Calendrier

« Juillet 2006 »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31 

Islam Lover

Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

Catégories

Derniers billets

Compteurs

Liens

Fils RSS

Le foulard musulman exprime-t-il la soumission ? l'islamité ?

Par Islam Lover :: dimanche 02 juillet 2006 à 14:33 :: Découvrez l'Islam

   Le foulard musulman exprime-t-il la soumission ? l'islamité ? 

 

Transmis par: Anas 

 Sujet actif

La femme en islam 

 

 

Parfois se font entendre les protestations de femmes et d'hommes occidentaux se disant "résolument contre le port du foulard islamique". Et parfois se font également entendre leur argumentation : ils considèrent le voile féminin comme étant "le symbole de la ségrégation des femmes" ou comme celui "de l'asservissement de la femme à l'homme", ou encore comme "un signe porté ostensiblement pour témoigner qu'on est musulmane". Dans de nombreuses bouches et sous de nombreuses plumes l'argument revient comme un leitmotiv.

 

Ces propos ont pourtant quelque chose d'étonnant pour les musulmanes et les musulmans, puisque ni les références islamiques ne présentent le foulard féminin comme chargé de ce sens, ni les musulmanes ne perçoivent ce qu'elles portent de cette façon. Explications sur un malentendu.

 

Le foulard de la musulmane, expression de son infériorité ?

 

Il semblerait qu'il faille remonter aux références occidentales pour comprendre les causes du malentendu. Comme l'a écrit Leopold Weiss, à cause de sa longue association avec le christianisme, l'Europe a tendance à appréhender de nombreux éléments du religieux à travers le prisme de leur signification dans le christianisme. Or, la Bible, qui elle aussi demandait aux femmes de se voiler la tête, le leur demandait parce que "le chef de la femme c'est l'homme" : "Le chef de tout homme c'est le Christ. Le chef de toute femme c'est l'homme. Le chef du Christ c'est Dieu. Tout homme qui prie ou prophétise la tête couverte fait affront à son chef [le Christ]. Mais toute femme qui prie ou prophétise tête nue fait affront à son chef [l'homme]. Car c'est exactement comme si elle était rasée" (Première Epître aux Corinthiens, 11/3-5). "L'homme, lui, ne doit pas se voiler la tête : il est l'image et la gloire de Dieu. Mais la femme est la gloire de l'homme." (idem, 11/7). Les Occidentaux d'aujourd'hui ne connaissent pas tous ces passages bibliques. Mais les mémoires de l'inconscient collectif semblent avoir gardé trace de cette signification particulière donnée au voile que portaient des femmes en Europe, signification à laquelle des siècles ont habitué le Vieux Continent. Voilà très probablement la raison pour laquelle de nombreux Occidentaux pensent aujourd'hui, de façon tout à fait naturelle, que le voile que portent les musulmanes symbolise lui aussi la soumission de la femme à l'homme. Il n'en est rien, pourtant.

 

 

Le foulard de la musulmane, un signe de la confession de celle qui le porte ?

 

Pour d'autres personnes le foulard serait un signe religieux : la jeune fille musulmane le portant dans les écoles françaises entendrait montrer ainsi qu'elle est musulmane : c'est donc un "signe ostensible", par lequel on veut montrer de quelle religion on est.

 

Que veut dire "ostensible" ?

"Ostensible" : qui est fait avec l'intention d'être vu (Le Petit Larousse).

"Ostensible" adj. est dérivé au moyen du suffixe -inle (1346) du latin ostensum, variante de ostentum, supin de ostendere, proprement "tendre devant", d'où "montrer", de ob "devant" (objet) et tendere (tendre). On relève en latin médiéval (1300) ostensibilis "qui paraît". Ostensible signifie "qui peut être montré" et surtout, de nos jours, "qui est fait pour être montré, remarqué" (1800) (Le Robert dictionnaire historique de la langue française).

 

Or le foulard n'a nullement comme objectif d'exprimer que celle qui le vêt est musulmane.

Aurait-il alors ce rôle de façon secondaire ? Non plus : le musulman et la musulmane de France et d'Europe ne sont pas tenus d'exprimer par leur tenue vestimentaire leur différence identitaire islamique (lisez mon article : Faut-il se différencier de la façon de faire des non-musulmans ?).

 

 

Le foulard de la musulmane, un moyen de vivre sa conception de la pudeur

 

En fait, le port du foulard par la musulmane n'est que le moyen par lequel celle-ci vit sa conception de la pudeur. Ses concitoyennes non musulmanes estiment que la pudeur s'exprime entre autres par le fait de couvrir en public telle et telle parties du corps par des vêtements ; elle, la musulmane française, estime que la pudeur s'exprime notamment par le fait de couvrir en public son corps sauf son visage, ses mains et (selon un avis) ses pieds.

