Calendrier

« Décembre 2011 »
LunMarMerJeuVenSamDim
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031 

Islam Lover

Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

Catégories

Derniers billets

Compteurs

Liens

Fils RSS

En novembre, Israël a assassiné 4 Palestiniens dans Gaza, et en a blessé 15 autres

Par Islam Lover :: lundi 05 décembre 2011 à 23:37 :: Al-Aqsa dans notre coeur

En novembre, Israël a assassiné 4 Palestiniens dans Gaza, et en a blessé 15 autres

Al Qassam Website

Le porte-parole des services ambulanciers et d’urgence dans la bande de Gaza, Adham Abou Salmiya, a indiqué que quatre personnes ont été assassinées et quinze autres ont été blessées dans la série des attaques sionistes commises contre des cibles civiles dans la bande de Gaza en novembre.

(JPG)

Abou Salmiya a ajouté, dans une déclaration faite ce jeudi (1° décembre), que trois des martyrs (Muhammad Zahir al-Kilani, Mohammed Amer Abu Halima, et Ibrahim Al Nasr Olayan) ont été tués dans le nord de la bande de Gaza, tandis que la quatrième (Abdallah Muhanna vacances) a été tué dans l’est de la ville de Khan Younis.

Ces martyrs avaient tous une vingtaine d’années, et ils ont été tués et littéralement démembrés par des missiles tirés dans leur direction par des avions de chasse des troupes sionistes d’occupation sioniste.

Durant le même mois de novembre, quinze autres habitants dont le consul français et son épouse ont été blessés. La femme du consul a perdu son bébé à cause du choc provoqué par des missiles tirés par l’aviation israélienne.

Abou Salmiya a fait remarquer que la plupart des blessures étaient le résultat des fragments propagés par les missiles des avions sionistes, et que ces blessures allaient de mineures à modérées.

Il a également déclaré que les raids sionistes et les frappes de missiles avaient pour effet de provoquer la peur et la panique chez de nombreux enfants et de nombreuses femmes, ce qui affecte négativement leur état psychologique.

Voyage au cœur de la Bande de Gaza, en partie reconstruite mais toujours sous blocus

Par Islam Lover :: dimanche 11 décembre 2011 à 22:49 :: Al-Aqsa dans notre coeur

Voyage au cœur de la Bande de Gaza, en partie reconstruite mais toujours sous blocus


Angela Lano


Les « Printemps des Libertés ». C’est sous ce slogan qu’une délégation parlementaire internationale est arrivée lundi le 21 novembre dans la Bande de Gaza pour entamer une tournée qui a pris fin le 24 novembre 2011.

(JPG)
Les habitants de Gaza ont partiellement reconstruit leurs habitations détruites par l’agression israélienne de 2008/2009 en utilisant un composé de sable et d’argile qui, mélangé à de l’eau et à un peu de paille peut se transformer en briques après séchage au soleil - Photo : BBC

Outre la délégation, il y avait une forte présence de députés et sénateurs de l’Amérique Latine à savoir du Chili, du Pérou, du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay, du Paraguay et de l’Equateur (dont quelques futurs candidats pour les prochaines présidentielles). Certains d’entre eux étaient des représentants du Marché Commun du Sud (Mercosur) et du Parlement Andin.

Ce fut donc l’occasion pour ces parlementaires latino-américains à exprimer leur soutien à la population de Gaza et aux autorités politiques. Ils ont également manifesté leur intérêt à suivre de « plus près » la situation que vit la Bande, en particulier, et toute la Palestine, en général.

Les invités de Gaza ont été accueillis par le premier ministre de Gaza, Ismail Haniyah et du ministre des affaires étrangères Mahmoud Az-Zahaar.

Vingt-quatre heures après l’arrivée de la délégation, soit le 22 novembre, une conférence de presse a été animée au siège du Parlement de Gaza. A cette occasion, Ismail Haniyah a qualifié la visite de la délégation internationale et des sud-américains comme « un moment exceptionnel pour notre lutte », en ajoutant : « Le peuple palestinien apprécie votre engagement et vous fait part de sa plus grande gratitude ».

Il a poursuivi : « Votre présence parmi nous n’offre qu’une seule lecture : c’est qu’Israël est en train de vivre une situation d’isolement politique international. Il y a trois aspects fondamentaux que nous devons aborder sur le plan international. Premièrement, il y a une nécessité de comprendre que la ’Cause Palestinienne’ n’est pas seulement une question humanitaire, mais également politique. Nous voulons la libération de la totalité de la Palestine historique, Jérusalem comme capitale, le droit au retour de tous ses enfants, et bien évidemment, la libération des 7000 prisonniers encore détenus dans les prisons israéliennes. A part cela, nous ne voyons aucune autre solution du conflit ».

« Deuxièmement, il est important de parler du blocus imposé à Gaza. En nous enfermant à l’intérieur de la Bande, l’occupation sioniste avait prétexté la capture du soldat Gilad Shalit. Maintenant qu’il a été libéré, toutes les excuses pour continuer d’assiéger Gaza sont nulles et non avenues ».

