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Islam Lover

Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

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Salmân Al-Fârisi

Par Islam Lover :: jeudi 01 février 2007 à 10:49 :: Vivons Avec Eux, Apprenons d'Eux!

                                      

 

 

 

 

 

« Salmân fait partie de notre famille. »
[ Parole du Prophète Muhammad. Voir Sifât as-safawa d’Ibn al-Jawzî et Tarîkh al-Islâm de Dhanabî ]

 

La vie de ce compagnon fut une véritable et inlassable quête de la Vérité. C'est l'histoire d'une âme passionnée et assoiffée de Dieu, qu'elle chercha à travers plusieurs cultes et religions avant de Le trouver dans l'islam, la dernière et ultime Vérité.

Dans un récit émouvant, Salmân nous raconte lui-même les péripéties de son cheminement spirituel qui le mena vers le Prophète de l'islam dont il devint un des plus fidèles compagnons :

     « J'étais un persan originaire d'Ispahân. Notre village s'appelait Jayyân.

Mon père était un des notables du village et un des hommes les plus en vue par leurs richesses et leurs connaissances dans la religion de Zoroastre. Moi-même, j'étais un adepte de la religion des Mages adorateurs du feu et j’avais tellement de ferveur pour cette religion qu'il m’arrivait de rester des heures durant devant le feu sacré pour attiser ses flammes à chaque fois qu'il risquait de s'éteindre. Mon père possédait, à quelques kilomètres de notre village, une ferme qui lui procurait beaucoup de richesses.

Il entretenait lui-même cette ferme et y allait plusieurs fois par mois. Un jour, ne pouvant y aller, il me chargea de cette tâche. Sur mon chemin, je vis une église chrétienne où on célébrait le culte chrétien.

C'était la première fois que je voyais une église chrétienne car mon père m'empêchait de sortir de notre village. Ma curiosité était telle que j'entrai à l'intérieur de l’église pour écouter les chants des fidèles. Leurs prières m’attirèrent et je me suis dit que cette religion était meilleure que la mienne. Je restai donc avec eux jusqu’au soir, oubliant et mon père et la tâche dont il m’avait chargé. Je sentis que cette religion m’attirait et me fascinait. Je demandai à ses adeptes d’où elle venait. On me répondit de Damas.

Une fois la nuit tombée, je revins chez moi où je trouvais mon père très inquiet à mon sujet. À sa question de savoir ce que j’avais fait, je répondis que j’avais fait la découverte d’une religion meilleure que la nôtre et que ceci m’avait amené à entrer dans l’église où les adeptes de cette religion faisaient leurs prières, et à rester avec eux jusqu’à oublier d’aller à la ferme. Ces paroles déplurent à mon père qui essaya de me convaincre de la supériorité de notre religion sur celle des chrétiens, mais en vain, car je persistais à croire que la religion chrétienne était meilleure que la nôtre. Alors en désespoir de cause, et craignant que je n’abandonne ma religion pour celle des chrétiens, il m’enchaîna dans une chambre pour que je ne puisse sortir.

Or, je réussis à transmettre un message aux chrétiens leur disant que j’avais embrassé leur religion et que je voulais partir à Damas. Je les priai donc de m’informer du départ de la prochaine caravane pour Damas afin que je parte avec elle. Quelques jours après, on vint m’informer de me tenir prêt au départ :Je me débarrassai donc de mes chaînes et m’enfuis en cachette de la maison pour rejoindre la caravane en partance pour la Syrie.

Là-bas, j’ai demandé aux chrétiens de m’indiquer où se trouvait le plus grand de leurs prêtres. Ils me répondirent que c’était l’évêque qui officiait à la grande église. J’allai le trouver et lui demandai la permission de rester dans son entourage et de le servir à condition qu’il m’apprenne les enseignements du christianisme. Il accepta et me permit de demeurer avec lui.

Je me rendis compte, quelque temps après, combien cet évêque était mauvais.
Il n’hésitait pas à accaparer les aumônes destinées aux pauvres et à les garder pour lui
. À cause de son comportement, je me mis à le haïr et à le mépriser. Mais il ne tarda pas à mourir.

Son successeur fut tout à fait différent. C’était un homme bon, pieux, charitable et détaché des plaisirs de ce monde. Je l’ai aimé comme je n’ai jamais aimé quelqu’un d’autre. Je restai avec lui jusqu’à ce qu’il fut sur le point de mourir.

À sa mort, je lui demandai : "À qui me recommandes-tu mon père ?" - "Mon fils, je ne connais qu’une seule personne qui me ressemble et de qui tu peux apprendre. Cette personne se trouve à Mossoul, en Irak. Vas et trouve-la."

Je me rendis chez la personne indiquée et lui exposai l’objet de ma visite. Elle accepta que je demeure chez elle et que j’apprenne sous sa conduite. Cet homme aussi était bon et pieux. Je demeurai chez lui un certain temps jusqu’à ce qu'il fut sur le point de mourir.

Je lui demandai alors de me confier à quelqu’un d’autre pour parfaire mon éducation spirituelle. Il m’indiqua la demeure d’un moine à Nassibin. Je me rendis à cet endroit et trouvai l’homme que je cherchais. Après avoir écouté l'objet de ma visite, il accepta de me prendre à son service. Au cours de mon séjour chez ce vieux moine, j’eus l'occasion d’apprécier sa bonté et sa piété. Je restai avec lui jusqu’à ce qu’il mourut à son tour. Avant de quitter ce monde, il eut, cependant, l’amabilité de me confier à un autre moine établi à `Ammuriya, du côté de Byzance.

À la mort du moine de Mossoul, j’allai à la recherche de son coreligionnaire de `Ammuriya. Je le trouvai et lui rapportai les recommandations du défunt moine de Mossoul. Il m’accueillit chaleureusement et m’accepta à son service. Je m'installai donc chez lui en emmenant avec moi les vaches et les brebis que j’avais acquises grâce à mon travail. Lorsqu’il fut sur le point de mourir, je lui demandai : "À qui me recommandes-tu ô mon père ?" -

"Ô mon fils ! Je ne vois personne ayant les qualités que tu recherches mais je sais qu’un prophète va apparaître, prêchant la religion d'Abraham. Son avènement est imminent. Il sortira du pays des Arabes et émigrera vers une terre plantée de palmiers située entre deux zones couvertes de pierres volcaniques.

Cet homme possède des signes particuliers par lesquels tu peux le reconnaître. Il refuse les aumônes mais accepte les cadeaux. Entre ses épaules, se trouve le sceau de la prophétie. Si tu le vois, tu le reconnaîtras aisément. Si tu trouves le moyen de rejoindre ce pays, n'hésite pas." Après la mort de ce moine, je demeurai à `Ammuriya jusqu’à l’arrivée de négociants arabes de la tribu des Kahb en Arabie.

