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Islam Lover

Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

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Le sermon de ‘Arafat

Par Islam Lover :: samedi 05 novembre 2011 à 17:34 :: Miséricorde pour l'Univers

Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux

 

 

Le sermon de ‘Arafat

 

Parmi les sermons du Prophète (r) recensés au cours du Pèlerinage,  nous pouvons compter celui de ‘Arafat. Le noble compagnon Jabir ibn ‘Abd Allah (y) nous relate dans un long récit les détails du Pèlerinage du Prophète (r) depuis son départ de Médine jusqu’à son retour.

 

Ce sublime Hadith comprend un certain nombre de leçons et de perles rares notamment des règles parmi les règles primordiales. Celui-ci est recensé dans le Sahîh de l’Imam Muslim[1] -Dieu lui fasse miséricorde-. Notre témoin oculaire nous raconte (y) au fil de ce Hadith :

« Lorsque le soleil se coucha, il sollicita sa chamelle « al Qaswâ » qui fut sellée pour le départ. Il se rendit au cœur du Wadi (vallée) où il prononça  un sermon. 

Il y déclara entre autres : Votre sang et vos biens sont sacrés, comme ce jour-ci est sacré, en ce mois-ci, et sur votre terre. Sachez que toute chose de l’ère païenne est révolue et je la mets sous mes pieds. Le sang versé durant la « Jâhiliya » (temps de l’ignorance ou avant l’arrivée de l’islam) est révolu. Le premier sang versé révolu, est le sang d’ibn Rabi’a ibn al Harîth. Il a été adopté par la tribu Banu Sa’ad, et les membres de la tribu de Hudhayl l’ont tué. L’usure de l’ère païenne est révolue. La première usure révolue, est la nôtre, celle de ‘Abbâs ibn ‘Abd al Mouttalib ; celle-ci est entièrement révolue. Craignez Allah envers les femmes, vous les avez prises par le pacte d’Allah. Vous avez obtenu la permission d’avoir des rapports  avec elles par la Parole d’Allah. Elles vous doivent de ne faire entrer chez vous aucune personne que vous détestez. Si elles venaient à le faire, vous pouvez les corriger sans les maltraiter. Par contre, vous leur devez de les entretenir et de les vêtir convenablement.

 

Je vous ai laissé de quoi, si vous vous y accrochez, ne jamais vous égarer après moi : le Livre d’Allah. Sachez que vous serez interrogés à mon sujet, alors qu’allez-vous répondre ? Nous attestons - ont-ils répondu - que tu as transmis (le message), rempli (ta mission) et averti (les hommes).  C’est alors qu’il a levé son doigt en direction du ciel pour le pointer ensuite sur la foule, tout en s’exclamant : Ô Allah ! Sois Témoin ! Ô Allah ! Sois Témoin ! A trois reprises.

On fit l’appel à la prière ensuite et le petit appel pour prier le Dhohr. On refit l’Iqama après pour prier le ‘Asr. »

 

Ce sermon magnifique comprend de sublimes principes, d’illustres fondements, et de nobles règles de bienséance. L’Erudit ibn Al Qayyîm – Dieu lui fasse miséricorde – a notifié pour décrire ce sermon et expliquer son contenu :

« Il a prononcé publiquement de sa monture un remarquable sermon où il a établi les principes de l’Islam, tout en détruisant les principes du paganisme et de l’associationnisme. Il y a établi également l’interdiction de commettre les interdits que les peuples - toute confession confondue - s’accordent à interdire (ou à rendre sacrés). Autrement dit, le sang, les biens, et l’honneur. Il a foulé les habitudes de l’ère païenne sous ses pieds, il a abrogé l’usure en entier et l’a annulée.

 

Il a recommandé aux hommes de bien traiter les femmes en signalant le droit qu’elles avaient sur eux et leur devoir. Il incombe de subvenir à leurs besoins et de les vêtir dans les limites du convenable sans pour autant fixer de limite particulière. Il a autorisé aux maris de corriger leurs femmes dans le cas où elles feraient entrer chez eux des personnes dont la présence lui serait hostile. Il a recommandé à la communauté, en général, de s’accrocher au Livre d’Allah en faisant savoir à ses membres qu’ils ne pourraient s’égarer aussi longtemps qu’ils s’y accrocheraient. Il a ensuite informé qu’ils seront interrogés à son sujet, et leur a demandé de s’exprimer sur ce qu’ils allaient répondre, et sur quoi ils allaient témoigner. Ils ont répondu : « Nous témoignons que tu as transmis (le message), rempli (ta mission) et averti (les hommes) ». Il a alors levé son doigt au ciel pour rendre compte à Allah de leur témoignage à trois reprises. Il a même enjoint aux personnes présentes de transmettre ces enseignements aux personnes absentes. » [2] Fin de citation.

