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Islam Lover

Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

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Gaza est au bord de l’abîme

Par Islam Lover :: mardi 06 mars 2012 à 0:29 :: Al-Aqsa dans notre coeur

Gaza est au bord de l’abîme


Saleh Al-Naami


Gaza est au bord de la crise humanitaire en raison des coupures d’électricité et de l’arrêt des approvisionnements en carburant, écrit Saleh Al-Naami.

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Camp de réfugiés de Shati, à Gaza - L’objectif israélien est clairement de faire vivre les 1,6 million de Palestiniens du territoire sous blocus dans un état de dénuement, de fragilité et de dépendance extrême - Photo : http://www.alresalah.ps/en/index.ph...

Contrairement à son habitude, Magid Abu Samha n’a pas acheté sa ration hebdomadaire de fruits et légumes pour les huit membres de sa famille. Assistant à l’université de Birkat Al-Wizz, à l’ouest du camp de réfugiés Al-Maghazi au centre de la Bande de Gaza, il craint en effet que ces produits ne pourrissent d’ici la fin de la semaine, à cause des perpétuelles coupures d’électricité qui durent quelquefois 16 heures par jour, rendant inutiles les réfrigérateurs.

Les coupures d’électricité ne sont que l’une des innombrables épreuves que plus d’un million de Palestiniens sont condamnés à subir à Gaza.

Pour s’y adapter, les gens ont dû changer beaucoup d’aspects de leur vie quotidienne ; certaines familles modifient leur horaire de sommeil pour qu’il coïncide avec les coupures ; des lycéens et des étudiants restent éveillés à toute heure pour profiter des quelques heures de connexion au réseau.

Les coupures ont également touché lourdement les commerces, avec des magasins incapables de présenter leur marchandise, les produits surgelés disparaissant du marché dans de telles conditions.

Malgré tout, même si les Gazaouis ont su s’adapter aux coupures de différentes façons dans leur quotidien, ces coupures les ont néanmoins exposés à des risques et dangers plus sérieux.

Il y a dix jours, Gaza fut plongé dans le noir lorsque l’unique centrale électrique de la Bande a été arrêtée faute de carburant. Selon Ahmed Aboul-Omrein, directeur de l’information au Département de l’Energie à Gaza, les discussions avec l’Egypte sur la fourniture du diesel nécessaire pour faire fonctionner la centrale n’ont donné « que des promesses », et finalement, du black-out.

Si la fermeture devait se poursuivre, on aboutirait à une pénurie de 70% des besoins d’électricité à Gaza, puisque seuls 30% de l’électricité de Gaza sont fournis par l’Egypte et Israël.

Si la Centrale de Gaza n’est pas bientôt approvisionnée, les coupures continueront, parfois jusqu’à 18 heures par jour, l’électricité disponible étant distribuée dans la Bande pendant les six heures restantes.

Pire, les centrales électriques privées sont pratiquement à court du type de carburant nécessaire pour faire marcher les petits groupes électrogènes que les familles utilisent pendant les coupures.

En outre, cette crise frappe en plein coeur d’un hiver glacial, au moment où la demande d’électricité augmente.

Beaucoup de Gazaouis sont revenus à l’usage des brûleurs à kérosène, communément utilisés avant l’introduction de l’électricité au début des années 1980, et la demande en kérosène a donc augmenté, qui est en train de disparaître rapidement du marché.

Par conséquent l’usage du kérosène a été limité strictement à des nécessités essentielles comme la cuisson des repas familiaux.

Le Ministre de la Santé de Gaza a averti que la vie de patients hospitalisés est en danger à cause du manque d’électricité.

Le Directeur des relations publiques, Ashraf Al-Qudra, a dit que la vie de 80%des patients était en danger, y compris celle de 100 bébés en couveuses et de 404 patients dont le traitement nécessite des équipements constamment alimentés en électricité.

Selon Al-Qudra, 72 % des réserves de carburant hospitalier sont épuisées et on est au bord de la paralysie totale. Il a appelé toutes les factions palestiniennes a agir promptement pour sauver les vies des patients en grand danger, faisant également appel à l’Egypte pour qu’elle fournisse du carburant.