« Ceci m’emmène à souligner un point fort important et pour lequel on devrait faire pression sur Israël. Il s’agit du Rapport Goldstone sur les crimes israéliens commis durant l’Opération Plomb Durci. Les conclusions de ce rapport ne doivent pas être négligées, au contraire, et les responsables sionistes doivent être poursuivis en justice pour crimes de guerre. Ils ont assez fui la justice comme ça. »

« Et il demeure un quatrième aspect essentiel qu’est la reconstruction de la Bande de Gaza, où l’entrée des matériaux de construction est toujours interdite. »

Lors d’une autre rencontre tenue le 21 novembre dans le palais du gouvernement en l’honneur de la délégation sud-américaine, le premier ministre de Gaza a réitéré et a exprimé sa gratitude et l’estime qu’il porte pour les représentants des sept pays latino-américains qui, en décidant se rendre à Gaza, ils ont dû subir un très long périple.

Dans ce contexte, Haniyah a tenu à rappeler que cette partie du monde a ouvert ses bras, depuis 1948, aux réfugiés palestiniens. Mine de rien, des millions de palestiniens et leurs descendants vivent depuis 63 ans en dehors de leur terre, de la Palestine ». Et d’ajouter : « Nous vivons depuis 63 ans sous l’occupation et la torture. Depuis le début de l’oppression, les israéliens nous ont entrainés dans les guerres, ont construit le Mur de l’Apartheid, ont assiégé et empoisonné le Président Yasser Arafat dans son quartier général de la Mouqata’a. Ils sont en train de judaïser Jérusalem, ils ont imposé un blocus illégal sur la Bande de Gaza, ils ont emprisonné des milliers de palestiniens et au cours de l’hiver 2008-2009, ils ont lancé une guerre contre Gaza qui n’a engendré que destruction, blessures et mort. »

« La vérité est, par conséquent, évidente : Israël ne veut pas la paix et est en constante quête de conflits. C’est pourquoi, nous estimons que la visite de cette imposante et valeureuse délégation est la démonstration concrète que la situation tourne en notre faveur et qu’il est grand temps de s’opposer aux politiques israéliennes. »

Evoquant son parti, Haniyah explique : « Le mouvement du Hamas lutte contre l’occupation. Chaque pays occupé a le droit de se libérer et de combattre pour arracher sa propre liberté. Et ce que je dis n’est pas nouveau puisque ce droit est même établi par les conventions internationales et par le Conseil de Sécurité de l’ONU. »

Le premier ministre n’a pas manqué de préciser la nature du conflit en soulignant : « Le problème existant oppose occupants et occupés. Le problème est Israël et non pas les hébreux. Nous n’avons aucune animosité envers les hébreux, mais plutôt contre ceux qui ont occupé notre terre. La preuve, durant toutes ces années, nous avons reçu la visite de plusieurs individus hébreux et antisionistes qui tenaient à nous faire part de leur solidarité et leur soutien au peuple palestinien. Ceux-là sont les bienvenus. »

Il a ajouté : « Le Hamas appelle à la démocratie et croit aux élections libres, et c’est pourquoi, le peuple palestinien a donné sa confiance totale au parti en 2006. A cette époque, les gouvernements occidentaux avaient demandé au mouvement islamique de ’’respecter la démocratie’’, mais lorsque la victoire a été du côté de notre mouvement, ce sont ces mêmes occidentaux qui ont refusé de respecter et de reconnaitre les résultats des élections. Ils ont donc décidé de nous punir collectivement en nous assiégeant. Montrez-moi n’importe quelle partie du monde où la population subit un blocus marin, terrestre et même par le ciel. Et pour finir, ils ont déclenché une guerre pour punir la population, comme ils ont puni tous les pays qui entretiennent des relations avec nous. »

Dossier prisonniers

L’agenda de la délégation internationale avait également prévu une visite importante au Centre des Prisonniers de Gaza. La conférence tenue ce jour a été ouverte par Ramy Abdou, représentant de l’European Campaign to end the siege on Gaza (organe ayant pris l’initiative d’organiser la caravane internationale), et la députée chilienne d’origine palestinienne Marcela Constanza Sabat Fernandez.

Par ailleurs, un bon nombre de prisonniers, dont certains qui ont été récemment libérés lors de l’accord d’échange conclu avec Israël, à savoir Shalit contre 1100 détenus politiques. A cette occasion, Abdelaziz Amro et Samar Sbeh, une jeune maman, ont pris la parole pour raconter leur propre vécu dans les prisons. Amro explique qu’il a été condamné à 700 ans de prison. Détenu en 2004, il a été torturé avec des produits chimiques dont les séquelles se font sentir aujourd’hui où son état de santé s’est détérioré. Il affirme : « N’importe quel Palestinien peut se trouver emprisonné, et pour n’importe que motif. Dans ce cadre, Israël opte souvent pour la détention administrative qu’il renouvelle tous les six mois ou tous les ans. Il faut savoir que les prisons israéliennes contiennent un grand nombre de détenus dont l’état de santé est vraiment critique sans qu’on ne daigne leur prodiguer les soins médicaux nécessaires. Hélas, je ne peux me permettre de vous raconter davantage des souffrances subies dans les prisons et ce, par respect à ces nombreuses familles présentes dans cette salle, et dont certaines ont des proches en tôle...mais je vous laisse deviner la souffrance insupportable qui y règne. »

Quant à Sbeh, qui a été arrêtée la même année, à savoir en 2004, elle était enceinte de trois mois et a donné naissance à son bébé à l’intérieur de la prison. Bara’ est aujourd’hui âgé de 3 ans. Le petit a vécu en prison avec sa maman jusqu’à l’âge de deux ans et demi, puis il a été libéré et confié à la famille.