 

Ce sermon embrasse un ensemble important de points de la religion et ses mœurs. Les voici dans l’ordre d’énumération du Hadith :

 

Premièrement : il a interdit de s’en prendre impunément au sang des musulmans et à leurs biens. Il a confirmé ce point en ayant recours à une tournure éloquente. « Vous savez, votre sang et vos biens sont sacrés comme ce jour-ci est  sacré, au cours de ce mois-ci, sur votre terre. » Chacun est bien conscient du caractère sacré de la Terre Sacrée d’Allah. Ils savent pertinemment qu’elle est d’autant plus sacrée, le jour sacré (de ‘Arafat) au cours du mois sacré (de Dhul Hijja). Les biens et la vie du musulman sont aussi précieusement sacrés que le jour en question, au cours du mois en question, et sur la terre d’Allah. Son caractère sacré est donc incontestable.

 

Deuxièmement : il a totalement abrogé les pratiques païennes et les a toutes annulées. « Sachez que toute chose de l’ère païenne, je la mets sous mes pieds et elle est révolue. Le sang de la « Jâhiliya » est abrogé. Le premier sang par lequel je commence, est le sang d’ibn Rabi’a ibn al Harîth. Il a été adopté par la tribu Banu Sa’ad, et Hudhayl l’ont tué. L’usure (de l’ère païenne) est entièrement révolue. La première usure par laquelle je commence, est la nôtre, celle de ‘Abbâs ibn ‘Abd al Mouttalib ; celle-ci est entièrement abrogée. »

 

Dans ce paragraphe, il a annulé les pratiques de la « Jâhiliya » et ses transactions commerciales usuraires non achevées. Il a aussi indiqué que la loi du Talion ne sera pas appliquée pour le sang versé à cette époque. A travers ses dires : « Je la mets sous mes pieds, révolue », il sous-entend son annulation. Lorsqu’il déclare au sujet de l’usure : « L’usure (de l’ère païenne) est entièrement abrogée. » Il veut dire qu’elle est refusée et annulée.

 

Troisièmement : il a recommandé de bien traiter les femmes et a encouragé à avoir de bonnes relations avec elles. « Craignez Allah envers les femmes, vous les avez prises par le pacte d’Allah. Vous avez obtenu la permission d’avoir des rapports avec elles par la Parole d’Allah. Elles vous doivent de ne faire entrer chez vous aucune personne que vous détestez. Si elles venaient à le faire, vous pouvez les frapper sans les molester. Par contre, vous  devez  les entretenir et les vêtir convenablement. » Ce paragraphe invite à considérer le droit de la femme. A travers cette recommandation, il incite à cohabiter convenablement avec elle.

 

Bon nombre de propos prophétiques abondent dans ce sens ; L’accent y est mis sur la recommandation envers les  femmes et la mise en valeur de leurs droits, tout en mettant en garde contre la négligence à leur égard.

 

Quatrièmement : recommander le Livre d’Allah (U). Le faux ne l'atteint d'aucune part, ni par devant, ni par derrière, c’est une révélation émanant d’un Dieu Sage et Digne de Louange. « Je vous ai laissé de quoi, si vous vous y accrochez, ne jamais vous égarer  après moi : le Livre d’Allah. » Le Coran est un guide, Allah en a fait un guide pour les hommes afin d’éclairer leur droit chemin et toute initiative bénéfique. Ils peuvent distinguer à travers lui le vrai du faux, la bonne voie de l’égarement, et le bien du mal. Quiconque s’attache à lui est bien guidé, quiconque se tient à ses enseignements ne peut être égaré, et quiconque le suit ne peut être malheureux. S’il s’est contenté de citer le Livre, c’est parce qu’il implique de mettre la Tradition en pratique.

Quiconque néglige la Sunna ne fait que négliger le Coran. Dans ses paroles également : « Sachez que vous serez interrogés à mon sujet », allusion est faite à la mise en pratique de la Tradition.

 

Cinquièmement : Il les a informés qu’ils seront interrogés à son sujet (r). Il leur a demandé de formuler quelle sera leur réponse : « Sachez que vous serez interrogés à mon sujet, alors qu’allez-vous répondre ? » « Nous attestons – ont-ils répondu – que tu as transmis, rempli, et averti. » Alors, il a levé son doigt en direction du ciel pour le pointer ensuite sur la foule, tout en s’exclamant : « Ô Allah ! Sois-en Témoin ! Ô Allah ! Sois-en Témoin ! » A trois reprises.

« Vous serez interrogés à mon sujet » signifie : Concernant ma transmission du message.

« Alors qu’allez-vous répondre ? » signifie : à mon sujet. « Tu as transmis » c’est-à-dire : le message. « Rempli » c’est-à-dire : ta mission. « Et averti » c’est-à-dire : ta communauté. « Ô Allah ! Sois Témoin ! » C’est-à-dire : à l’encontre de Tes serviteurs ayant reconnu que j’ai bien rempli ma mission, Tu suffis certes comme Témoin.