Les hôpitaux ne sont pas seuls à se faire du souci : en effet, les dirigeants municipaux de Gaza disent que plus de 200 puits, 40 pompes pour les eaux usées, quatre usines de traitement des eaux usées et 10 grandes stations d’épuration ainsi que des dizaines plus petites sont sur le point de s’arrêter si la crise se poursuit, de même que des centaines de broyeurs d’ordures.

Ils affirment que Gaza est au bord de la « crise humanitaire », soulignant que les principaux services sanitaires et environnementaux, les installations publiques, les installations de traitement des eaux et les hôpitaux sont près de s’effondrer en raison de la crise de l’électricité et du diesel.

Le Ministère de l’Agriculture gazaoui met en garde contre une crise alimentaire « imminente » à cause des coupures d’électricité et de la pénurie de carburant, déclarant que l’approvisionnement alimentaire risquait d’être interrompu cette semaine.

Les fontaines, les machines agricoles, les usines de traitement et d’emballage, les fermes avicoles sont particulièrement exposées au risque, dit le Ministère.

Et pendant ce temps des centaines de bateaux sont bloqués dans le port par manque de carburant.

L’arrêt de la production dans le secteur agricole est « un autre épisode » dans la série de catastrophes infligées Gaza à cause du blocus israélien et du manque d’intervention de la part des états arabes et européens et des organisations d’aide aux droits humains » précise la déclaration ministérielle.

Le réseau des transports publics de Gaza fait face lui aussi à une crise imminente. En raison du manque de carburant égyptien, les véhicules privés devront bientôt cesser de rouler, ce qui accroîtra la pression sur les transports publics.

Malgré la crise, les gouvernements locaux de Gaza et de Ramallah déduisent toujours 170 shekels (33,5 €) sur le salaire de chaque fonctionnaire pour aider à payer la facture de la consommation d’électricité domestique.

Vu les circonstances actuelles, beaucoup de fonctionnaires ne comprennent pas pourquoi ils doivent continuer à subir ces déductions.

Ahmed Hamad, 65 ans, explique à Al-Ahram Weekly que deux de ses fils travaillent pour le gouvernement à Ramallah, un troisième dans une agence gouvernementale à Gaza. Ensemble on leur déduit 107 € de leurs salaires mensuels, alors qu’ils demeurent dans la même maison et subissent la crise de l’électricité.

Une autre cause de cette crise à Gaza est politique et liée au différend entre Palestiniens. Tandis que la Ligue Arabe a dit que Gaza pouvait être connecté au réseau régional qui couvre sept pays, dont l’Egypte, ceci n’est possible que si les factions palestiniennes parviennent d’abord à une réconciliation.

Selon la Ligue, Gaza ne peut être connecté au réseau régional en l’absence de demande de la part de Mahmoud Abbas en qualité de président palestinien.

Mais il semble bien qu’Abbas ait traité la question de l’électricité à Gaza comme l’un des sujets à résoudre dans le cadre d’un accord global entre les factions, et elle a figuré plusieurs fois à l’agenda des discussions entre Abbas et Khaled Mechaal, chef du Bureau politique du Hamas.

Certaines pressions que subissent les Palestiniens de Gaza ont été causées par le blocus israélien ; mais d’autres ont été provoquées par les Palestiniens eux-mêmes qui n’ont pas réussi à établir un système de gouvernement donnant la priorité au bien être du peuple avant tout.

Tant qu’un tel système fait défaut, la tragédie journalière des Palestiniens risque de continuer.

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Israël multiplie les meurtres dans Gaza

Par Islam Lover :: samedi 10 mars 2012 à 21:07 :: Al-Aqsa dans notre coeur

Israël multiplie les meurtres dans Gaza : 11 Palestiniens assassinés


Al-Qassam website

Les forces israéliennes d’occupation (FIO) ont lancé vendredi un raid aérien sur la ville de Gaza qui s’est soldée par l’assassinat du secrétaire général des CRP [Comités de Résistance Populaire], Zuhair Qaisi et Mahmoud Hanani, originaire de Naplouse et libéré des geôles israéliennes quatre ans plus tôt.

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9 mars 2012, hôpital al-Shifa à Gaza - Les Palestiniens pleurent la mort de Hazem Kerekeaa - Photo :AFP/Mahmoud Hams

Une troisième palestinien a été gravement blessé par la même frappe, selon des médecins.

Al Qassam a rapporté que les deux martyrs ont été tués par des drones israéliens qui survolaient le quartier Tel al-Islam aux abords de la ville de Gaza.

