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Islam Lover

Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

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Episode 6 : Ar-Razzâq (suite)

Par Islam Lover :: dimanche 17 décembre 2006 à 9:37 :: A la lumière de ton Nom nous vivons

A la lumière de Ton nom, nous vivons.

 

Episode 6 : Ar-Razzâq (suite)

 

(Le Pourvoyeur)

 

 

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Seigneur de l’Univers et que Ses grâces et Sa paix soient accordées à Son Messager.

 

Je voudrais rappeler avant d'entamer l'épisode d'aujourd'hui combien nous sommes privilégiés par Allah (SWT[i]) de pouvoir évoquer Ses noms à partir de ce lieu sacré et devant Sa maison "La première Maison qui ait été édifiée pour les gens, c’est bien celle de Bakka (la Mecque) bénie et une bonne direction pour l’univers. Là sont des signes évidents, parmi lesquels l’endroit où Abraham s’est tenu debout; et quiconque y entre est en sécurité…"(TSC[ii], 'Âl-`Imrân (LA FAMILLE D’IMRAN): 96/97). Rappeler aussi combien il est difficile et prétentieux de vouloir cerner tous les sens des plus beaux noms d'Allah, car Il dit Lui-même "…Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut" (TSC, Al-Baqara (LA VACHE): 255) mais à travers ces épisodes nous tentons une modeste approche pour essayer de concevoir notre vie à la lumière de Ses noms. Les comprendre, saisir leurs sens et les mettre en œuvre dans notre vie quotidienne. Car la religion est un savoir, puis une obéissance et enfin une félicité et un bonheur.

 

Plaçons notre confiance en Lui, Le Pourvoyeur :

L'épisode d'aujourd'hui est un complément à celui d'hier; nous avions abordé le nom d’Allah Ar-Razzâq et nous avons examiné les sens profonds de ce nom. Nous avons déduit qu'il nous faut respecter trois règles de bienséance envers ce nom. Si nous sommes convaincus qu'Allah est le Pourvoyeur et le Nourricier de toutes les créatures; Allah (SWT) dit-ce qui peut être traduit comme : " …et lui assigna ses ressources alimentaires en quatre jours d’égale durée…"(TSC, Foussilat (LES VERSETS DÉTAILLÉS) : 10)  Nous devons nous garder de vouloir gagner notre vie de l'illicite, nous devons tenir égard à notre dignité et ne pas nous abaisser et nous avilir par crainte de la pauvreté, et enfin nous avons conclu qu'il nous faut travailler et  parcourir la terre à la recherche de notre subsistance sans ménager aucun effort. Je vais aborder dans la deuxième partie une autre règle très importante pour que le sublime sens de ce nom puisse s'accomplir parfaitement dans nos vies.

 

Mais avant cela nous allons encore nous attarder sur les trois attitudes à adopter que nous avons évoquées hier. Je n'ai pas cessé de répéter hier que nos subsistances sont garanties par Ar-Razzâq, qu'Il est le seul Pourvoyeur de Ses serviteurs, et de là, nous devons nous garder de souiller notre subsistance par l'illicite et le péché, car Allah (SWT) a prescrit à chacun de nous sa subsistance et ses richesses, souvenons-nous du verset d'hier; Allah (SWT) dit -ce qui peut être traduit comme : " …et lui assigna ses ressources alimentaires en quatre jours d'égale durée. [Telle est la réponse] à ceux qui t'interrogent. " (TSC, Foussilat (LES VERSETS DETAILLES) : 10). Pourquoi gagner par le péché ce que nous aurions de toute façon acquis par la volonté d'Allah. Il a prédisposé la terre et dispensé en elle les richesses diverses pour qu'elles soient exploitées chacune en son temps. Aurions-nous oublié le hadith du prophète (BP sur lui) qui nous redonne confiance et apaise nos craintes, il dit : "Djirbîl m'a inspiré que toute âme ne mourra sans qu'elle ait épuisé la subsistance qu'Allah lui a prescrite et achevé les jours qu'Allah lui a limités " Allah (SWT) n'a-t-il pas juré -ce qui peut être traduit comme : " Par le Seigneur du ciel et de la terre! Ceci est tout aussi vrai que le fait que vous parliez. "(TSC, Adh-Dhâriyât (QUI EPARPILLENT): 23). Continuerons-nous après cela à entacher nos gains par le péché ? Nous laisserons-nous emporter par l'effritement des valeurs et de la foi de tous les gens qui ont oublié Ar-Razzâq et sont allés quémander leurs vivres dans l'illicite et le péché …?

 

On raconte l'histoire d'un vieil homme resté sans aucun soutien, il répétait toujours la même prière et disait : ô Allah fais-moi vivre comme Tu fais vivre le corbillat !! Les gens ne saisissaient rien à cette étrange prière. A la naissance, le petit du corbeau est tout blanc, sans aucun poil sur sa peau, ses parents ne le reconnaissent pas et l'abandonnent sans nourriture. Mais par les grâces d'Ar-Razzâq, l'odeur que dégage cet oisillon attire les vers à lui, il s'en nourrit jusqu'à ce qu'un duvet noir lui pousse et que ses parents le reprennent dans leur giron et se mettent à le nourrir !

 

Il se trouve aussi dans la nature un autre exemple de la grandeur d'Ar-Razzâq qui nous laisse pantois, admirateurs et convaincus de la puissance d'Allah. Les spécialistes des océans nous apprennent qu'il existe un courant sous-marin dans l'océan atlantique qui circule des côtes scandinaves et s'en va jusqu'aux côtes du Chili en Amérique latine. Ce courant très puissant charrie avec lui de grandes quantités de petites algues. Ces algues attirent la sardine qui va avec le courant à la poursuite de ces algues. Arrivée aux abords des côtes d'Amérique du sud, la sardine est surprise par les dauphins et les requins qui la poussent des fonds marins vers la surface. Des milliers d'oiseaux attendent cette montée et se ruent à leur tour sur les bancs de  poisson. Ces milliers d'oiseaux se posent sur terre et apportent aux agriculteurs des ces pays des engrais inespérés !! Vous saisissez la splendeur de cet exemple d'Ar-Razzâq ? Une chaîne incroyable de créatures et un concours des éléments de la nature pour que des oiseaux puissent se nourrir et que des hommes cultivent leur terre. Douterons-nous encore d'Ar-Razzâq? Honte à celui qui osera après cela souiller sa nourriture par le péché, honte à celui qui s'humilie après cela pour gagner sa vie, et honte à celui qui croise les bras et ne se nourrit pas de la sueur de son front.

 

Contentement, satisfaction et sérénité :

Je vais maintenant passer au point auquel j'ai fait allusion au début de l'épisode. Une attitude que nous devons observer envers Ar-Razzâq, un très beau sens qui doit soulager les démunis et les pauvres, rendre leurs tourments moins pénibles. Les règles que nous avons évoquées précédemment sont une conduite que nous observons avec nos membres et à travers nos actes. Mais celle-là, c'est une règle qu'on accomplira avec nos cœurs. Une règle sans laquelle nous ne saurons réussir les trois premières.

C'est bien l'agrément; la satisfaction. Êtes-vous satisfaits d'Allah ? Êtes-vous satisfaits de ce dont Allah vous a fait don ? Êtes-vous satisfaits de vos épouses, de vos logements, de votre physique? Êtes-vous satisfaits de votre fonction, de votre situation matérielle, de votre vie ? Êtes vous satisfaits d'Allah …?

