Calendrier

« Avril 2012 »
LunMarMerJeuVenSamDim
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30 

Islam Lover

Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

Catégories

Derniers billets

Compteurs

Liens

Fils RSS

La Journée de la Terre 2012

Par Islam Lover :: dimanche 01 avril 2012 à 20:03 :: Al-Aqsa dans notre coeur

La Journée de la Terre 2012


Mazin Qumsiyeh - Popular Resistance

"L’action est le meilleur antidote contre le désespoir"

(JPG)
Le regard tourné vers la Palestine, depuis la frontière libanaise.


Des blessés et un tué chez nos amis, et le désordre à la Journée de la terre et la Marche mondiale.

Deux de nos amis figurent parmi les 150 personnes blessées aujourd’hui par les forces d’occupation israéliennes. Des manifestations ont eu lieu dans des dizaines d’endroits en Palestine et sur les zones frontalières avec la Palestine. D’autres manifestations ont été organisées pour la Journée de la Terre dans diverses villes à travers le monde.

L’ambulance a pris notre ami et invité, Don Bryant (citoyen états-unien), blessé à la tête par une grenade lacrymogène pour l’emmener à l’hôpital. Nous avons rapidement rassemblé le reste du groupe et avons accouru à l’hôpital. Là, nous avons trouvé de nombreuses personnes qui avaient été blessées (j’en ai compté huit dans la salle des urgences et deux en radiographie).

L’un des blessés était notre ami Yusef Sharqawi, touché par une balle d’acier recouverte de caoutchouc qui lui avait brisé une omoplate.

Mohamed Zakout, 20 ans, lui, a été abattu, tué par les forces israéliennes à Gaza alors qu’il participait à une manifestation près du check-point d’Erez.

A Jérusalem, les forces d’occupation israéliennes se sont servies de chevaux pour piétiner les gens et ont arrêté 36 personnes. Au total, Israël aura fait probablement 300 arrestations. Voir notre vidéo et d’autres. 


Certains de mes étudiants ont plus de logique et de bon sens que la direction politique des États-Unis, Israël et l’ « Autorité palestinienne » rassemblés.

Par exemple, la semaine dernière, nous avons eu une discussion animée sur le rôle des politiciens pour créer des problèmes et pérenniser les violations désastreuses des droits humains ici.

Je n’ai pas enseigné ce cours sur les droits humains, mais je l’ai animé après que nous ayons échangé des informations importantes sur ces questions, tout cela en montrant ce qu’il y a de mauvais dans la politique (collaborations, accords de capitulation, etc.). J’ai demandé à ce que nous prenions un moment pour juste discuter de ce qu’il y a de positif (pas du négatif). J’ai été surpris par les justes commentaires qui en sont ressortis : la persévérance du peuple palestinien, les manifestations et nombreuses formes de la résistance populaire en cours, le fait que les droits ne sont pas perdus pour un peuple même quand sa direction est corrompue et faible, que beaucoup sont devenus des martyrs, ont été blessés, emprisonnés pour leurs actions en faveur de la Palestine, et aussi que même si certains ont collaboré et même vendu leur conscience et leur patrimoine, beaucoup plus ont tout simplement refusé...

C’est ainsi que nous avons pu regarder le verre, à moitié vide, ou à moitié plein. Nous pouvons toujours ou maudire l’obscurité, ou allumer une chandelle, ou espérer le mieux. Nous pouvons nous sentir déprimés et impuissants, ou nous pouvons réellement faire quelque chose.

J’étais inquiet avant les manifestations d’aujourd’hui. Notre esprit se soucie vite pour le niveau de la participation, de la présence, et de la réaction violente des autorités israéliennes contre les manifestants non violents (après tout, ces violences ont une longue histoire, notamment les tirs sur des manifestants non armés). Nous devons nous rappeler les aspects positifs et oublier tous les négatifs (ou au moins, juste en tirer les leçons et les garder de côté dans notre mémoire).

La marche était un succès même avant de démarrer. Les milliers de personnes qui ont essayé d’arriver jusqu’à nous, ici en Palestine, ont été instruites et motivées GRACE au processus de préparation qui a permis qu’elles puissent arriver à proximité des frontières, et faire savoir à beaucoup d’autres là où elles allaient et pourquoi. Cet effet d’entraînement qui a débuté des mois avant les évènements d’aujourd’hui est essentiel.