Un des responsables du Hamas, Ismail Radwan, a condamné l’attaque, disant qu’il était « du droit de notre peuple de se défendre ». Il a appelé l’Egypte à faire cesser l’agression israélienne.

Une déclaration des Brigades An-Nasser Salah Ad-Din, le bras armé des RPC, a promis une « réponse sismique » à l’assassinat.

« L’ennemi en ciblant Abou Ibrahim a ouvert les portes de l’enfer et la vengeance pour tous nos martyrs sera de l’ampleur de ce crime odieux. »

Zuhair Qaisi est le troisième responsable des CPR à être assassiné depuis leur création il y a 12 ans.

L’armée de l’air israélienne a menée une autre frappe aérienne sur la bande de Gaza, qui a conduit à l’assassinat de deux Palestiniens, amenant le nombre de tués ce vendredi à quatre personnes, déclarent les médecins.

Obeid al-Ghirbali et Muhammad Harara ont été identifiées comme les deux personnes assassinées, a dit le porte-parole médicale Adham Abou Salmiyeh.

Les deux hommes étaient membres des Brigade Al-Qods, la branche armée du Jihad islamique. Leurs corps ont été emmenés à l’hôpital Dar al-Shifa.

Le Ministère des Affaires étrangères du Hamas a appelé la communauté internationale à intervenir pour faire cesser l’agression israélienne contre le peuple palestinien, selon un communiqué.


Al-Jazeera - 10 mars 2012

Au moins 11 Palestiniens ont été assassinés et une dizaine d’autres blessés, dont des enfants, dans une série de raids aériens israéliens sur la bande de Gaza, ont déclaré des sources médicales.

La dernière frappe aérienne vendredi soir a tué quatre Palestiniens après que des roquettes tirées par un hélicoptère Apache aient frappé une maison et une voiture.

Plus tôt, une frappe aérienne avait ciblé le chef des Comités de résistance populaire, Zuhair Al-Qaissi, et son escorte militaire Mahmoud Al-Hannani, un prisonnier palestinien libéré des prisons israélienne il y a quelques années. Selon des témoins, des drones israéliens ont été vus planant au-dessus des lieux quelques instants avant que le véhicule d’al-Qaissi n’éclate dans les flammes.

Le Jihad islamique a déclaré que les quatre personnes tuées par un hélicoptère Apache appartenaient à son aile militaire, les Brigades Al-Quds, qui cherchent à mettre fin à l’occupation par Israël des terres palestiniennes.

Le Brigades Al Quds, qui font partie du Jihad islamique, ont déclaré que les frappes à l’est de Gaza avaient tué ses membres Obeid al-Gharabli, Mohammed Harara, Hazem Qoureqa et Shadi Seqali. Il a déclaré que deux autres de ses membres, Fayeq Saad et Moatasem Hajaj, avaient été tués dans d’autres frappes.

les forces israéliennes d’occupation assassinent 17 Palestiniens et font 30 blessés

Par Islam Lover :: lundi 12 mars 2012 à 1:59 :: Al-Aqsa dans notre coeur

Gaza : les forces israéliennes d’occupation assassinent 17 Palestiniens et font 30 blessés

dimanche 11 mars 2012 

GAZA TVNews

Dix-sept personnes ont été assassinées et plus de 30 blessées à ce jour dans une série de frappes aériennes. De nombreux sites ont été la cible des attaques israéliennes tout au long de la bande de Gaza.

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Le dernier décès vient d’être rapporté dans la région d’Al Zaytoon dans l’est de Gaza. Deux autres personnes ont été blessés dans la dernière attaque aérienne sur la bande de Gaza aujourd’hui. Dans l’attaque, Ahmad Salem Deeb a été tué. Il s’était marié deux jours auparavant.

Les raids aériens israéliens ont tué au moins une personne et blessé 2 autres à Rafah dans le sud de la bande de Gaza plus tôt le samedi. Leur moto a été touchée par un missile tiré depuis un drone [avion sans pilote].

Les derniers décès sont survenus lorsque les drones israéliens ont tiré des missiles à Khan Younis tuant Abou Mansour Nusaira et Hussein Hamad plus tôt ce matin.

L’armée israélienne tire sur les cortèges funèbres

Les troupes israéliennes ont ouvert le feu sur le cortège funèbre d’une partie des victimes tuées la nuit dernière. Quatre personnes ont été blessés par balles à l’intérieur du cimetière.