La satisfaction c'est de vouloir atteindre le meilleur tout en étant satisfait de l'état présent. Certains comprendront la satisfaction comme une capitulation et un renoncement. Mais c'est bien le contraire, car le Prophète n'en voulut pas à Allah pour ce qu'il a enduré à la Mecque mais cela ne l'a pas empêché d'émigrer à Médine pour y chercher refuge.

Allah dit dans un hadith qoudssi : "ô fils d'Adam je t'ai créé pour Mon adoration alors ne t'en détourne pas. Je t'ai assuré ta subsistance, si elle est rationnée n'en soit pas malheureux, et si elle est abondante n'en soit pas content. Si tu agrées ce dont Je te fais don, Je soulagerai ton corps et ton esprit, tu compteras parmi ceux à qui Je fais miséricorde. Si tu n'en es pas satisfait, J'épuiserai ton corps et ton esprit et tu compteras parmi les disgraciés, Je te rendrai la vie dure et tu courras derrière ses biens comme courent les animaux dans la nature et tu ne gagneras en fin de compte que ce que Je t'ai prescrit."

 

Accepter de bon cœur et de bon gré le don d'Allah ne signifie nullement renoncer à l'effort et au travail, mais c'est un repos pour l'esprit. Allah dit dans un autre hadith qoudssi : "ô fils d'Adam Je t'ai pourvu de ce qui te suffit mais tu recherches ce qui te fatigue, si Allah a donné à Ses serviteurs sans limites, ils auraient été des despotes sur terre sans droit. Le peu ne te rassasie pas et ce qui est abondant ne te satisfait pas. Si un nouveau jour se lève sur toi et que tu sois sain dans ton corps, à l'abri dans ton gîte, possédant la nourriture de ta journée alors chasse la vie d'un revers de la main."

 

Si vous êtes en sécurité dans votre maison, comptez cela comme une grâce d'Allah, car il existe des gens qui ne savent pas où aller à la tombée de la nuit. Si vous êtes en bonne santé louez Allah pour ce don, car il existe des gens qui ne savent pas s'ils vont encore survivre un autre mois. Acceptons les dons d'Allah et soyons en satisfaits.

C’est une invitation à être satisfait de son sort, mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas fournir d’efforts pour gagner sa subsistance. Cette injonction le montre bien : " Rejette tes soucis après avoir pris tes dispositions. Ce n'est pas à toi de réaliser ce qu'Allah t'as promis de te donner."

Et comment Allah pourrait-Il t'oublier, alors que tu es Son Khalifa sur terre ?! Il a créé tout cet Univers à ton service : Le soleil, le vent, la pluie te procurent l'eau et la nourriture. Mais cela ne doit pas nous empêcher d’œuvrer et de travailler. Et à ceux qui souffrent de privation et qui peinent à cause des circonstances difficiles, je rappelle ce hadith du Prophète (BP sur lui), qui inspire le contentement et la satisfaction : " Certes a-t-il goûté la douceur de la foi, celui à qui il agrée qu’Allah soit son unique Seigneur, d'avoir l'Islam pour religion, et d'avoir Mohammed pour Prophète.” Quiconque répète l’invocation suivante matin et soir, Allah lui inspirera contentement et satisfaction : "Il m’agrée qu’Allah soit mon Seigneur, que l'Islam soit ma Religion et que  Mohammed soit mon Prophète."  Ainsi Le Prophète (BP sur lui) nous a-t-il conseillé dans une autre occasion de reprendre la même invocation après chaque appel pour la prière afin de gagner le pardon d'Allah (SWT). Pourquoi le Prophète a-t-il insisté à maintes reprises sur cette invocation en particulier.  Car à force de la dire, on finit par sentir le bonheur et la sérénité.

Le contentement et l’acceptation des malheurs :

Le Prophète (BP sur lui) avait aussi l'habitude de dire: " Allah inspire-moi la satisfaction au moment des malheurs afin que je sois en paix avec mon destin."  Pourquoi a-t-il précisé le moment des malheurs? Car c'est le moment de la véritable épreuve et si l’on accepte son destin en ces moments-là, on fait preuve d'une foi inébranlable. Les Oulémas considèrent que la vérité de la foi est reflétée par ces trois comportements: Avoir confiance dans le choix d'Allah avant l'épreuve ; accepter le destin d'Allah au moment de l'épreuve ; persister dans l'adoration d'Allah après l'épreuve. Allah (SWT) dit dans la sourate Al-Hajj, verset 11 – ce qui peut être traduit par : "Il en est parmi les gens qui adorent Allah marginalement .S’il leur arrive un bien, ils s’en tranquillisent, et s’il leur arrive une épreuve, ils détournent leur visage, perdant ainsi (le bien) de l’ici-bas et de l’au-delà. Telle est la perte évidente! "

Souvenons-nous de l'attitude du Prophète après la mort de son fils Ibrahim qu’il aimait beaucoup. Le Prophète a pleuré la mort de son fils et a dit: " Mes yeux larmoient, mon coeur souffre mais jamais je ne dirai ce qui mécontentera Allah. Et certes nous sommes tristes d’être séparés de toi Ibrahim….." Et il a dit: " Allah, nous répondons à Ton appel, tout ce que Tu nous envoie est bien et jamais Tu ne nous envoies le mal."

Omar ibn Al-Khattab dit: " Jamais un malheur ne m’a frappé sans que je remercie Allah pour quatre choses: le fait que l'épreuve n’ait pas été plus grave, le fait que l'épreuve ne concerne pas ma religion, le fait que je serai rétribué pour l’avoir endurée, et en pensant que rien ne compte après la mort du Prophète. Omar a dit aussi : " Je ne me soucie pas si je me réveille en état de suffisance ou de privation, de joie ou de malheur, tant que je me suis réveillé Musulman."

‘Orouah Ibn Az-Zoubayr, le cousin de ‘A’ïcha, en visite chez le calife perdit en même temps son fils et sa jambe. Les gens sont venus le consoler. Il a dit: "Allah, si Tu m'as pris un de mes fils, Tu m'a laissé les six autres. Si Tu m'as pris un membre, Tu m'as laissé les trois autres. Je Te remercie pour ce que Tu m'as laissé et pour ce que Tu m'as pris." Et après l’amputation, il demanda à voir sa jambe amputée et dit : " Allah, Tu es mon témoin, je n'ai jamais marché sur cette jambe pour une destination qui te déplaise." Un de ses compagnons le consola en disant: " Voici une jambe qui t'a précédé avec ton fils au paradis."

Safeyya bent Abded Al Mouttalib était la sœur de Hamza, la tante paternelle du Prophète. A la bataille de Ohod, après la mort de son frère Hamza, le Prophète demanda au fils de Safeyya, Az-Zoubayr, d'emmener sa mère à Médine pour qu'elle ne voie pas le corps mutilé de son frère. Safeyya refusa de rentrer à Médine en déclarant que ce qui est arrivé à son frère est bien peu en comparaison avec les innombrables grâces d’Allah, et qu’Allah ne fait qu’éprouver sa patience.