Je suis allé les voir en leur proposant de m’emmener en Arabie en échange des vaches et brebis que j’avais avec moi. Ils acceptèrent ma proposition et je partis avec eux. Or, en cours de route, ils trahirent leurs engagements et me vendirent à un juif de Wâdi Al-Qurâ. Je restai chez lui jusqu’à ce qu’un de ses cousins des Banû Qurayda vienne lui rendre visite et m’achète pour me prendre à son service. C’est ainsi que je parvins à Médine.

L’homme qui m’avait acheté possédait une palmeraie à Yathrib. J’étais chargé de son entretien. Un jour, alors que j'étais sur le sommet d’un palmier, j’entendis mon maître, assis dans le jardin, discuter avec un de ses cousins. Ce dernier lui disait : "Maudits soient les Banû Qâhila - les Aws et les Khazraj - : ils se sont rassemblés à Quba autour d’un homme venu de la Mecque qui prétend être prophète..."
En écoutant ces paroles,
je me mis à trembler et faillis tomber sur mon maître assis sous le palmier. Je descendis précipitamment de l’arbre en demandant à l’homme de répéter ce qu’il venait de dire. Mon audace déplut à mon maître qui me donna un coup de poing en me disant : "Ceci ne te concerne pas, retourne à ton travail".

Je remontai sur le palmier et repris mon travail. Le soir venu, je pris avec moi une quantité de dattes que j’avais pu économiser et je partis à la recherche du Messager de Dieu . Arrivé à Qubâ où celui-ci s’était établi, je le trouvai avec un groupe de ses compagnons . Je me suis adressé à lui en ces termes : "J’ai appris que tu étais un saint homme et que tes compagnons sont étrangers à cette ville et ont besoin d’aide. Voici de la nourriture que j'envisageais de donner en aumône, je crois que vous en avez besoin plus que d’autres.".

Le Prophète avança le sac de dattes vers ses compagnons et leur dit : "Mangez." Quant à lui, il s’abstint de manger. Voyant cela, je me suis dit : "Voilà un premier signe.

Après son déplacement de Qubâ à Médine, je revins voir le Messager de Dieu en apportant avec moi une autre quantité de dattes que j’avais économisées sur mes parts. Je lui dis : "J’ai remarqué que tu ne mangeais pas les aumônes. C’est pourquoi je t’ai apporté cette quantité de dattes comme cadeau." Il en mangea cette fois-ci et invita ses compagnons à en faire de même. Je fus réjoui par ce geste et me suis dit : "Par Dieu, il mange ce qui lui est offert comme cadeau. C’est le deuxième signe.".

Quelque temps après, je revins le voir alors qu’il était à Al-Baqî` pour l’enterrement d’un de ses compagnons. Je le vis assis, drapé de deux manteaux, au milieu de ses compagnons. Je le saluai et il me rendit mon salut. Je me mis alors à regarder le haut de son dos, dans l’espoir de voir le sceau de la prophétie, ce qui attira son attention. Devinant ma pensée, il ôta l’un de ses manteaux, et je vis entre ses épaules le fameux sceau de la prophétie, tel que décrit par le vieux moine. Je l’entourai de mes bras et l’embrassai en pleurant. Il m’invita à m’asseoir et me demanda de lui relater les péripéties vécues avant ma venue à Médine. À la fin de mon récit, il me souhaita la bienvenue et m'accueillit parmi ses compagnons .

À partir de ce jour, je devins un des familiers des cercles d’enseignement du Messager de Dieu . Je ne le quittai plus. Cependant, n’étant pas encore affranchi de l’esclavage, je ne pus assister aux batailles de Badr et de Uhud. Plus tard, l’Envoyé de Dieu et ses compagnons m’aidèrent à m’affranchir de mon maître en me donnant l'argent nécessaire pour cela. »

 

Telle fut la quête passionnée de ce compagnon pour la vérité, une quête qui trouvera son aboutissement à Médine où Salmân venait de trouver son maître spirituel. II ne quittait plus l’entourage du Messager de Dieu, maintenant qu’il avait trouvé ce qu’il cherchait depuis longtemps, depuis qu’il avait tout abandonné dans ce bas monde pour écouter les appels de la vérité et suivre la quête de son âme.

À Médine, il sera le compagnon inséparable d’Abû Ad-Dardâ, un autre disciple du Prophète. Il habitera chez lui et partagera avec lui sa vie sobre et ascétique. Les deux hommes étaient célèbres pour leur détachement des plaisirs de ce monde et leur piété. Un jour, Salmân reprocha à Abû Ad-Dardâ son excès de mortification, celui-ci priait la nuit et jeûnait le jour. Il essaya de lui faire rompre son jeûne, mais en vain. Abû Ad-Dardâ s’en défendit en ces termes :

« Voudrais-tu m’interdire de jeûner et d’adorer mon Seigneur ? » Salmân lui répondit par une parole du Prophète : « Tes yeux ont un droit sur toi de même que ton épouse. Jeûne et mange. Prie la nuit et dors. »

Apprenant cela, le Messager de Dieu dira : « Salmân a fait preuve de plus de perspicacité. » Salmân Al-Fârisî était très aimé et estimé de l’Envoyé de Dieu qui le considérait comme un membre à part entière de sa propre famille. Un jour, en effet, alors que les Ansârs et les Muhâjirîn revendiquaient les uns et les autres l’appartenance de Salmân à leur communauté, le Messager de Dieu s’adressa à eux en ces termes : « Salmân fait partie de notre famille. »

 

      Salmân Al-Fârisî était devenu un des compagnons les plus proches du Messager de Dieu. Son statut d’étranger et de pauvre l’avait amené à se rapprocher de plus en plus du Prophète qu’il quittait rarement. C’est ainsi qu’il faisait partie des gens de la Sufa (ahl as-suffa), ces pauvres parmi les musulmans qui habitaient une aile de la mosquée et passaient leur temps dans l’adoration du Seigneur. Le Messager de Dieu pourvoyait aux besoins de ces hommes parmi lesquels se trouvait notre illustre Salmân Al-Fârisî.

Mais celui-ci n’était pas qu’un adorateur tourné vers la méditation, c’était aussi un homme d’action doué de surcroît d'une très grande intelligence en matière de stratégie militaire. Lors de la fameuse bataille des tranchées, il donnera un magistral aperçu de son génie et de sa tactique inconnue jusque-là chez les Arabes.

Ce jour-là, plus de 20.000 infidèles issus des tribus de Quraysh et de Ghatafân, et dirigés par Abû Sufyân et `Uyayna Ibn Hisn, marchèrent sur Médine qu’ils voulurent prendre d’assaut avec la complicité des juifs des Banû Qurayda. Jamais les musulmans ne furent confrontés à un danger d’une si grande ampleur. Ils en furent tellement surpris qu’une grande frayeur s’empara d’eux et ils en arrivèrent à succomber au désespoir.