Voici quelques autres aspects positifs précédant, accompagnant ou suivant cette initiative d’aujourd’hui :

-  37 militants indiens ont été bloqués sur un navire au large du port de Beyrouth pendant 36 heures. Les militants en Inde se sont mobilisés pour interpeller les parlementaires et d’autres officiels, et l’ambassade indienne a réussi à obtenir du gouvernement libanais qu’il leur soit finalement remis un visa. Ceci a permis qu’il y ait plus de gens à prendre conscience de notre situation difficile ici : non seulement à cause du régime sioniste mais aussi de sa collusion avec certains régimes arabes. Cela veut dire aussi que le militantisme en Inde va grandir et qu’il y aura plus de boycotts, de désinvestissements et sanctions.

-  Des centaines de militants de différents pays ne se connaissaient pas entre eux, et ne connaissaient pas leurs motivations communes, jusqu’aux évènements d’aujourd’hui. Le processus ce qui les a réunis entre eux, grâce à des rencontres physiques, et par internet, a émancipé nombre d’entre eux devenu plus actifs dans leurs communautés locales. Je connais plusieurs cas où de nouveaux projets (par exemple de boycotts, désinvestissements et sanctions, et d’autres moyens de communication, etc.) ont été lancés dans certains pays ou certaines localités par ce qu’ils avaient appris dans leurs liaisons internet avec les autre militants.

-  Des militants ont appris comment travailler au sein d’une équipe, prendre des décisions collectives, etc. Ces aptitudes sont utiles pour tout type de travail collectif.

-  Des tentatives par les médias sionistes manipulés pour cacher et ignorer les brutalités du régime d’apartheid se sont retournées contre eux. Ce sont toujours plus de personnes qui ont cessé de chercher à s’informer auprès de ces entreprises de presse et ont commencé à obtenir des informations en direct par des blogs, transmissions en direct, courriels, etc.

-  Le général de brigade israélien, Yoav Mordechai, a déclaré à propos de cet évènement d’aujourd’hui, « Il est important de se rappeler que ceci est le premier jour. Les jours de la Nakba (1948) et de la Naksa (1967) sont devant nous, et c’est là que sera le défi ». Il est évident qu’ils commencent à s’inquiéter !

Je pourrais en énumérer un peu plus. (Voir aussi : Journée de la terre en Palestine : Israël tue et blesse des manifestants, texte et photos). Mais nous devons maintenant nous concentrer sur nos prochaines initiatives :

"la campagne Bienvenue en Palestine du 15 au 21 avril".

Nous avons besoin de gens pour y travailler dur (les bénévoles sont toujours les bienvenus).

L’action est le meilleur antidote contre le désespoir.


(JPG)

A Jérusalem, l’occupant s’est servi de chevaux pour piétiner les manifestants.



(JPG)

Site de Mazin Qumsiyeh : http://www.qumsiyeh.org/home/

le jour où tout a basculé pour la famille Al Ashi

Par Islam Lover :: jeudi 05 avril 2012 à 2:02 :: Al-Aqsa dans notre coeur

27 décembre 2008, le jour où tout a basculé pour la famille Al Ashi

PCHR Gaza


« A l’occasion de la commémoration du troisième anniversaire de la guerre sur Gaza, j’ai décidé, avec l’aide d’autres femmes ayant perdu leurs maris durant l’attaque, d’offrir des cadeaux aux orphelins de la guerre. Cette initiative qui touche ces milliers d’enfants dont la guerre avait arraché le père a pour slogan ’En ce jour, vous êtes les bien-aimés de vos mamans’. En effet, en dépit de leur perte, nous voulons que les enfants sachent que leurs mamans sont toujours là, et continueront toujours de les aimer. »

(JPG)
Sur la photo : Khawla et Faris Al Ashi debout devant la photo de leur défunt père

Les maux de la famille Al Ashi ont commencé dans la matinée d’un certain 27 décembre 2008. Il était environ 11h30 lorsque des F-16 israéliens ont pris pour cible une cérémonie d’initiation de la police de Gaza, tenue dans l’avant-cour de « Arafat City », un complexe du gouvernement situé dans la ville de Gaza. L’attaque a fait plus de 60 morts et 150 blessés.