Et souvenez-vous toujours de la justice d'Allah. Si on accorde une valeur aux différents dons d'Allah, on réalise qu’Allah a réparti ses dons de sorte que personne ne soit lésé. Les dons ne sont pas seulement les biens matériels. Il se peut que tu sois riche mais que tu aies des enfants ingrats, et que tu sois pauvre et que tes enfants soient bons envers toi. Il se peut que tu sois pauvre mais proche d'Allah, et que le riche soit loin de Lui. Pris par ses comptes, le riche ne voit pas Allah, tandis que le pauvre est occupé à L’implorer car il sait qu'il n'a que Son Créateur pour le soutenir.

Finalement, je termine l'épisode en soulignant trois points:

1) Observez Allah (SWT) dans toutes vos actions et craignez-Le.

2) Demandez à Allah (SWT) de vous guider vers le bon choix avant d’en faire un.

3) Soyez satisfait du choix d'Allah.

[i] Soubhanaho Wa Ta’ala : ‘exalté soit-Il’

 

[ii] TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du noble Coran.

 

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Un jeune américain guidé sur le droit chemin

Par Islam Lover :: lundi 18 décembre 2006 à 9:38 :: Bienvenu!

Abdoullah

Un jeune américain guidé sur le droit chemin

Américain d’origine africaine, Jasson devenu plus tard Abdoullah, fit son entrée dans l’armée américaine après ses études secondaires. C’est ici qu’il apprit quelques notions techniques en maintenance, et devint plus tard technicien dans un atelier de maintenance d’appareils électroniques.

En effet, le récit de sa conversion à l’Islam est vraiment intéressante et étrange. Pendant la guerre du Golfe, Abdoullah était parmi les soldats américains envoyés à l’Est de l’Arabie Saoudite. Un jour alors qu’il faisait le shopping dans la ville de Khoubar, il prit un article dans l’une des boutiques et s’apprêtait à le payer, et à ce même instant s’éleva d’une mosquée non lointaine la voix d’un muezzin appelant à la prière. Soudain le vendeur lui dit: «c’est fini» exprimant ainsi l’arrêt du commerce, et se précipita à la mosquée, laissant Abdoullah à la fois surpris et émerveillé; Qu’est- ce qui aurait poussé cet homme à refuser de prendre son argent?! Alors qu´aux Etats-Unis, on ne néglige aucune occasion pour gagner son gain?! Quelle est cette religion dont sa priorité dépasse le gain aux yeux de cet homme?!

Cet incident fut le début de  sa considération pour l’Islam, ainsi donc qu´il a commencé à faire des efforts pour approfondir sa connaissance sur cette religion, lisant tout ce qu’on lui donnait le concernant, jusqu’à ce qu’Allah ouvrit son cœur à l’Islam, d’où sa décision de l’embrasser dès qu’il  fit son retour à sa résidence à New York, après avoir appris quelques principes fondamentaux de l’Islam à travers certains frères de la place. Il était ainsi capable d’accomplir ses adorations, de lire le Coran, et d’appliquer avec fermeté les instructions de l’Islam, et s’abstenir de ses interdictions.

Je n’ai connu Abdoullah que lorsqu’il déménagea pour Détroit et choisit d’habiter non loin de la mosquée Al-tawhid o? je priais régulièrement et dirigeais volontairement ses affaires, une tâche pas vraiment facile. Nous avions même eu quelques divergences de vue, mais chacun visant l’intérêt général, d’où la disparition de notre désaccord. D’ailleurs, il est  très agaçant d’être en contradiction avec celui que tu rencontres plusieurs fois par jour dans la maison d’Allah. Je vais vous relater quelques exemples de ce  que je dis:

Lorsque j’avais remarqué la régularité d’Abdoullah aux cinq prières quotidiennes à la mosquée et ses efforts pour l’appel à l’Islam, je lui ai proposé de faire l’Azân (appel à la prière). Il a accepté mais à condition que cela se passe sur la rue hors de la mosquée afin d’atteindre le but même de l’Azân. Cependant nous étions en pleine négociation avec la mairie de la ville pour obtenir l’autorisation d’utiliser un bâtiment comme mosquée des Ahlous Sounnah Wal-Jamaha. Une réunion était convoquée à cet effet  avec les habitants de ce quartier pour étudier ce sujet. Donc un tel acte d’Abdoullah pouvait compromettre le résultat des négociations, surtout que la majorité de ceux–là ne voulait pas laisser un espace aux musulmans dans leur quartier. Il fallait donc plus de précaution et de sagesse pour ne pas provoquer une certaine hostilité contre nous, tout en s’accentuant plutôt à l’appel de nos frères musulmans qui ne connaissent que peu de l’Islam et n’appliquent pas ses règles. Ces explications n’ont pas convaicu Abdoullah qui voulait à tout prix faire l’Azân selon la législation islamique. Je n’avais de choix que de l’empêcher et de désigner quelqu’un d’autre pour le faire. Et je lui ai dit: «C’est moi qui aurai à faire face pendant la réunion prochaine aux habitants du quartier et au comité chargé de donner le permis de bâtir, alors d’autres frères et toi, après vos prières, vous retournerez en toute sécurité, libérés des soucis et des problèmes  qui m’opposent avec les gouvernants de la ville». En ma connaissance, il n y a qu’une mosquée aux Etats-Unis qui a pu obtenir – après des longues négociations – l’autorisation de la Justice de faire l’Azân sur les hauts-parleurs. Il s’agit de la mosquée de «Dearborn» dans la province de «Michagan», surtout que les habitants autour de la mosquée sont en majorité musulmans en provenance de Yémen.

Un jour Abdoullah m’a demandé les clefs de la mosquée que je lui ai refusées, puisqu’elles étaient limitées, et le fait de multiplier d’autres clefs engendrait l’augmentation du taux d’assurance sur le bâtiment de la mosquée. Mais Abdoullah ne m’a pas compris, il s’en est allé mécontent.

Une autre fois, Abdoullah m’a demandé l’autorisation de loger son hôte à la mosquée. «Pourquoi ne le loges-tu pas chez toi?» Demandais-je à Abdoullah. Il m’a répondu que sa maison était étroite et qu’il était marié. Je lui ai donc proposé de m’en charger de son hôte en le logeant chez moi ou à l’hôtel pour la sécurité de la mosquée, surtout que si j’autorisais cela à une première personne, je ne pouvais refuser à d’autres, et il pourrait y arriver des choses inattendues. Mais Abdoullah s’est énervé et s’est plaint contre moi à plusieurs frères, bien qu’il continua toujours à accomplir régulièrement ses prières à la mosquée.