 

Extrait du livre : Prêches et sermons extraits du Pèlerinage de l’Adieu du Sheïkh ‘Abd e-Razzaq el Badr

 

Traduit et adapté pour islamhouse par :

Karim ZENTICI



[1] Voir (1218).

[2] Zad el Ma’ad (2/233).

Piraterie en Méditerranée

Par Islam Lover :: dimanche 06 novembre 2011 à 21:41 :: Al-Aqsa dans notre coeur

Piraterie en Méditerranée : la marine israélienne attaque deux bateaux en route pour Gaza


D’après The Palestine Chronicle


L’armée israélienne a piraté ce vendredi, dans les eaux internationales, deux navires en route pour la bande de Gaza.

(JPG)
Piratage d’un des navires, pourtant dans les eaux internationales...

Le Tahrir, un bateau avec un équipage composé de militants canadiens, était à environ 35 miles nautiques de la bande de Gaza, avaient fait savoir les militants vendredi après-midi. Le contact avec le bateau a été perdu peu après.

« Nous avons perdu le contact avec le Tahrir et le Saoirse (bateau irlandais) et nous craignons le pire », a déclaré l’organisateur Dylan Penner.

La marine israélienne a pris les bateaux à l’abordage « après que toutes les tentatives pour les empêcher de briser le blocus aient échoué », a déclaré Avital Leibovitch, porte-parole de l’armée israélienne d’occupation.

Les bateaux et leurs équipages ont été déportés de force au port israélien d’Ashdod.

Huwaida Arraf, une porte-parole des militants, a déclaré dans un communiqué que « 27 civils dans deux petits bateaux, transportant uniquement des médicaments, ne représentaient aucune menace de sécurité pour l’Etat israélien, » et que la décision de les stopper était une poursuite de la politique israélienne de punition collective [de la population de la bande de Gaza], un crime contre l’humanité.

« En dépit de cette agression israélienne, nous continuerons à venir, vague après vague, par air, mer et terre, pour contester les politiques illégales d’Israël envers Gaza et toute la Palestine », dit-elle.

« Notre mouvement ne s’arrêtera pas et ne pourra être arrêté jusqu’à ce que la Palestine soit libre. »

Une carte en temps réel mise en ligne par le site Internet américain The Electronic Intifada a montré que les bateaux étaient encore dans les eaux internationales lorsque l’armée israélienne les a piratés vendredi après-midi.

Le sacrifié d’Abraham : Ismaël ou Isaac ?

Par Islam Lover :: mercredi 09 novembre 2011 à 23:07 :: Terrain de Rencontre

Au nom d’Allah,

L’infiniment Miséricordieux, le très Miséricordieux

 

Le sacrifié d’Abraham : Ismaël ou Isaac ?

 

Louange à Allah ! Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

 

Adaptation de : Majmû’ el Fatâwa de Cheikh el Islam ibn Taïmiya (4/331-336).

 

 Ismaël est le fils d’Ibrahim qui fut choisi par son père pour le sacrifier comme l’établissent le Coran, la Sunna, et un certain nombre de preuves qui sont notoires. D’ailleurs, la Thora, qui est entre les mains des « gens du Livre », le confirme.  Les anciennes écritures disent en effet : « égorge ton fils unique. »[1] L’autre traduction parle d’un premier-né. Ismaël fut bel et bien le fils unique à cette époque et le premier-né du Patriarche à l’unanimité des savants musulmans et juifs, mais ces derniers ont falsifié leurs écritures en y insérant Isaac. Par la suite, d’autres gens ont pris d’eux cette information, dont l’origine provient des Textes hébraïques falsifiés ; c’est pourquoi il est répandu chez certains musulmans que l’enfant en question fut Isaac.

La Sourate les rangs, qui relate l’histoire du sacrifice, démontre notamment à travers le verset suivant que l’enfant concerné fut Ismaël : (Nous lui annonçâmes la naissance d’un enfant sage (halîm)).[2]

Cette annonce nous rapporte trois informations : la nouvelle d’un enfant mâle, qui atteindra l’âge de raison ou de la puberté (Houloum qui a les mêmes racines que Halîm ndt.), et qui de surcroît sera sage. Peut-on faire plus grande preuve de sagesse (dans le sens de résignation ndt.) en s’abandonnant ainsi à son père en guise d’offrande, quand ce dernier lui dit : (Tu me trouveras si Dieu le veut parmi les patients).[3] Certains disent que la moindre des qualités qu’Allah puisse attribuer à l’un de ses prophètes, est celle d’être sage, étant donné qu’il dégage une grande force (ou qu’il domine par sa présence, ou encore qu’Allah garantit par sa présence la victoire à Ses élus.).

