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Islam Lover

Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

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Le silence quand Israël tue

Par Islam Lover :: samedi 29 juillet 2006 à 23:46 :: Actualité

Le silence quand Israël tue

Par Akram Belkaïd
vendredi 28 juillet 2006

« Honte à vous qui ne parlez que de football alors que les Libanais et les Palestiniens meurent sous les bombes israéliennes ! ». Au cours de ces derniers jours, j’ai reçu plusieurs messages comparables à celui-ci. C’est vrai que j’ai beaucoup écrit sur le football et d’autres sujets futiles tandis que les chars israéliens entraient dans Gaza avant que l’aviation de l’Etat hébreu ne dévaste le Liban. Oui, je l’admets, il aurait fallu écrire sur les Palestiniens et les Libanais sans oublier les Irakiens ; il faudrait en fait toujours écrire sur ce thème, mais ce n’est pas aussi simple.

Le sort des Palestiniens, celui aujourd’hui des Libanais, est une peine à vivre que l’écrit indigné n’arrive pas à atténuer. Appelez cela de la résignation, c’est simplement que, trop souvent, je pense que cela ne sert plus à rien. Faut-il écrire parce que simplement « ça va mieux en le disant » ?

Les Algériens, les Arabes, les musulmans, partagent dans leur grande majorité le même sentiment de colère vis-à-vis de ce qui se passe au Proche-Orient. Voilà des années que je fais ce métier et voilà des années que nous n’arrêtons pas de coucher notre révolte sur le papier. Qu’avons-nous changé ? Rien. Nous ne faisons que nous lamenter et confronter, entre nous, des convictions que nous partageons totalement.

Pourquoi ne pas écrire alors dans la presse occidentale puisqu’elle s’adresse aux opinions qu’il faut justement convaincre ? Pourquoi rester silencieux quand la propagande anti-arabe est présente dès le réveil sur les ondes des radios parisiennes et qu’elle s’étale dans toutes les publications par le biais de pseudos experts en géopolitique qui n’ont de cesse de justifier le terrorisme d’Etat d’Israël (1) ? Ce n’est pas du silence mais de l’impuissance. C’est en fait un silence imposé, une censure qui ne dit pas son nom. Il existe certes des médias (Le Monde Diplomatique, Témoignage Chrétien,...) où l’on peut faire entendre sa voix mais ils sont bien peu nombreux. Nous vivons dans un monde où la raison du plus fort prime et où la mauvaise foi règne.

Pour arriver à toucher un public qui ne demande qu’à comprendre ce qui se passe au Proche-Orient, il faut surmonter les multiples pièges d’un racisme médiatique qui fait du sang arabe qui coule un événement mineur voire négligeable ou, à l’inverse, parfois même nécessaire au nom « de la démocratie et de la liberté ».

Il est évident que ce serait chose utile que de prendre position dans l’un des grands quotidiens français pour contribuer à défendre un point de vue plus juste ou qui aille tout simplement à l’encontre de ce scandaleux « Israël ne fait que se défendre » dont on nous rabâche les oreilles en permanence. J’ai essayé de le faire, en vain. Quel que soit le texte, il est soit refusé soit amendé et vidé de sa substance car, vous comprenez, un Arabe qui donne son avis sur l’attaque israélienne au Liban, ou sur le sort indigne fait aux Palestiniens depuis plusieurs décennies, est forcément un antisémite ou un adepte de la théorie du complot ou les deux à la fois... Voilà le problème. Nous sommes suspects au départ et notre propos est toujours accueilli avec méfiance.

A l’inverse, si je rédige demain un texte insultant l’islam, mon papier aura toutes les chances d’être publié dans les pages opinions les plus prestigieuses de l’Hexagone. Mais expliquer que les Israéliens sont en tort parce qu’ils pratiquent la punition collective - laquelle est interdite par la Convention de Genève depuis 1949 - est loin d’être aisé. Cela n’entre pas « dans les choix rédactionnels » ou encore, comme on me l’a expliqué un jour, « c’est trop déséquilibré, pas assez objectif ».

Il m’est donc très difficile de trouver un support - avec audience puisque c’est le but recherché - où il me serait possible de traiter madame Condoleeza Rice de... (non, restons courtois), parce qu’elle explique, sans ciller, qu’elle est certes concernée par le sort des civils libanais mais qu’elle estime que les opérations israéliennes ne peuvent s’arrêter tout de suite.