Malheureusement, le cas de Samar et de son fils n’est pas l’unique puisque beaucoup de prisonnières sont confrontées aux mêmes conditions de vie où elles sont contraintes d’accoucher en prison. Ces femmes n’ont d’autre choix que d’élever leurs petits derrière les barreaux et leur quotidien est partagé entre incommodité, précarité hygiénique, sanitaire et alimentaire et situation psychologique cruelle. Et là, il ne s’agit pas de criminelles mais de détenues politiques dépourvues de leurs droits humains.

La journée du 23 novembre : les invités de Gaza se sont rendus à « Assalama. Société de Bianfaisance », centre pour handicapés situé à Beit Lahiya au nord de la Bande.

La réunion a été présidée par Mohammed Hannoun de l’Association des Palestiniens en Italie et responsable des affaires humanitaires de la caravane, et par la députée brésilienne Marina Pignataro Sant’Anna.

Ala, qui est une responsable dans le centre nous a expliqué que la plupart des handicapés présents ici sont des victimes des guerres israéliennes ou des tortures. Ce sont des enfants contraints à vivre sur le fauteuil roulant, avec des membres manquants, ou bien qui sont devenus sourds ou aveugles. Et avec tout cela, le problème majeur auquel ces handicapés se heurtent est l’interdiction imposée par Israël concernant toute possibilité de voyage à l’étranger pour des soins médicaux ou pour bénéficier de prothèses.

Hôpitaux de la Bande : l’urgence est au quotidien

L’hôpital de Beit Lahiya compte 100 lits pour 300 mille personnes. La structure appelée « Martyr Kamal Udwan » est également au service des malades du camp de réfugiés de Jabaliya. Ainsi, la rotation des patients est obligatoire.

Un autre aspect manifeste au sein de l’hôpital concerne les conditions de travail précaires et déplorables et l’insuffisance des produits sanitaires. En effet, le personnel médical est contraint de travailler alors que l’établissement manque de médicaments, de pièces de rechange pour les appareils, les chambres sont délabrées et les blocs opératoires mal équipées et manquent même d’autoclave. Outre le manque flagrant des médicaments, l’électricité est souvent coupée pendant plus de 8 heures par jour, et les pièces de rechange pour les machines ne sont pas disponibles.

Durant la guerre de l’hiver 2008-2009, l’hôpital a pu secourir plus du tiers des blessés.

Le port de Gaza

A peine arrivés au petit port de Gaza, nous avons remarqué un monument édifié à la mémoire des neuf victimes turques du bateau Mavi Marmara, tués lors de l’assaut lancé, au mois de mai de l’an dernier, par les israéliens contre la Flottille de la Liberté I. Nous avons donc rencontré, ici même, le président de l’association des pêcheurs de Gaza, le représentant du ministère de l’Agriculture et de la Pêche et le président de l’autorité portuaire.

Ils nous expliquent : « 87% des pêcheurs vivent sous le seuil de la pauvreté. Même si les Accords d’Oslo prévoient 20 miles, l’occupation nous interdit de naviguer au-delà de 3 miles. Et si nous ne pêchons pas au large, nous ne trouvons pas de poisson sur la rive, où la faune est très faible. »

Ici, les bombardements sont quotidiens et les pêcheurs sont souvent enlevés et conduits à Israël. De ce fait, même les barques et les moteurs sont volés pour l’unique objectif de saboter la pêche qui est un fond de subsistance pour près de 3500 familles.

Cette année, sept pêcheurs sont morts et 30 autres blessés, dont Ahmed qui lève son bras pour nous montrer sa main coupée. Une chose est sûre, ce pêcheur ne pourra plus travailler en mer. Il faut reconnaitre qu’à présent, la pêche est une activité à haut risque et peu recherchée. A cause des agressions israéliennes, les pertes enregistrées cette année ont dépassé la barre des 5 millions d’euros. Cette situation engendre une misère généralisée chez les pêcheurs et leurs familles. En effet, les enfants, faute de moyens, ne peuvent plus aller à l’école, certains sortent en mer avec leurs pères ou leurs frères, ou bien, se tournent vers les marchés pour des petits boulots médiocres, souvent mal payés.

Et pourtant, il fut un temps où le poisson de Gaza était exporté dans plusieurs pays. Aujourd’hui, il ne suffit même pas à subvenir aux besoins des familles des pêcheurs.

Le ministre des affaires étrangères de Gaza

Le soir du 23 novembre, les délégations sud-américaine et italienne ont été accueillies dans les bureaux de Mahmoud az-Zahaar. Avec un large sourire dessiné sur son visage, le ministre a exprimé sa joie et gratitude quant à la présence d’un si grand nombre de parlementaires latino-américains, entre députés, sénateurs, représentants du Mercosul et du Parlement Andi et aussi des candidats aux prochaines élections présidentielles.