Ibrahim lui-même fut qualifié ainsi dans les deux versets suivants : (Ibrahim était sage et dévoué).[4] (Ibrahim était sage, dévoué et repentant).[5] L’événement témoigne en faveur de ses deux hommes qu’ils sont extrêmement « sages » : (Quand il parvint à l’âge mûr, il lui dit : « Mon fils ! J’ai vu en songe que je devais t’égorger, alors vois ce que tu dois faire. » Il répondit : « Père ! Fais ce qu’on t’ordonne, tu me trouveras si Dieu le veut parmi les patients »),[6] jusqu’à : (Nous l’échangeâmes contre une offrande immense • et nous laissâmes leur souvenir dans les générations futures • Paix à Ibrâhîm ! • C’est ainsi que nous rétribuons les bienfaiteurs • Il comptait parmi nos serviteurs croyants • Nous lui annonçâmes ensuite la naissance d’Isaac qui fut un prophète parmi les vertueux • nous les avons bénis lui et Isaac. Dans leur descendance, il y a des bienfaiteurs et d’autres qui sont injustes envers eux-mêmes de façon manifeste). [7]

Cette histoire démontre que l’enfant en question fut bien Ismaël et cela, pour plusieurs raisons[8] :

Premièrement : le Seigneur annonce à Ibrahim la naissance d’un enfant qu’il devra vouer plus tard en sacrifice. Dans un premier temps, le Coran relate l’événement du sacrifice, pour enchaîner ensuite par le verset : (Nous lui annonçâmes ensuite la naissance d’Isaac qui fut un prophète parmi les vertueux • Nous les avons bénis lui et Isaac). Il y a donc deux annonces différentes : l’une concerne le personnage central du sacrifice et l’autre concerne Isaac, comme cela ne peut échapper à personne.

Deuxièmement : l’histoire du sacrifice est uniquement mentionnée à cet endroit du Coran, alors que les autres passages se contentent d’évoquer l’annonce de la naissance d’Isaac, par exemple dans la Surate Hûd où le Très-Haut révèle : (Alors que sa femme se tenait debout, elle se mit à rire ; nous lui annonçâmes la naissance d’Isaac et de Ya’qûb après Isaac).[9] Si le sacrifice concernait effectivement Isaac, la naissance promise de Ya’qûb n’aurait plus lieu d’être. Le verset dit en effet : (Quand il a ressenti de la peur vis-à-vis d’eux, ils lui dirent : « N’aie pas peur ! », ils lui annoncèrent ensuite la naissance d’un enfant savant. Sa femme est apparue en se frappant le visage et en criant : « Quoi ! Une vieille femme stérile ! » ).[10] Allah révèle également dans la Sourate el Hijr : (Ils dirent : « Ne tremble pas ! Nous t’annonçons la prochaine naissance d’un enfant savant » • Il répondit : « M’annoncez-vous (cette nouvelle) alors que la vieillesse m’a touché ! Que m’annoncez-vous au juste ! » Ils dirent : « Nous te l’annonçons en toute vérité, ne sois donc pas du nombre de ceux qui désespèrent. » ).[11] Il n’est question ici d’aucun sacrifice.

De plus, en annonçant les deux bonnes nouvelles, qui sont l’annonce du futur sacrifice et celle d’Isaac après lui, cela démontre qu’Isaac et l’enfant concerné par le sacrifice sont deux personnes différentes. D’autant plus que selon certains versets, le Seigneur à fait don du frère d’Ismaël et de Jacob à Son Ami Abram (comme le nomme ainsi la bible), à travers le verset : (Nous lui avons fait don d’Isaac et Nous lui avons offert Ya’qûb en plus ; tous deux étaient des gens pieux).[12] Le Seigneur révèle également : ( Nous lui avons fait don d’Isaac et de Ya’qûb, et nous avons établi dans sa descendance le Livre et la prophétie. Nous l’avons rétribué sur terre et dans l'au-delà il comptera parmi les pieux).[13] Aucun de ces deux versets ne fait mention de l’enfant concerné par le sacrifice.

Troisièmement : Allah nous apprend que le futur sacrifice était un enfant sage. Quant à Isaac, son père reçut l’heureuse nouvelle qu’il sera un enfant savant dans un autre passage du Coran. Il y a forcément une raison pour laquelle les deux enfants furent qualifiés différemment. Cette distinction se vérifie d’autant plus lorsque l’une de leurs qualités respectives en accompagne une autre. La sagesse convient tout à fait à la patience qui revient à l’enfant concerné par le sacrifice. Le Coran affirme en effet qu’Ismaël est patient dans le verset suivant : (évoque Ismaël, el Yasa’, et Dhû el Kifl, tous comptaient parmi l’élite).[14] Voici donc une troisième raison, car un autre verset dit au sujet de l’enfant concerné par le sacrifice : (Père ! Fais ce qu’on t’ordonne, tu me trouveras si Dieu le veut parmi les patients).[15] Allah a donc reconnu à Ismaël la qualité de patient comme Il lui a reconnu ailleurs de respecter ses engagements à travers le verset : (Il était sincère envers ses engagements).[16] Il avait promis en effet à son père d’endurer patiemment son épreuve.