Le Coran nous a dépeint cette scène en ces termes :

{ Quand ils vous vinrent d’en haut et d’en bas (de toutes parts), et que les regards étaient troublés et les cœurs remontaient aux gorges, et vous faisiez sur Dieu toutes sortes de suppositions.
Les croyants furent alors éprouvés et secoués d’une dure secousse. }
[ Sourate 33 - Versets 10-11 ]

 

Cette expédition des « coalisés » comme l’appela le Coran, visait la neutralisation définitive du sanctuaire médinois avant que celui-ci ne se fortifie et ne propage l’islam dans la péninsule arabique. Pour arriver à ce but, les tribus arabes ameutèrent tous ceux qui étaient en mesure de combattre et qui avaient un compte à régler avec cette religion qui venait menacer leurs croyances et leurs intérêts. Les juifs des Banû Qurayda établis à Médine participèrent à ce complot en prenant sur eux la tâche perfide d’attaquer les musulmans de l’intérieur. Le Messager de Dieu rassembla alors ses compagnons et se concerta avec eux sur l’attitude à adopter en ces circonstances exceptionnelles. La décision fut prise à l’unanimité de résister aux coalisés et de soutenir leur siège.

Mais comment ? Et avec quels moyens ? La question taraudait l’esprit du Messager de Dieu et de ses compagnons. Il est vrai que c’était la première fois que les musulmans se trouvaient confrontés à un siège. D’habitude, les batailles se déroulaient en plein air avec l’avantage qu’avaient les deux adversaires de se déployer et de se mouvoir comme bon leur semblait :

Là, un seul adversaire pouvait se permettre ce luxe. Quant à l’autre, il n’avait d’autre choix que de se trouver acculé à se défendre. Alors que le Messager de Dieuréfléchissait aux moyens à entreprendre pour défendre la ville, un homme à la taille longue et aux cheveux touffus se présenta à lui et lui dit :

« Ô Messager de Dieu !  La ville est bien protégée sauf certains endroits par où l’ennemi peut s’infiltrer et nous surprendre. Je crois qu’il serait plus prudent que nous creusions des tranchées en ces endroits afin d'empêcher les assaillants d’arriver jusqu’à nous. C’est ainsi qu’on faisait chez nous en Perse. »

 

Le Messager de Dieu approuva cette idée très lumineuse et donna l’ordre de la mettre en oeuvre. Aussitôt, les musulmans se mirent à creuser avec un enthousiasme et une volonté extraordinaires. L’homme en question n’était autre que notre compagnon Salmân Al-Fârisî. L’idée qu’il proposa au Prophète était inconnue jusque là chez les Arabes. Elle allait surprendre les coalisés et les désarçonner en les obligeant à abandonner leur funeste projet.

Les compagnons se mirent donc à creuser des tranchées afin de dissuader les ennemis d’attaquer leur ville. Le Messager de Dieului-même se mit à la tâche. Au cours des travaux, certains compagnons découvrirent une roche épaisse et dure qui les empêchait de creuser davantage. Ils tentèrent de la casser mais sans succès. Celle-ci semblait très solide. Salmân s’en alla voir le Prophètepour lui demander l’autorisation de contourner cet obstacle un peu plus loin. L’Envoyé de Dieu retourna avec son compagnon vers l’endroit indiqué et jeta un coup d’œil sur là roche. Il se fit apporter ensuite une pioche et demanda à ses compagnons de s’éloigner des éventuels éclats qui pouvaient s’en dégager.

Il saisit alors la pioche de ses deux mains bénies, prononça le nom de Dieu et donna un grand coup sur la roche qui se fissura et dégagea des étincelles, ainsi qu’une vive lumière qui se propagea à l’horizon. Salmân témoignera qu’il a vu cette lumière éclairer les extrémités de Médine et le Messager de Dieu de s’écrier :

« Dieu est grand ! On m’a donné Les clefs de la Perse. Je viens de voir les palais de Hirâ et les villes
de Chosroês éclairés et ma communauté conquérante. »

Il donna un autre coup de pioche et la roche se fissura davantage. Une autre lumière s’en dégagea et se propagea à l'horizon. Le Messager de Dieu s’écria de nouveau :

« Dieu est grand ! On m’a donné les clefs de l’empire byzantin.
Je viens de voir les palais muges éclairés et ma communauté conquérante. »

Au troisième coup, la roche s’effrita et une lumière très vive s’en dégagea, suscitant les cris de louange et de bénédictions des musulmans. Le Prophèteles informa qu’il venait de voir les palais de Damas, de Sanaa et de l'Abyssinie éclairés et sa communauté conquérante. Les musulmans, ajoutera Salmân , crièrent avec une grande ferveur :

« Voilà ce que nous a promis Dieu ainsi que Son Messager. Dieu et Son Messager tiennent parole. »

 

      Notre compagnon Salmân vivra longtemps. Il verra l’islam conquérir l’empire perse, les possessions byzantines en Égypte et en Syrie et porter l’étendard du tawhîd (l’unicité divine) dans toutes les contrées du monde. Mieux encore, il sera lui-même le gouverneur d’Al-Madyan, une ville de l’empire perse.

Mais n’anticipons pas les choses et restons encore à Médine où les musulmans venaient de terminer de creuser les tranchées. En arrivant devant la ville qu’ils voulaient prendre d’assaut, les coalisés restèrent figés en voyant ce moyen de défense inconnu jusque-là parmi les Arabes. Ils avaient beau essayé de trouver une faille dans le système de défense de la ville, mais en vain, d’autant plus que les juifs des Banû Qurayda, sur lesquels ils comptaient pour les aider de l’intérieur, avaient fini par se désister. Alors, en désespoir de cause, après un mois de siège, et une nuit de violente tempête qui souleva leurs tentes et dispersa leurs hommes et leurs montures, Abû Sufyân et `Uyayna Ibn Hisn, les deux chefs de l’expédition, décidèrent de lever le siège et de retourner à la Mecque, le profil bas et l’arrogance écorchée.

      Après la mort de l’Envoyé de Dieu , Salmân fut l’objet du respect et de la considération de tous les califes. Sous le califat de `Umar, on lui confia le poste de gouverneur d’Al-Madyan dans la province de Perse qu’il connaissait si bien, puisqu’il en était originaire. Mais cette fonction officielle n’était pas pour plaire à Salmân à qui le Messager de Dieu avait appris à mépriser ce bas monde et à ne pas se laisser tenter par ses ornements. Il refusa donc le poste.

Mais `Umar avait aussi ses raisons. Il ne voulait confier le poste de gouverneur qu’à ceux en qui il avait confiance, c'est-à-dire ceux qui étaient dignes. Il insista donc pour que Salmân accepte ce poste.

Hishâm Ibn Hassan rapporte que le salaire de Salmân était de cinq mille dirhams, mais celui-ci n’en prenait rien et préférait manger les fruits de son labeur. Mieux encore, il ajouta qu’on le voyait s’adresser à 30.000 personnes, assis sur la moitié d’un drap et portant l’autre comme habit. »

Notre compagnon parlait de lui-même en disant :

« J’achète pour un dirham des joncs, je les tresse, en fais des paniers puis les vends à trois dirhams. Je garde un seul dirham des ventes pour en acheter d’autres joncs, j’en donne un en aumône et je dépense le troisième pour subvenir aux besoins de ma famille. J’aurais toujours agi ainsi, si `Umar ne me l’avait pas interdit. »

Ainsi était Salmân et ainsi l’avait formé l’école du Prophète .