Cet incident était inscrit dans le cadre d’une série d’attaques qui ont marqué le commencement de 23 jours d’offensive israélienne sur la Bande de Gaza, baptisée « Opération Plomb Durci ». Parmi les morts, il y avait Faris Al Ashi, 33 ans, et membre de la police de Gaza qui était de service au moment de l’attaque.

Faris Al Ashi a laissé derrière lui des enfants et une épouse : Amna. A l’instar de toutes celles devenues veuves après l’offensive, Amna Al Ashi s’est retrouvée seule devant la responsabilité d’élever ses jeunes enfants Khawla, 6 ans, Osama 5 ans, Yomna, 3 ans et Faris, 2 ans. Amna était enceinte de cinq mois du petit Faris lorsque son mari a été tué et a dû défier les conditions critiques auxquelles elle devait faire face. A ce titre, elle explique : « Je suis une femme et j’ai le droit de vivre et refaire ma vie, puisque plusieurs hommes ont demandé ma main. Mais moi, j’ai choisi de me consacrer entièrement à mes enfants et à leur vie ».

S’agissant de ces trois dernières années, Amna a tenu à évoquer les modeste succès grâce auxquels elle réussit à poursuivre son chemin.

D’après son récit, il apparait clairement que la veuve d’Al Ashi a profondément analysé et cherché les solutions aux problèmes qui ont surgi dans la vie de ses enfants depuis la perte de leur père. Elle raconte : « Ossama a souffert d’un traumatisme après la mort de son père. Il a refusé de communiquer avec les autres et il a fini par développer des troubles de langage. J’ai donc pris la décision en dépit de son jeune âge, de l’inscrire dans des cours locaux en arts martiaux. Au début, il ne voulait pas y prendre part, mais petit à petit, il a réussi à reprendre confiance en lui et a fini par surmonter l’excès de timidité dont il souffrait et est aujourd’hui ceinture orange ».

De même, Amna a eu une idée ingénieuse pour aider ses enfants à exprimer leur traumatisme. En fait, explique-t-elle : « J’ai inscrit Ossama et Khawla dans un cours pour films d’animation. Bien sûr, leurs films tournent autour du thème de leur vie et de celle de leurs frères et sœurs en faisait ressortir leur sentiments et tout ce qui se passe dans leurs têtes. Ces films m’aident donc à avoir un aperçu sur leurs problèmes et me permettent d’en discuter avec eux ». D’autre part, et pour une croissance solide et saine, la mère de famille compte inscrire tous ses enfants dans des cours de Dabka, la dance traditionnelle palestinienne.

Toutefois, même si la famille parvient à se relever, l’absence du père laisse quand même sa trace. La mère et les enfants ressentent toujours le grand vide causé par l’assassinat de Faris. Amna raconte : « Mes enfants ressentent profondément l’absence d’une relation avec leur propre père quand ils voient leurs cousins qui, eux, ont la chance d’appeler ’Baba’ (Papa). Il m’arrive des fois d’essayer de pallier ce besoin en leur proposant de m’appeler Baba, mais je sais que ce ne sera pas la même chose car, ce dont ils ont le plus besoin est le sentiment que seul le père pourrait leur donner ». Les enfants ne sont pas les seuls à souffrir, la perte du mari affecte également Amna qui mène une vie de solitude et d’isolement. Elle reconnait : « Toute la force avec laquelle je m’arme durant la journée me déserte la nuit et me laisse en proie à la faiblesse. La nuit tombée, j’ai besoin de me blottir dans les bras de Faris et d’avoir tout ce qu’il avait l’habitude de m’offrir. »

En effet, en évoquant la première année après la disparition de son mari, Amna parle de la « plus traumatisante ». Elle se souvient : « Au début, j’avais de sérieux troubles du sommeil. Heureusement que le problème s’est réglé depuis, mais des fois, je dois avouer qu’il m’est difficile de retrouver facilement le sommeil la nuit ».