 

Les premières semaines de la rentrée scolaire 2003-2004 avaient vu, à la Réunion, un rappel de la part de certains responsables scolaires sur la nécessité de ne pas porter de tenues trop légères à l'école. Des lycéens avaient alors manifesté contre ce rappel et pour la liberté de se vêtir comme ils l'entendaient. Paraissait alors dans la presse locale, rubrique courrier des lecteurs, le message d'un professeur qui expliquait en substance aux jeunes filles que le port de vêtements exprimant la pudeur rehaussait davantage leur beauté que celui de tenues très osées. Dans son courrier le professeur ouvrait une parenthèse et en profitait pour s'exprimer contre le port à l'école de signes religieux tels que le foulard musulman. Le malentendu est patent : le foulard n'a d'autre objectif que celui de servir cette même pudeur ! Pas de tenues dénudées, c'est sûr. Mais ici, une lycéenne estime que couvrir telle et telle partie de son corps est suffisant comme expression de sa pudeur. C'est sa conviction. Là, une autre lycéenne – une musulmane – estime pour sa part que la pudeur va, en ce qui la concerne personnellement, jusqu'au fait de couvrir sa chevelure. C'est sa conviction à elle. Il ne s'agit nullement pour elle d'exprimer ainsi son appartenance religieuse – et nous sommes donc loin du présupposé "signe religieux ostensible" –, puisque en islam le foulard n'a pas cet objectif. Il s'agit seulement de couvrir ce qu'elle estime devoir personnellement couvrir en public. Et cela ne fait que rejoindre ce que ce professeur recommandait aux lycéennes : des habits exprimant la pudeur plutôt que des tenues dénudées. Certes, la conception de la pudeur diffère entre cette lycéenne-ci et cette lycéenne-là, mais la société et l'école françaises ne se veulent-elles pas les lieux où les différences peuvent coexister ? Les convictions diffèrent ; elles doivent pouvoir s'exprimer librement dans le respect mutuel.

 

La seule question qui pourrait se poser à propos du foulard est : Pourquoi l'islam demande-t-il à la femme et non à l'homme de se couvrir les jambes, le cou et les cheveux ? La réponse se trouve ici : Pourquoi l'islam demande-t-il à la femme de se vêtir davantage que l'homme ?

 

Nous sommes en présence d'un malentendu sur l'objet. Et les musulmanes et les musulmans ont le le devoir d'en démontrer sereinement les mécanismes à leurs interlocuteurs.

Musulmans arabes et musulmans non-arabes

Par Islam Lover :: dimanche 02 juillet 2006 à 14:38 :: Découvrez l'Islam

Musulmans arabes et musulmans non-arabes 

 

Transmis par: Anas 

 Sujet actif

Questions liées à des peuples/religions 

 

 

La Umma, communauté de foi musulmane, n'est pas constituée d'Arabes uniquement : au sein de la population musulmane totale, les Arabes ne représentent qu'une part estimée à à peu près le quart.

 

Certes. Mais y a-t-il en islam des prérogatives particulières au fait d'être un arabe ? ou bien arabes et non-arabes sont-ils considérés comme étant égaux ?

 

 

A) Une certaine affection (mahabba) se fait chez les musulmans vis-à-vis des musulmans arabes :

 

On peut souvent voir des musulmans non arabes exprimer une affection particulière pour un musulman dont ils viennent d'apprendre qu'il est arabe. En Inde, par exemple, c'est un phénomène dont j'ai été témoin de nombreuses fois. Attention, nous ne parlons pas ici d'un quelconque complexe d'infériorité, ni d'une flatterie, ni même d'une volonté, pour tout musulman, de "devenir Arabe" ; il s'agit d'une simple affection.

 

Cette forme d'affection est, d'après l'orthodoxie sunnite, chose qu'entraîne la foi musulmane elle-même (al-Iqtidhâ', p. 142 ; voir aussi Radd ul-muhtâr 6/485 ; voir également Mirqât 11/266-267).

 

Le fait est que quiconque est attaché à une personne éprouve une forme d'attachement au peuple de cette personne. Or le peuple auquel le Prophète était affilié sur le plan de la descendance est le peuple arabe (c'est ce qui explique le verset 14/4). La communauté se dit "umma" : cependant, ce terme a, dans les sources musulmanes, des sens différents : il y a, par rapport à tout prophète, sa "ummat un-nassab", sa "ummat ud-da'wa" et sa "ummat ul-ijâba" : le premier terme désigne "la communauté à laquelle il est affilié sur le plan ethnique" ; le second : "la communauté à laquelle son message est destiné" ; le troisième, enfin, "la communauté que forment ceux qui ont accepté son message au sein de la ummat ud-da'wa". Le message du Dernier Prophète s'adresse aux humains de toute l'humanité ; et tous les humains qui acceptent ce message appartiennent à la Communauté du Prophète, la "ummat ul-ijâba", qui est universelle, sans barrières ethniques ni culturelles. Mais le "peuple" auquel le Prophète est affilié ("ummat un-nassab" / "qawm") est le peuple arabe (cf. Al-jawâb us-sahîh 1/177).

 

Nous aimons le dernier des prophètes, Muhammad ; or il était arabe ; nous avons donc une forme d'affection particulière pour les musulmans arabes (Kâna rassûl ullâhi sallallâhu 'alayhi wa sallama 'arabiyyan ; "wa kullu mâ yunsabu ila-l-habîb mahbûb" : Mirqât ul-mafâtîh, Alî al-qârî, 12/272). C'est pour la même raison que nous avons une affection particulière pour les musulmans de la famille du Prophète.