Quatrièmement : La naissance prochaine d’Isaac relevait du miracle, car sa mère était vieille et stérile. C'est pourquoi l’Ami d’Allah (sur lui la paix) a réagi avec étonnement à l’annonce de la nouvelle céleste : (« M’annoncez-vous (cette nouvelle) alors que la vieillesse m’a touché ! Que m’annoncez-vous au juste !) Sa femme n’en fut pas moins surprise pour avoir dit : (Vais-je enfanter alors que je suis vieille et que mon époux a également un âge avancé).[17] Nous avons déjà vu que cette annonce lui vint vers la fin de sa vie, et que cette nouvelle la concernait elle et son mari. Par contre, Ibrahim (sur lui la paix) fut le seul concerné par l’annonce de l’enfant concerné par le sacrifice. Il fut mis à l’épreuve de le tuer sans que la mère d’Isaac n’ait aucun lien avec cet événement. Cela corrobore tout à fait avec le hadith rapporté dans le recueil e-Sahîh, et selon lequel le Prophète (que les bénédictions d’Allah et la paix soient sur lui) et ses compagnons nous apprennent qu’à la naissance d’Ismaël, Sarah fut jalouse de sa mère Hâjar. Dès lors, Ibrahim a pris l’enfant et la servante pour les emmener à La Mecque actuelle. Sur place, il reçut l’ordre des années plus tard de tuer son fils. Ainsi, l’enfant concerné par le sacrifice et Isaac sont deux personnes différentes.

La preuve également que l’enfant concerné par le sacrifice n’est pas Issac est que le Seigneur révèle juste avant ce verset : (Nous lui annonçâmes la naissance d’Isaac (à Sarah), et celle de Ya’qûb après Isaac).[18] Comment Isaac peut-il être voué au sacrifice dans ces conditions ? L’annonce de Ya’qûb implique forcément que son père (Isaac) reste en vie avant que son fils ne vienne au monde. Personne ne conteste que l’histoire du sacrifice ait eu lieu avant la naissance de Jacob. Bien plus, ce dernier n’a vu le jour qu’après la mort de son grand-père Ibrahim (sur lui la paix) ; nul ne doute pourtant que l’anecdote du sacrifice se soit déroulée avant son décès.

La preuve que cette histoire s’est déroulée à La Mecque est la suivante : le jour de la Conquête de la ville sainte, le Prophète (que les bénédictions d’Allah et la paix soient sur lui) a trouvé les cornes du fameux bélier d’Abraham à l’intérieur de la Ka’ba. Il s’est alors adressé au gardien du Temple en ces termes : « Je t’ordonne de recouvrir les cornes du Bélier, car il ne doit rien y avoir en direction de la Qibla qui puisse distraire le fidèle en prière. » C'est pourquoi l’endroit où s’est produit l’événement sert de rite depuis l’époque d’Ismaël et de son père, qui ont construit le Temple comme le formule explicitement le Coran.

Personne n’assume qu’un jour Isaac, ne s’est rendu à La Mecque ni parmi les « gens du Livre » ni personne d’autre. Néanmoins, certains appartenant à la religion juive prétendent que l’histoire du sacrifice a eu lieu dans la région du Shâm (Palestine, grande Syrie…), mais ce n’est qu’un pur mensonge ! Si certaines montagnes du Shâm avaient assisté à cet événement, on l’aurait obligatoirement su, et on y aurait certainement consacré un rite, de la même façon que la Mosquée qu’Ibrahim a construite, et ses environs sont devenus des lieux de rites…

 

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches,

et tous ses compagnons !

 

Traduit pour IslamHouse par :

Karim ZENTICI

Revu par Fouad SIRBAL



[1] Voici les termes de la Traduction œcuménique : « Prends ton fils, ton unique, Isaac, que tu aimes. Pars pour le pays de Morriya et là, tu l’offriras en holocauste sur celle des montagnes que je t’indiquerais. » [Genèse ; 22-3]

[2] Les rangs ; 101 Ismâ’îl fut qualifié ici de Halîm que nous traduisons par « sage », mais qui prend en fait des sens multiples comme magnanime (qui est enclin au pardon comme nous le souligne e-Sa’dî), longanime (qui supporte ce qu’il pourrait réprimer comme nous l’apprend el Baghawî), ou qui se résigne, fait preuve de patience et d’une maîtrise de soi. NdT 

[3] Les rangs ; 102

[4] Le repentir ; 114 D. Masson explique en ces termes le sens de Awwâh (que nous avons traduit par « dévoué » mais qui a aussi le sens d’humilité) : « celui qui gémit, qui soupire, et qui implore la miséricorde de Dieu. » Elle corrobore ainsi l’exégèse des grands spécialistes à l’exemple d’el Baghawî et de l’exégète linguiste e-Râghib el Asfahânî dans Mufradât Alfâdh el Qurân que chaque arabophone, et plus particulièrement le traducteur, doit compter dans sa bibliothèque. NdT

[5] Hûd ; 75 repentant est l’un des sens de Munîb, mais de façon plus générale il signifie revenir à Allah.