Des soupçons, on en attire aussi quand on appelle un confrère d’une chaîne d’information pour lui demander des explications sur cette phrase prononcée durant un journal télévisé : « Israël est pris en tenaille entre le Hamas et le Hezbollah ». Avec un peu d’insistance on s’entend dire « règle de l’équilibre et de l’impartialité » comme si les forces en présence étaient de puissances égales. De même, quand on demande à un autre confrère de la presse écrite pourquoi il oublie de mentionner que l’armement israélien est américain quand il précise systématiquement que les roquettes du Hezbollah sont de fabrication iranienne, on n’obtient aucune réponse si ce n’est un soupir agacé.

Et défendre les Palestiniens n’est pas sans risque dans un pays où Sarkozy, le ministre de l’Intérieur et candidat évident à la présidentielle, se présente sur TF1 comme « l’ami d’Israël » sans guère de compassion pour les civils libanais. Et que dire de toute cette classe politique, droite et gauche confondues, qui explique la bouche en cul-de-poule que cette guerre d’Israël « est juste »... Comme nombre d’autres événements géopolitiques, cela permet de clarifier les choses.

En France, être pour les Palestiniens, défendre le Liban, pleurer l’Irak, c’est se sentir vraiment à la marge d’une élite médiatico-politique dont on peut se demander jusqu’où va sa sincérité dans son soutien bruyant (intéressé ?) à Israël... « La France solidaire du Liban sans condamner Israël », titre le quotidien « de référence » du soir : totale schizophrénie, oui ! Et c’est dans ce même quotidien que l’on nous explique qu’Israël se sent faible et que c’est ce qui explique son offensive au Liban. Un grand moment de journalisme...

Ce qui est aussi dur à accepter, c’est de voir que les Euro-Maghrébins, qui ont habituellement un accès plus facile à la parole publique, se taisent et se terrent. Il y a dans ce lot, les « beurgeois » célèbres qui craignent de ne plus passer à la télé, des ambitieux qui rêvent d’un ministère, des écrivains qui traquent le prix littéraire, des essayistes qui pensent à leurs droits d’auteur et des artistes et des sportifs qui vivent dans la hantise d’être renvoyés dans leurs cités. Mais il est vrai que n’est pas Mohammed Ali qui veut.

(1) Lire à ce Sujet le texte de Vincent Geisser : « Expertise Géopolitique Ou Propagande ? » Oumma.Com, 17 Juillet 2006.

Le Quotidien d’Oran, jeudi 20 juillet 2006

Akram Belkaïd

Journaliste à la rubrique internationale du quotidien la Tribune, Akram Belkaïd est l’auteur du livre « Un regard calme sur l’Algérie » aux éditions du Seuil.

 

La fin est proche, mais d’ abord une page de publicité

Par Islam Lover :: dimanche 30 juillet 2006 à 12:47 :: Pensées

Israël, Liban, Irak : Deux ou trois choses à connaître avant la fin du monde
William Blum
 
La fin est proche, mais d’ abord une page de publicité


Parfois je pense que ce vieux monde fatigué a vécu quelques années de trop. Les événements au Moyen Orient sont trop déprimants. La plupart des discussions sur le conflit éternel entre Israël et la Palestine tournent à l’enfantillage - "C’est lui qui a commencé !" Au bout que quelques minutes de discussion sur les derniers événements du conflit, les participants en sont à 1967, puis à 1948, pour enfin finir aux temps bibliques. Je n’ai pas envie de me mêler à la question de savoir qui a commencé toute cette pagaille. J’aimerais plutôt souligner deux éléments immuables à tout conflit :
 
1) L’existence d’Israël n’est pas menacée et ne l’a jamais été depuis des décennies, si jamais elle l’a été un jour, et peu importe la rhétorique enflammée des dirigeants Arabes ces dernières années. Si Israël apprenait à traiter ses voisins d’une manière non expansionniste, pacifique, respectable, s’il procédait à des échanges de prisonniers, et s’il tentait sincèrement d’aboutir à une solution de coexistence pacifique de deux états, même ceux opposés à l’idée d’un état fondé sur une religion particulière accepterait l’état d’Israël, et la question de son droit à l’existence serait à peine soulevée. Mais les choses étant ce qu’elles sont, Israël avance encore cet argument pour justifier ses actions, tout comme les Juifs à travers le monde brandissent l’Holocauste et font l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme.