Alors que l’Europe (au niveau officiel) boycotte le gouvernement de Gaza, les politiciens sud-américains viennent lui rendre visite pour discuter, pour parler et même pour prendre des photos avec les ministres, les députés et le premier ministre. Les paramètres occidentaux n’admettent pas une telle approche, contrairement à cette partie du monde qui, au cours des dernières années, a réussi à se libérer des dictatures, des régimes et des oppresseurs locaux exploités par les USA. Cette partie du monde qui peut même élire des ex guérillas pour le poste de Président.

« L’Amérique Latine ne trouve aucune objection à impliquer au pouvoir des partis et des politiciens qui ont appartenu à la résistance et à la guérilla de la libération » a expliqué une parlementaire latino-américaine à Az-Zahar, surpris mais amusé. Pour les sud-américains, le mouvement islamique de la résistance qu’est le Hamas est tout simplement un mouvement de résistance populaire contre un régime qui l’assiège, l’occupe et l’opprime. A ce titre, d’autres parlementaires ont ajouté que même leurs mouvements de libération avaient autrefois été appelés « terroristes » par les dictateurs. Mais aujourd’hui, ils sont au pouvoir, soit au sein du gouvernement, soit ont leurs représentants.

Le ministre gazaoui a tenu à préciser un point très important sur l’Islam. En effet : « L’Islam n’est pas votre ennemi, ni celui de l’Occident. Notre lutte est conduite contre le sionisme qui a occupé notre terre. »

Reconstruction

En traversant les rues de Gaza, il apparait clairement que la Bande a été reconstruite grâce à la volonté invincible de ses enfants. Les débris ont été collectés, écrasés et mélangés avec du sable. Les palais et édifices que le déchainement sioniste meurtrier avait détruit durant l’opération Plomb Durci (hiver 2008-2009) ont été reconstruits. Aussi, les matériaux de construction pouvaient entrer dans la Bande par le biais des « tunnels de la survie ». Les gazaouis ne sont pas restés les mains croisés, bien au contraire, ils ont réussi à reconstruite ce qu’Israël avait détruit.

Après deux ans, soit depuis janvier 2009 (pendant la guerre), la situation dans la Bande est totalement différente. En vérité, les tunnels construits sur la frontière avec l’Egypte ont permis l’introduction de produits alimentaires, de l’habillement, des voitures qui, même déjà utilisées, restent très chères, des jouets et bien d’autres marchandises.

Les magasins ne manquent pas de produits, que se soit dans le vieux souk de Gaza ou bien dans les nouveaux supermarchés modernes, au style arabo-occidental. Il est vrai qu’il n’y a pas une urgence humanitaire, mais le problème tourne autour du chômage qui a atteint ses plus hauts niveaux et qui, par conséquent, empêche l’acquisition des produits de première nécessité. La plupart des gazaouis sont pauvres et manquent d’argent.

Il existe également des zones encore plus affectées, comme le camp d’An-Nuseirat. Cette partie de la ville, sauvagement frappée par l’opération Plomb Durci, est toujours dans la ligne de mire des israéliens. La population de ce camp est quasiment isolée puisque les ponts et autres structures avaient été détruits, et peinent à être reconstruits à cause du manque de fer et d’acier.

Le siège

Aujourd’hui, la véritable urgence humanitaire qui plane sur la Bande touche à la fois les secteurs de la santé et du travail. Les hôpitaux manquent de fournitures médicales, de médicaments, de pièces de pièces de rechange pour les appareils.

Israël assiège, ferme et attaque constamment la Bande, détruit les maisons et les infrastructures, les champs et les barques des pêcheurs, empêche la libre circulation des personnes et des produits. Il tire sur les ouvriers et les empêche de travailler rien que pour les affamer et leur enlever toute possibilité de jouir d’une vie digne et normale.

Aujourd’hui, le constat est sans équivoque : les produits ne manquent pas à Gaza, mais c’est l’argent pour les acheter qui fait défaut, et pour beaucoup de gazaouis.

Trouver une occupation, un travail est le casse-tête quotidien de beaucoup d’individus, qu’ils soient jeunes, vieux, licenciés, diplômés ou même ceux dont le niveau d’instruction est assez limité. Seuls les individus qui réussissent à vivre avec des fonds garantis par des parents établis à l’étranger peuvent se considérer comme les plus chanceux.

A Gaza, les catégories les plus touchées sont les pêcheurs, les agriculteurs, notamment les terres proches des Territoire de 1948, constamment attaquées par Israël, des employés des entreprises et des industries détruites durant le Plomb Durci.

Ainsi, le blocus sur la Bande de Gaza doit prendre fin vu son caractère illégal et inhumain. Il est temps que la population puisse se déplacer, trouver un travail, gagner sa vie, étudier et recevoir les soins adéquats. Gaza doit mener une vie digne : tel a été l’avertissement de la délégation internationale.

La sincérité : l’essence des œuvres pieuses 1

Par Islam Lover :: lundi 19 décembre 2011 à 0:29 :: Coup de Coeur!

Dans cet article, nous aborderons un sujet extrêmement important en raison de la place qu’il occupe dans notre religion. En effet, en islam la sincérité [el ikhlâs] est la première condition de l’acceptation des bonnes œuvres par Allâh -Exalté soit-Il-. Allâh -Le Tout Puissant - a dit à ce sujet : ﴾Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur﴿ El Kehf (La Caverne), V. 110. La sincérité est l’âme de l’œuvre sans quoi elle ne pourrait profiter à son auteur étant donné qu’elle sera auprès d’Allâh vaine et nulle, et ne suscitera aucune récompense divine.