Et pour pouvoir garder une attitude positive, Amna a choisi de s’investir pleinement dans ses projets et ses loisirs. Elle affirme : « Je voudrais me concentrer sur les objectifs les plus pertinents de ma vie. Actuellement, je suis occupée avec la mise en place d’un jardin d’enfants dont je viens d’avoir le financement nécessaire. D’autre part, à l’occasion de la commémoration du troisième anniversaire de la guerre sur Gaza, j’ai décidé, avec l’aide d’autres femmes ayant perdu leurs maris durant l’attaque, d’offrir des cadeaux aux orphelins de la guerre. Cette initiative qui touche ces milliers d’enfants dont la guerre avait arraché le père a pour slogan ’En ce jour, vous êtes les bien-aimés de vos maman’. En effet, en dépit de leur perte, nous voulons que les enfants sachent que leurs mamans sont toujours là, et continueront toujours de les aimer. »

Pour rappel, durant son offensive sur la Bande de Gaza, Israël avait illégalement classé les membres de la police civile dans la catégorie des combattants . Or il s’agit là d’une violation délibérée du principe de distinction qui est un élément clé du droit international coutumier. Le Hamas est une organisation à multiples facettes qui gouverne la Bande de Gaza. De ce fait, il ne peut en tant qu’organisation être considéré comme un groupe armé. Au contraire, il faut faire la distinction entre sa branche armée et sa branche politique et civile.

Par exemple, les brigades Izz ad-Din al-Qassa sont la branche militaire du Hamas : c’est un groupe armé considéré comme combattant par le droit international humanitaire. Cependant, les branches politique et civile du Hamas comptent des civils qui sont juridiquement autorisés à agir selon leurs prérogatives, notamment la protection de la population, à condition qu’ils ne participent pas aux hostilités. En conséquent la police civile et les responsables du gouvernement ne peuvent être considérés comme des combattants. Ceci étant, les attaques qui sont délibérément lancées contres ces individus constituent un homicide volontaire, une grave violation des Conventions de Genève et du droit international coutumier.

Par ailleurs, en date du 5 mai 2009, le PCHR a déposé une plainte pénale pour le compte de Faris Al Ashi. A ce jour, aucune suite n’a été donnée.


Vies sous occupation : quand les hôpitaux plongent dans le noir

Par Islam Lover :: lundi 09 avril 2012 à 2:16 :: Al-Aqsa dans notre coeur

Vies sous occupation : quand les hôpitaux plongent dans le noir


PCHR Gaza

La Bande de Gaza traverse une pénurie d’électricité et de carburant due principalement au blocus illégal perpétué par Israël, aux sanctions internationales contre les autorités de Gaza et aux conflits internes opposant les gouvernements de Gaza et de Ramallah.

(JPG)
Sur la photo : Dr Kamal Abu Obada, sous-directeur du service des soins intensifs à l’hôpital al-Shifa au chevet d’un de ses patients.

En conséquent, cette crise a donné lieu à de sérieux ennuis touchant les installations sanitaires, l’approvisionnement en eau, les hôpitaux et autres établissements hospitaliers, privant ainsi la population de Gaza de tout accès aux services de base et compromettant le droit à la santé et à la vie. Tous ces problèmes se sont ancrés dans chaque aspect du quotidien des habitants de la Bande de Gaza depuis la mise en place de l’actuel blocus en 2007. En janvier 2011, les autorités de la Bande de Gaza avaient cessé d’importer le carburant industriel d’Israël en raison d’une hausse des prix et l’incertitude des sources d’approvisionnement. Depuis, Gaza compte sur des ressources de carburant peu fiables qui passent en contrebande d’Egypte.

Le 14 février dernier, soit quelques jours après l’interruption de l’acheminement du gaz égyptien vers la Bande à travers les tunnels, l’unique centrale électrique de Gaza a dû cesser de fonctionner, plongeant ainsi une grande partie de la Bande dans le noir, avec une alimentation quotidienne en électricité ne dépassant pas les 6 heures. Ces pénuries mettent inutilement la vie et le bien-être des patients en danger. Pendant les périodes d’attaques et violence massives, comme ce fut le cas des cinq derniers jours, les hôpitaux sont souvent confrontés à des difficultés pour gérer le flux des blessés. Lors des dernières attaques israéliennes par exemple, 24 palestiniens ont trouvé la mort et 70 autres ont été blessés, majoritairement des civils.