      Un jour, alors qu’il était toujours gouverneur, il rencontra un voyageur venant de Damas qui portait des sacs contenant des figues et des dattes. Voyant l’aspect très modeste de Salmân, l’homme crut avoir affaire à un portefaix ou à un pauvre soucieux de gagner quelques pièces en portant des charges. II appela donc Salmân et lui dit : « Porte-moi ceci.» Salmân s’exécuta sans rien dire. En cours de route, ils rencontrèrent des gens que Salmân connaissait. Il les salua et ceux-ci lui rendirent son salut en ces termes : « Que la paix soit sur toi ô émir. » Le voyageur crut à une plaisanterie, à une méprise ou à toute autre chose, sauf à ce que son porteur soit émir.

Mais au fur et à mesure que les gens saluaient Salmân en l’appelant émir, il sentit une certaine gène l’envahir et il devint tout confus. Il comprit alors qu’il avait affaire au gouverneur d’Al-Madyan en personne. Ne sachant comment s'excuser, il pria Salmân de le laisser reprendre sa charge mais celui-ci refusa et insista pour la porter à destination. La piété et l’ascétisme de cet homme étaient tels qu’il était difficile de le dissocier du plus modeste de ses administrés.

C’était un sage parmi les sages, car seuls ceux qui possèdent la sagesse peuvent résister à l’arrogance et à la condescendance qu’induit l’ivresse du pouvoir. `Umar qui avait une bonne connaissance de la nature humaine ne s’y trompa pas en lui confiant la responsabilité de la province d’Al-Madyan. Sous son gouvernement, cette ville nouvellement conquise prospéra et l’islam s’y propagea à une vitesse extraordinaire. Sa sagesse, sa justice et sa piété y étaient pour beaucoup dans la propagation de l’islam en Perse.

Et les jours passèrent, notre pieux compagnon, devenu un vénérable vieillard aux cheveux et à la barbe blanchis par le temps, s’apprêtait à rejoindre le bien-aimé Muhammad et ses compagnons dont l’absence lui pesait. Et pourtant, le voilà qu’il pleurait sur son lit de mort. À Sa'd qui lui demandait les raisons de son chagrin, alors que le Messager de Dieuest mort satisfait à son égard, il répondit :

« Par Dieu, je ne pleure pas parce que je crains la mort ou parce que j’aime la vie. Mais je me suis souvenu de ce que le Messager nous a dit : "Que chacun de vous prenne de la vie ce que prend un voyageur comme provisions." Or, me voilà entouré de toutes ces richesses. »

Sa`d dira : « Je regardai autour de moi et je ne vis qu’une grande écuelle et un récipient pour les ablutions. » Le jour de sa mort, il appela son épouse et lui dit : « Apporte-moi le dépôt que je t’ai confié. » Il s’agissait d’un sac contenant du musc qu’il gardait précieusement depuis de nombreuses années avec l’intention d’en être lavé le jour de sa mort. Elle le lui apporta ainsi qu’un verre d’eau selon ses dernières volontés. Il prit le musc le versa dans le verre d’eau et le mélangea avec son doigt. Ensuite, il tendit le verre à son épouse en lui disant : « Répands le musc autour de moi car je vais recevoir des créatures de Dieu qui ne mangent pas de nourriture mais aiment le parfum. »

À la fin, il la pria de fermer la porte et de le laisser seul. À son retour, il était déjà mort.

La quête passionnée de cette âme venait de trouver son aboutissement final après un long parcours fait de privations et de sacrifices en ce bas monde.

{ Ô toi, âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée.
Entre donc parmi Mes serviteurs, et entre dans mon paradis. }

[ Sourate 90 - Versets 27 à 30 ]

Depuis: Sajidine.com

 

 

Episode 12: Al-‘Azîz

Par Islam Lover :: jeudi 01 février 2007 à 10:55 :: A la lumière de ton Nom nous vivons

A la lumière de Ton nom, nous vivons

Episode 12: Al-‘Azîz

(L’Eminent, Le Noble, L’Auguste, Le Puissant)

 

Sans longue introduction, nous vivrons aujourd’hui avec l’attribut d’Allah Al-’Azîz.

 

Signification de Al-‘Azîz :

 

L’attribut ‘Al-’Azîz’ a quatre sens :

1-                        Celui qui n’a pas d’égal. Dans la langue arabe ‘Aziz désigne ce qui est rare. Al-’Azîz c’est celui qui n’a pas d’associé et auquel rien ne ressemble.

2-                        Celui qui ne peut être vaincu. Une personne peut surpasser les autres dans certains points. Chacun a son point fort mais il n’y a pas d’homme sans faiblesse et il n’y en pas d’invincible tandis que Al-’Azîz est invulnérable. Même si vous connaissez ces mots, il est essentiel de vivre leur sens et d’en imprégner vos âmes. Devenant un serviteur de Al-’Azîz vous deviendrez fier, la tête haute et plein de confiance en vous-même. Ecoutez ce verset – qui peut être traduit par - : “Et Allah est souverain en Son Commandement: mais la plupart des gens ne savent pas. " (TSC[i], Yoûsouf (JOSEPH) : 21).  Al-’Azîz est l’invincible mais malheureusement la plupart des gens ne le savent pas.  

3-                        Al-’Azîz est celui qui pourvoie la force et la fierté. Vous rappelez-vous de l’histoire mentionnée dans sourate Yâ-Sîn qui dit – ce qui peut être traduit par - : “Nous [les] renforçâmes alors par un troisième et ils dirent: "Vraiment, nous sommes envoyés à vous". " (TSC, Yâ-Sîn : 14).” Soutenus par un troisième, ils sont devenus plus forts. Comme lorsque l’on envoie du renfort à l’armée, Al-’Azîz t’envoie du secours pour te consolider. La connaissance de ce nom doit vous emplir de force et de fierté. Vous ne craindrez plus rien parce que vous serez un serviteur de Al-’Azîz.

 

 Il faut remarquer que ce nom a été mentionné aussi  souvent dans le Coran parce que la morale de la Oumma se base dessus. Revoyez votre vie et voyez si, dans vos moments difficiles, vous avez vécu avec ce nom et recherché Son soutien. J’aimerai tant vous inculquer ces sens de Al-’Azîz et vous le faire vivre pour le bénéfice de la Oumma qui en a besoin en ces temps. N’oubliez pas votre devoir envers elle en ce point et voyez si vous adorez Al-’Azîz comme il faut pour y parvenir.