La sincérité : l’essence des œuvres pieuses

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très miséricordieux

 

Louange à Allâh qui a légiféré pour Ses serviteurs le culte de la sincérité (l’islam) afin de les délivrer des jougs de la mécréance et de l’Association. Et que la Prière et le Salut soient sur l’Imam des sincères, notre maître et guide Mohammed, sur sa noble et pieuse famille, ses compagnons ainsi que tous ceux qui les suivent sur la voie de la droiture jusqu’au Jour de la Rétribution Le Jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d’aucune utilité, sauf celui qui vient à Allâh avec un cœur sain ﴿Ech-Chou‘arâ’ (Les Poètes), V. 88-89.

Dans cet article, nous aborderons un sujet extrêmement important en raison de la place qu’il occupe dans notre religion. En effet, en islam la sincérité [el ikhlâs] est la première condition de l’acceptation des bonnes œuvres par Allâh -Exalté soit-Il-. Allâh -Le Tout Puissant - a dit à ce sujet : Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur﴿ El Kehf (La Caverne), V. 110. La sincérité est l’âme de l’œuvre sans quoi elle ne pourrait profiter à son auteur étant donné qu’elle sera auprès d’Allâh vaine et nulle, et ne suscitera aucune récompense divine. Ibn Kathîr -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a commenté le Verset précité en disant : « qu’il fasse de bonnes actions﴿Ce sont celles qui seront conformes à la religion d’Allâh et qu’il n’associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur﴿Ce sont les œuvres par lesquelles on désire la Face d’Allâh Seul, sans aucun associé ; et ces deux aspects sont les deux piliers de l’œuvre agréée par Allâh, il faut qu’elle soit sincèrement vouée à Allâh et pratiquée conformément à la charia de Son Messager » 1. Dans ce même rapport, le Prophète a dit : « Certes, Allâh n’accepte des œuvres que celles qui Lui sont vouées sincèrement, et avec lesquelles on aura désiré Sa Face » ; et il a dit également : « Celui qui innove dans notre religion une chose qui n’en fait pas partie, elle lui sera rejetée » 3.

Cela étant dit, nous verrons à travers quelques titres que je cite ci-dessous certaines questions relatives à la sincérité, son sens, son rôle et son influence sur les actions, les actes qui s’en opposent, que doit-on faire pour être sincère et les différents bienfaits qu’elle procure ainsi que d’autres choses encore.

 

I- Le sens de la sincérité en Islam :

Les érudits musulmans ont donné plusieurs définitions à la sincérité [el ikhlâs], mais elles sont assez généralement complémentaires et proches les unes des autres. Ainsi, on trouve parmi ces dernières les citations suivantes 4 :

— L’imam el Fodayl ibn ‘Ayyâd — qu’Allâh lui fasse miséricorde — a dit : « Délaisser d’accomplir une œuvre à cause des gens est un acte ostentatoire, et pratiquer une œuvre à cause des gens est un acte d’Association ; mais la sincérité c’est qu’Allâh te préserve de ces deux choses-là ».

— L’imam Sehl At-Toustourî — qu’Allâh lui fasse miséricorde — a dit : « Les hommes sagaces ont médité le sens de la sincérité et n’ont trouvé que ceci : c’est que le mouvement de l’individu et son immobilité soient, en secret et en apparence, consacrés à Allâh — Très Haut soit-Il — Seul, et que rien ne s’en mêle, ni âme, ni passion, et ni intérêt mondain ! ».

— L’imam ibn el Qayyim — qu’Allâh lui fasse miséricorde — a dit : « La sincérité, c’est que l’homme détermine et accomplit avec pureté ses paroles, ses actes, sa volonté et son intention qu’il voue à Allâh. C’est cela la religion de l’unicité, la religion d’Ibrâhîm (Abraham) qu’Allâh a ordonné à tous Ses serviteurs, et dont Il n’accepte aucune autre à part elle ; elle est la vérité de l’islam : Et quiconque désire une religion autre que l’islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants﴿Êl ‘Imrân (La Famille d’Imran), V. 85. C’est la religion d’Ibrâhîm, dont celui qui s’en abstient est donc un des plus sots ! »5.

— Le cheikh Sâleh As-Souheymî -qu’Allâh le préserve — a dit : « Et le sens de la première condition, je veux dire, la sincérité, c’est que l’auteur d’une action ait recherché par celle-ci la Face d’Allâh -Exalté et Très Haut soit-Il —, loin de l’ostentation et de la célébrité, et ne voulant de personne ni rétribution ni remerciement (…) donc, la sincérité ne peut être réalisée avec l’Association ou l’ostentation ou si l’homme désirera par son acte le bas monde… » 6.