Pour sa part, le Directeur d’Ingénierie et de Maintenance de l’hôpital al-Shifa de Gaza est appelé chaque jour à s’occuper des répercussions de la crise du carburant et de l’électricité. A ce titre, l’Ingénieur Bassam Al al-Hamadeen explique : « Les patients les plus vulnérables sont ceux admis à l’unité des soins intensifs, les bébés dans les pouponnières, les dialysés et ceux qui nécessitent des opérations. Je remercie Dieu car à ce jour, nous n’avons enregistré aucun décès. Toutefois, nous rencontrons d’autres types de pertes. En fait, au cours des deux dernières semaines, des générateurs de 6 centres de soins de base à travers la Bande de Gaza étaient tombés en panne. La raison est tout simplement parce qu’ils n’avaient pas été conçus pour fonctionner pendant tout le temps qu’il nous faut. En fait, les groupes électrogènes sont fabriqués pour dépanner pendant quelques heures seulement, en cas d’urgences momentanées. De plus, nos groupes et nos machines sont endommagés à cause des coupures et rétablissements répétés de l’électricité, sans oublier les variations entre sur tension et sous tension qui s’avèrent nuisibles pour le matériel. Actuellement, nous manquons de pièces de rechange et de lubrifiants pour l’entretien de nos équipements ».

Kamal Abu Obada, sous-directeur du service des soins intensifs à l’hôpital al-Shifa est lui aussi constamment conscient des risques qu’encourent ses patients. Il déclare : « Il n’y a pas plus déprimant et décourageant pour un médecin que le fait de travailler dur pour garder les malades en vie pour qu’ensuite, une coupure d’électricité vient compromettre leur pronostic vital. Si une personne vient à mourir, cela voudra dire que tous mes efforts étaient en vain ».

Ainsi, la vie des malades reste liée à l’alimentation de l’hôpital en électricité. Face à de sérieuses coupures et pénuries de carburant et d’électricité, le Ministère de la Santé décrète l’état d’urgence, comme ce fut le cas le mois de février dernier. En fait, durant ces périodes particulièrement pénibles, toutes les interventions chirurgicales sont suspendues, excepté les opérations très urgentes. Les conditions de travail sont des plus déplorables puisqu’il y a des soucis au niveau de la climatisation (que se soit pour le refroidissement ou pour le réchauffement) et des services d’épuration d’eau et de blanchisserie. A ce titre, Dr Abu Obada explique : « Tout est interrompu durant l’état d’urgence. Nous ne pouvons pas décider d’une opération des malades sauf en cas d’extrême nécessité. Nous devons également suspendre toute autre forme de traitement, de tests et de diagnostiques ».

Il ajoute : « Lorsqu’une coupure d’électricité survient, nous nous précipitons vers les patients pour les aider à respirer avec des sacs à oxygène. Risquée, cette solution nous pose cependant deux problèmes. Premièrement, nous ne disposons pas du personnel suffisant pour secourir tous les malades en même temps. Ensuite, il est très difficile de contrôler manuellement la quantité d’oxygène car nous risquons de perforer les poumons au moment de faire sortir une grande quantité d’air du sac dans le poumon du patient. Tout cela, et quand l’électricité est rétablie, nous devons reprogrammer toutes les machines et démarrer à zéro ».

Et ce n’est pas tout, le matériel endommagé à cause des coupures répétées est un autre souci qui tourmente Abu Obada. Il souligne : « Lorsqu’il y a une coupure de courant, les moniteurs de fréquence cardiaque et les tensiomètres s’éteignent. De ce fait, les capteurs qui se trouvent à l’intérieur des appareils s’endommagent ce qui cause un dysfonctionnement des alarmes qui sonnent inutilement mais qui n’émettent aucun signal lorsque l’état du patient présente un problème ».

Ces situations d’extrême stress ne touchent pas uniquement le personnel soignant. Les malades ressentent également le danger auquel ils sont confrontés à n’importe quel moment. Ainsi, Dr Abu Obada conclut : « Nous avons quelques patients qui se réveillent et qui savent très bien quand il y a coupure du courant. Il leur arrive de nous entendre et s’inquiètent pour leurs vies et pour celles des autres patients ».