Au fil des jours, Abdulhah a mémorisé une bonne partie du Coran et le récitait bien, comme il a appris aussi quelques notions de fikh (Jurisprudence islamique) grâce à ses nombreuses lectures. Je  lui ai donc proposé de diriger les prières à la mosquée. Il l’a accepté. Cependant il aimait lire  des sourates qu´il a nouvellement mémorisées, d’où ses nombreuses erreurs gênant les frères à la mosquée qui m’ont saisi à cet effet. Je lui ai demandé de ne réciter dans la prière que des sourates qu´il a bien maîtrisées après  me les avoir fait écouter dorénavant. Il accepta cela avec joie. Ainsi il a perfectionné davantage sa lecture, et nos incompréhensions se dissipèrent

En outre, l’attachement d’Abdoullah à la sunnah (Traditions prophétiques) lui avait apporté beaucoup de biens, malgré que dans ses débuts, certains de ses efforts n’étaient pas bien étudiés. Après avoir appris une Sunnah, il se précipitait à l’appliquer, sans aucune contrainte. Il dirigeait les prières avec des sourates longues, suivies de la sourate Al-Ikhlass, suivant ainsi –selon ses explications - un des compagnons du Prophète. Mais les fidèles étaient mal à l’aise, surtout pendant la prière d’Icha qui, pendant l’été, se faisait très tardivement. Et malgré que je lui ai fait ces remarques et lui ai souhaité de limiter la sourate Al-Ikhlass à la deuxième rakate, il persista de faire ce qu’il voyait correct et soutenu par le hadith.

Dans le même ordre d’idées, je l’ai vu se coucher sur son flanc droit dans la mosquée après l’Azân de la prière de Fadjr. Inquiet, je me suis approché de lui, pour savoir s’il était malade ou fatigué. Il m’a répondu qu’il était bien portant, et était entrain d’appliquer la Sunna du Prophète (r) qui faisait de cette manière à ce moment précis.

Quant à son comportement avec sa famille, il était très exemplaire. D’ailleurs sa femme, sa belle sœur et son beau frère se sont islamisés grâce à ses efforts. Il éduquait ses enfants à lire le Coran avec psalmodie et à accomplir régulièrement les prières quotidiennes à leurs temps. L’aîné de ses enfants, qui à sept ans , avait mémorisé beaucoup du Coran, sous sa supervision. Il l’amenait aussi régulièrement aux prières quotidiennes, voir même la prière de Fadjr, pendant la période hivernale, ou pendant l’été o‏‏? la prière se faisait très tôt. Après la prière, il s’asseyait avec lui pour lui apprendre le Coran. Je ne connais personne parmi les fidèles qui amenait un enfant à cet âge à la prière de Fadjr, surtout pendant l’hivers. Lorsque j’admirai ce petit, je voyais en lui le comportement et l’engagement qu’on ne pouvait voir sur les enfants de son âge, dans ces pays de Koufr, (infidélité) avec tous les effets néfastes des médias, des écoles et autres. Et il lisait aussi bien que son père. 

Bien après, Abdoullah est devenu responsable de la prière dans la mosquée, et a obtenu des copies de ses clefs. Avec son contact et son apprentissage chez certains frères, il est devenu apte à prononcer le sermon de vendredi, raison pour laquelle je l’ai désigné pour cela. Il l’a refusé donnant comme argument qu’il ne possédait  que peu de connaissance. Mais lorsque j’ai beaucoup insisté, il l’a accepté et a préparé un bon sermon qu’il a lu avec éloquence, ce qui lui prévalu d´être félicité. C’est ainsi qu’il pourra désormais faire le sermon soit dans sa mosquée, ou dans une autre , sous notre direction, tout ceci avec volonté, sincérité et courage. Et pour ses qualités, beaucoup des fidèles de la mosquée ont sollicité qu’il dirige régulièrement la prière du Vendredi, puisqu’ils aimaient suivre ses sermons basés des références du Coran et de la Sunna et sa bonne lecture du Coran. Nous rassemblions plus de dons le vendredi qu’il dirigeait la prière que dans d’autres. Ceci était - peut être - le signe d’acceptation. 

J’avais l’habitude de présenter aux fidèles l’Imam qui devait prononcer le sermon du Vendredi pour sa première fois. J’ai donc rappelé après ses premiers sermons comment il s’était islamisé, ses efforts et son application des principes islamiques, le bon comportement de son enfant qui l’accompagnait régulièrement à la prière de Fadjr. Et cette présentation l’aurait rendu mal à l’aise, parce qu’il considérait cela comme un éloge envers sa modeste personne et que le Prophète (r) a interdit de faire l’éloge de quelqu’un devant lui. Je lui ai fait savoir qu’il fallait voir d’autres hadiths qui incitent de donner aux gens ce qu’ils méritent, et que le  Prophète (r) a fait l’éloge de certains de ses compagnons et d´autres tribus selon leurs mérites montrant ainsi leur valeur, et encourageant le bien.  Il fallait donc voir tous les hadiths et le contexte de chacun d’entre eux. Et la communauté a besoin de connaître son interlocuteur et ce qu’il a du bien, afin d’être convaincu de ses paroles. Il semble qu’Abdulhah fut convaincu de mes propos.

D’ailleurs la prochaine fois après la prière, j’ai fait savoir à l’assistance que ce que j’avais dit de lui n’était pas un éloge, mais plutôt une présentation. C’est ainsi que le frère Abdulhah et un autre frère sont devenus des responsables de la mosquée, et la dirigeaient parfaitement lors de mon absence.

Une fois encore, alors que je lisais le Coran à la mosquée après la prière, Abdulhah et un frère ont fait leur entrée à la mosquée, je me suis levé pour les saluer puisqu’ils revenaient du Hajj, et je les ai convié à dejeûner avec moi, afin d’avoir les nouvelles récentes du Hajj. Abdulhah s’est excusé en disant qu’il n’avait pas encore rencontré sa famille, qu’il s’était dirigé directement  à la mosquée dès son retour pour prier avant d’aller à sa maison comme le faisait le Prophète (r) lorsqu’il revenait du voyage. En ce moment, je me suis demandé qui parmi nous , musulman de naissance, pratique cette Sunna du Prophète (r)?

Abdoullah avait aussi commencé à apprendre la langue arabe, dans l’une des facultés de sociologie o? enseignait un des étudiants musulmans. Actuellement, il s’exprime bien en arabe car il a apprit son syntaxe et sa morphologie, ajouté à cela qu´il mémorise beaucoup des Sourates du Coran et des Hadiths. Il prononce les sermons du Vendredi deux fois par mois, et appelle à l’Islam dans les milieux non-islamisés. Voici comment ce jeune homme qui n’est pas allé au-delà du secondaire, a pu accumuler toutes ces fonctions, les faisant avec engagement, sincérité et endurance.

Épisode 7 : Ar-Raqîb

Par Islam Lover :: samedi 23 décembre 2006 à 13:00 :: A la lumière de ton Nom nous vivons

A la lumière de Ton nom, nous vivons

Épisode 7 : Ar-Raqîb : L'Observateur Suprême

(Celui qui me voit, Celui qui m'observe, Celui qui est témoin de mes actes et faits)

 

 

Le Vigilant, Celui qui observe [Ar-Raqib]

 

 

Au nom d'Allah le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux. Louanges à Allah SWT), Seigneur de l’Univers. Que la Bénédiction et la Prière d’Allah (SWT[i]) soient accordées à Son Messager

Nous voilà à nouveau avec un autre des Plus Beaux Noms d'Allah (SWT), nous allons aborder l'Observateur Suprême, et ce dans l'objectif de Lui obéir, de nous soumettre à Ses ordres afin qu'Il occupe nos âmes et nos esprits en nous disant:" A la Lumière de Ton Nom, nous vivons". Ce n'est qu'à ce moment-là que nous vivrons le bonheur réel

La notion de L'observateur Suprême est évoquée presque à chaque page du Coran, tandis que le Nom de L'observateur Suprême est apparu clairement à deux ou trois reprises tout au long du Coran:

Nous Le trouvons au verset 01 de la Sourate An-Nisâa' (les Femmes TSC[ii]), ce qui peut être traduit comme suit: « Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement. »

Il apparaît également au verset 117 de la Sourate Al-Mâ'ida (La Table Servie), lorsque le Messager d'Allah Issa (Paix sur Lui) s'excuse auprès de Son Créateur, en lui disant, ce qui peut être traduit comme suit : « Je ne leur ai dit que ce que Tu m’avais commandé, (à savoir): «Adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur». Et je fus témoin contre eux aussi longtemps que je fus parmi eux. Puis quand Tu m’as rappelé, c’est Toi qui fus leur observateur attentif. Et Tu es témoin de toute chose. »

Nous n'allons pas entreprendre d'expliquer la signification de cet Attribut d'Allah (SWT), mais nous commençons par décrire le dessein de cet épisode, à savoir le fait de vivre pleinement avec ce Nom d'Allah, Ar-Raqîb (SWT) en redressant nos faiblesses enfouies au fond de nos âmes; Verset 04 de la sourate Al-Hadîd (le Fer) incarne cette notion, ce qui peut être traduit comme suit : « et Il est avec vous où que vous soyez. Et Allah observe parfaitement ce que vous faites. » Répétons-nous toujours "Allah me voit, Allah m'observe, Allah est témoin de mes actes et faits". Dans mes déplacements, dans mon travail, pendant mon sommeil, dans tout acte que j'entreprends, Allah (SWT), me voit et m'observe.

La plupart des gens sont soucieux de parer leur apparence, en accomplissant les différents cultes obligatoires tels la Salât, l'imploration, le Coran, le Hadj, alors que leur âme est corrompue; or, ce qui importe le plus, c'est d'essayer de corriger le fond, c'est-à-dire de travailler pour établir un équilibre entre leur apparence et leur âme, et être capable de répondre à la question:"Est-ce que je suis ce que je parais être??" je ne réussirai à le faire que si je me répète: "Allah me voit, Allah m'observe, Allah est témoin de mes actes et faits"

Comment vivre avec Ar-Raqîb?

‘Omar Ibn Al-Khattab (qu'Allah l’agrée) voulut éprouver l’honnêteté d’un berger et par ce fait même jauger celle de la société en entier. Il lui demanda de lui vendre une brebis du troupeau qui ne lui appartenait pas; à la grande satisfaction d'Omar, le berger s'est abstenu de le faire. ‘Omar est allé plus loin et lui a demandé de raconter au propriétaire que le loup a dévoré la brebis; ce que le berger a refusé catégoriquement en disant: "Allah est le Plus Grand, où est donc Allah, si le propriétaire de ce troupeau ne me voit pas?!" ce qui a fait pleurer Omar en répétant les paroles de  ce simple berger qui est parvenu en quelques mots, à traduire la substance de la religion.

On raconte dans l'histoire Islamique qu’un jeune homme, cherchait à suivre le Droit Chemin mais sans grand succès. Il s'est enquis auprès d'un érudit qui lui a recommandé de répéter à tout instant: "Allah me voit, Allah m'observe, Allah est témoin de mes actes et faits" puis de revenir le voir au bout d'un an.  Ce jeune homme n'est jamais revenu; il a mis en vigueur cette prescription à la lettre avant d'entreprendre n'importe quel acte; et il a eu un avenir brillant, en remportant la victoire contre les Tartares en Egypte, il s'agit de Mahmoud Kotos.

Nous pouvons facilement duper notre entourage: la jeune fille qui trompe ses parents en passant des appels téléphoniques coupables en plein milieu de la nuit; le jeune homme qui ne cesse de nouer des relations illicites; les couples qui se trahissent réciproquement; l'employé qui ment à son directeur; le médecin qui a pris soin de sa clinique mais qui ne traite pas consciencieusement ses malades; l'avocat qui possède un cabinet luxueux mais qui est corrompu...

A tous ces gens, sachez qu'Allah est perpétuellement avec vous, revenez à Lui même si vous avez commis des fautes graves, repentissez-vous à Lui: "Allah me voit, Allah m'observe, Allah est témoin de mes actes et faits". J'appelle les pères, les mères à oeuvrer à éduquer leurs enfants, aussi bien aux écoles qu'aux foyers, à assimiler le sens de Ar-Raqîb et d’agir en fonction de son contenu.

J'appelle nos gouverneurs, les responsables dans nos pays, les enseignants à nous joindre pour qu'on se plie tous aux exigences du sens de l'attribut d'Allah Ar-Raqîb.

J'appelle les médecins, les architectes, les étudiants et les artisans; j'appelle les responsables des médias; j'appelle tous les jeunes à manifester l'intention de vivre en évoquant incessamment Ar-Raqîb… ce mobile qui incite à s'abstenir de tricher, de duper.

L'Observateur Suprême doit être présent au fond de nos âmes, c'est par Lui que nous devons agir avec autrui, quelques soient notre position et notre niveau social. Bref nous sommes dans l'obligation d'établir un équilibre entre notre for intérieur et notre apparence.

Si notre éducation consistait à évoquer ce sens, notre situation et nos sociétés auraient certes évolué, et l'impact du sens de l'attribut d'Allah Ar-Raqîb vaudrait mieux que mille gendarmes chargés de guetter les peuples, que mille caméras destinées à surveiller les gens dans les usines, les rues etc.

 

Les moyens de surveillance :

1.                   Le premier moyen de surveillance : c'est Allah (SWT), et ce en vertu de Son dire: "Certes Allah vous observe parfaitement" (TSC – An-Nisa':1)

2.                   Il y a un autre moyen de surveillance, à savoir : Les Anges. Allah (SWT) dit : "Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l’inscrire." (TSC – Qâf : 18)

Il s'agit en fait de deux anges recueillants, l'un par la droite, et l'autre par la gauche. Ils te surveillent pas à pas.

 

Un jour, un jeune homme s'est rendu chez un savant sollicitant la permission pour désobéir à Allah. Le savant, quant à lui, essaya d'évoquer le sens de Ar-Raqîb chez son demandeur et lui répondit qu’il pouvait désobéir s’il réunissait les conditions requises. La première étant de ne pas Lui désobéir sur Sa propre terre. La deuxième est de Lui désobéir où Il ne pourra pas le voir. La troisième est de ne pas manger de ce qu’Il octroie comme subsistance si on Lui désobéit. Et la dernière est de se mettre d’accord avec les deux anges scribes pour qu’il le quitte quand il désobéirait.

Peux-tu vivre ainsi en évoquant Ar-Raqîb?

 

3.                  le troisième moyen de surveillance: LA CONSCIENCE.

A ceux qui trichent en mélangeant le mortier; au médecin qui se permet, lorsqu'une patiente le consulte, de regarder exprès un autre organe que celui qu'il est censé examiner; au pharmacien qui vend un médicament malgré l'expiration de sa date de validité: Rappelez-vous Ar-Raqîb.

 

Comme c'est miraculeux qu'un être fait d’argile et d'eau rougisse de honte lorsqu'il commet un péché et s'épanouisse de joie lorsqu'il accomplit un bienfait? Allah (SWT) t'a doté de ce dispositif pour te servir d'autoalarme.