 

II- Le statut de la sincérité en Islam :

Comme j’en ai déjà fait mention au début, la sincérité figure à la tête des pratiques d’obéissances qu’elles soient intérieures, c’est-à-dire celles du cœur ou apparentes, c’est-à-dire celles des organes. On ne peut se passer de la sincérité dans aucun acte. Car, c’est elle qui gère l’intention du croyant et lui dicte la bonne direction qu’il doit suivre, à savoir de viser la satisfaction et l’agrément de notre Créateur Adoré — à Lui la Pureté —. De plus, l’islam, de par ses enseignements, ses prescriptions et ses pratiques se focalise sur le redressement de la bonne voie que le cœur se doit d’emprunter tel qu’Allâh dit : Il ne leur a été commandé, cependant, que d’adorer Allâh, Lui vouant un culte exclusif, d’accomplir la salât et d’acquitter la zakêt. Et voilà la religion de droiture﴿El Bayyina (La Preuve), V. 5. Une voie érigée sur la pure unicité [at-tawhîd el khâlis] dont la sincérité constitue le socle, et c’est justement cela la raison pour laquelle notre Seigneur a envoyé les Prophètes et révélé les Livres.

Dans ce sens, l’imam ibn Qayyim el Djewziyya — qu’Allâh lui fasse miséricorde — a dit : « Le sujet de l’intention est très étroitement lié avec les actes des cœurs, avec le fait de connaître leurs degrés et leur relation avec les actes des organes ; de l’édification de ces derniers sur les actions du cœur qui ont sur eux une influence responsable de leur validité et nullité. Les œuvres des cœurs sont la base pour laquelle on doit accorder attention et considération, tandis que les œuvres des organes [telles que la salat, le jeûne, le hadjdj, etc. NDT] leur sont subordonnées, complémentaires et supplétives. L’intention est du même statut que l’âme, alors que l’œuvre a le statut du corps par rapport aux organes, qui lorsque l’âme le quitte sera mortifié. Et ainsi l’œuvre, si l’intention ne l’accompagne pas sera donc un mouvement insensé. Alors, la connaissance des règles des cœurs est plus importante que la connaissance des règles des organes, car elles sont leur base, tandis que celles des organes leur sont des branches (…) et les croyants connaisseurs d’Allâh et de Son commandement, Lui ont rendu la véritable adoration autant en secret qu’en apparence ; et ont avancé leurs cœurs dans la servitude et y ont placé leurs organes en subordination… c’est cela la véritable adoration.

Et il est connu que c’est cela l’objectif du Seigneur — Très Haut soit-Il — d’avoir envoyé Ses Messagers, descendu Ses Livres et légiféré ses charias… et celui qui médite la charia dans ses principes et ses visées, connaîtra le rattachement des œuvres des organes à celles des cœurs et [comprendra] qu’elles sont inutiles sans elles, et que les actes des cœurs sont plus obligatoires pour le serviteur que ceux des organes. Car, pourrait-on distinguer le croyant de l’hypocrite si ce n’est par le moyen des œuvres que le cœur de chacun d’eux accomplit et qui les ont distingués ? Aussi, est-il possible à quelqu’un d’embrasser l’islam si ce n’est par l’œuvre de son cœur avant celle de ses organes 7 ? Et l’adoration du cœur est plus importante que l’adoration des organes ; elle est plus abondante et plus durable. Elle est obligatoire à tout moment. C’est pour cela que la foi est un devoir qui incombe au cœur en permanence. L’islam quant à lui, c’est le devoir des organes par moments. Le bateau de la foi est le cœur, et le bateau de l’islam sont les organes ! » 8.

La sincérité : l’essence des œuvres pieuses 2

Par Islam Lover :: samedi 24 décembre 2011 à 15:29 :: Coup de Coeur!

Dans cet article, nous aborderons un sujet extrêmement important en raison de la place qu’il occupe dans notre religion. En effet, en islam la sincérité [el ikhlâs] est la première condition de l’acceptation des bonnes œuvres par Allâh -Exalté soit-Il-. Allâh -Le Tout Puissant - a dit à ce sujet : ﴾Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur﴿ El Kehf (La Caverne), V. 110. La sincérité est l’âme de l’œuvre sans quoi elle ne pourrait profiter à son auteur étant donné qu’elle sera auprès d’Allâh vaine et nulle, et ne suscitera aucune récompense divine.


La sincérité : l’essence des œuvres pieuses

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très miséricordieux


III- Des choses contraires à la sincérité :

En vérité, très nombreux sont les actes et paroles qui s’opposent à la sincérité. Cependant, nous verrons ci-dessous quelques-uns qui sont plus fréquents et plus nocifs :

1. L’ostentation et la recherche de la réputation :

L’ostentation [Ar-Riyê’], c’est le fait que lorsqu’un individu fait une œuvre pie, il aime que les gens le voient afin qu’ils lui fassent des éloges, qu’ils aient une opinion favorable à son sujet, ou encore pour s’attribuer auprès d’eux une place privilégiée. De même que la recherche de la réputation [As-Soum‘a ou At-Tasammou‘], c’est d’informer à dessein des actes louables que l’on accomplit dans le but de s’accorder une bonne renommée. On retiendra donc que l’ostentation est reliée à la vision, à faire montre de ses actes d’une manière ostensible, tandis que la recherche de la réputation concerne l’écoute, c’est-à-dire faire entendre ce qu’on fait de bon avec l’intention de se faire du renom.