 

Al-’Azîz vient dans le Coran toujours accompagné de l’un de quatre noms dont Al-Hakîm le plus souvent, quarante sept fois, ensuite Ar-Rahîm quatorze fois, Al-‘Qawy et Al-‘Alîm. A savoir la raison de la venue de ces noms avec lui, on fond d’amour pour Allah (SWT[ii]). Ar-Rahîm vient pour signifier qu’il est ‘Aziz mais avec miséricorde parce qu’il y a des personnes éminentes qui sont altières et dures. Il est Al-’Azîz Al-Hakîm (Le Sage) parce Ses actions sont toutes pleines de sagesse à l’opposé des éminents fougueux et irraisonnables. Il est également accompagné de Al-‘Alîm pour faire comprendre qu’Il est éminent avec science et de Al-Qawy pour signifier que Son éminence est basée sur la force. Les versets nous disent – ce qui peut être traduit par - : “Allah est assurément Fort et Puissant, " (TSC, AL-HAJJ (LE PELERINAGE) : 40).  “En vérité Allah est Fort et Puissant. " (TSC, Al-Moujâdala (LA DISCUSSION) : 21).

 

Observons l’univers tout en lisant le Coran peut-être que, en nous rapprochons de cet attribut, serons-nous touchés par ses grâces et notre Oumma pourra relever sa tête bien haut et retrouver sa fierté.

 

Observons les voies célestes. Combien y en a-t-il haut dans le ciel ? Les étoiles sont innombrables et pourtant elles ne se heurtent pas les unes aux autres ? Et qu’en serait-il si cela arrivait ? Si la Terre se rapprochait un plus du soleil elle brûlerait et si elle s’en éloignait elle se perdrait dans l’espace. Comment le soleil garde-t-il sa distance avec la terre sans l’attirer ou la laisser s’échapper ? Le soleil attire à lui la Terre avec sa force magnétique et la Terre lui résiste en tournant autour d’elle-même. De même le soleil est attiré par une force magnétique à laquelle il résiste en tournant. Tout ce qui se trouve au ciel est ainsi tenu en place. Vous imaginez si Allah (SWT) abandonnait ces étoiles à elles-mêmes ? Le verset nous dit – ce qui peut être traduit par - : “Allah retient les cieux et la terre pour qu'ils ne s'affaissent pas. Et s'ils s'affaissaient, nul autre après Lui ne pourra les retenir. Il est Indulgent et Pardonneur. " (TSC, Fâtir (LE CREATEUR) : 41).

 

 

Dans l’histoire d’Ibrahîm (Abraham). Le verset nous raconte – ce qui peut être traduit par - : “" Et quand Abraham dit: «Seigneur! Montre-moi comment Tu ressuscites les morts», Allah dit: «Ne crois-tu pas encore?» «Si! dit Abraham; mais que mon cœur soit rassuré». «Prends donc, dit Allah, quatre oiseaux, apprivoise-les (et coupe-les) puis, sur des monts séparés, mets-en un fragment ensuite appelle-les: ils viendront à toi en toute hâte. Et sache qu'Allah est Puissant et sage.» " (TSC, Al-Baqara (LA VACHE) : 260).”. Le nom de Al-’Azîz vient à la fin de l’histoire pour rappeler la manifestation de cet attribut qui a eu lieu.

Nous avons également trois autres exemples dans la vie du Prophète (BP sur lui) qui mettent en évidence cet attribut. Au jour de Badr, les Musulmans étaient au nombre de trois cents et possédaient deux chevaux contre mille ennemis avec cent chevaux. Les forces étaient manifestement  inégales et la situation désespérée. Les Musulmans avaient apprêté tout ce qui était en leur pouvoir et le Prophète (BP sur lui) invoqua Allah (SWT) avec Son nom Al-’Azîz. Le verset le mentionne – par ce qui peut être traduit ainsi – : “(Et rappelez-vous) le moment où vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous exauça aussitôt: «Je vais vous aider d'un millier d'Anges déferlant les uns à la suite des autres.» " (TSC, Al-'Anfâl (LE BUTIN) : 9).” “Nul ne connaît les armées de ton Seigneur, à part Lui. Et ce n'est là qu'un rappel pour les humains. " (TSC, Al-Mouddaththir (LE REVETU D'UN MANTEAU) : 31).” Quel fut le renforcement ? “" A Allah appartiennent les armées des cieux et de la terre; et Allah est Puissant et Sage. " (TSC, Al-Fat-h (LA VICTOIRE ECLATANTE) : 7)”.  Ainsi, si tu te sens faible et que tu vas te réfugier auprès d’Al-’Azîz, les guerriers des cieux et de la Terre viendront à ton secours.

Quels furent ces combattants de Badr ?

·         Le sommeil : " Et quand Il vous enveloppa de sommeil comme d'une sécurité de Sa part, et du ciel Il fit descendre de l'eau sur vous afin de vous en purifier, d'écarter de vous la souillure du Diable, de renforcer les cœurs et d'en raffermir les pas! [vos pas]. " (TSC, Al-'Anfâl (LE BUTIN) : 11).  Un des Compagnons dit : « Le Messager d'Allah (BP sur lui) m’avait demandé de monter la garde et, par Allah, l’épée me tomba des mains trois fois à cause du sommeil qui m’accablait. Je me suis réveillé et j’ai vu les Compagnons endormis au point de ronfler”.

·         La vue : “" En songe, Allah te les avait montrés peu nombreux! Car s'Il te les avait montrés nombreux, vous auriez certainement fléchi, et vous vous seriez certainement disputés à propos de l'affaire. Mais Allah vous en a préservés. Il connait le contenu des cœurs. " (TSC, Al-'Anfâl (LE BUTIN) : 43).

·         La pluie : “" Et quand Il vous enveloppa de sommeil comme d'une sécurité de Sa part, et du ciel Il fit descendre de l'eau sur vous afin de vous en purifier, d'écarter de vous la souillure du Diable, de renforcer les cœurs et d'en raffermir les pas! [vos pas]. " (TSC, Al-'Anfâl (LE BUTIN) : 11)” C’est comme lorsqu’un d’entre nous sommeille deux heures avant d’accomplir un travail important. Il reprend toutes ses forces. C’est ce qui est arrivé dans cette bataille aux Musulmans.

·         La quantité de la pluie qui était différente dans le camp musulman du camp ennemi. Le verset dit – ce qui peut être traduit par - : “" Vous étiez sur le versant le plus proche, et eux (les ennemis) sur le versant le plus éloigné, tandis que la caravane était plus bas que vous. Si vous vous étiez donné rendez-vous, vous l'auriez manqué (effrayés par le nombre de l'ennemi). Mais il fallait qu'Allah accomplît un ordre qui devait être exécuté, pour que, sur preuve, pérît celui qui (devait) périr, et vécût, sur preuve, celui qui (devait) vivre. Et certes Allah est Audient et Omniscient. " (TSC, Al-'Anfâl (LE BUTIN) : 42).” Pourquoi nous informe-t-Il de leurs places ? Parce que la pluie, légère chez les Musulmans, raffermissait leur pas sur la terre et, abondante chez les autres, les enlisait dans la boue. Voyez-vous les guerriers de Al-’Azîz ?

