sont interdits, quel qu’en soit le motif »

1.5. L’Article 32 interdit expressément « le meurtre, la torture, les peines corporelles, les mutilations et...toutes autres brutalités, qu’elles soient le fait d’agents civils ou d’agents militaires » Depuis 1967, 202 prisonniers Palestiniens sont décédés des suites des tortures subies dans les prisons israéliennes.

1.6. Israël traduit systématiquement les Palestiniens devant les tribunaux militaires qui, faut-il le signaler, ne répondent pas aux normes les plus fondamentales du droit international ; notamment les lois relatives au traitement des prisonniers de guerre et des personnes vivant sous occupation.

1.7. A la lumière de ce qui précède, des appels sont lancés pour la poursuite judiciaire des officiels israéliens devant un tribunal international.

Isolement cellulaire

2.0. L’isolement cellulaire reste la méthode préférée des autorités pénitentiaires israéliennes dans le but de punir les prisonniers Palestiniens. Plus de 1600 prisonniers se sont engagés, le 17 avril, dans une grève de la faim sous le slogan « Nous vivrons dans la dignité » Ils revendiquent la fin de la tourmente qui est devenue une partie intégrante du vocabulaire de l’existence Palestinienne.

2.1. La grève de la faim massive a commencé le 17 avril 2012 pour marquer la Journée des Prisonniers Palestiniens. Cependant, plusieurs prisonniers avaient auparavant entamé une grève de la faim ; certains ont même dépassé le cap des 50 jours.

2.2. Deux cas ont été largement médiatisés durant cette période de grève. Il s’agit de Khader Adnan et de Hanan Al Shalabi.

2.3. Certains prisonniers ont, vers la fin de l’année 2011, entamé une grève de la faim de 20 jours. Du fait de la médiation égyptienne, les prisonniers et les autorités israéliennes sont parvenus à un accord stipulant la suspension de l’isolement cellulaire.

2.4. Peu de temps après, Israël a rompu le contrat et a de nouveau eu recours à l’isolement cellulaire, en imposant cette fois-ci aux prisonniers des mesures encore plus strictes.

2.5. Les prisonniers sont enfermés dans des cellules minuscules de 1.8 m sur 2.7 m. Cet espace réduit ne permet pas aux prisonniers de bouger ni de ranger leurs effets personnels.

2.6. Les cellules d’isolement sont spécialement conçues pour resserrer l’étau sur les prisonniers en les soumettant à des pressions physiques et psychologiques. Les cellules sont constituées de murs en ciment, sans finitions, peints avec des couleurs ternes, et un faible éclairage. Dans un petit coin du mur, il y a souvent une petite ouverture qui permet à peine la pénétration de l’air à l’intérieur. De plus, les cellules sont très humides, ce qui favorise la transmission des maladies, notamment les problèmes respiratoires et les maladies de la peau.

2.7. Outre les coupures d’électricité, les prisonniers se voient souvent refuser le droit à la visite des proches et des avocats.

2.8. Israël se sert de l’isolement cellulaire comme mesure punitive contre les leaders de la résistance les plus influents et ce, dans le but d’anéantir leur détermination et d’affaiblir leur endurance physique et morale.

2.9. Le gouvernement actuel de Netanyahu a voté une loi dite « loi Shalit », suite à laquelle les conditions de détention se sont remarquablement détériorées. Cette loi est intervenue avant la libération du soldat israélien capturé, Gilad Shalit.

2.10. Les prisonniers qui ne sont pas en isolement cellulaire ouvrent généralement droit à une sortie en plein air, une heure par jour dans le but de bénéficier des rayons du soleil ; un moment de répit légal qui n’est pas accordé aux prisonniers en isolement. Toutefois, il leur arrive d’en bénéficier suivant l’humeur des geôliers qui peuvent décider à n’importe quel moment de faire sortir les prisonniers. Parfois, la sortie est programmée à 6h du matin, même s’il pleut ou s’il fait très froid. Bien entendu, le prisonnier n’a pas le droit de demander le report de la pause, et si tel est le cas, il risque de perdre l’occasion de sortir pendant toute la journée.

2.11. S’agissant de la nourriture, la règle fait qu’elle soit affreusement de qualité médiocre et immangeable. Par voie de conséquence, les prisonniers, lorsque l’occasion s’offre à eux, font souvent des achats de la cantine de la prison. Cette mesure pèse davantage sur la situation financière du prisonnier et de sa famille.