2) Dans un conflit qui oppose King Kong à une souris, c’est King Kong qui doit faire des concession afin d’améliorer la situation. Quelles concessions pourraient faire les Palestiniens ? Israël répondrait "cesser les attaques." Mais cela n’aboutirait qu’à un "statu quo ante bellum" - une vie de misère absolue pour le peuple palestinien imposée par Israël. Une paix sans justice.

Les déclarations d’Israël sur le caractère inacceptable de la détention d’un de leurs soldats par des Palestiniens, ou de deux de leurs soldats détenus par le Hezbollah au Liban, ne peuvent être prises au sérieux alors qu’Israël détient littéralement des milliers de Palestiniens capturés, beaucoup depuis des années, généralement sans procès, souvent torturés, dont de nombreux membres importants du Hezbollah. Il y a quelques années, et peut-être même encore aujourd’hui, Israël inscrivait des matricules sur les fronts et les avant-bras des Palestiniens, une réminiscence des pratiques nazis sur les juifs pendant la deuxième guerre mondiale. [1]

Le véritable objectif d’Israël, et celui de Washington, est de renverser le gouvernement du Hamas en Palestine, le gouvernement élu en janvier par des élections démocratiques, cette démocratie dont se gaussent les "démocraties" Occidentales, sauf lorsqu’elle donne un résultat qui ne leur convient pas. Existe-t-il un mot plus fort pour désigner "l’hypocrisie" ? Il n’y a désormais "plus de gouvernement Hamas" a déclaré un officiel de haut rang US la semaine dernière, "huit membres du cabinet ministériel, soit 30 pour cent du gouvernement, sont en prison [kidnappés par Israël], un autre 30 pour cent est en cavale, et le dernier 30 pour cent est pratiquement inactif." [2] Pour rajouter une touche encore plus Orwellienne à cette opération de disparition d’un gouvernement, voici la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, qui s’exprimait fin Juin sur l’Irak. "Il s’agit du seul gouvernement légitimement élu du Moyen Orient à l’exception peut être de celui du Liban." [3]Y a-t-il autre chose de prévu au programme pour l’émission Deux Minutes de Haine ?

En plus d’avoir éliminé le gouvernement Hamas, le blitzkrieg militaire Israël, avec le soutien total des Etats-Unis, pourrait bien avoir été prévu pour provoquer des "incidents" et justifier une attaque contre l’Iran et la Syrie, les prochaines étapes des travaux en cours de Washington, à savoir le contrôle du Moyen orient et de son pétrole.

Priver les Palestiniens de nourriture, d’électricité, d’eau, d’argent, d’accès au monde extérieur... et de sommeil... est un acte délibéré de punition collective. Israël fait voler des avions des combat la nuit au-dessus de Gaza qui déclenchent des booms soniques qui traumatisent les enfants. "Personne ne dormira la nuit à Gaza" a déclaré le premier ministre Israélien Ehud Olmert [4] ; une phrase qui conviendrait parfaitement en guise d’épitaphe à Israël.

Ces crimes contre l’humanité - sans parler des terribles armes spéciales qu’Israël utilise - sont le cadeau fait au Palestiniens qui ont voté pour le mauvais parti. Eu égard aux attaques Israéliennes contre les populations civiles de Gaza et du Liban, il est ironique de voir le Hamas et le Hezbollah être régulièrement qualifiés d’organisations terroristes par l’Occident. La définition la plus couramment admise du terrorisme, celle du FBI et des Nations Unies entre autres, est celle-ci : le recours à la violence contre une population civile afin d’intimider ou de forcer la main d’un gouvernement pour des objectifs politiques.



Depuis les attentats du 11/9, la tactique combinée des Etats-Unis et d’Israël est de présenter le combat contre les adversaires d’Israël comme une partie intégrante de la lutte contre le terrorisme. Le 19 juillet, un rassemblement fut organisé à Washington, auquel pariticpaent le gouverneur du Maryland, plusieurs membres du Congrès (encore un territoire occupé par Israël), l’ambassadeur d’Israël, et un phare de l’église évangélique, John Hagee. Le Washington Post raconte : "les intervenants, les uns après les autres, on qualifié le combat d’Israël comme une petite extension de la guerre plus globale contre le terrorisme menée par les Etats-Unis contre le terrorisme islamique" et "les attaques d’Israël contre le groupe musulman chiite Hezbollah sont des coups portés contre ceux qui ont tué des civils de Bali à Bombay en passant par Moscou." L’ambassadeur d’Israël a déclaré : "Il ne s’agit pas uniquement d’Israël. Il s’agit de la direction que prendra le monde et l’avenir et la sécurité du monde. Israël est aux avants postes. Nous allons amputer les petits bras de l’Iran." en référence au Hezbollah [5]