·         Les Anges. “" (Et rappelez-vous) le moment où vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous exauça aussitôt: «Je vais vous aider d'un millier d'Anges déferlant les uns à la suite des autres.» " (TSC, Al-'Anfâl (LE BUTIN) : 9).” A ce moment le Prophète (BP sur lui) dit : “Allahou akbar (Allah est le plus Grand), réjouissez-vous, Djibrîl (Gabriel) est là. Il tient les brides de son cheval et guide mille anges pour vous soutenir dans le combat.” Un des Compagnons racontait: “Je me suis hâté pour couper la tête de l’un des mécréants et je l’ai vu s’envoler avant que je ne la touche.” Un des anges m’y avait devancé. C’est dommage que la Oumma de Al-’Azîz oublie que nul ne possède les guerriers des cieux et de la terre à part Lui. Nous avons à la fin de la Sourate Al-Ahzâb (Les Coalisés) – ce qui peut être traduit par - : “" Allah ne fit cela que pour (vous) apporter une bonne nouvelle et pour qu'avec cela vos cœurs se tranquillisent. Il n'y a de victoire que de la part d'Allah. Allah est Puissant et Sage. " (TSC, Al-'Anfâl (LE BUTIN) : 10).”  Alors,  où est votre confiance en Al-’Azîz ?

 

A la caverne Thor, des guerriers étranges empêchèrent les ennemis du Prophète (BP sur lui) de regarder sous leurs pieds. Abou Bakr lui dit : “Ô Messager d'Allah, s’ils regardent sous leurs pieds, ils nous verront.” Et le Prophète (BP sur lui) lui répondit : “Que peut-il arriver à deux dont Allah (SWT) est le troisième ?” “" Si vous ne lui portez pas secours... Allah l'a déjà secouru, lorsque ceux qui avaient mécru l'avaient banni, deuxième de deux. Quand ils étaient dans la grotte et qu'il disait à son compagnon: "Ne t'afflige pas, car Allah est avec nous." Allah fit alors descendre sur Lui Sa sérénité "Sa sakîna" et le soutint de soldats (Anges) que vous ne voyiez pas, et Il abaissa ainsi la parole des mécréants, tandis que la parole d'Allah eut le dessus. Et Allah est Puissant et Sage. " (TSC, At-Tawba (LE DESAVEU ou LE REPENTIR) : 40).  Remarquez comment le mot guerrier vient souvent. Parce que Al-’Azîz est Le Vainqueur, Le Puissant. En révisant les versets du Coran où le nom Al-’Azîz a été mentionné nous remarquerons toujours qu’ils parlent de force.

 

Il est donc honteux, dans l’état où se trouve notre Umma, de devenir défaitiste incapable d’action. Allah (SWT) vous invectivera au Jour de la Résurrection et vous dira : “N’avez-vous pas su que je suis Al-’Azîz ?”  Ne lisez-vous pas le Coran, pourquoi vous ne faîtes-vous rien pour votre Umma que vous laissez dans cet état ? Ce n’est pas une invitation à la violence, je parle de Al-’Azîz Al-Hakîm (Le Sage) qui est aussi bien Ar-Rahîm (Le Miséricordieux).

 

Ne voyez-vous pas comment Al-’Azîz s’est vengé de tous ceux qui l’ont défié ? Pharaon a dit :“ Et Pharaon fit une proclamation à son peuple et dit: «Ô mon peuple! Le royaume de Misr [l'Egypte] ne m'appartient-il pas ainsi que ces canaux qui coulent à mes pieds? N'observez-vous donc pas? " (TSC, Az-Zoukhrouf (L'ORNEMENT) : 51).”  et Il a dit: «C'est moi votre Seigneur, le très haut». " (TSC, An-Nâzi`ât (LES ANGE QUI ARRACHENT LES AMES) : 24). ” mais Allah (SWT) le noya et il dit en mourant «Je crois qu'il n'y a d'autre divinité que Celui en qui ont cru les enfants d'Israël. Et je suis du nombre des soumis». " (TSC, Yoûnous - (JONAS) : 90).”.

Youssouf (Joseph) est entré dans la maison du noble ministre égyptien comme esclave et en était sorti comme prisonnier. Il était ensuite revenu au même palais comme un noble ministre de l’Egypte. Il s’était réfugié en Allah (SWT), L’avait invoqué en prison et avait accompli son devoir envers sa religion.

 

4-                        Une autre signification du nom d’Allah « Al-’Azîz » : Celui qui ne tolère pas l’humiliation pour Ses serviteurs car ils sont Sa création, Son œuvre à Lui, Le Très Eminent. La formule maîtresse dans l’Islam « Il n’y a pas de divinité à part Allah » signifie justement que le musulman n’adore, ne s’humilie ni ne se soumet à nul autre qu’à Allah (SWT), qu’il est délié de la servitude à tout autre que Lui.    

 

A la différence de tous les animaux, Allah (SWT) a créé l’homme avec une posture élancée, la tête haute et droite parce qu’il est noble. Et en nous redressant de la génuflexion lors de la salât nous disons « Seigneur nous louons Ta grâce » « Rabbanna Wa Laka Al Hamd » pour Le remercier de cette stature d’honneur dont Il nous a privilégiés.

Mais que de fois ne nous a-t-Il surpris dans des situations avilissantes avec nos femmes, nos supérieurs ou avec nous-mêmes. Lequel déshonneur nous meurtrirait s’il venait à être dévoilé à des proches tels que nos pères, s’ils nous appréhendaient à contrefaire sous prétexte que nous sommes contraints à cela pour notre subsistance. Comment acceptons-nous qu’Al-Azīz, qui détient l’univers, qui nous a asservis à Lui Seul nous voie dans l’humiliation ? Que Lui répondre le Jour de la Résurrection ? Lui qui dit « Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant: «Où en étiez-vous?» (à propos de votre religion) - «Nous étions impuissants sur terre», dirent-ils. Alors les Anges diront: «La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer?» (TSC, An-Nissa’ (Les Femmes) : 97).

 

Aussi, En dehors de toute contrainte, il est des gens que la passion du renom, du pouvoir, de la chair ou de la fortune avilisse. Le Prophète (BP sur lui) dit « vil et misérable est l’esclave du dirham et du dinar ».

Sachez alors que « Quiconque veut la puissance (qu’il la cherche auprès d’Allah) car la puissance tout entière est à Allah ». (SC, Fâtir (LE CREATEUR) : 10).  Tout comme le soleil est la source de l’énergie sur la terre, tout comme l’eau est la source de la vie, tout honneur, toute dignité provient d’Allah Seul. Nul honneur n’est à espérer loin de Sa voie. Voyez cette question réprobatrice de la part d’Al-’Azîz « ceux qui prennent pour alliés des mécréants au lieu des croyants, est-ce la puissance qu’ils recherchent auprès d’eux? (En vérité) la puissance appartient entièrement à Allah. ». TSC, An-Nisâ' (LES FEMMES) : 139).