2.12. Quant aux prisonniers en isolement, les cantines leur sont interdites ainsi que l’argent ou les cadeaux reçus de leurs familles ou autres. Ils sont cependant obligés de consommer la nourriture qui leur est proposée, et souffrent constamment de malnutrition, de troubles de la vision et d’anémies. Les différentes carences sont le résultat des repas insuffisants en quantité et en qualité. En effet, les prisonniers ont seulement le droit de demander de l’eau à des moments précis, ce qui n’arrange pas trop les choses, notamment pendant l’été où ils ont le plus besoin de consommer de grandes quantités d’eau.

2.13. Les autorités israéliennes utilisent une forme de punition exceptionnellement rigoureuse. Il s’agit du principe du « sunduq » (boîte), une cellule de 180 cm de long sur 150 cm de large. Inutile de préciser que cet espace suffit à peine à dormir ou à faire la prière et contient deux récipients, le premier pour boire de l’eau et le second pour uriner. Ceux qui ont eu la malchance de se retrouver là ne sont autorisés à aller aux toilettes qu’une fois par jour. Pour surmonter cet obstacle, les prisonniers essaient de manger le minimum afin de réduire le besoin d’aller aux toilettes.

2.14. Les prisonniers du « sunduq » n’ont pas le droit d’avoir des montres, des horloges, des radios, des journaux ou des télévisions. Ils n’ont pas le droit d’acheter ce dont ils ont besoin et ne sont même pas autorisés à avoir des oreillers.

Revendications fondamentales - Vivre dans la dignité et :

Mettre un terme à la pratique arbitraire qu’est la détention administrative.

Mettre un terme à l’isolement cellulaire.

Alléger les cellules encombrées.

Lever les restrictions imposées aux visites des proches.

Améliorer les soins médicaux.

Mettre un terme à l’humiliation que subissent les proches des prisonniers au niveau des checkpoints, qu’ils soient sur le chemin de la prison ou sur celui du retour.

François Hollande et la question palestinienne : nouveau président, même politique

Par Islam Lover :: dimanche 13 mai 2012 à 22:29 :: Actualité

François Hollande et la question palestinienne : nouveau président, même politique


Citizen K

Le changement, c’est pas maintenant.

(JPG)
Richard Prasquier, Président du Crif et François Hollande, président de la République

Le nouveau président de la république va encore plus loin que son prédécesseur. Dans un article publié sur le site du CRIF, on apprend que François Hollande, lors d’une rencontre avec une “forte délégation” du Crif, a assuré “de son engagement de fermeté contre les actes antisémites et antisionistes”.

La première question qui devrait être débattue est la suivante : que signifient les mots “Sémite” et “Sioniste” ?

Pourquoi, M. Hollande, comme l’ensemble de la classe politique française et mondiale, utilise le mot “antisémite” pour qualifier le racisme envers les juifs ? C’est incorrect et trompeur. Selon la définition du Larousse, un sémite est une personne appartenant à un ensemble de peuples parlant ou ayant parlé dans l’Antiquité des langues sémitiques. Il ne s’agit donc pas du “peuple juif”. En effet, un polonais ou un américain, bien que juif, n’est pas et ne sera jamais un sémite.

En ce qui concerne la volonté du nouveau président de combattre les actes antisionnistes... Est ce que le sionisme est une religion Monsieur Hollande ? Non, absolument pas. Le sionisme est un courant idéologique. Il s’agirait donc, en France, pays des droits de l’homme et des libertés individuelles, d’interdire au peuple d’exprimer son mépris pour le sionisme ? Au nom de quoi ?

Critiquer l’état d’israel et sa politique entre dans le cadre de la libre expression. Même si cela est devenu quasiment impossible dans notre pays à cause des lois mémorielles et d’une sacrée dose de mauvaise foi et de mensonges à répétition.

S’agirait-il de faire un pas de plus dans le mensonge et la tromperie ? Ce qui, avant le 5 mai, consistait à inculper chaque personne osant critiquer l’état d’israël d’être antisémite, consisterait désormais, de faire également de l’antisionisme un crime passible de poursuites judiciaires ? S’agirait-il d’un ultime coup d’épée pour museler les dissidents de la pensée commune qui, au fil du temps, ont appris à se défendre et à éviter les inculpations d’antisémitisme ?