[6] Les rangs ; 101, 102. Certains exégètes assument que l’événement s’est passé quand Ismaël a atteint l’âge de treize ans. Toutefois, le début du premier verset peut avoir d’autres sens. Il peut vouloir dire : quand le père l’a emmené jusqu’au pied de la montagne, ou quand il eut atteint un âge avancé.

[7] Les rangs ; 106-113

[8] Voir notamment Tafsîr ibn Kathîr.

[9] Hûd ; 71 Il s’agit dans cet épisode de Sarah fille de Hârân fils de Ahwar qui fut mariée à son cousin Ibrahim (voir Tafsîr el Baghawî qui précise notamment que Saraï se tenait derrière un rideau.)

[10] E-Dhâriyât ; 28 Selon certains exégètes, elle n’a fait que crier d’où elle était, sans se montrer à ses visiteurs, mais par un effet de rhétorique, c’est sa voix qui se serait déplacée.

[11] El Hijr ; 53

[12] Les Prophètes ; 72

[13] L’araignée ; 27

[14] Sâd ; 48

[15] Les rangs ; 101, 102

[16] Mariam ; 54

[17] Hûd ; 72

[18] Hûd ; 71

UNESCO : Les peuples et les États disent NON à Israël-USA

Par Islam Lover :: jeudi 10 novembre 2011 à 22:04 :: Al-Aqsa dans notre coeur

UNESCO : Les peuples et les États disent NON à Israël-USA


José Luis Moraguès - CCIPPP


Désormais Israël-USA ne sont plus tout puissants, ils n’ont pu empêcher cette adhésion, ils sont condamnés à réagir. Pour aussi violentes et meurtrières qu’elles soient et seront, leurs réactions ne peuvent ni ne pourront empêcher la fin prochaine de leur hégémonie.

LA PALESTINE À L’UNESCO

(JPG)Le 31/10/2011 les États membres de l’UNESCO réunis en Conférence générale ont « décidé de l’admission de la Palestine comme membre de l’Unesco » par un vote écrasant : sur les 195 États membres, 107 ont voté pour, 52 abstentions et 14 contre. Dans la logique de leur campagne de menaces et de pressions diverses, dès le résultat du vote connu, les USA annonçaient l’arrêt de leur contribution financière (22% du budget de l’UNESCO) à commencer par le blocage du versement de 60 millions de dollars prévu en novembre 2011. Nouvel exemple magistral et une leçon de respect de la démocratie par l’oncle Obama. Dans la foulée Israël annonçait : 1) l’extension de la colonisation avec l’autorisation de la construction de 2250 logements à Jérusalem-Est, Gush Etzion et Maale Adumim en Cisjordanie ; qui, selon le premier ministre « resteront israéliennes dans tout accord de paix » ; 2) la suspension du transfert de près de 100 millions de dollars (72,4 millions d’euros) de droits de douanes et taxes sur les produits palestiniens perçus par Israël et reversés chaque mois à l’Autorité palestinienne. Encore deux exemples et une leçon de violation flagrante du droit par la « seule démocratie du moyen orient ».

Rappelons que UNESCO signifie : Organisation des Nations-Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture. Ses missions sont consacrées à la culture, à la science, à la création et à sauvegarde et la gestion des patrimoines nationaux. Le porte-parole des affaires étrangères de la France n’a-t-il pas déclaré que la « vocation de l’UNESCO est d’oeuvrer à la généralisation d’une culture de la paix au sein de la communauté internationale ? »

Il est vrai qu’admettre la Palestine à l’UNESCO c’est reconnaître à l’évidence que les Palestiniens sont un peuple, qu’ils ont un pays, une histoire, une culture, un patrimoine archéologique et architectural, etc.

Il est vrai que les Palestiniens voudraient que l’église de la Nativité à Bethléem soit le premier site inscrit "au nom de la Palestine" au Patrimoine mondial, dès 2012. Bien sûr, avec cette adhésion, les Palestiniens pourraient signer la Convention sur le Patrimoine Mondial et pourraient par ce biais déposer des demandes de reconnaissance pour d’autres sites, comme par exemple, le tombeau de Rachel, le Caveau des patriarches, la demeure supposée d’Abraham avec la mosquée El Khalil (Hébron), mais également pour des sites chrétiens... tous situés dans les territoire occupés par Israël.

Même si l’on sait que ces demandes risquent de se perdre dans d’interminables procédures ou que leur mise en œuvre sera bloquée, leur existence même est visiblement une « menace » pour l’État sioniste. Et il n’en faut pas plus pour déclencher la colère haineuse d’Israël (qui depuis plus de 60 ans pratique le nettoyage ethnique des Palestiniens et veut rayer la Palestine de la carte) et des USA, leur soutien inconditionnel.