 

Il est également à noter que les Arabes ont certains traits culturels particuliers. En effet, à côté de certains traits communs avec toute l'humanité et d'autres traits communs avec certains autres peuples précis, tout peuple – aussi bien un peuple dont les individus sont liés par une même ascendance biologique qu'un groupement réalisé sur la base d'une communauté d'habitation ou de culture – possède ses traits culturels particuliers, qui font sa spécificité dans son ensemble (il s'agit bien de "l'ensemble" et non de "la totalité" des individus qui la composent, certains de ceux-ci faisant bien entendu exception). Si la langue, disent les sociologues modernes, est un outil qu'un groupe de personnes utilisent pour communiquer, elle affecte également, en retour, la mentalité de ce groupe : en effet, car, en amenant ces personnes à l'utiliser, elle modèle, par les sons dominants de son vocabulaire, sa structure syntaxique particulière et ses expressions toutes faites, leur rapport à la réalité extérieure et délimite leur vision du monde. C'est d'ailleurs pourquoi on dit à juste titre que la langue et la culture marchent de pair (Ibn Taymiyya a également évoqué ce fait dans al-Iqtidhâ', p. 190). Les Arabes possèdent dans leur ensemble des qualités telles que la générosité, la chevalerie, traits qui font partie de la culture arabe (cf. al-Iqtidhâ', p. 152). Ils ont aussi des qualités oratoires particulières (Ibid., p. 151).

 

 

B) Par contre, il n'est pas de supériorité – ni sur le plan social, ni auprès de Dieu – revenant au musulman arabe sur le musulman non-arabe :

 

"O les hommes ! Celui que vous adorez est un, et votre père est un. Pas de supériorité à un Arabe sur un non Arabe, ni à un non Arabe sur un Arabe, ni à un blanc sur un noir, ni à un noir sur un blanc. La seule supériorité qui compte [auprès de Dieu] est celle de la piété. Ai-je transmis le message ?" (rapporté par Ahmad, n° 22978, authentifié par al-Arna'ût : bas de page sur Zâd al-ma'âd, 5/158).

 

 

C) De même, en islam, il n'est pas de particularité juridique liée à la qualité d'arabe :

 

En islam, le fait d'être un musulman arabe n'apporte pas de privilège, c'est-à-dire pas de statut particulier accordant une dérogation par rapport aux limites et aux devoirs qui concernent les musulmans de façon générale.

 

Cela entraîne-t-il des particularités ? Il est vrai que, d'après certains ulémas, il est certaines règles qui sont liées aux Arabes. Ainsi, ash-Shâfi'î et certains savants hanbalites postérieurs sont d'avis que c'est le goût des musulmans Arabes qui sert de critère pour établir quel animal – parmi ceux dont les sources ne disent rien – est tel que la consommation de sa chair est interdite aux musulmans parce qu'il est répugnant ("min al-khabâ'ith") ; Abû Hanîfa est d'avis que les polythéistes Arabes ne peuvent pas être citoyens des terres musulmanes (à la différence des Gens du Livre qui sont Arabes, et des polythéistes qui ne sont pas Arabes) ; d'autres point existent encore qui semblent indiquer certaines particularités liées aux Arabes quant à certaines règles (par exemple la kafâ'ah d'après certains ulémas)… Certes. Cependant il faut savoir que ces avis établissant des particularités ne font pas l'unanimité mais, au contraire, ont été discutés par d'autres ulémas, qui, eux, ont un avis différent. Ibn Taymiyya ne partage ainsi apparemment pas grand-chose de ces avis impliquant une particularité aux Arabes (cf. Majmû' ul-fatâwâ 19/18-29).

 

Par contre il est vrai que, établie sur la base d'un Hadîth authentique du Prophète, une règle faisant l'unanimité veut que les descendants du Prophète et de sa proche famille n'aient pas le droit de percevoir une aumône (sadaqa, qu'elle soit facultative ou obligatoire – zakât –). Mais primo cette règle n'est pas liée aux Arabes en général mais uniquement à la descendance du Prophète ; secundo cette règle s'applique à un descendant du Prophète même si celui-ci n'est pas Arabe (ce terme désignant la culture et non l'ascendance) (cf. al-Iqtidhâ', p. 157).

 

Il est vrai aussi qu'il est certaines règles qui concernent une partie de la terre arabe (le territoire du Haram, celui du Hedjaz ou de la Péninsule arabique). Mais elles sont liées à une région et non au peuple arabe pris dans son ensemble.

 

En revanche il est effectivement une règle qui est liée à l'appartenance à une filiation particulière : l'idéal est que ce soit un Qurayshite qui occupe la fonction de calife ("La direction [= califat] (doit être) chez Quraysh" : al-Bukhârî 6720). Pourquoi cette parole du Prophète ? Y aurait-il préférence ?

 

En fait l'explication est que, d'une part, la place du monde arabo-musulman est conséquente au sein de l'ensemble des pays majoritairement musulmans : le monde arabe constitue, pour reprendre la formule du 'âlim indien Abu-l-Hassan Alî an-Nadwî, "le cœur du monde musulman" (Mâ dhâ khassira-l-'âlam, p. 241). C'est ce qui explique ces propos du Prophète :

– "Waylun li-l-'Arab min sharrin qad-iqtarab (…)"" (al-Bukhârî, 6650, Muslim, 2880) ;

– "Inna ummatî yassûquhâ qawmun 'irâdhul-wujûh sighârul-a'yun kanna wujûhahum ul-hajafa, thalâtha mirâr (…)" (Ahmad 21873) ;

– "Inna banî qantûrâ awwalu man salaba ummatî mulkahum" (Fat'h ul-bârî 6/745) : Ibn Hajar pense que "ummatî" désigne probablement ici : "ummat un-nassab", donc les musulmans Arabes.