Les avions de combat israéliens ont frappé la nuit dernière le bâtiment du conseil législatif palestinien, et 3 personnes ont été tuées dans cette attaque ...

Dix-sept personnes ont été tuées et plus de 30 blessés à ce jour dans une série de frappes aériennes. De nombreux sites et lieux ont été pris pour cible cible tout au long de la bande de Gaza.

Dans un raid aérien dans le centre de la ville de Gaza la nuit dernière, des missiles ont touché un garage dans la rue Yarmouk. Quatre personnes ont été blessées dans cette attaque.

Un autre raid des aides a ciblé une maison dans le nord de la bande de Gaza.

La responsable de la politique étrangère européenne Catherine Ashton a dit « suivre avec préoccupation la récente escalade de la violence à Gaza et dans le sud d’Israël » [complicité honteuse qui ne s’avoue pas comme telle, comme à l’habitude - NdT].

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a condamné les tirs de roquettes vers Israël depuis la bande de Gaza en représailles à la série de meutres commis par l’armée israélienne.

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Mme Clinton a déclaré lors d’une réunion avec la chef de l’opposition israélienne, Tzipi Livni à New York, qu’« Israël a le droit de se défendre » [traduire : Israël peut massacrer qui il veut et quand il veut, nous serons toujours à leurs côtés - NdT].

L’Egypte a condamné samedi l’agression israélienne contre la bande de Gaza, appelant Israël à mettre fin immédiatement aux frappes aériennes qui ont coûté la vie à 17 Palestiniens depuis vendredi.

Le Ministre des Affaires étrangères Mohamed Kamel Amr a déclaré : « L’Egypte est profondément alarmée » par les attaques israéliennes et demande que ces attaques cessent immédiatement.

Hier après-midi, un F16 israélien à tiré un missile sur une voiture dans le quartier de Tal el Hawa, tuant deux Palestiniens, et en blessant très grièvement un troisième. Un de deux Palestiniens assassinés était Mahmoud Hanani, l’un du millier de prisonniers libérés dans le récent échange de prisonniers. Mahmoud était âgé de 44 ans, et il était le secrétaire général des Comités Populaires de Résistance [CPR].

Noms de 16 des Palestiniens tués dans Gaza dans les dernières 24 heures :

-  Zuhair Al-Qaysi, 49 ans 
-  Mahmoud Hanani, 44 ans 
-  Yahya Dahshan, 27 ans, 
-  Mohammad Haraha, 24 ans 
-  Obid Al-Gharabliu, 22 ans 
-  Hazem Qureqi, 22 ans 
-  Shadi Seeqali, 27 ans 
-  Fayeq Sameer, 28 ans 
-  Motasem Hajjaj, 22 ans 
-  Ahmad Hajjaj, 22 ans 
-  Moahamd Al-Mogari, 25 ans 
-  Mahmoud Nejam, 22 ans 
-  Moahamamd Al-Ghamri, 26 ans 
-  Hussain Barham, 51 ans 
-  Kamala Nusirah, 21 ans 
-  Mahdi Abu Shawish

(Informations de Yousef Al-Helou, journaliste freelance dans Gaza. Il peut être contacté au numéro de téléphone : +970 59969 7254)

Hibba al-Najjar: Privée de l'être le plus chère

Par Islam Lover :: mercredi 14 mars 2012 à 2:00 :: Al-Aqsa dans notre coeur

13 janvier 2009 : Hibba al-Najjar

PCHR Gaza

« J’avais réussi, au cours des deux premières années à palier la perte de ma mère, mais plus maintenant. Je ressens de plus en plus son absence et j’en souffre énormément. Quand je vois les filles de mon école accompagnées de leurs mères ou parler d’elles, le souvenir de ma mère se ravive. Plus que jamais, j’ai besoin de sa présence à mes côtés. »

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Hibba al-Najjar, 17 ans, assise en face de sa maison dans le village de Khuza’a

Après deux jours passés à détruire les maisons, l’armée israélienne a commencé, tôt dans la matinée du 13 janvier 2009, à bombarder le village de Khuza’a et ses environs. L’armée avait à cet effet usé d’obus d’artillerie hautement explosifs et au phosphore blanc et avait placé ses bulldozers, ses chars et ses snipers aux abords du village.