Nous n’oublierons jamais Deir Yassin

Par Islam Lover :: vendredi 13 avril 2012 à 2:30 :: Général

Nous n’oublierons jamais Deir Yassin

Le 9 Avril 1948, un grand nombre [235] de civils palestiniens ont été massacrés dans le village de Deir Yassin dans une opération conjointe de différentes forces sionistes : l’Irgoun, le Lehi et la Haganah.


(JPG)
235 villageois, hommes, femmes et enfants, ont été massacrés par les gangs sionistes le 9 mai 1948 à Deir Yassin. Un massacre parmi de nombreux autres, qui se sont déroulés alors qu’il n’y avait pas un seul soldat de la Ligue arabe en Palestine.

Le récit sioniste sur les événements de 1948 et la Nakba - le mot arabe pour le nettoyage ethnique de la Palestine - parle de la guerre comme d’une guerre défensive où il n’y avait pas d’intention de la part des forces israéliennes de changer par la force les données démographiques. Ce récit prétend même que les réfugiés ont été créés au cours des hostilités qui ont débuté lorsque cinq armées arabes sont entrées en Israël le lendemain de la ;proclamation de son indépendance le 15 mai 1948.

Trop souvent, les gens qui parlent de « faire la paix » recommandent d’oublier l’Histoire et d’aller de l’avant sans se perdre dans des « récits controversés » sur cette période. Mais la paix ne peut se faire sans redresser les injustices passées et cela n’est possible qu’en disant ce que sont ces injustices.

Le récit sioniste, sur la défensive, prétend que les injustices ne sont pas le fait d’Israël et c’est là que la discussion devient impossible.

Mais il existe des fait simples, indéniables, sur lesquels deux personnes saines d’esprit, sionistes ou non, devraient être en mesure de s’entendre. Par exemple, je pense que nous pouvons tous convenir que le 9 avril 1948 se situait avant le 15 mai 1948. Ce n’est pas une question de point de vue, mais de chronologie.

Lorsque vous considérez l’Histoire - même des versions documentées par les historiens israéliens exploitant des archives officielles israéliennes - ce que vous apprenez, c’est qu’une partie très significative de tous les réfugiés ont été créés bien avant le 15 mai 1948. S’il n’y avait pas eu ces centaines de milliers de réfugiés se précipitant vers les États arabes limitrophes et les massacres comme celui de Deir Yassin, les armées arabes n’auraient probablement pas été obligées d’intervenir.

De toute évidence, la narration sioniste laisse des trous importants dans une chronologie aux faits indiscutables. Mais la séquence n’est pas le seul problème. L’autre point de discorde est que les sionistes prétendent est que leurs actions pendant la guerre étaient défensives et ne visaient pas à vider la Palestine de ses habitants.

L’objectif du mouvement sioniste était d’établir un État juif sur la terre de la Palestine, laquelle disposait pourtant d’une très large majorité non-juive faite d’Arabes palestiniens. Grâce aux années d’immigration, les sionistes ont réussi à passer de 11 pour cent des habitants de la Palestine en 1922 à environ 30 pour cent en 1946.

La création des réfugiés

L’objectif sioniste, qui était irréalisable pendant des décennies, a porté ses fruits après 18 mois d’hostilités, lorsque les Juifs se transformèrent tout d’un coup en 85 pour cent de la population de l’Etat d’Israël. Ainsi, le récit sioniste veut vous faire croire que le rêve sioniste d’établir un État avec une majorité juive - irréalisable sans la guerre - ce serait réalisé complètement par hasard.

Accepter une telle version des faits serait faire preuve d’un incroyablement naïveté.

D’aussi radicaux changements en matière de démographie dans un territoire donné ne se produisent pas par accident. Dans l’ère moderne, ils sont invariablement le résultat d’​​initiatives volontaires.

Avant le 15 mai 1948, l’armée israélienne, ou la Haganah, a été engagée dans la conquête et la destruction d’un grand nombre de villages peuplés de civils - qui n’étaient en rien des installations militaires. Il n’y a pas vraiment d’explication « défensive » pour la démolition de dizaines de villages dans leur intégralité. Le seul objectif possible à l’origine de ces actions était d’empêcher les Arabes palestiniens d’avoir des maisons où continuer à vivre, et donc les forcer à partir ailleurs.