Jugez-en par vous mêmes : Le quotidien conservateur Washington Times est catégorique : "Il n’y a pas et il n’y a jamais eu un pays appelé Palestine". Et selon l’éditorialiste, Sonia Bloomfield, "le terroriste et chef palestinien Yasser Arafat a inventé un peuple qui n’a jamais existé". Le très influent éditorialiste de CNN et Time, Fareed Zakaria, prend clairement position contre la démarche palestinienne. Dans un éditorial, il explique : "Il n’y a qu’une seule façon de voir émerger un État palestinien. Seulement si les Israéliens donnent leur accord. Ils ont la terre, ils ont les armes, ils ont l’argent".

Ceci n’est malheureusement pas une simple opinion. Deux lois étatsuniennes de 1990 et 1994 interdisent le financement d’une agence spécialisée des Nations unies qui accepterait les Palestiniens en tant qu’État membre à part entière en l’absence d’accord de paix avec Israël.

C’est sans doute pour cette raison qu’ils qualifient « d’unilatérale » la démarche de l’Autorité palestinienne à l’UNESCO et à L’ONU ( !) tout ce que le monde entier pourrait décider sans Israël est « unilatéral ».

Mais cette arrogance ne peut changer le sens de ce vote à UNESCO qui confirme la tendance générale : désormais Israël-USA ne sont plus tout puissants, ils n’ont pu empêcher cette adhésion, ils sont condamnés à réagir. Pour aussi violentes et meurtrières qu’elles soient et seront, leurs réactions ne peuvent ni ne pourront empêcher la fin prochaine de leur hégémonie.

Depuis Gaza et les révolutions du monde arabe les États sont contraints de tenir compte de la colère des peuples et de leurs aspirations à la justice. Le vote massif pour la Palestine à l’UNESCO et les nombreux soutiens pour la « reconnaissance » de la Palestine à l’ONU (indépendamment des divergences palestiniennes sur la question) sont un désaveu cinglant et mondialement majoritaire de la politique de haine à l’égard du peuple palestinien et de la négation de ses droits fondamentaux.

La campagne BDS nous offre à nous, société civile, la possibilité de passer à l’offensive contre Israël et de l’isoler chaque jour davantage pour l’obliger à respecter les droits fondamentaux du Peuple Palestinien.

(Lire l’excellente interview de Lisa Taraki par Mark LeVine : Pourquoi boycotter Israël ?)

J.L.M. CCIPPP34 - 6/11/2011

ccippp34@protection-palestine.org
Site CCIPPP 

Ibrahim Zaza : le jeune garçon de Gaza, oublié des journaux

Par Islam Lover :: jeudi 17 novembre 2011 à 0:42 :: Al-Aqsa dans notre coeur

Ibrahim Zaza : le jeune garçon de Gaza, oublié des journaux

Ramzy Baroud


« Les deux bras d’Ibrahim ont été coupés. Il a un trou dans son poumon. Des parties de ses jambes ont disparu. Un de ses reins est en mauvais état ... Nous avons besoin que des gens nous aident. »

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La mort d’Ibrahim n’a eu aucune sorte d’importance pour les médias occidentaux

C’étaient les paroles d’un homme épuisé, alors que dans un entretien avec The Real News, une agence alternative d’informations, il décrivait l’état de son fils mourant.

Ibrahim Zaza n’était qu’un jeune garçon âgé de 12 ans. Lui et son cousin Mohammed, âgé de 14 ans, ont été touchés par un missile israélien tiré depuis un avion sans pilote, alors qu’ils jouaient devant leur maison à Gaza.

Ceci s’est passé le 18 août. Le lendemain, le Daily Telegraph britannique a rapporté : « Israël lance une riposte après une attaque de militants à la frontière avec l’Egypte. » Cette volonté de blanchir les récentes attaques israéliennes sur Gaza assiégée m’a poussé à me demander si tous les journalistes reprenaient les termes utilisés par l’armée israélienne pour rapporter les fais en question. Les Palestiniens ont été punis pour une attaque contre les Israéliens qui s’est déroulée près de la frontière israélienne avec l’Egypte. Il n’existe aucune preuve reliant Gaza à l’attaque, et les autorités égyptiennes contestent aujourd’hui le compte-rendu qu’en a fait Israël.

« Au moins six Palestiniens ont été tués par la première vague de bombardements. Israël affirme qu’ils étaient membres du groupe connu sous le nom de Comités de Résistance Populaire - avec parmi eux leur chef - et accusé d’être responsable des attentats », ont écrit Phoebe Greenwood et Richard Spencer (The Telegraph, 19 août).

Les Comités de résistance populaire se sont dissociés de l’attaque, comme l’a fait le Hamas et toutes les organisations palestiniennes. Mais c’était insuffisant pour sauver la vie d’hommes et de femmes innocents à Gaza, qui subissent déjà des conditions de vie indicibles. Parmi les tués après la première vague d’attaques qui visait « des militants », se trouvaient deux enfants, un âgé de trois ans et l’autre de 13.