Attention donc, si tu insistes à t'éloigner de Ar-Raqîb, il y a Un Jour de Résurrection qui t'attend : "Et ils porteront leurs fardeaux sur leurs dos, et quels mauvais fardeaux!" (TSC – Al-'An`âm:31)

"Et on déposera le livre (de chacun). Alors tu verras les criminels, effrayés à cause de ce qu’il y a dedans, dire: «Malheur à nous, qu’a donc ce livre à n’omettre de mentionner, ni péché véniel ni péché capital?» Et ils trouveront devant eux tout ce qu’ils ont œuvré. Et ton Seigneur ne fait du tort à personne." (TSC- Al-Kâhf:49)

 

Le jour de Résurrection, tu trouveras donc tes oeuvres concrétisées et détaillées par jour et par heure : «Lis ton écrit. Aujourd’hui, tu te suffis d’être ton propre comptable». (TSC- Al-'Isrâ':14). De plus, Allah (SWT) dit: "Ce jour-là, Nous scellerons leurs bouches, tandis que leurs mains Nous parleront et que leurs jambes témoigneront de ce qu’ils avaient accompli.» (TSC- Yâ-Sin:65)

"lIs diront à leurs peaux: «Pourquoi avez-vous témoigné contre nous?» Elles diront: «C’est Allah qui nous a fait parler, Lui qui fait parler toute chose. C’est Lui qui vous a créés une première fois et c’est vers Lui que vous serez retournés».  (TSC- Foussilat:21)

 

C'est que Ar-Raqîb te surveillait ici-bas.

 

Cependant, cette surveillance se manifeste autrement, elle ne se limite pas à ce qui suscite la peur, mais s'étend aux sens doux et agréables.

Figure-toi le jour de Résurrection lorsque les livres s'envoleront et que tu crieras en disant : "Quant à celui à qui on aura remis le Livre en sa main droite, il dira: «Tenez! lisez mon livre." (TSC- Al-Hâqqah:19)

Imagine ta voix si gaie lorsque tu appelles tout le monde pour leur montrer ton livre, ne souhaites-tu pas une telle issue? Console-toi donc avec Ar-Raqîb.

 

Si tu évoques Allah en travaillant, si tu L'évoques le long de ces 30 jours, tu pourras parvenir au degré de la foi parfaite (Ihssân). Il suffit donc d'évoquer le nom de Ar-Raqîb pour aboutir à la perfection aussi bien au niveau professionnel que personnel. Cette surveillance se manifestera le jour de Résurrection lorsque nos oeuvres seront mises dans la balance et que les livres s'envoleront.

 

Une surveillance complaisante:

Souvent lorsque quelqu'un te surveille, tu te trouves certes gêné, accablé n’arrivant pas à vivre normalement surveillé ainsi. Or, Allah (SWT) est avec toi dans ton secret, au foyer, au travail, partout... Cependant, Sa surveillance est complaisante. Les anges, tu ne les vois pas. La dissimulation des anges dénote de la douceur de cette surveillance, qui n'entrave pas ton mouvement. La surveillance d'Allah (SWT) te permet de vivre spontanément. Le plus réjouissant est que cette surveillance ne se borne pas aux péchés mais elle s'étend aux bienfaits, c'est pourquoi tu veux qu'Il te surveille. Il le fait pour te faire entrer au Paradis.

 

Au sujet du caractère agréable de cette surveillance, vient s'imposer une autre idée: Avec les gens, tu t'efforces toujours à leur expliquer tes motifs ou ton intention. Or, avec Ar-Raqîb, tu n'as pas besoin de la moindre justification… Il t'épargne le moindre effort pour expliquer ton cas… Parfois même tu fonds en larmes sans proférer la moindre supplication car tu es certain que Ar-Raqîb est avec toi... Son agréable surveillance te réjouit. Tu n'as donc pas besoin de t'expliquer.

 

Un autre avantage vient s'ajouter à cette surveillance, c'est que celle-ci te protège le Jour de Résurrection, c'est qu'à chaque fois que tu comptes commettre un péché, tu te dis : "Allah me voit, Allah m'observe, Allah est témoin de mes actes et faits"

 

Et nos pays?

Les pays du monde recourent tous à la promulgation de lois réglant le comportement des gens. Si nous œuvrons à stimuler notre scrupule par l'évocation de Ar-Raqîb, combien pourrions-nous épargner? Si l'on ressente du fond du coeur la présence de Ar-Raqîb … la société fera de grands pas à tous les niveaux

 

En conclusion, je voudrais vous faire savourer la douceur d'une telle démarche en vous racontant une histoire brève qui a eu lieu récemment:

Un homme avait épousé une femme en secondes noces, et sa première épouse, ayant découvert ce mariage, a décidé de ne pas l'affronter. Plus tard, cet époux est décédé laissant un grand héritage. Cette épouse, dépouillée de toute jalousie à l'égard de sa co-épouse, lui a envoyé sa part dans l'héritage du défunt. Or, le plus stupéfiant fut la réaction de la seconde épouse qui refusa cette part car le défunt l’avait répudiée avant son décès et elle n’avait plus droit à aucun héritage.

On ne peut agir de la sorte que lorsque l’on ressent profondément la surveillance de Ar-Raqîb.

Sais-tu vivre ainsi, en évoquant Ar-Raqîb? Peux-tu déterminer tes points de faiblesse? Peux-tu retourner encore une fois limpide, et que ton extérieur et ton intérieur, soient identiques? Je te raconte ces histoires dans l'espoir qu'elles laissent une trace chez toi, qu'elles te motivent. Je prie Allah (SWT) de nous aider, et que l'on apprenne donc de ces histoires la leçon :

"Allah me voit, Allah m'observe, Allah est témoin de mes actes et faits"

 

Le devoir pratique de ce soir est de vivre en évoquant Ar-Raqîb le reste du mois…


[i] SWT: Glorifié et Exalté soit-Il

[ii] TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du noble Coran.

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Episode 8 : Al-Djabbâr

Par Islam Lover :: samedi 23 décembre 2006 à 13:07 :: A la lumière de ton Nom nous vivons

A la lumière de Ton nom, nous vivons.

Episode 8 : Al-Djabbâr

(Celui qui apporte compensation à celui qui souffre,

et Qui contraint et impose Sa volonté)

 

 

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Seigneur de l’Univers et que Ses grâces et Sa paix soient accordées à Son Messager.

Je souhaite que tous ceux qui suivent ce programme apprennent comment mettre les plus beaux attributs d’Allah en pratique pendant ce Ramadan. Nous avons choisi le titre “A la lumière de Ton nom, nous vivons”  pour améliorer notre vie et non pour nous émouvoir et pleurer en suivant l’émission. Gloire à Allah  (SWT[i]) qui a dit dans le Coran « Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges : “Je vais établir sur la terre un vicaire “Khalifat” », et a mis à notre disposition les attributs d’Allah comme moyens et outils pour réformer et assainir nos vies.