 

Certains pourraient objecter par le fait qu’il y a des gens qui désobéissent au Seigneur mais qui jouissent de dignité, de puissance et de renom. En réalité c’est un renom trompeur, ils sont humiliés quelque part, cela ne se voit pas certes, parce que leur état est une épreuve pour les croyants. Prenez l’exemple d’Al-’Azîz d’Egypte, il avait le titre de noblesse de ce temps là, il était ministre, il avait une belle épouse, et avec toute cette cape de semblant de noblesse cette même femme voulait le tromper avec un valet. Il était esclave de son rang social, de son titre de noblesse mensonger.

 

Cette femme qui habitait un palais, qui était l’épouse d’un notable, qui était réputée pour sa beauté, était elle honorable ? Elle était vile car asservie à son désir charnel, et encore plus vile et humiliée lorsque son esclave « s’en défendit fermement » (TSC, Yoûsouf (JOSEPH) : 32) et qu’il s’éleva au dessus de tout ce qui pour elle était source d’orgueil.

 

L’humiliation d’un instant peut effacer les honneurs de toute une vie. Le dernier roi d’Andalousie la quittait en pleurant; sa mère lui dît «  pleure ce royaume que tu n’as pas su préserver comme un homme, pleure le donc comme les femmes ».

 

Nous devrions être fiers d’être en compagnie d’Allah (SWT), du Prophète et des croyants comme Allah le déclare dans ce verset « Or  c’est  à Allah qu’est la puissance ainsi qu’à Son messager et aux croyants. » (TSC, Al-Mounâfiqoûn (LES HYPOCRITES) : 8). Ne nous en écartons pas à la recherche d’honneur dans la servitude à quiconque d’autre que Lui.

Allah (SWT) nous veut humbles entre Ses mains et fiers parmi les gens; fierté mêlée à la sagesse et à l’indulgence. Le sommes nous ? Ou est ce que nous nous rabaissons pour gagner quelques sous ou quelque position sociale ?

 

Le vicariat sur la terre est un lourd dépôt, il requiert beaucoup de qualités. Une des plus requises est bien la dignité. Remarquez que tous les Prophètes ont été envoyés pour appeler à l’unicité d’Allah (SWT), sauf Moise qui fut envoyé aux Beni Israël déjà monothéistes. Il fut envoyé à eux pour les réformer et aussi pour les libérer de la servitude aux Pharaons « dites-lui: «Nous sommes tous deux, les messagers de ton Seigneur. Envoie donc les Enfants d’Israël en notre compagnie et ne les châtie plus» (TSC, Tâ-Hâ : 47). Leur histoire est répétée plusieurs fois dans le Coran sous des angles différents pour mettre l’accent sur le fait que la disparition de cette qualité parmi les croyants les rend inaptes à la mission de vicaires. Aucune réforme ni aucune renaissance n’est à espérer si ce sentiment de fierté fait défaut. Mais Moise trouva leurs natures profondément corrompues. Allah (SWT) lui ordonna de les laisser errer 40 années « Il (Allah) dit: «Eh bien, ce pays leur sera interdit pendant quarante ans, durant lesquels ils erreront sur la terre” (TSC, Al-Mâ'ida (LA TABLE SERVIE) :26) pour qu’une nouvelle génération naisse imprégnée cette fois de fierté et d’honneur.

 

C’est pourquoi aussi, 13 ans après le début de la Mission du Prophète Mohammed (BP sur lui), l’émigration des compagnons est devenue un devoir prescrit parce que continuer à endurer l’humiliation à la Mecque pouvait les séduire dans leur foi et dénaturer leur amour propre.

Je prétends que le vice majeur de la Oumma aujourd’hui est la disparition de ce sentiment, pourtant notre histoire crie l’honneur et la fierté : Omar Ibn Al KHattab qu’Allah l’agrée, très aimé des musulmans est un symbole de dignité. Ibn mass’oud dit « nous ressentons de la fierté depuis que Omar a embrassé l’Islam ». Lorsqu’il était calife, un copte rempli du sentiment de fierté que l’Islam avait semé parmi les hommes ose faire le voyage d’Egypte vers Médine pour demander réparation à la gifle que le fils du gouverneur lui avait donnée. Il obtient gain de cause et Omar dit au gouverneur - qu’il avait convoqué - son expression qui raisonne dans les cœurs des nobles autant que dans ceux des subjugués : « depuis quand asservissez vous les hommes alors qu’ils sont nés libres ? ».

 

Abou Bakr lors des guerres d’apostasie s’est exclamé « l’on faillit aux commandements de la religion de mon vivant ? » et il mena ces batailles qui ont préservé l’Islam dans ses premiers ébranlements qui risquaient de l’anéantir après la mort du Prophète.

Sa fille, Asma’  enseigne à son fils aux derniers instants de sa vie comment mourir avec bravoure. Il lui dît « mère, je crains qu’on mutile mon corps après la mort » elle lui répondit « qu’importe, la brebis ne se soucie guère d’être écorchée une fois égorgée ».

  

La bienséance à l’égard de ce nom :

 

1.       Refuser l’humiliation :

 

Réfléchissez comment vous sortir de la situation d’injustice et d’humiliation dans laquelle vous vous trouvez. Avec sagesse – rappelons le -  et indulgence, en vous accrochant à Al-’Azîz qui détient l’univers et qui peut vous l’assujettir. Qu’importe si vous n’y parvenez pas, qu’importe si vous mourrez bafoués et écrasés. Vous aurez tout de même concrétisé le nom d’Allah Al-’Azîz dans votre vie.

Le Prophète (BP sur lui) dit « demandez (à autrui) ce dont vous avez besoin avec honneur car les choses arrivent par arrêt de Allah (selon le destin) »

Refusons aussi l’humiliation de la Oumma, oeuvrons pour lui rendre sa dignité en aidant à la réforme, en propageant le bien. Dépensons y toute notre énergie.

 

2.       Secourir les faibles pour leur préserver leur dignité :

 

Le Prophète (BP sur lui) dit « celui qui voit un homme bafoué, s’il peut le secourir et qu’il ne le fait pas Allah l’humiliera devant l’humanité entière le Jour de la Résurrection ».

Qu’aurait-il dit pour ceux qui voient la Oumma dans le déshonneur et qui ne réagissent pas ?

L’Islam nous dénoncerait comme l’a imaginé Al Hassan Al Basriy : « l’Islam viendrait le jour dernier dévisager les hommes et dire « Seigneur cet homme m’a soutenu, cet autre m’a avili », et arrivé à Omar Ibn Al Khattab il dirait « Seigneur j’étais étranger jusqu’à ce que cet homme (Omar) se convertît (à l’Islam) » ». Desquels serons-nous ?