Dans les médias, les victimes palestiniennes n’ont de l’importance qu’à partir du moment où leur chiffre atteint un nombre considérable. Mais même dans ce cas, ces victimes sont placées dans un contexte qui les prive de toute sympathie possible, ou pire encore, en accusant les résistants palestiniens d’une responsabilité indirecte (en poussant Israël à recourir à la violence pour défendre sa sécurité). En fait, l’expression de « sécurité palestinienne » est presque inexistante, bien que des milliers d’habitants de la bande de Gaza ont été tués rien que ces trois dernières années.

Même les nouvelles des enfants palestiniens tués dans les attaques aériennes du mois d’août ont été livrées en entretenant un sentiment de flou et le doute. Les informations venues des médias ont minimisé le fait que la majorité des victimes étaient des civils palestiniens. Le Telegraph a rapporté que : « Le Hamas, qui dirige la bande de Gaza, a déclaré que deux enfants ont également été tués dans les raids aériens ... » Que l’on cite le Hamas, et non pas des groupes de défense des droits humains ou des sources hospitalières, est à peine surprenant puisque le journaliste en question est basé à Tel Aviv ou Jérusalem.

Ce n’était pas choquant non plus quand le jeune garçon, Ibrahim Zaza, a fini par mourir. Son cœur était le seul organe qui avait continué à fonctionner pendant près de trente jours après l’attaque de l’avion sans pilote. Le père, qui a été autorisé à accompagner Ibrahim et Mohammed dans un hôpital israélien, a ensuite été empêché de quitter l’hôpital car il constituait une menace pour la sécurité ( ?). Il était resté près du petit corps de son fils, espérant et priant. Il a fait appel aux gens pour qu’ils se tiennent aux côtés de sa famille, disant son manque de moyens pour acheter un fauteuil roulant dont il pensait qu’Ibrahim aurait besoin une fois qu’il serait à nouveau conscient.

Il n’est plus question d’un fauteuil roulant maintenant. Et quant à Mohammed, la douleur impitoyable continue. Ses jambes sont écorchées, sans la peau. Son ventre est complètement ouvert. Ses cris me hantent.

La mort d’Ibrahim a semblé susciter peu de couverture médiatique, au cas où il y en ait eu la moindre. Il n’y avait aucun article dans le New York Times, aucune photo dans Time Magazine de la mère en larmes et des proches effondrés. La vie d’Ibrahim dans ce monde a été courte. Et sa mort n’a guère eu d’écho en dehors du petit cercle de ceux qui l’ont tellement aimé.

Il n’y aura aucun débat sur l’utilisation par Israël des raids aériens qui tuent des civils, ni aucune réunion urgente des Nations Unies au sujet des meurtres continuels perpétrés par les drones israéliens, lesquels représentent d’ailleurs une industrie fort rentable. Les clients qui ont des doutes au sujet de l’efficacité des Elbit Systems Hermes 900 UAVpour prendre ceux-là comme exemple, n’ont qu’à regarder les vidéos de l’armée de l’air israélienne où l’on voit un drone planant doucement au-dessus de Gaza. D’après sUAS News, « il peut atteindre une altitude plus élevée jusqu’à 30 000 pieds... (et) peut être adapté rapidement et facilement aux besoins de l’opérateur, sans nécessité de réajuster l’infrastructure de fonctionnement pour chaque mission » (6 juin 2011).

Cela fait des années qu’Israël teste ses drones sur les Palestiniens. À Gaza, on peut voir à l’oeil nu tourner ces vautours. A chaque fois que l’un d’entre eux se rapproche, les gens cherchent désespérement un abri Mais il a fallu un rapport de WikiLeaks pour avoir confirmation de l’utilisation par Israël de drones pour tuer. Selon un document récemment divulgué, l’avocat général et commandant de l’armée israélienne, Avichai Mandelblit, avait mis au courant en février 2010 l’ambassadeur des Etats-Unis en Israël, James Cunningham, de l’utilisation par Israël d’avions militaires téléguidés pour assassiner ceux soupçonnés d’être des militants [résistants - N.d.T].

Dans le reportage de Real News, Lia Tarachansky interroge le Lt Col. Avital Leibowitz, porte-parole de l’armée israélienne, pour tenter de savoir pourquoi Ibrahim et son cousin avaient été pris pour cible.

Lia Tarachansky : « Selon les témoins, il y a eu un seul tir de missile et il a visé deux enfants, un de 12 ans et l’autre de 14, qui étaient assis devant leur maison. »

Avital Leibowitz : « La logique est que quand quelqu’un essaye de vous lancer une fusée, alors la logique est - nous préférons viser cette personne avant que ce soit elle qui nous vise. »

Sur l’une des photos que j’ai pu retrouver d’Ibrahim Zaza, on le voit posant timidement devant l’appareil-photo, ses cheveux ramenés vers l’avant. Mon coeur se brise maintenant, alors que je pense à lui et à toutes les autres victimes de la « logique » israélienne.

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Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Mon père était un combattant de la liberté : L’histoire vraie de Gaza (Pluto Press, London), peut être acheté sur Amazon.com.

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