A peine 7h00, les soldats ont donné l’ordre aux résidents de l’Est de Khuza’a d’évacuer les lieux et avancer vers le centre du village. Les habitants se sont exécutés, parmi eux, Rawhhiya al-Najjar (47ans) qui était à la tête d’un groupe d’une vingtaine de femmes. Elle marchait brandissant un drapeau blanc, mais à peine le groupe a-t-il dépassé le 1er coin qu’un soldat israélien a tiré, tuant Rawhiya. Yasmin al-Najjar (23 ans) qui était aussi dans le groupe avait tenté d’éloigner Rawhiya de la route ; elle avait été blessée par deux balles.

Le même sort a été réservé à l’équipe médicale qui tentait d’évacuer le corps de Rawhiya. Quand les tirs ont commencé, le personnel a dû se réfugier dans une maison voisine et c’est seulement après plus de dix heures qu’ils ont réussi à évacuer le corps inanimé dans la rue.   Hiba, la fille de Rawhiya et âgée de 17 ans retrace la scène de l’assassinant de sa mère et se pose beaucoup de questions dans une tentative de donner un sens à ce qui s’était passé par cette sinistre matinée de janvier. Elle raconte en s’aidant de ses mais pour mieux illustrer les faits : « Le bruit de la balle tiré dans la tête de ma mère raisonne toujours dans mes oreilles. J’étais à ses côtés lorsque le soldat a fait un pas sur le seuil de la maison et lui avait tiré dessus. L’image du soldat ne s’effacera jamais de ma tête. Je n’arrête pas de chercher à comprendre pourquoi ont-ils tué ma mère alors qu’elle tenait un tissu blanc dans la rue, et pourquoi je n’ai pas été assassinée au moment où je me trouvais sur le toit de notre maison, tôt dans la matinée »   Hiba est l’enfant unique de Rawhiya. Aujourd’hui, elle vit avec son père Naser, sa seconde épouse, Nuha et leurs trois enfants. En effet, Naser avait épousé Nuha parce que Rawhiya ne pouvait plus enfanter. Et c’est d’ailleurs Rawhiya qui l’en avait convaincu. Le père de famille s’est retrouvé sans emploi à la suite de la fermeture complète imposée à la Bande de Gaza. A présent, la vie de la famille dépend des aides et des partages agraires avec des proches dont les terres ne se trouvent pas loin du village, soit près de la frontière avec Israël.   Après l’incident, la famille de Hiba est restée deux semaines loin de la maison qui, selon eux, était désormais un lieu périlleux. Ils ont regagné leur maison après deux mois mais n’y passaient que la journée. Dès qu’il fait noir, ils partent passer la nuit chez des proches qui habitent une zone plus sécurisée.  

La perte de la maman hante l’esprit et le quotidien de Hiba. De cette triste journée, la jeune fille vit avec les cauchemars, les insomnies, le stress et l’incontinence urinaire nocturne. Elle avoue : « Avant, je dormais dès que je posais ma tête sur l’oreiller. Maintenant, je ne peux tout simplement plus dormir la nuit » Son père l’a même surprise en train de marcher en dormant et parler de sa mère. Plus tard, Hiba a commencé à souffrir de troubles de la vision et des vertiges. Il y a quelques mois, la jeune fille a eu une chute de cheveux sévère et son père l’a conduite à l’hôpital où le médecin lui a conseillé de s’éloigner de la Bande de Gaza. Naser envisage de la prendre en Egypte, l’été prochain pour quelques jours de repos, cependant, le blocus et les coûts élevés du déplacement n’arrangent pas les choses. A l’idée de sortir de Gaza, Hiba répond qu’elle le voudrait bien mais « s’éloigner ne m’aidera sans doute pas à oublier » précise-t-elle.   Et à l’instar de tous les enfants de Gaza, le rendement scolaire de Hiba a été affecté par le traumatisme ayant suivi la perte de sa mère. Elle explique : « J’ai été très brillante car ma mère m’aidait à faire mes devoirs. Je sais qu’à présent, mes notes ont chuté et je ne peux plus me concentrer en classe. Quand j’ouvre un livre, je suis prise de fatigue et je me rappelle ma mère »

Elle poursuit : « Même si je me prépare bien pour les examens, j’oublie tout le jour J ». Hiba est aujourd’hui triste lorsqu’elle constate sa régression à l’école, elle qui aimait tant les matières de la religion Islamique et la géographie. Elle est en classe finale mais n’ose pas penser à ce qu’adviendra après l’examen final en été car, avoue-t-elle : « Je ne veux pas réfléchir sur le long terme ».   Les séquelles de la guerre sur Gaza sont multiples, comme les traumatismes qui affectent grands et petits. Le mois de janvier étant maudit, Hiba ne supporte pas le mois au cours duquel sa maman lui a été arrachée. Toutefois, elle précise que le 13 janvier ressemble aux autres jours car « Tous les jours sont pareils, et les souvenirs de ma mères ne sont pas liés à une date précise ».