En mars 1948, les États-Unis - qui apparaissait comme la nouvelle superpuissance après la Seconde Guerre mondiale - ont décidé de retirer leur appui au plan de partage de 1947 des Nations Unies, car le vide du pouvoir créé par la fin imminente du mandat britannique provoquerait « le chaos , de violents combats et beaucoup de pertes de vies humaines en Palestine ».

Voyant cela, les sionistes savaient que leur chance de parvenir à un État juif par des moyens diplomatiques serait retardée, ou risquait même de devoir être totalement abandonnée. Ils ont décidé d’y parvenir par la force. C’est pourquoi le dépeuplement de la Palestine par la force s’en est trouvé accéléré.

En l’espace de 45 jours, avant le 15 mai 1948, près de 170 villes et villages ont été dépeuplés, ce qui représente environ 380 000 réfugiés. Cette période, avant l’entrée en Palestine des armées arabes, a vu le taux le plus élevé de création de réfugiés entre 1947 et 1949. L’usage de la force pour changer la démographie du pays était en plein essor.

Nous n’arriverons à aucune paix israélo-palestinienne si l’on ignore ce passé.

Alors que nous avons été nombreux à célébrer la Pâques ce week-end, nous devrions tourner notre attention aujourd’hui sur l’anniversaire d’un massacre et d’un exode au cours duquel ce massacre a eu lieu.

Israéliens et les Palestiniens n’iront nul part ensemble s’il n’est pas tenu compte des crimes qui ont permis l’édification de l’état d’Israël.

Yousef Munayyer est directeur exécutif du Centre palestinien à Washington, DC.

Hommage à Vittorio Arrigoni

Par Islam Lover :: lundi 16 avril 2012 à 2:32 :: Al-Aqsa dans notre coeur

Vittorio Arrigoni, mort pour la cause pacifiste à Gaza

(JPG)
 
Vittorio Arrigoni

Vittorio ARRIGONI, pacifiste de l’ISM (International Solidarity Movement) et militant pour la cause palestinienne, a été kidnappé et assassiné le 15 avril 2011 dans la bande de Gaza.

(né le 4 février 1975 à Besana in Brianza et mort le 15 avril 2011 à Gaza) est un reporter et activiste italien.

Biographie[modifier]

Membre de l'ONG International Solidarity Movement, Vittorio Arrigoni avait emménagé à Gaza en 2008. Emprisonné par les Israéliens après son embarcation sur les flottilles, il collabore à Il Manifesto. Avec la même maison d'édition a publié le livre Human, la perception de ses rapports de Gaza, également traduit en anglais (avec une introduction par l'historien israélien Ilan Pappé.

Au cours de l'Opération Plomb durci, il a acquis une renommée internationale pour son blog Radio Guerrilla, seule source de l'Ouest pour informer la bande de Gaza à un moment où aucun journaliste n'a accès à la bande. Le site d'Arrigoni est devenu pendant plusieurs semaines le blog le plus cité et lu en Italie.


Le 12 octobre 2010, il a publié une vidéo en réponse à Roberto Saviano, d'après l'écrivain à un pro-israélien.

Le 4 janvier 2011 a republié sur son blog le manifeste des jeunes de Gaza.

Après avoir reçu des menaces de mort, le 14 avril 2011, il est enlevé par des terroristes salafistes actifs dans la bande de Gaza appelé Tawhid wal-Jihad. Une vidéo postée immédiatement sur YouTube par les ravisseurs montrait Arrigoni les yeux bandés et les mains liées; accusant l'Italie d'être infidèle et l'activiste d'être entré à Gaza pour "corrompre", le menaçant d'éxecution contre la liberation avant l'après-midi suivante, de leur leader Hesham al-Sa'eedni et d'autres militants jihadistes enfermés dans les prisons palestiniennes1,2,3,4,5,6,7.

Il est finalement assassiné le 15 avril 2011.

L'UNESCO, le Hamas et le Front Populaire de Libération de la Palestine ont condamné le meurtre de Vittorio Arrigoni.

Et la question qui se pose, à qui profite le meurtre de vittorio?

Fichier:Vittorio Arrigoni draw.jpg

               
Omaggio a Vittorio Arrigoni/ Tribute to Vittorio... par sudnanterre
ROUTE DE LA VERITE - Blog créé avec ZeBlog