 

Or, d'autre part, la péninsule arabique constitue le cœur de ce monde arabe : ceci parce qu'elle est le berceau de l'islam, et parce qu'elle est le pays où se trouvent ses lieux saints et où se déroule le pèlerinage à la Maison de Dieu (Mâ dhâ khassira-l-'âlam, p. 241).

 

Or, enfin, dans le regard des Arabes de la péninsule, les Qurayshites ont une valeur particulière : c'est ce qu'expliqua Abû Bakr après le décès du Prophète et alors que la question de la nomination du calife se posait : "Vous savez que cette tribu des Quraysh occupe chez les Arabes une place que n'ont pas d'autres qu'eux, et que les Arabes ne se rassembleront que sur l'un d'eux. (Les gens de cette tribu) sont les plus valeureux des Arabes quant à leur lieu d'habitation et leurs qualités ("hum awsat ul-'arabi dâran wa a'rabuhum ahsâban")" (rapporté par al-Bukhârî n° 6442 avec Fat'h ul-bârî 12/188, ainsi que n° 3467). C'est aussi le sens du hadîth suivant : "Les gens suivent Quraysh dans cette affaire [= la direction : Mirqât] : les musulmans (parmi ces gens) suivent les musulmans (des quraysh), [tout comme] les non-musulmans suivaient leurs non-musulmans [avant la venue de l'islam, eu égard à leur prestige]". Ce hadîth veut dire que tout comme pendant la période du kufr les Arabes avaient en estime les Quraysh, ils ont et auront de l'estime pour eux pendant la période de l'Islam ; c'est cela qui fait que l'idéal est que ce soit un qurayshite qui soit calife (cf. Mirqât ul-mafâtîh, 12/258).

 

Cependant, souligne an-Nadwî, dire que le monde arabe a une place importante ne signifie pas avoir la même vision que celle des nationalistes arabes (Mâ dhâ khassira-l-'âlam, p. 241). En effet, il ne s'agit pas :

– de soutenir ce que font des personnes, parce qu'elles sont Arabes, même si cela est contraire aux normes de l'islam ;

– ni de dire que le développement de la terre des Arabes et la prospérité et le développement humain de ce groupe peuvent se faire aux dépens des autres terres et des autres groupes ;

– ni d'avoir comme vision que ces développements et cette prospérité sont l'objectif suprême et qu'après avoir atteint cet objectif on ne se souciera pas de ceux qui appartiennent à un autre groupe.

 

An-Nadwî souligne que si le monde arabe a une place importante au sein du monde musulman, c'est parce qu'il est le berceau de l'islam. Or il ne pourra l'être véritablement que s'il ne se coupe pas des enseignements du prophète arabe. C'est en effet ce dernier qui a transformé en peuple cet ensemble de tribus isolées que formaient les Arabes. Dès lors, si ce monde se coupe des enseignements du Prophète, il n'est qu'un corps sans âme (Mâ dhâ khassira-l-'âlam, p. 242). La partie arabe du monde musulman ne peut être réellement le centre de celui-ci que s'il suit les enseignements du prophète arabe et développe sa foi et son éthique en ce sens (Mâ dhâ khassira-l-'âlam, p. 243).

 

 

Quelques paroles lucides adressées par des Prédécesseurs aux musulmans arabes :

 

Omar ibn al-Khattâb a, s'adressant aux Arabes, prononcé un jour ces propos : "Vous étiez un peuple vil, et Dieu vous a élevés par l'islam. Si vous recherchez la grandeur dans autre chose que l'islam, Dieu vous avilira" (propos relaté selon différentes versions, très voisines : voir al-Bidâya wa-n-nihâya, Ibn Kathîr, 7/66, Hayât us-sahâba, al-Kândahlawî, 5338-5340).

 

Abû Barza, un autre Compagnon du Prophète, a dit quant à lui une fois : "Vous, Arabes, étiez dans la situation que vous connaissez d'humiliation, de faiblesse et d'égarement. Et Dieu vous (en) a fait sortir par l'islam et par Muhammad, jusqu'à ce qu'Il vous ait fait parvenir à ce que vous voyez. C'est (l'attachement excessif à) ce monde qui a gâché les relations entre vous" (al-Bukhârî 6695).

 

Un autre Compagnon, Jarîr, relate que Dhû 'Amr, un himyarite (donc originaire du Yémen) qui s'était converti à l'islam mais n'avait pas pu rencontrer le Prophète, lui dit un jour : "Jarîr, tu as sur moi une faveur, et je vais t'informer de quelque chose : Vous, Arabes, ne cesserez pas d'être dans une bonne situation tant que lorsqu'un dirigeant ("amîr") parmi vous mourra, vous vous consulterez à propos d'un autre. Puis, lorsque la (direction) sera par l'épée [= la domination], ils [= les dirigeants] seront comme les rois, se mettant en colère de la colère des rois, et étant satisfaits de la satisfaction des rois" (al-Bukhârî, Fat'h ul-bârî 7/96-97).