Quand elle se sent triste, Hiba prend une chaise et s’assoit à l’extérieur de la maison pendant un moment. Des fois, elle discute avec des proches ou avec sa meilleure amie qui est aussi sa voisine et qui réussit à lui apporter soulagement et apaisement. Pour cela, Hiba est contente d’avoir une confidente qui la soutient « Je peux tout lui raconter. Heureusement qu’elle est là, autrement, je me serais complètement effondrée du fait du poids de ma perte ».   Et c’est justement cette perte qui empêche Hiba de se projeter vers l’avenir et la maintient prisonnière de ses souvenirs douloureux et de ce 13 janvier 2009. Elle confie dans des mots interrompus à chaque fois par des pauses : « Je revois depuis ce matin l’image du corps de ma mère gisant dans la rue » En effet, chaque petit détail quotidien lui rappelle Rawhiya, sa vie avec elle et son avenir sans elle « A chaque fois que je croise une dame âgée dans la rue, je me demande si en vieillissant, je réussirai à garder une image et un souvenir net de mère ».   Informée sur la plainte du PCHR auprès des autorités israéliennes pour l’assassinat de sa mère, Hiba n’y attache pas une grande importance et explique : « Rien ne pourra compenser la perte et l’absence de ma mère. Ceci étant, je souhaite seulement que le soldat qui lui a tiré dessus soit poursuivi en justice ».   Pour rappel, le PCHR avait en date du 23 juin 2009, soumis une plainte pénale auprès des autorités israéliennes pour le compte de la famille al-Najjar. A ce jour, aucune réponse n’a été reçue.

Conseil d’un grand savant

Par Islam Lover :: dimanche 18 mars 2012 à 3:27 :: Coup de Coeur!

Conseil d’un grand savant


De Mohammed Ibn Salih Al-Otheimine qu'Allah lui fasse miséricorde au frère ou à la sœur, qu’Allah le ou la préserve. Que la paix, la miséricorde et la bénédiction d’Allah soient sur toi. Tu m’as demandé, qu’Allah te bénisse, de te dresser une ligne de conduite que tu pourrais suivre dans ta vie. Et je demande à Allah, le Très-Haut, qu’il nous permette à tous d’atteindre toute chose qui mène sur le droit chemin et permet de marcher sur la voie droite, de connaître le succès et de faire preuve de rectitude. Qu’Il fasse que nous soyons de pieux prédicateurs qui guident sur la bonne voie, qui restaurent et font le bien.


 

La réponse 

Premièrement, ta relation avec ALLAH :

Aspire à être toujours avec Allah en ressentant sa puissance, en méditant sur ses signes universels tels que la création des cieux et de la terre, ce qu’il y instaura par sa fabuleuse sagesse, son formidable pouvoir et son immense miséricorde et grâce ; et ses signes législatifs révélés par ses prophètes notamment le sceau des prophètes Muhammad "salallahu ‘alayhi wa salam".  

Que ton cœur soit plein d’amour pour Allah, l’Exalté, pour tous les bienfaits qu’il t’a accordés et tous les maux dont il t’a préservé. Tout particulièrement pour le bienfait de l’Islam et la rectitude dans sa pratique (qu’Il t’a accordés). Et ce, jusqu’à ce qu’il soit l’être que tu aimes le plus.

Que ton cœur soit plein d’exaltation pour Allah, et ce, jusqu’à ce qu’il soit au fond de toi la chose la plus importante. Et en regroupant dans ton cœur cet amour pour Allah et cette exaltation, ta pratique en sera plus droite : l’amour que tu lui portes t’incitera à accomplir ses injonctions et l’exaltation que tu lui accordes t’incitera à t’écarter de ses interdits.