Et si la guerre contre le terrorisme ne suffisait pas à placer Israël dans le camp du Bien, John Hagee a un argument supplémentaire : "les Etats-Unis doivent se joindre à Israël pour lancer une frappe préventive contre l’Iran et réaliser la volonté de Dieu pour Israël et l’Occident." Il parle de "prophétie biblique du combat final contre l’Iran, qui mènera à l’Extase, à la Tribulation et le Retour du Christ." [6]

Les béatificateurs d’Israël font pratiquement partie d’un mouvement. Voici David Horowitz, l’éminent ex-marxiste quasi-hystérique : "Israël est un composant d’une guerre globale, la guerre de l’Islam radical contre la civilisation. En ce moment même Israël est en train d’accomplir ce travail au nom du monde civilisé en éliminant les terroristes. Ce n’est pas uniquement pour Israël que nous devons faire connaître la vérité - mais pour nous mêmes aussi, pour l’Amérique, pour chaque pays libre dans le monde, et pour la civilisation elle-même." [7]



En ce qui concerne les deux soldats Israéliens capturés et détenus au Liban pour un échange de prisonniers, il faut garder à l’esprit quelques éléments d’histoire. A la fin des années 90, avant qu’Israël ne soit évincé du sud Liban par le Hezbollah, Israël se livrait couramment à l’enlèvement de libanais totalement innocents. Un rapport de 1998 d’Amnesty International déclare : "Selon l’aveu même d’Israël, des Libanais sont détenus pour servir de "monnaie d’échange" ; ils ne sont pas emprisonnés pour leurs actes mais pour être échangés contre des soldats portés disparus ou tués au Liban. La plupart ont passé 10 ans en isolement et au secret." [8]

Israël a crée ses pires ennemis - il a aidé à la création du Hamas pour faire contrepoids au Fatah palestinien, et l’occupation du Liban a crée le Hezbollah. Les terribles bombardements en cours auront probablement des résultats similaires. Depuis le tout début de sa création, Israël a pratiquement toujours été train de livrer une guerre et d’occuper de nouvelles territoires. Aucune autre méthode ne serait donc venu à l’esprit des fondateurs Sionistes idéalistes ?

Mais tandis que vous et moi déprimons devant toute cette horreur et souffrance, les néo conservateurs, eux, s’en réjouissent. Ils dévorent la chaire et boivent le sang des peuples d’Afghanistan, de l’Irak, de la Palestine, du Liban, et ils ont encore faim. Il veulent maintenant dévorer l’Iran et la Syrie. Plus d’un d’entre eux a utilisé l’expression "oderint dum metuant", une expression favorite de l’empereur Romain Caligula, employée aussi par Cicéron : "qu’importe qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent". Voici William Kristol, rédacteur en chef de la bible des néo cons, le "Weekly Standard", sur Fox News le 16 juillet :

"Ecoutez, on a chouchouté l’Iran ces six ou neuf derniers mois, et cela les a enhardis. Est-ce que l’Iran se comporte comme s’il avait un régime faible qui serait très préoccupé par les Etats-Unis ? Ou est-ce que l’Iran se comporte d’un manière totalement irresponsable ? .. D’une certaine manière, Israël est en train de combattre quatre de nos cinq ennemis dans le Moyen orient. L’Iran, la Syrie, sponsors du terrorisme ; le Hezbollah et le Hamas .... nous avons une opportunité de changer les cours des événements de ces six ou neuf derniers mois et replacer les djihadistes et les terroristes en position défensive."

L’invité Juan Williams répliqua : "Et bien, à moi il me semble que vous ne voulez que la guerre, la guerre, la guerre et encore plus de guerre. Vous vouliez la guerre en Irak. Maintenant vous voulez la guerre en Iran. Maintenant vous voulez la guerre au Moyen orient... vous demandez pourquoi est-ce que les Etats-Unis n’adoptent pas une politique d’intransigeance ? Mais c’est ce que nous avons fait, nous ne dialoguons avec plus personne. Ne n’adressons plus la parole au Hamas. Nous n’adressons plus la parole au Hezbollah. Nous ne dialoguons pas avec l’Iran. Et qu’est-ce que cela nous a rapporté ?" Kristol, paraissant quelque peu étonné, s’est contenté de lever les bras au ciel. Comme quoi, même le public de Fox News peut parfois (rarement) avoir un entre aperçu d’une autre opinion.