 

3.       Se montrer humbles devant Al-’Azîz:

 

Il vous transmettra son honneur et sa fierté. Prenez exemple sur Djibril qui était – le jour de l’ascension – comme une vielle natte de crainte et d’humilité devant son Seigneur.

Un fidèle dévot dit un jour « j’ai frappé aux portes qui mènent vers Allah, toutes étaient peuplées mais à celle de l’humilité peu de dévots étaient, alors je me suis écrié : « c’est celle là la grande porte » ».


[i] TSC: Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du noble Coran.

[ii] SWT: Subhana Wa Ta’ala : Exalté soit-Il

 

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Message d’un patient français

Par Islam Lover :: jeudi 01 février 2007 à 11:14 :: Avis aux scientifiques!

Message d’un patient français

 

Par Dr Nazmi Khalil Abou Al-Atta Musa

Quand les Musulmans se rendirent compte que l’étude des sciences cosmiques, était un culte et que leur application dans leur vie, était un devoir légitime, ils peuplèrent le monde par les lois d’Allah relatives à la Création , recoururent à la médication pour le traitement, abandonnèrent les mythes, les amulettes et les fétiches et construisirent les écoles, les hôpitaux et les observatoires. Ce message[1] écrit par un patient français, fut trouvé par l’un des chercheurs et chroniqueurs français. Ce message rédigé il y a dix siècles, fut envoyé par l’un des patients français de l’hôpital islamique où il se faisait soigné à Cordoue, à son père qui se trouvait à Paris, pour lui décrire son état sanitaire ainsi que l’état de l’hôpital islamique. Voici la teneur de ce message traduit d’après son texte original :

« Mon cher père :

Tu as mentionnédans votre message que vous m’envoieriez de l’argent pour mon traitement, je vous dis que je n’ai nullement besoin d’argent, car le traitement dans cet hôpital islamique se fait gratuitement.

De plus, l’administration de l’hôpital verse à chaque malade qui a repris ses forces, une somme de cinq dinars et lui offre un nouveau costume avant de quitter l’hôpital pour ne pas être forcé à travailler durant la période de convalescence.

Mon cher père,

Si vous venez me visiter, vous me trouverez dans le département de la chirurgie et du traitement des articulations. A votre rentrée par la porte principale, dirigez-vous vers le salon du sud, là vous trouverez d’abord le département des premiers secours et le centre du diagnostic des maladies, puis celui des articulations. Vous verrez près de ma chambre, une bibliothèque et un salon pour la lecture et les séminaires, où les médecins se rencontrent quotidiennement pour assister aux séminaires donnés par les professeurs.

Quant au département des maladies des femmes, il se trouve de l’autre côté de la cour de l’hôpital. Il est interdit aux hommes d’y pénétrer. Du côté droit de la cour, vous trouverez un grand salon consacré aux malades qui se sont améliorés pour y passer leur convalescence de quelques jours. Ce salon comprend une bibliothèque ainsi que certains instruments musicaux.

Mon cher père,

  Tout point et tout lieu dans cet hôpital, est très propre : le lit et le coussin sur lesquels on dort, sont couverts d’un tissu damassé blanc. Quant aux couvertures, elles sont fabriquées de soie douce et lisse. Toutes les chambres de l’hôpital sont munies d’eau pure qui est pompée à travers des tubes spéciaux liés à une grande source d’eau. Dans chaque chambre, se trouve une cheminée pour les jours d’hiver. Quant à la nourriture, c’est du poulet et des crudités, au point que certains malades ne veulent pas quitter l’hôpital sous l’attrait du repas délicieux. ».

C’est, mes chers frères musulmans, une image réelle de l’état sanitaire d’il y a 1000 ans, suivant le témoignage de l’un d’eux.

Voici maintenant une image réelle de l’état sanitaire en France juste avant 250 ans seulement :Docteur « Max Thrad » qui était médecin à l’un des hôpitaux français de Paris en 1730, a décrit l’état de l’hôpital français où il travaillait, en disant :« Son dallage était fait avec du parterre et était couvert d’herbes sèches, où les malades s’allaitaient l’un à côté de l’autre en sens contraire, et il n’y avait ni ordre ni bienséances.

Les enfants dormaient avec les vieillards et les femmes à côté des hommes. Ils étaient coulés les uns aux autres à cause du grand nombre des malades et de l’étroitesse des chambres. Le son de leurs cris de douleur retentissait, ils souffraient de la faim, puisqu’il n’y avait pas dans cet hôpital (français) de la nourriture pour leur suffire. Certains gens charitables faisaient don de nourrir les malades pour la satisfaction de Dieu.

 

Cet hôpital (français) était impropre et plein de mouches et d’insectes. Ses chambres puaient au point que le médecin de l’hôpital trouvait difficile de pénétrer dans la salle des malades, sous l’effet des odeurs fétides. C’est pourquoi il portait une éponge imbibée du vinaigre qu’il mettait sur son nez de temps en temps. Les cadavres des morts restaient sur place près de 24 heures jusqu’à leur décomposition à côté des autres malades encore en vie »[2].

Tel était l’état de leurs hôpitaux depuis 300 ans et celui des hôpitaux des musulmans depuis 1000 ans. L’hôpital islamique rivalisait avec un hôpital international luxueux de nos jours, tandis que l’hôpital français n’était qu’une tombe temporaire.

J’étais forcé de raconter cette histoire dans une réunion tenue à Bahreïn quand certains répétaient que l’Histoire islamique n’était composée que du retard, du meurtre, de barbarie et d’injustice. Alors j’ai dit où sont les hôpitaux, les écoles et les waqfs islamiques ?

Il y avait un waqf du sucre pour le distribuer aux orphelins lors des fêtes et des mariages.

Il y avait un waqf pour ceux qui distraient les malades. Le docteur Ahmed Eissa Bek a écrit (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde) un excellent ouvrage sur l’Histoire des « Bimâristânât » en Islam, où il a montré la grandeur des hôpitaux islamiques qui étaient parrainés par les gouverneurs et les gouvernés. Voici, en outre, les universités Al-Azhara, Al-Zatouna, Al-Qarawiyyn et la mosquée omeyyade, Grenade, Espagne, témoignant de la puissance de la civilisation islamique.

Pourquoi voyons-nous maintenant cette régression scientifique et la négligence partout. Si seulement nous mettons ce message en face de nous et le publions partout, pour dire voici comment nous étions et comment ils étaient et comment nous sommes devenus et eux sont devenus.

L’affaire est importante et sérieuse et chacun de nous doit penser à une issue de cette impasse de retard dangereux.


[1]« Al-Tafawq Al-`Ilmî fi al-‘Islam” par l’émir Dja`far Al-‘Archadu, Beyrouth, Institution Al-Risala (1990), Page 52.

 

[2]« Qarhanak islam ouroupa faris » traduit vers l’arabe par Murtada Rahban.

 

Traduit par Abir Adly

Depuis: 55a.net

 

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