Que tu sois sincère dans ta dévotion, que tu t’en remettes à lui dans tous les cas pour valider de la sorte le verset :

« C’est toi que nous adorons et c’est toi que nous implorons »

Que tu aies toujours à l’esprit que tu accomplis ses injonctions et t’écartes de ses interdits pour te conformer à ses volontés. Ainsi, tu verras que ta pratique aura un autre goût que tu ne peux ressentir en étant distrait. Tu obtiendras en outre une assistance de sa part dans l’aboutissement de tes affaires qui n’aurait pu se concrétiser si tu avais dû compter uniquement sur ta propre personne.                                                                                                                                                                                                                                                

 

Deuxièmement, ta relation avec le Prophète "salallahu ‘alayhi wa salam" :  

Que tu fasses prévaloir l’amour que tu portes au prophète "salallahu ‘alayhi wa salam" sur celui de toute autre créature, ainsi que sa voie et ses enseignements (sounna) sur toute autre voie ou tout autre enseignement.

Que tu le considères comme étant un guide pour toi dans tes pratiques et ton comportement, de sorte que lorsque tu désires accomplir un acte de dévotion, tu ressentes que tu es en train de le suivre comme s’il se trouvait devant toi. Tu suis sa trace et suis sa voie.

De même dans ton éthique, tu adoptes son comportement "salallahu ‘alayhi wa salam" qu’Allah, l’Exalté, a décrit comme étant :

« Et tu es certes, d’une moralité imminente »

Aussitôt que tu adopteras cette attitude, tu seras alors avide de connaître ses décrets et son comportement.

Que tu appelles à la sunna du prophète "salallahu ‘alayhi wa salam", la préserve et la protège. Ainsi, Allah te préservera selon l’aide que tu as apportée à ses préceptes (shari’a).

 

 Troisièmement, tes œuvres journalières autres que canoniques :

  1-  Si tu te lèves dans la nuit, rappelle-toi Allah et invoque-le, car c’est un moment propice à être entendu. Et récite les paroles d’Allah :                                                                                                                                                                           

« Il y a certes dans la création des cieux et de la terre… » )

Jusqu’à la fin de la sourate Al ‘Imrane, qui représente un ensemble de dix versets.

2- Prie vers la fin de la nuit autant de prières que tu le peux en les clôturant par une prière impaire.

3- Sois assidu autant que tu le peux à la prononciation des invocations du matin : répète cent fois :

 « Il n’y a point de divinité autre qu’Allah, seul, sans associé, à lui la souveraineté, et à lui la louange, il est le puissant sur toute chose »

4-  Prie la prière de la matinée ( Ad-Duha).

5-  Sois assidu autant que tu le peux à la prononciation des invocations du soir.  

Quatrièmement, comment étudier :

1-  Aspire à apprendre le livre d’Allah, et tous les jours, déterminent des passages à lire. Que ta lecture soit avec mesure et recherche du sens. Et si dans ta lecture, tu apprends quelque chose, note-le.

2- Aspire à apprendre la sounna authentique du Prophète "salallahu ‘alayhi wa salam". Tu peux à titre d’exemple apprendre ‘Umdatul Ahkam.

Sois attentif et ferme pour ne pas apprendre de manière désordonnée… d’étudier un peu par-ci et un peu par là, car cela te fait perdre ton temps et disperse ton esprit. Commence par les petits livres, comprends-les bien, puis fais les suivre par des livres plus soutenus, de sorte que tu apprennes ta science par étape, qu’elle imprègne ton cœur et apaise ton esprit.

Aspire à connaître les fondements et ses règles. Et toute règle que tu remarques, note-la, car il a été dit : « Celui qui est privé des fondements est privé de l’arrivée ».

Débats des points avec ton enseignant ou avec une personne de confiance parmi tes proches amis dont tu juges les connaissances et la pratique convenables. Au pire, suppose dans ton esprit qu’une personne débat avec toi, si tu ne trouves personne avec qui débattre. 

Conclusion

Voilà mon conseil. Et je demande à Allah qu’Il t’enseigne ce qui t’est utile et que ce que tu apprends te soit profitable, qu’Il t’accorde plus de connaissances et qu’il fasse que tu sois parmi ses pieux serviteurs et un membre de Son groupe victorieux. Et que la paix, la miséricorde et la bénédiction d’Allah soient sur toi. 


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