 

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

 

 

Bombarder le ministère palestinien des affaires étrangères et viser le Liban : crimes de guerre

Par Islam Lover :: vendredi 14 juillet 2006 à 8:50 :: Actualité

De palestine-info.cc

Communiqué
Bombarder le ministère palestinien des affaires étrangères et viser le Liban : crimes de guerre

Jul 14, 2006, 06:51



Le mouvement de la résistance islamique
Hamas - Palestine



Bombarder le ministère palestinien des affaires étrangères et viser le Liban :

crimes de guerre et destruction des composants du système politique palestinien

Traduction résumée - CPI


Jour après jour, l’Entité sioniste se confirme comme un système dépourvu de toute valeur humaine et de tout critère légitime. Il ne connaît comme langage que celui de l’assassinat et de la destruction. Il laisse ses chasseurs bombarder et détruire le ministère palestinien des affaires étrangères, ce qui a causé des dégâts matériels très graves, notamment dans la base de données. En même temps, l’artillerie et les chasseurs de l’occupation bombardent et démolissent partout au Liban les maisons civiles, les infrastructures et les établissements civils. Ils laissent derrière eux des dizaines de martyrs, de blessés et de dégâts des plus graves.

Et nous, dans le mouvement de la résistance islamique (Hamas), affirmons la rencontre de la cause palestinienne avec la cause libanaise. Les Palestiniens et les Libanais se trouvent face aux plus affreux outils de destruction et de terrorisme. Et en affirmant la complémentarité de la résistance palestino-libanaise pour faire face à une occupation usurpatrice, nous confirmons les points suivants :

1 – L’élargissement de l’agression sioniste, la dernière en date étant celle du bombardement et la destruction du ministère des affaires étrangères. Cette agression n’est qu’une tentative de destruction des composants du système politique palestinien et de répandre l’anarchie. Tout cela reflète une dangereuse indication de l’existence des projets sionistes destinés à frapper l’existence palestinienne dans le prochain stade.

2 – Viser les établissements palestiniens officiels légitimes constitue un flagrant crime, venant à l’encontre de toutes les lois internationales et humaines.

Nous demandons alors au Conseil de sécurité et à l’assemblée nationale des Nations Unies de se réunir pour discuter de ces crimes militaires sionistes afin d’imposer des punitions politiques et pénales contre l’Entité sioniste. Nous appelons aussi les pays arabes, islamiques et non alliés à composer un lobby politique de pression pour faire face à l’inclinaison américaine totale au profit de l’Entité sioniste et pour freiner les crimes sionistes.

3 – L’obstination des Sionistes dans leur agression, assassinat, terrorisme en visant les infrastructures et les établissements du système politique palestinien ne mène la région qu’à une guerre ouverte dont personne ne connaît les résultats, notamment les Sionistes qui ont mis le feu à la poudre et qui seront les premiers à en être touchés.

4 – Cette nouvelle agression représente une tentative, déjà en échec, d’exporter vers l’extérieur la crise sioniste et la défaite répétée de l’armée de l’occupation israélienne à faire face à la résistance et ses frappes.

5 – Les crimes de guerre sionistes visant notre frère le Liban exigent une rapide action arabo-islamique et une intervention internationale juste pour les arrêter. Pour mettre fin à ces crimes dépourvus de tout cadre moral ou humain et stopper la politique terroriste sioniste qui frappe la sécurité et la stabilité de la région toute entière.


Il est djihad : victoire ou martyre


Le mouvement de la résistance islamique
Le jeudi 18 jamadi al-thani 1427
13 juillet 2006

voici le sort d'un bourreau: Ariel Sharon lutte toujours pour la vie

Par Islam Lover :: dimanche 16 juillet 2006 à 11:22 :: Coup de Coeur!

Ariel Sharon lutte toujours pour la vie

Martine Perez .

Publié le 30 juin 2006Actualisé le 30 juin 2006 : 09h22               

Ariel Sharon. AP Oded Balilty

 

 

 

 

Dans une chambre aux murs blancs de l'hôpital Tel Hashomer Shiba, Ariel Sharon gît, plongé dans le coma depuis maintenant six mois, respirant avec une machine. Il est nourri grâce à une sonde gastrique. Sa porte est gardée 24 heures sur 24 par des hommes du Shin Beth, le service de sécurité israélien. Seuls les membres de l'équipe soignante, triés sur le volet, et la famille sont admis à pénétrer dans cette pièce. La présence des gardes armés dans le couloir vient rappeler que le malade inanimé était, il y a peu, un chef de gouvernement capable de susciter dans le monde entier des haines ou des passions irréductibles. Ariel Sharon, le bouillant général dont même l'establishment israélien se méfiait, Ariel Sharon, diabolisé par ses détracteurs, adulé par ses partisans, s'est brusquement éclipsé de la scène politique au début de l'année.

 

Pourquoi est-il maintenu en vie de la sorte ? Les médecins espèrent-ils vraiment le sortir de son coma ? Et dans quel état ? Est-il victime d'acharnement thérapeutique ou bénéficie-t-il du même traitement qu'un citoyen ordinaire ? Chef du département de réhabilitation où est hospitalisé Ariel Sharon, brun, longiligne, Schlomo Noy, la cinquantaine, bardé de diplômes, est intarissable sur les concepts médicaux développés dans ce gigantesque établissement créé en 1948 par Haïm Shiba, en même temps que l'Etat d'Israël : au début, pour soigner, rééduquer et guérir les soldats blessés au combat.