Les images de la Place de la Bastille, pleine de monde, célébrant l’avènement du Parti socialiste au pouvoir, ont dérangé un grand nombre de personnes. Parce que des drapeaux “maghrébins” (Algériens, Marocains et Tunisiens) flottaient pour célébrer le nouveau président de la République française. Ce raisonnement est aussi choquant que stupide. Tous ces drapeaux flottant au même endroit, au même moment et pour une même “cause” étaient un symbole d’unité et de fraternité qu’apparemment beaucoup n’ont pas su percevoir. Sans doute à cause d’oeillères inconscientes imposées insidieusement par une propagande médiatique massive et continuelle.

Ce qui m’a choqué devant ces images de la Bastille en liesse, c’est de voir ces mêmes drapeaux, ainsi que de voir le drapeau Palestinien, mais pour une toute autre raison : voir tout ce monde fêter l’arrivée au pouvoir d’un homme tel que M.Hollande, qui est en plusieurs points identique à Nicolas Sarkozy, et notamment sur la question Palestinienne. Comment est ce que les français peuvent penser un seul instant qu’il sera un bienfait pour la Palestine ? Ne sont-ils pas au courant de ses nombreuses déclarations pro-israélienne ? Ne l’ont-ils pas vu aller, comme une grande majorité de la classe politique française, prêter allégeance au diner du Crif en février dernier (le CRIF est un lobby sioniste ayant pour but principal la défense d’israël et de ses intérêts) ? Ne se demandent ils pas pourquoi les diners du CRIF sont devenus un passage obligatoire aux élus de la république ? Ne remarquent-ils pas que M.Hollande utilise les mêmes mots que son prédécesseur pour qualifier la Résistance de Terrorisme, et ainsi, en un tour de mots, légitimer les atrocités quotidiennes infligées aux palestiniens ?

Dans l’article auquel je fais référence un peu plus haut, nous apprenons également que François Hollande a déclaré lors de sa rencontre avec le CRIF, que si Israël est l’objet de tant de critiques c’est qu’il constitue une grande démocratie. Ces mots semblent tout droit sortis de la bouche de Bernard Henri Levy (que je n’ai plus besoin de présenter tant sa réputation de faussaire et d’agent israélien est connue). En effet, en faisant quelques recherches supplémentaires, on peut apprendre que ces deux hommes, Hollande et Levy, ont déjeuné ensemble peu de temps avant cette rencontre.

Les français n’ont pas remarqué tout cela. Très souvent parce que les médias complaisants traitaient ces informations de manière trop peu approfondie. Les discours de Monsieur Hollande lui ont valu à plusieurs reprises d’être qualifié par la droite et l’extrême droite de “candidat des musulmans”. Ce qui bien entendu est faux ! Mais qui a suffit, par une habileté médiatique déjà prouvée, à laisser penser aux musulmans de France et aux français sensibles à la question, que M.Hollande serait différent de son prédécesseur sur la question palestinienne.

L’histoire ne change pas. Le cirque des élections auquel les sujets sont invités à participer en votant, renforce l’illusion de la démocratie et permet de conserver un système corrompu et élitiste qui ne sert bien évidemment pas le peuple.

Chape de plomb médiatique sur la bataille des ventres vides

Par Islam Lover :: mardi 15 mai 2012 à 2:48 :: Al-Aqsa dans notre coeur

Chape de plomb médiatique sur la bataille des ventres vides


Patrick O. Strickland - The Palestine Chronicle

Titre original : Bataille des ventres vides et printemps palestinien

Khader Adnan et Hana Shalabi sont deux figures de la résistance qui ont fait entendre leur voix et leur souffrance en entamant une grève de la faim.

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Le 4 mai, des Palestiniennes participent à une veillée à l’extérieur de l’église de la Nativité à Bethléem en solidarité avec les prisonniers palestiniens en grève de la faim - Photo : AFP/Musa Al Shaer

C’est pourquoi, plus de 1500 prisonniers Palestiniens ont suivi l’exemple de leurs pairs et se sont engagés dans une campagne de grève de la faim massive à l’intérieur des prisons militaires israéliennes.

Cette démarche vise à lancer un appel pour l’arrêt immédiat de la politique de la détention administrative et du recours excessif à l’isolement cellulaire. Ils exigent par ailleurs que soient améliorées leurs conditions de vie et qu’ils puissent bénéficier des visites familiales et de l’accès aux documents éducatifs.

En résumé, les Palestiniens grévistes de la faim réclament tout simplement une chose qui leur a été systématiquement refusée : leur dignité.