Plusieurs Textes révélés condamnent et mettent en garde contre ces deux actions, qui sont en outre comptées parmi les péchés du cœur (spirituels) et ses maux. Sachant également qu’ils font partie de l’hypocrisie : caractère répréhensible ouvertement défendu par Allâh et Son Messager. À cet effet, dans un sens de dénonciation des hypocrites entachés par cette moralité, Allâh -à Lui la Pureté-, en les citant, met en garde leur attitude par ces Dires Et lorsqu’ils se lèvent pour la salat, ils se lèvent avec paresse et par ostentation envers les gens﴿An-Nisê’(Les Femmes), V. 142. Et Il a intimé l’ordre de préserver nos bonnes actions en disant Ô les croyants ! N’annulez pas vos aumônes par un rappel ou un tort, comme celui qui dépense son bien par ostentation devant les gens sans croire en Allâh et au Jour dernier﴿El Baqara (La Vache), V. 264 ; et le Prophète (sur lui la prière et le salut d’Allâh) a informé de la nullité des actes ostentatoires ; bien plus, de la punition divine qu’ils encourent par son dire : « Celui qui fait entendre aux autres [les belles actions qu’il pratique], Allâh le dénoncera. Et celui qui fait de bonnes actions pour se faire remarquer des autres, Allâh leur étalera ses défauts » 10.

 

2. L’orgueil :

En arabe, el ‘Oudjb. C’est un sentiment profond avec lequel l’homme, voyant ses qualités et bonnes actions et paroles, se considère supérieur aux autres 11. En vérité, une personne atteinte de ce mal, qui conduit en outre à la vantardise, est exposée à la perdition. Le Prophète (sur lui la prière et le salut d’Allâh) a dit : « Trois choses sont périlleuses : l’avarice à laquelle on se soumet, une passion que l’on suit, et la présomption que l’homme a de lui-même » 12.

Et il faudrait, afin de remédier à cette maladie spirituelle, repositionner sa propre personne en lui assignant sa vraie place, en sachant qu’on est affecté par des défauts divers, et que par ignorance, faiblesse et passion on ne cesse de commettre les péchés ; de même qu’en sachant la Grandeur de notre Seigneur -qu’Il soit Exalté-, Lui qui a interdit ce caractère. Et sans aucun doute, le meilleur moyen pour connaître Allâh comme disent les savants est de connaître Ses Noms et Attributs ; les apprendre et comprendre leurs sens 13.

3. Poursuivre ses passions :

El Hawa en arabe, c’est un penchant de l’âme pour ce qu’elle aime sans tenir compte des prescriptions religieuses 14. C’est aussi un mobile qui motive le passionné à aller vers l’accomplissement des œuvres qu’il désire même si elles sont religieusement illicites. Voire, susceptibles de le conduire à la ruine. Le Tout Puissant a dit : Mais s’ils ne te répondent pas, sache alors que c’est seulement leurs passions qu’ils suivent. Et qui est plus égaré que celui qui suit sa passion sans une guidée d’Allâh ?﴿ El Qasas (Le Récit), V. 50. En revanche, Allâh a promis de faire accéder au Paradis ceux qui, par crainte d’Allâh, s’interdisent de poursuivre leurs passions Et pour celui qui aura redouté de comparaître devant son Seigneur, et préservé son âme de la passion, le Paradis sera alors son refuge﴿ An-Nêzi‘êt (Les Anges qui arrachent les âmes), V. 39-40 ; et pour que l’on se préserve de cette tare, on devrait contrecarrer les passions qui contreviennent à l’obéissance d’Allâh, et combattre les désirs et les impulsions qui fourvoient des voies du bien 15.

 

 

IV- Que doit-on faire pour être sincère ?

Étant donné que le croyant s’exerce sans cesse afin de se rapprocher davantage de son Créateur — Pureté à Lui —, il conçoit que parmi les meilleures causes pour ce faire, il y a le fait de pratiquer les actes avec sincérité. Bien plus, la simple intention qui serait sincère même si elle n’est pas poursuivie d’acte, son auteur sera récompensé tel que le disent les pieux prédécesseurs [Es-Selef As-Sâlih]. Ainsi, l’on trouve autant de causes qui aideraient à cet objectif, entre autres :

·            L’apprentissage de la science religieuse.

·            La connaissance de l’unicité d’Allâh [At-Tawhîd] avec ses trois types : l’unicité de la Seigneurie, l’unicité dans l’adoration et l’unicité des Noms et Attributs divins.

·            La vénération des prescriptions d’Allâh, Ses ordres et Ses interdits.

·            Le suivi scrupuleux de la Sounna du Prophète.

·            La fréquentation des gens pieux.

·            La pratique des bonnes œuvres en secret autant que faire se peut.

·            Le délaissement des péchés.

·            La crainte pieuse [At-Taqwa].

·            L’invocation fréquente et l’évocation d’Allâh.

·            La pratique des différents actes d’obéissance, etc.

La sincérité : l’essence des œuvres pieuses 3

Par Islam Lover :: dimanche 25 décembre 2011 à 21:42 :: Coup de Coeur!

Dans cet article, nous aborderons un sujet extrêmement important en raison de la place qu’il occupe dans notre religion. En effet, en islam la sincérité [el ikhlâs] est la première condition de l’acceptation des bonnes œuvres par Allâh -Exalté soit-Il-. Allâh -Le Tout Puissant - a dit à ce sujet : ﴾Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur﴿ El Kehf (La Caverne), V. 110. La sincérité est l’âme de l’œuvre sans quoi elle ne pourrait profiter à son auteur étant donné qu’elle sera auprès d’Allâh vaine et nulle, et ne suscitera aucune récompense divine.