Al-Djabbâr, Celui qui console les opprimés :

Le nom d’Allah que nous aborderons aujourd’hui est plein de miséricorde, de tendresse, de subtilité, de compassion et de commisération. Certains pensent que des noms comme Al-Djabbâr, Al-Mountaqim (Le Vengeur), Al-Qahhâr (Le Vainqueur) sont des attributs pour dompter les tyrans et les oppresseurs et vous devez être étonnés des qualificatifs que j’ai donnés à ce nom. Le problème est qu’il se peut que vous ayez vécu sans avoir vraiment connu les plus beaux attributs d’Allah. Nous récitons par exemple sourate “Al-Ikhlâs”  très souvent dans nos prières et nous ne comprenons pas bien la signification de ce verset – qui peut être traduit par - : " Allah, As-Samad (Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons). " (TSC[ii], Al-'Ikhlâs (LE MONOTHEISME PUR) : 2). Par contre, nous implorons toujours des humains comme nous.

 

L’attribut Al-Djabbâr apparaît une seule fois dans le Coran dans ce verset – qui peut être traduit par - : " C'est Lui, Allah. Nulle divinité autre que Lui; Le Souverain, Le Pur, L'Apaisant, Le Rassurant, Le Prédominant, Le Tout Puissant, Le Contraignant, L'Orgueilleux. Gloire à Allah! Il transcende ce qu'ils Lui associent. " (TSC, Al-Hachr (L'EXODE) : 23).

Le terme ‘Djabîra’ en arabe est l’attelle qui soutient les os brisés. Al-Djabbâr est celui qui compense les brisés, les abattus, les opprimés, ou persécutés. Il soigne tout mortifié qui va vers Lui. Cet attribut concerne tous les faibles qui ont été brisés par le malheur.

Les personnes qui réparent ou soignent sont désignées en arabe par le terme ‘Djâbir’ qui vient de la même racine que ‘Djabbâr’. Il désigne la personne qui peut réussir à soigner une blessure une fois, mais pas toujours, tandis que ‘Djabbâr’ est celui qui le fait perpétuellement sans se lasser. Et comme Allah est Le Seul à pouvoir être ainsi, Son nom est Al- Djabbâr. Cet attribut de Al-Djabbâr nécessite une personne à soigner, comme Ar-Razzâq (Le Pourvoyeur) nécessite quelqu’un à pourvoir, Ar-Rahîm (Le Tout-Miséricordieux) quelqu’un qui bénéficiera de la miséricorde et At-Tawwab un pécheur dont le repentir sera accueilli par At-Tawwab. Nous devons ainsi comprendre que ce nom est une invitation à nous réfugier en Al-Djabbâr et il n’y a pas de moment plus beau que de prier deux Rak‘a en implorant Al-Djabbâr et de sentir sa tendresse. Satan peut essayer de nous en priver en nous faisant penser que c’est de l’hypocrisie mais il ne faut pas le laisser nous jouer ce tour.

 

Il y a deux sortes de brisures : celles des corps et celles des cœurs. Si les médecins guérissent les premières, Al-Djabbâr soigne les deux. C’est Allah qui a créé les cellules osseuses qui, après avoir cessé de se reproduire dans le corps après la croissance, recommencent pour réparer un os brisé.  Personne d’autre ne saurait réparer les os à part Lui… Alors qui d’autre saurait soigner les cœurs ?

Le Prophète (BP sur lui) faisait cette invocation : “ Ô Réparateur de toute brisure… ” et il a dit : “Les faibles et les craintifs se retrouvent dans le voisinage d’Allah (SWT).” Et par conséquent il faisait cette prière pour être avec eux auprès d’Al-Djabbâr: “Ô Allah, fais-moi aimer les miséreux.”

 

Une règle en laquelle il faut avoir foi : “Allah ne repousse jamais celui qui se réfugie en Lui.”

 

Un ami avait pris une décision qui lui a causé un problème qu’il croyait insoluble. Il faisait des circumambulations autour de la Ka‘ba, écrasé par la peine, au point qu’il n’arrivait à prononcer aucune autre invocation que “Ô Al-Djabbâr, prends soin de moi”. Peu après, il rencontra quelqu’un qui lui dit qu’il le cherchait depuis trois jours pour lui annoncer que le Messager d'Allah (BP sur lui) lui était venu en songe et lui avait demandé de lui faire savoir qu’il avait pris la bonne décision et que son problème allait être résolu très rapidement. Effectivement, à sa sortie de la mosquée, il rencontra la personne qui lui proposa la solution. Celui qui s’adresse à Al-Djabbâr ne sera jamais repoussé.

 

Nous nous rappelons également de l’exemple de l’histoire de Moïse. Pharaon tuait tous les garçons nouveau-nés et Allah inspira à la mère de Moïse – ce qui peut être traduit par - " Et Nous révélâmes à la mère de Moïse [ceci]: «Allaite-le. Et quand tu craindras pour lui, jette-le dans le flot. Ensuite Il lui dit: “Et n'aie pas peur et ne t'attriste pas: Nous te le rendrons et ferons de lui un Messager». "(TSC, Al-Qassas (LE RECIT) : 7). Allah est allé au secours de cette mère dont le cœur était déchiré. Tous ceux qui sont dans le malheur ou se trouvent opprimés doivent s’adresser à Al-Djabbâr, car Allah ne repousse jamais celui qui se réfugie en Lui.

A l’âge de cinquante ans le Prophète (BP sur lui) partit à At-Tâëf où on lui avait lancé des pierres. En compagnie de Zayd ibn Al-Haritha, il chercha un endroit où se réfugier et il adressa cette invocation à Allah sans faire de demande : “Ô Allah, je me plains à Toi de ma faiblesse, de mon peu de pouvoir et du peu de considération que les gens ont pour moi, ô Toi Le Plus Miséricordieux des miséricordieux, Tu es mon Seigneur et celui des faibles. A qui m’abandonnes-tu ? A un étranger qui m’attaque ou un ennemi de qui Tu m’as fait dépendre ? Si Tu n’es pas en colère contre moi cela m’est égal. Ta clémence est plus généreuse envers moi. Je me réfugie en Ton visage pour lequel les ombres se sont dissipées et qui a ajusté tout ce qui concerne ce monde ici-bas et celui de l’au-delà, de faire tomber sur moi Ta colère ou de me faire parvenir Ton désagrément. Je supporterai tout reproche jusqu’à ce que Tu sois satisfait et il n’y a de pouvoir ni de puissance qu’en Toi. ” Apprenez du Prophète (BP sur lui) comment recourir à Allah. Un jeune garçon nommé ‘Addâs était venu lui présenter une grappe de raisin et s’était jeté à ses pieds pour les embrasser en sachant, des quelques mots échangés entre eux, qu’il était prophète. Voyez comment Allah prend toujours soin du malheureux qui va vers Lui. Il ne repoussera jamais personne et ne manquera pas de le consoler.

Mais la grande consolation du Prophète a été le voyage de « Al Isra’ wa Al Mi‘raj », comme si Allah lui disait : « si les gens de la terre t’ont maltraité, viens voir le rang que l’on te réserve au ciel », voyez-vous comment Allah console les faibles et apaise leurs peines ? Actuellement la communauté Musulmane a le plus grand besoin d’être consolée et réconfortée. « O Al-DJabbâr, apaise nos peines ! ».

Al-Djabbâr, Celui qui contraint les injustes :

Pour qu’Allah te console, il faut qu’il punisse celui qui a été injuste à ton égard, Al-Djabbâr est donc Celui qui console les faibles et contraint les injustes qui ne se repentent pas.