L’irak poursuivra Bush pour le restant de ses jours

Et voici maintenant notre Glorieux Leader, s’exprimant la semaine dernière lors d’une conférence de presse au sommet du G8 à St Petersbourg, et faisant référence au président russe Vladimir Poutine : "Je lui ai parlé de ma volonté de promouvoir des changements institutionnels dans d’autres parties du monde, comme en Irak, où il y a la liberté de la presse et la liberté de culte, et je lui ai dit que beaucoup de personnes dans notre pays aimeraient bien que la Russie fasse la même chose." [9]

Il est très rare que le petit Georges W. formule une de ses déclarations idiotes et que celle-ci lui soit renvoyée immédiatement à la figure - "Poutine, d’un ton sec, répondit :"nous ne voulons certainement pas du même type de démocratie que celle en Irak. Je vous le dis franchement." Bush se mit à rougir et tenta de plaisanter : "Attendez et vous verrez," dit il" [10]

Il est dommage que Poutine n’ait pas aussi fait remarquer que la religion était plus libre sous Saddam Hussein que sous l’occupation américaine. Parmi d’autres événements charmants qui se sont produits ces derniers temps, au mois de mai dernier l’entraîneur de l’équipe nationale de tennis et deux de ses joueurs ont été tués par balles à Bagdad, apparemment par des extrémistes religieux en colère contre le fait que l’entraîneur et ses joueurs portaient des shorts. [11]

Et pour ce qui concerne la "presse libre", vous ai-je déjà parlé des journaux irakiens fermés par l’occupation américaine, des journalistes tués par l’armée américaine, des histores inventées de toutes pièces publiées dans la presse Irakienne et concoctées par des employés du Pentagone ?

C’est la même idée que celle que j’avais développée le mois dernier où j’avais fait l’inventaire de tous les domaines de la vie des Irakiens qui s’étaient nettement détériorés sous l’occupation américaine. J’avais conclu en rapportant des conversations que j’avais eues avec des Américains qui, devant de telles informations, me disaient "Mais dites moi une chose, êtes vous content ou non que Saddam Hussein ait été renversé ?"

A présent, un sondage britannique indique que "plus des deux tiers des opinions exprimées disent que les Etats-Unis sont avant tout une puissance impériale qui cherche à dominer le monde. Et 81 pour cent des opinions exprimées pesnent que le Président George W. Bush s’est servi hypocritement de la démocratie pour couvrir les intérêts américains." L’ambassade des Etats-Unis à Londres a rapidement réagi. Son porte-parole a déclaré : "nous nous interrogeons sur toute personne qui affirme que le monde serait meilleur si Saddam Hussein était encore en train de terroriser son pays et de menacer ses voisins." [12]

Ils ne peuvent s’empêcher de mentir, n’est-ce pas ? Il n’y avait aucune preuve que Saddam menaçait un voisin, quelle que soit la signification d’une telle phrase. Mais cette phrase signifie peut-être des "ventes d’armes". Après la guerre du Golfe, les Etats-Unis ont vendu pour environ 100 milliards de dollars de matériel aux voisins "menacés" de l’Irak, l’Arabie Saoudite, le Koweït, les Emirats du Golfe, et la Turquie.

Quant à savoir si le monde serait meilleur ou pire... Il s’agit de l’Irak, pas du reste du monde. Mais si le reste du monde était meilleur, pourquoi est-ce que je me sens si déprimé ?

(...)

William Blum

Source : http://members.aol.com/bblum6/aer35.htm
( Titre : Le Rapport anti-Empire : Deux ou trois choses à connaître avec la fin du monde. )
Traduction rapide et partielle par CSP http://vdedaj.club.fr
22 juillet 2006

caricature

Par Islam Lover :: dimanche 30 juillet 2006 à 14:37 :: Pensées

           No comment

A propos de la loi contre le port du foulard à l'école publique

Par Islam Lover :: dimanche 30 juillet 2006 à 20:32 :: Coup de Coeur!