Mais il faudrait mettre la lumière sur un constat très important. Israël n’est pas le seul acteur qui nie aux Palestiniens leurs droits humains fondamentaux. En effet, il n’y a aucun doute sur le rôle des médias et des gouvernements occidentaux qui n’ont pas pris la peine d’afficher une attitude ferme sur la situation désespérée des prisonniers palestiniens qui sont en train de mener une campagne massive de résistance pacifique.

Dans les médias, les cas de l’Égypte, de la Tunisie et de la Syrie ont été reconsidérés car devenus à caractère lucratif. Les médias ont vu leurs profits augmenter du fait de la description hautement commercialisée du Printemps Arabe avec ses grandes foules de jeunes renversant les dictateurs tyranniques par le biais des Iphones et de Facebook. Pour leur part, les Palestiniens continuent cependant d’être représentés comme de simples groupes désordonnés, des laissés-pour-compte, des lanceurs de pierre, des pirates et des kamikazes.

Le soutien de l’administration Obama aux soulèvements arabes a été limité à ces pays qui ont promis de garantir l’hégémonie US au Moyen-Orient. Lorsque l’heure de la fin fut imminente, Hosni Moubarak et Zine El Abidine Ben Ali ont été vivement exhortés à quitter le pouvoir et à laisser la place à la démocratie. Quant à la Libye, et puisque Kadhafi avait une prise tenace et obstinée sur le pétrole, l’OTAN n’a trouvé de mieux que d’offrir ses modestes services pour permettre aux rebelles de renverser au plus vite le régime.

S’agissant du Bahreïn, la monarchie s’est retrouvée face à des manifestants qui menaçaient son rôle garantissant à la Marine US une place pour stationner sa 5ème Flottille entre l’Iran et les champs pétroliers abondants de l’Arabie Saoudite. Dans ce cadre, les Etats-Unis avaient estimé que l’occupation militaire étouffante d’Israël défendait mieux les desseins impériaux américains qu’une simple histoire Palestinienne d’autodétermination.

En Cisjordanie, lorsque les militants palestiniens viennent à être arrêtés après s’être heurtés à la ségrégation des policiers ou dans les bus réservés exclusivement aux Juifs, l’Occident ne daigne pas rapporter de tels faits. Lorsque des jeunes femmes issues de villages proches de Ramallah marchent pacifiquement vers une source d’eau douce qui leur appartenait autrefois, avant que des colons aux idéologies extrémistes ne viennent les voler, aucune couverture médiatique ne s’est intéressée à l’évènement.

Et même lorsque Marwan Barghouti, prisonnier et figure emblématique du Fatah a lancé un appel à tous les Palestiniens pour s’engager dans une résistance civile généralisée dans le but de dénoncer les politiques arbitraires de l’occupation, les concepts ancrés chez la population occidentale sont restés inchangés, à savoir que les Palestiniens sont toujours des « terroristes »

Ce regard porté sur les Palestiniens persiste même lorsque 1500 Palestiniens ont décidé de défier leurs oppresseurs en lançant une grève de la faim massive. A ce titre, les experts continuent à supposer, par ignorance, que les Palestiniens sont à l’abri du « Printemps Arabe »

C’est faux. Les Palestiniens ne sont pas à l’abri de la contagion de la ferveur révolutionnaire qui s’est propagée dans tout le Moyen-Orient. Il faut dire que, historiquement parlant, les Palestiniens avaient déjà donné l’exemple en 1987, date à laquelle ils avaient conduit la Première Intifada.

Alors, imaginons un peu que se soit Gilad Shalit qui ait entamé une grève de la faim pendant sa détention par le Hamas. Plus loin encore, essayons d’imaginer si 1500 prisonniers iraniens avaient cessé de se nourrir pour protester contre leur régime. En effet, les unes de tous les journaux auraient explosé de mots d’indignation contre les geôliers.

La poétesse Palestinienne Raffef Ziadah a dit : « Notre printemps Palestinien est né enchaîné dans un lit d’hôpital ». Plus de dix grévistes de la faim ont été hospitalisés. Bilal Diab et Thaer Halalheh qui ont dépassé le cap des 70 jours seraient dans un état critique, voire à deux pas de la mort.

C’est pour dire que ces estomacs vides viennent mettre en évidence une tendance générale déjà connue : l’indifférence du monde entier envers le printemps palestinien.

Patrick O. Strickland est un écrivain freelance qui vit et voyage en Israël et en Palestine. Il travaille sur le terrain et publie ses dépêches sur son blog http://www.patrickostrickland.com, et contribue avechttp://www.PalestineChronicle.com

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