 

Le centre de réhabilitation respiratoire se trouve dans un petit bâtiment en pierres blanches de deux étages. Le service qui abrite la chambre de l'ex-premier ministre est baigné d'une lumière méditerranéenne tamisée par les ficus alignés le long des murs. Le PC des infirmières brille de multiples clignotants, témoins électroniques des constantes cardio-respiratoires des 18 patients hospitalisés ici. L'ancien chef du gouvernement y reçoit, lui, de nombreuses thérapeutiques pour tenter désespérément de le sortir de sa léthargie, en lui redonnant respiration spontanée et conscience.

 

Les médecins répètent que son destin est similaire à celui d'autres malades dans le coma après une attaque cérébrale. Une partie du cerveau a été détruite, mais des fonctions cérébrales persistent. En particulier, l'électroencéphalogramme n'est pas plat, et l'angiographie révèle une circulation cérébrale. Il n'y a donc aucune raison d'arrêter les traitements. A mi-mot, ils font comprendre que, pour l'instant, Sharon est dans un coma peu profond ; il ne serait pas loin d'avoir une respiration autonome, même s'il reste inconscient. Le moindre battement de cils ou mouvement de mains est épié par une armée de praticiens et d'infirmières qui, sans être d'un optimisme béat, rêvent de le tirer d'affaire.

 

«Tout autre patient, dans le même état, bénéficierait des mêmes soins», affirme Schlomo Noy. Le professeur Jean-Roger Le Gall, réanimateur à l'hôpital Saint-Louis, assure qu'en France un malade sous respirateur, avec les mêmes paramètres cérébraux, serait sans doute aussi maintenu en vie, même si la probabilité de récupération est, selon lui, extrêmement faible.

 

La caractéristique du centre Tel Hashomer Shiba est de mettre à la disposition des malades, au sein du service, toutes les compétences nécessaires, qu'elles fassent, ou non, appel à des disciplines médicales différentes, voire de former les médecins à toutes les techniques nécessaires au même malade. Le chirurgien orthopédique aura aussi, par exemple, une solide formation en rééducation afin d'aider son patient jusqu'à la guérison totale.

 

Autour de Sharon se pressent donc des neurologues spécialisés en pathologie vasculaire, des réanimateurs experts en respiration artificielle, des physiologistes chargés de la rééducation. Pour l'heure, «Arik» n'a sans doute pas le temps de s'ennuyer. Les médecins ont imaginé une stratégie hors du commun pour réveiller son cerveau et faire en sorte que la partie encore intacte finisse par pallier celle qui a été détruite.

 

De manière empirique, il est soumis à divers protocoles de stimulation ; visuelle, notamment, grâce à des images de la télévision qui affichent, peut-être, les derniers déroulements amers du conflit ; auditive, avec des programmes musicaux, tout particulièrement Mozart, son compositeur favori. Il est également la cible d'un programme expérimental de stimulation électrique périphérique, censé envoyer des impulsions au cerveau pour développer les connexions entre neurones. La rumeur veut qu'on lui fasse respirer ses mets préférés pour «chatouiller» son odorat. En tout cas, les massages et la kinésithérapie sont quotidiens. Sa famille, ses fils viennent le voir, lui parler, lui caresser la main, pour aiguiser les liens affectifs, comme cela est désormais recommandé dans tous les centres de réanimation.

 

Ariel Sharon expérimente de nouvelles molécules contre le coma, à base de neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine, glutamate...), des substances sécrétées par les neurones, bien que leur efficacité n'ait pas été formellement démontrée. La physiothérapie respiratoire vise enfin à lutter contre l'infection pulmonaire, principale cause de décès des malades sous respirateur. «Nous saurons dans quelques semaines si nos efforts ont été couronnés de succès, confie Schlomo Noy. Je ne peux rien vous dire de plus, si ce n'est qu'en Israël, la loi n'autorise pas à interrompre les soins, quel que soit le malade.» Dans une stratégie, disons parallèle, pour le tirer d'affaire, mentionnons aussi les prières dites chaque jour pour lui, depuis six mois, par des milliers de fidèles anonymes dans les synagogues d'Israël et d'ailleurs.

 

C'est le 18 décembre dernier qu'Ariel Sharon avait été transporté à l'hôpital Hadassah de Jérusalem pour un accident vasculaire transitoire. Il en était ressorti quelques jours plus tard avec une ordonnance d'anticoagulants. Le 4 janvier, il était frappé par une hémorragie cérébrale massive qui le faisait sombrer dans cet état dont nul n'a réussi à l'extraire. Le professeur Yoram Weiss, un réanimateur dévoué corps et âme à ses malades, s'est chargé de lui pendant toute la prise en charge à Hadassah. Il insiste, lui aussi, pour dire qu'en Israël, rien ni personne ne permet d'arrêter les soins : toute vie est sacrée.