« Est heureux celui qui demeure victime d’injustices plutôt qu’injuste », il vaut mieux être victime d’injustice que de se montrer injuste envers quelqu’un et s’attendre à subir la revanche d’Allah. Les injustes doivent se méfier, et les victimes d’injustice qui désirent se venger doivent être conscients qu’Allah est avec eux tant qu’ils subissent l’injustice ; les femmes ne doivent pas maltraiter leurs servantes, les patrons ne doivent pas se montrer injustes envers les employés modestes, car ceux-là peuvent s’adresser à Allah pour qu’Il prenne leur revanche... Ce nom d’Allah est pour les faibles, les affligés, pour les femmes maltraitées par leurs maris. Al-Djabbâr leur rend leurs droits, ne soyez pas injustes ! Si l’on vit en s’inspirant des attributs d’Allah, on peut réformer la terre, en vivant à la lumière de Son nom, on ne pourra être injuste car on connaîtra son nom Al-Djabbâr ! Je m’adresse aux gens qui emploient une personne par favoritisme au lieu d’employer le plus méritant… Voyez-vous comment ce nom est indissociable de notre vie ? Voyez-vous comment on vit à la lumière de Son nom ?

 

Et il arrive qu’ Allah te punisse pour avoir été injuste envers quelqu’un, afin de prendre sa revanche, alors tu pleures et tu retournes vers Allah, c’est ainsi qu’Allah (SWT) fait de cette punition une grâce pour que tu réformes ta vie ! " - Dis: O Allah, Maître de l'autorité absolue. Tu donnes l'autorité à qui Tu veux, et Tu arraches l'autorité à qui Tu veux; et Tu donnes la puissance à qui Tu veux, et Tu humilies qui Tu veux. Le bien est en Ta main et Tu es Omnipotent. " (TSC, 'Al-`Imrân (LA FAMILLE D'IMRAN) : 26). Allah transforme la punition en une grande grâce.

 

Le prophète Moïse a tué un homme après l’avoir frappé, le résultat en fut qu’il a quitté son pays, c’était une affliction qui s’est transformée en une grande grâce dans la mesure où les dix années qu’il a passées loin de son pays lui ont permis de devenir un prophète.

 

Un homme qui n’était pas pratiquant et qui aimait se moquer des gens, s’était moqué d’un homme aveugle qui passait dans la rue en l’imitant et ce dernier en fut profondément blessé. L’homme a continué sa vie en oubliant cet incident, mais après des mois sa femme a donné naissance à un enfant aveugle. C’était sa punition mais en même temps une grâce insoupçonnée. L’homme raconte qu’il a été déprimé pendant des mois à cause de cette naissance et qu’il n’acceptait pas cet enfant. Il prenait soin de ses deux autres enfants et confiait l’éducation de l’aveugle à sa mère. Un vendredi, l’enfant âgé de 6 ans resté seul avec son père à la maison lui demanda de l’emmener à la mosquée. Quelle fut grande la surprise de cet homme à savoir que son jeune enfant fait la prière. Ainsi, en l’accompagnant il s’était retrouvé sur le chemin d’Allah. Et sa punition fut transformée en une grâce !

 

Si tu es peiné, va te prosterner en disant : « ô Al-Djabbâr apaise ma peine ! » Et si tu t’es montré injuste envers quelqu’un, va lui demander pardon pour qu’il ne se plaigne pas de toi auprès d’Allah. Au Jour de la Résurrection, le moment le plus difficile sera quand on appellera les gens pour exposer leurs actes. Pourquoi ce nom d’Allah dans cette situation ? Car à ce moment-là tu seras soit victime, soit coupable d’injustice ici-bas. Nous, qui sommes là près de la sainte mosquée, devrions aller coller nos poitrines et nos visages au ‘Moultazame’ (le mur au bas de la porte de la Ka’ba) comme faisait le Prophète (BP sur lui) en pleurant et en disant : « ô Al-Djabbâr, apaise nos peines ! ». Omar a pleuré un jour en voyant le Prophète ainsi soumis à Allah (SWT), et le Prophète lui a dit : « Oui Omar pleure, c’est ici que l’on verse les larmes. ». Cet endroit a été appelé « Bakka[iii] » car on y pleure souvent…

 

Il y a un autre type de consolation, la consolation de ceux qui prient, ceux qui ont l’intention durant le Ramadan de lire l’intégralité du Coran et de connaître les attributs d’Allah, d’accomplir les prières de nuit, mais qui se trouvent empêchés par le travail ou la maladie, ainsi ils pleurent en disant qu’ils auraient voulu faire tout cela, Allah les console certainement. Le prophète  Moïse a dit : « o mon Seigneur, montre Toi à moi pour que je Te voie! Il dit: «Tu ne Me verras pas; mais regarde le Mont: s'il tient en sa place, alors tu Me verras.» Mais lorsque son Seigneur Se manifesta au Mont, Il le pulvérisa, et Moïse s'effondra foudroyé. Lorsqu'il se fut remis, il dit: «Gloire à Toi! A Toi je me repens; et je suis le premier des croyants»." (TSC, Al-'A`râf : 143). Et le verset suivant : “ Et (Allah) dit: o Moïse, Je t'ai préféré à tous les hommes, par Mes messages et par Ma parole. Prends donc ce que Je te donne, et sois du nombre des reconnaissants». " (TSC, Al-'A`râf : 144). Ainsi si tu es privé d’une d’adoration, tu es récompensé par une autre, tes larmes pour avoir été privé d’une adoration peuvent être le comble de la dévotion car Al-Djabbâr en est témoin.

 

Al-Djabbâr te console de différentes façons, en acceptant ton repentir, en acceptant tes prières surérogatoires au jour de la résurrection pour compléter les failles de tes prières obligatoires, en pardonnant les péchés des croyants, en faisant que les tatars se soient convertis à l’Islam après avoir vaincu les Musulmans, Il console les esclaves en faisant que quiconque commet une erreur libère un esclave jusqu’à ce qu’ils soient tous libérés, Il console les serviteurs à travers la parole du Prophète (BP sur lui) : « donnez leur à manger de votre nourriture et ne leur demandez pas de faire plus qu’ils ne peuvent », Il console les orphelins en disant : « vos frères dans la religion », et à travers la parole du prophète « Je serai le compagnon au paradis de celui qui s’occupe d’un orphelin . »

Conclusion :

 

Pour conclure je recommande à tous ceux qui sont dans la peine de faire appel à Al-Djabbâr, et à tous ceux qui ont commis des injustices, de Le craindre et de revenir à Lui.

Et chacun de nous doit consoler quelqu’un qui en a besoin, un parent ou un proche et ce pour pouvoir dire à Al-Djabbâr au jour de la résurrection: « j’ai consolé cette personne, console-moi ». Faites cela aujourd’hui et demain pour que vous viviez effectivement à la lumière de Son nom, afin que tout le monde sache que cette religion vise à réformer le monde. Il ne s’agit pas uniquement de culte, allez aux orphelinats, aux hôpitaux, offrez des cadeaux, réconfortez ceux qui en ont besoin.


[i] SWT: Subhanaho Wa Ta’ala : Exalté soit-Il

[ii] TSC: Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du noble Coran.

[iii] Baka en arabe signifie pleurer

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