La sincérité : l’essence des œuvres pieuses

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très miséricordieux

5. Les fruits de la sincérité 16:

1. L’accès au Paradis :

Allâh — Très Haut soit-Il —dit à ce sujet et offrent la nourriture, malgré son amour, au pauvre, à l’orphelin et au prisonnier (disant) : ‘’ c’est pour le visage d’Allâh que nous vous nourrissons : nous ne voulons ni récompense ni gratitude. Nous redoutons, de notre Seigneur, un jour terrible et catastrophique ». Allâh les protègera donc du mal de ce jour-là, et leur fera rencontrer la splendeur et la joie, et les rétribuera pour ce qu’ils auront enduré, en leur donnant le Paradis et des vêtements de soie﴿ El Insên (L’homme), V. 8-12.

 2. L’acceptation des œuvres :

En effet, la sincérité est, comme nous l’avons expliqué en haut, une condition pour que nos œuvres pieuses soient agréées par Allâh — Très Haut soit-Il —. L’éminent savant Seddîq Hassan Khân a dit : « Et il n’y a pas de divergence que la sincérité est une condition pour que l’œuvre soit correcte et agréée ».

3. L’acquisition de l’intercession du Prophète :

Le Messager d’Allâh (sur lui la prière et le salut d’Allâh) a dit : « L’homme qui sera le plus digne d’obtenir mon intercession le Jour de la Résurrection est celui qui aura dit ‘’lê ilêha ill-Allâh (nul n’est en droit d’être adoré si ce n’est Allâh) ‘’ sincèrement de son cœur ou de son âme » 17.Ibn el Qayyim a dit : « Il y a là un des secrets du Tawhîd (unicité) ; c’est que l’intercession ne peut s’obtenir qu’avec l’unicité absolue. Ainsi, celui qui sera plus accompli en matière d’unicité sera, [le Jour de la Résurrection], plus digne de recevoir l’intercession (du Prophète)».

4. La victoire de la communauté :

Le Prophète (sur lui la prière et le salut d’Allâh)  a dit : « Allâh accorde la victoire à cette communauté par ses membres faibles : par leur invocation, leur salat, et leur sincérité » 18.

5. Les actes profanes se transforment en œuvres d’obéissance :

La sincérité [el ikhlâs] de l’homme et sa bonne intention rehaussent ses actes qui sont purement mondains, ne suscitant à la base aucune récompense divine telle que le fait de dormir, de manger, de boire, de se reposer, etc. Le Prophète (sur lui la prière et le salut d’Allâh)  a dit : « Toute dépense que tu fais en recherchant la Face d’Allâh t’apportera une récompense, même la bouchée de nourriture que tu mets dans la bouche de ton épouse » 19.An-Nawawî — qu’Allâh lui fasse miséricorde — a dit : « Cela signifie que l’acte autorisé [moubêh] devient obéissance et récompense lorsqu’on aura désiré la Face d’Allâh ». C’est de faire en sorte que lorsque nous mangeons par exemple ou dormons, nous concevons, dans nos cœurs, l’intention de le faire pour fortifier nos corps afin de mieux adorer notre Seigneur -Exalté soit-Il-, de persévérer dans nos adorations...

6. La sincérité dissipe la tristesse :

De par plusieurs Versets, Allâh annonce que la sincérité fait disparaître les tristesses, sauve des calamités et préserve du châtiment divin. Cela dit, Allâh — à Lui la Pureté — a dit : Vous allez certes, goûter au châtiment douloureux. Et vous ne serez rétribué que selon ce que vous œuvriez, sauf les serviteurs élus20d’Allâh﴿ Es-Sâffêt (Les Rangés), V. 38-40.

Enfin, j’invite nos frères et sœurs lecteurs et lectrices à méditer ces quelques paroles, ô combien véridiques !

Ibn el Qayyim — qu’Allâh lui fasse miséricorde — a dit : « … la sincérité et l’unicité sont un arbre dans le cœur, ses branches sont les actes, et ses fruits sont la belle vie dans l’ici-bas et les délices perpétuels dans l’au-delà ; et, au même titre que les fruits du Paradis ne sont ni interrompus ni défendus, le fruit de l’unicité (Tawhîd), dans ce bas monde, lui aussi est ainsi. Le polythéisme, le mensonge et l’ostentation sont également un arbre dans le cœur, mais son fruit dans la vie présente est la peur, les soucis, l’anxiété, l’oppression de l’âme et l’obscurité du cœur, alors que son fruit dans l’au-delà sera le zaqqoûm (arbre en Enfer dont le fruit amer et repoussant servira de nourriture aux damnés), et le châtiment éternel ; et Allâh a évoqué ces deux arbres dans la sourate « Ibrâhîm » (Abraham) » 21. Que celui donc qui espère rencontrer son Seigneur réponde à Son ordre Adore donc Allâh en Lui vouant un culte exclusif﴿Az-Zoumar (Les Groupes), V. 38-40.

Ô Allâh ! Allié de l’islam et de ses partisans, raffermis-nous-y jusqu’à ce que

Nous Te retrouvons en musulmans 22. Âmîn !

 

www.islamhouse.com

ROUTE DE LA VERITE - Blog créé avec ZeBlog