 

Mais, ici comme ailleurs, face à une maladie irréversible, évolutive, rapidement fatale et avec perte de conscience, tout se joue au-delà des règles, dans des codes non écrits, entre la famille et l'équipe soignante. «Je peux vous dire une chose, ajoute Yoram Weiss, si Ariel Sharon avait été dans un état de mort cérébrale irréversible, nous aurions débattu d'un arrêt des soins, avec le reste de l'équipe, avec la famille. Cela n'est pas le cas. Il n'a pas eu de défaillance multi-organe, pas de choc, pas d'électroencéphalogramme plat et une circulation cérébrale toujours visible à l'angiographie.»

 

Des malades qui retrouvent leur conscience six mois, un an après une attaque cérébrale, cela s'est déjà produit. Mais à quel prix ? Imprévisible. Le handicap est souvent la règle ; le miracle, l'exception. Comme pour conjurer le sort, Yoram Weiss affiche sur son ordinateur les images cérébrales d'une jeune femme victime d'un attentat dans un bus à Jérusalem, il y a trois ans, frappée par une hémorragie cérébrale causée par une vis qui a déchiqueté une artère du cerveau. Aujourd'hui, elle parle et marche, sans aucune séquelle.

 

Et si le fondateur du nouveau parti Kadima se réveillait un beau jour ? Le professeur Zeev Rothstein, directeur de Tel Hashomer, reste prudent : «Les spécialistes ne donnent que d'infimes chances dans les cas comme le sien, mais nous avons la foi.» Selon un journal israélien, Guilad et Omri Sharon, ses fils, auraient déclaré à des proches, il y a trois jours, que leur père réagissait lorsque l'on disait son nom. Les médecins disent, eux, que ces réactions ne sont pas significatives.

 

Le général Ariel Sharon qui affirmait, au moment du désengagement de Gaza, «que l'on pouvait à la fois être un guerrier et aspirer à la paix», livre, à 78 ans, son ultime combat sur un lit d'hôpital. S'il a quitté à pas de loup la scène politique, sa famille, ses médecins tentent encore de croire à sa possible résurrection.

Mohammed, l’homme !

Par Islam Lover :: mercredi 19 juillet 2006 à 12:28 :: Miséricorde pour l'Univers

Mohammed, l’homme !

Par : Rachid Elmanaoui

Responsable de la page française du site

  Fils de Abdelleh fils de Abd al-Mouttalib, Mohammed est ainsi l’un des petits fils de Hachim, le fondateur du clan Qoraïchite, qui se réclame de Fihr, le ‘qoraich’ (petit requin) et de la grande tribu de Kinanah. De Fihr à Adnan et de Adnan à Ismaïl, la filiation de Mohammed avec Abraham est donc indiscutable.

  Né à la Mecque et enterré à Médine à l’âge de 63 ans, Sa vie est divisible en deux étapes distinctes :

  1. de la naissance à l’âge de 40 ans, il a vécu à l à Mecque

  2. de l’âge de 40 ans jusqu’à sa mort à 63 ans, c’est la période de la révélation du Message adressé à l’humanité toute entière.

  Né après la mort de son père, celui qui deviendra le Prophète et le Messager est élevé par sa mère, Amina bent Wahb décédé à son tour quand il eut six ans. Orphelin donc de père et de mère, il est pris en charge par son grand-père Abd al-Mouttalib puis, à la mort de celui-ci, deux ans plus ans tard, par son oncle Abu Talib (père de Ali, quatrième Calife).

  D’abord pâtre, il ne tarda pas à devenir caravanier, profession dans laquelle, bien qu’encore tout jeune, il acquiert néanmoins l’épithète de ‘al-Amine’, c’est à dire ‘celui qui est digne de confiance’. Sa rigueur et sa vigilance à préserver les intérêts de ceux qui lui confiaient leurs marchandises ne tardèrent pas à lui attirer la considération et l’estime de sa communauté. Maître caravanier d’une riche mecquoise, Khadija bent Khouaylid, il réussit à lui faire fructifier ses affaires par le commerce avec la Syrie , ce dont elle se montra satisfaite et comblée au point qu’elle le choisit pour époux. Selon la tradition arabe, c’est son tuteur, son oncle, Abou Talib, qui la lui fit épouser en deuxième noce, bien qu’elle fut aussi son aînée de quinze ans.

  De sa prime enfance jusqu’à l’age où il reçut l’ordre d’annoncer le Message, Mohammed ne cessa jamais de se distinguer par sa rectitude dans une société pourtant à l’affût des faux pas, mais qui ne put en aucune circonstance le prendre en défaut. Ses biographes sont unanimes pour souligner qu’il fut connu dans sa jeunesse par son tempérament sage et équilibré, ne s’adonnait à aucune des débauches que les jeunes de la Mecque avaient coutume de commettre, et s’abstenait de fréquenter les lieux de perversion qu’étaient les maison closes et les tavernes jouxtant le marché de la Mecque. Ces biographes rapportent ainsi que Mohammed n’a jamais consommé de boisson alcoolisées, ni pratiqué les jeux du hasard, tout comme il n’a jamais pratiqué le culte des idoles ni sollicité le pouvoir d’un mage. De commerce agréable, courtois et de bon conseil, il n’a jamais pris part des disputes qui éclataient régulièrement entre les tribus. Manifestant depuis toujours un penchant pour l’isolement et la méditation, il prit l’habitude, vers la quarantaine, de faire retraite dans une grotte du mont Hira, surtout durant le mois de Ramadan. Il était peut-être déjà Prophète à cette phase de sa vie, mais non encore suffisamment préparé pour assumer la lourde mission de Message.