A propos de la loi contre le port du foulard à l'école publique

Date Vendredi, 16 janvier @ 12:07:47
Sujet Divers

 

A l'origine la laïcité se voulait la séparation entre l'Etat français et les religions : par rapport aux temps où le catholicisme était religion officielle du royaume de France et où les protestants et les juifs avaient alors subi des discriminations, il fallait que les institutions publiques devinssent neutres.
Ce qu'on ne parvient pas à comprendre aujourd'hui c'est pourquoi et comment on est en train de faire un saut entre cette règle française de la neutralité des institutions publiques par rapport aux religions, et la nécessité de la non visibilité de sa religion quand on est usager d'un service public...
Le port, par les élèves de l'école publique, d'un foulard ou de tout autre signe par lequel on reconnaît (que telle soit l'intention du porteur ou non) que son porteur est de telle religion n'est pas en lui-même incompatible avec la laïcité : le Conseil d'Etat l'avait clairement dit en novembre 1989 lors de la première "affaire des foulards" à Creil. Le Conseil d'Etat avait cependant précisé que le port de ce "signe" ne devait ni être ostentatoire ni servir de moyen de pression, de propagande ou de prosélytisme à l'encontre des autres élèves, de même qu'il ne devait pas toucher à la sécurité de son porteur. Cet avis laissait la porte ouverte au dialogue et à la négociation et avait fonctionné pendant quatorze ans de façon correcte. Au point qu'en décembre 2001 on pouvait lire dans dans Le Monde de l'éducation (n° 298) : "Religion musulmane et école laïque : une cohabitation pacifiée" (première de couverture) et : "L'automne 1989 est loin. (…) Ces dix dernières années, l'institution a appris à composer avec ce qu'hier elle interprétait comme une agression, comme une remise en cause de son principe fondateur, la laïcité. (…) En douze ans, l'école a bougé ; elle a appris à se sentir moins remise en cause par ces demandes" (p. 24). Au point également que le 20 novembre 2003 M. le Ministre de l'Intérieur disait, dans 100 minutes pour convaincre, qu'à la rentrée scolaire 2003 il y avait 1256 cas de filles portant le foulard, et que sur ces 1256 cas il y avait "20 cas difficiles".

Il n'est pas contraire à la laïcité de l'école publique que des élèves puissent porter des vêtements par lesquels on peut reconnaître (même si là n'est pas leur intention) qu'ils sont de telle religion. Serait contraire à la laïcité de l'école le fait que des élèves demandent par exemple, au nom de leurs convictions religieuses, que la théorie selon laquelle l'espère humaine serait elle aussi issue d'une ancienne espèce simiesque par l'évolution soit supprimée des livres d'enseignement. Cela serait contraire à la laïcité de l'école publique. Mais qui demande cela ? Les élèves musulmans apprennent cette théorie en cours et la relatent (naql) lors de devoirs. Ils ne demandent pas que cela soit changé, c'est en dehors de l'école qu'ils s'organisent pour connaître le point de vue musulman sur le sujet. Et c'est la même chose pour certaines données des cours de philosophie...

L'actuel projet de loi étant que les usagers de l'école publique (les élèves) ne puissent plus porter de vêtement par lequel on peut reconnaître qu'ils sont d'une religion précise, est-il inconsidéré de s'attendre à ce qu'il y ait de plus en plus de responsables politiques qui raisonnent par analogie à propos d'autres services publics ? Déjà, à Nogent-sur-Marne, la célébration d'un mariage civil a été refusée parce que la future mariée portait un foulard. Déjà, à Bagneux, on a entendu des agents municipaux dire à propos d'administrées : "On en a marre des femmes voilées !" Et est-ce qu'ensuite viendra le moment où, pour pouvoir seulement entrer dans tout "sanctuaire républicain" il faudra – comme cela a été exigé à propos de l'hémicycle du Sénat – enlever le foulard ? Faudra-t-il, ensuite, pour qu'une mère d'élève puisse aller parler au directeur de l'école publique dans son bureau – forcément à l'intérieur du "sanctuaire" –, qu'elle ôte tout signe vestimentaire par lequel on pourrait reconnaître qu'elle est de telle confession ?