  Les qualités de sincérité, de probité, de loyauté et de retenue, qui étaient les siennes, lui ont valu l’estime et la considération de tous les membres de sa communauté mecquoise et de ses dirigeant. Peu à peu, on avait pris l’habitude d’accompagner son nom, outre de l’épithète ‘al-Amine’ qui signifie comme nous l’avons vu, ‘celui qui est digne de confiance’, du qualificatif ‘as-Sadiq’ qui signifie ‘le sincère’. D’autre fois, on l’appelait tout simplement ‘Ahmed’, c’est à dire ‘le plus digne de louange’.

  Un événement survenu à la Mecque donne une idée significative de l’ascendant que, tout jeune, Mohammed exerçait déjà au sein de sa société arabe de l’époque. En effet, après avoir procédé ensemble à la remise en état de la Kaâba , les représentants des différents tribus s’opposent quant à la désignation de la partie à laquelle devait échoir l’honneur de mettre en place la Pierre Noire , et devant cette impasse, ils demandèrent conseil à Mohammed. Celui-ci leur suggéra de placer la Pierre sur une cape pour que le représentant de chaque tribu participer à la soulever et la remettre en place. Ce compromis eut un grand écho et, depuis, Mohammed devint le sage que l’on consulte pour toute affaire d’importance.

  De même, lorsqu’il commença à prêcher l’Islam, il continua à se comporter avec la même sincérité et la même modestie qu’auparavant. Ceux qui s’étaient mis à le combattre à la Mecque n’osaient jamais le discréditer moralement, et se rabattaient sur ses disciples pour les martyriser dans l’espoir de les faire abjurer leur foi. Il vécut ainsi durant une dizaine d’années, confronté à la hargne de ses contempteurs, mais plus loyal que jamais.

  Après l’exil (l’Hégire) à Médine, et bien que la persécution à l’encontre de ses compagnons fût moins forte dans cette ville qu’à la Mecque , le Prophète Mohammed ne changea rien à ses habitudes. Son espace vital restait réduit à la distance qui séparait sont petit domicile de la modeste mosquée qu’il avait édifiée pour accueillir les croyants dont le nombre ne cessait d’augmenter, tant en exilés de la Mecque (Mohagirines) qu’en partisans (Ansar) locaux ; et ce renforcement des rangs de ses disciples ne le dévia point de sa ligne de conduite. Aucun de ceux qui le suivaient, ou de ceux qui le dénigraient, ne pouvait apporter la preuve qu’il l’eût vu un jour céder à une tentation, commettre une bévue ou une contradiction, avoir une relation douteuse, ou s’être dissimulé pour intriguer ou espionner. Bien au contraire, tout le monde pouvait partager sa vie, une vie austère, transparente, sans la moindre tentation, au cours de laquelle il recevait la Révélation en présence de ses Compagnons et de tous les croyants. Il s’évertuait alors à exécuter les ordres divins, sans rien taire des versets qu’il recevait, même de ceux qui lui étaient personnellement destinés sous forme de conseil, voire d’admonitions.

  En tout état de cause, il est indubitable que ce qui caractérisait le plus la personnalité du Prophète, était son humanité, avec tout ce que ce mot peut comporter de réflexes, instincts, sentiments, comportements etc… C’est un trait qui est mis en évidence par le Coran, et il est requis  du Prophète, de « l’Envoyé qui se nourrit d’aliments et qui fréquente les marchés », de rappeler à tout le monde sa réalité humaine : «  Dis : « je ne suis rien qu’un mortel comme vous » ». ( La Caverne , 110). Lui est également demandé  de repousser tout attribut fantastique et de ne pas bercer son auditoire d’illusions : «  Dis : ‘ je ne prétends ni posséder les trésors infinis de Dieu, ni connaître les mystères cachés aux humains, pas plus que je ne suis un Archange ! Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé’ ». (Les Bestioles, 50).

Dans cet esprit, l’Envoyé de Dieu a toujours insisté auprès de ses disciples pour qu’ils ne lui attribuent aucune qualité surnaturelle. Il ne cessait de leur répéter : «  Ne me flattez pas comme les Chrétiens ont flattés Jésus, fils de Marie. Je ne suis que le Serviteur de Dieu et son Envoyé. Appelez-moi donc Serviteur de Dieu et son Envoyé ». Ainsi écartait-il de sa personne toute allusion à la divinisation ou à la sanctification, se contentant d’une part, de sa qualité de Serviteur qui est une qualité partagée par tous les croyants, et se limitant, d’autre part, à son rôle de Messager auquel correspond sa mission. Il soulignait toujours que, comme tout un chacun, il « jeûne et se restaure ; veille une partie de la nuit pour la prière et s’endort, se marie et se parfume ». Enfin, selon son compagnon Ibn Massoud, il aurait un jour reçu un homme qui se mit à trembler devant lui d’émotion. Le Prophète s’empressa alors de lui dire : « Calme-toi, je ne suis pas un Roi ; je ne suis que le fils d’une femme qui mangeait de la viande séchée ».

ROUTE DE LA VERITE - Blog créé avec ZeBlog