La laïcité semble devenir elle-même une religion ; non plus seulement une "religion" au sens philosophique du terme – toute idéologie pouvant, par rapport à ce sens-là, être qualifiée de "religion", même si elle est athée, comme c'est le cas du marxisme – mais bel et bien une religion au sens usuel et courant du terme : elle semble désormais avoir ses dogmes, ses temples, ses gardiens du temple, et ses... "fondamentalistes". Certains termes eux-mêmes sont désormais empruntés au champ religieux : on dit ainsi que l'école est un "sanctuaire laïque".

Le premier seuil de la laïcité avait été atteint en France à la faveur des années de la Révolution française (1789-1801) : il s'était traduit, explique Jean Baubérot, par le pluralisme des cultes reconnus, une reconnaissance de la légitimité sociale de la religion, enfin une autonomisation de certaines institutions par rapport à la religion (cf. Histoire de la laïcité en France, p. 28). Le second seuil de la laïcité a été réalisé en 1905 : il s'est exprimé par la fin de la reconnaissance d'un culte, quel qu'il soit, par la République, par l'absence de légitimité sociale institutionnelle du religieux, enfin par une séparation des institutions publiques par rapport à la religion (d'après Histoire de la laïcité en France, p. 93). 2004 verra-t-elle le début d'un troisième seuil de la laïcité, où la laïcité deviendra elle-même une religion, une religion sans Dieu mais jalouse de ses dogmes, et de ses "sanctuaires", où les citoyens usagers ne pourront entrer que s'il n'est pas visible qu'ils sont d'une religion déiste ? La laïcité va-t-elle devenir elle-même une religion intolérante vis-à-vis des religions déistes ?

Le 17 décembre 2003, le Président de la République, M. Jacques Chirac, disait lors de son fameux discours : "La laïcité garantit la liberté de conscience. Elle protège la liberté de croire ou de ne pas croire. Elle assure à chacun la possibilité d'exprimer et de pratiquer sa foi, paisiblement, librement, sans la menace de se voir imposer d'autres convictions ou d'autres croyances." "Dans notre République, chacun est respecté dans ses différences parce que chacun respecte la loi commune." "On ne saurait tolérer que, sous couvert de liberté religieuse, on conteste les lois et les principes de la République." En résumé, en France c'est la laïcité qui a assuré à chacun la possibilité de pratiquer sa foi ; il est demandé aux citoyens de ne pas transgresser la loi. Jusque là on est d'accord. Ce qui est par contre difficilement compréhensible, c'est la déduction qui en a ensuite été faite : "En conscience, j'estime que le port de tenues ou de signes qui manifestent ostensiblement l'appartenance religieuse doit être proscrit dans les écoles, les collèges et les lycées publics. Les signes discrets, par exemple une croix, une étoile de David ou une main de Fatima, resteront naturellement possibles. En revanche les signes ostensibles, c'est-à-dire ceux dont le port conduit à se faire remarquer et reconnaître immédiatement à travers son appartenance religieuse, ne sauraient être admis. Ceux-là – le voile islamique, quel que soit le nom qu'on lui donne, la kippa ou une croix manifestement de dimension excessive – n'ont pas leur place dans les enceintes des écoles publiques. L'école publique restera laïque. Pour cela une loi est évidemment nécessaire. Je souhaite qu'elle soit adoptée par le Parlement et qu'elle soit pleinement mise en œuvre dès la rentrée prochaine".
Voici ce qui a été dit : ceux des usagers de l'école publique qui désirent pratiquer en leur âme et conscience un article de leur foi peuvent-ils le faire pour peu que cet article ne perturbe pas, en soi, la bonne marche des cours ?
Non, car :
– chacun a la liberté, grâce à la laïcité française, de pratiquer et d'exprimer sa foi dans le cadre de ce que permet la loi ;
– or la préservation de cette liberté rend nécessaire qu'au nom de la neutralité de l'institution publique nous instaurions une loi interdisant à ses usagers la liberté de pratiquer un article de leur foi ;
– et s'il n'y avait jusqu'à présent pas de loi sur le sujet, il est nécessaire que nous en instaurions une afin de pouvoir dire que cette pratique est illégale, donc forcément contraire à la laïcité ;
– ainsi la liberté qu'offre la laïcité française sera préservée.

Autrement dit :
– la loi a, parmi ses objectifs, de préserver la laïcité, en interdisant ce qui est contraire à celle-ci ;
– mais qu'est-ce qui est contraire à la laïcité ? ce que la loi décidera d'interdire ;
– oui mais qu'est-ce que la loi peut interdire ? notamment ce qui est contraire à la laïcité !
– mais qu'est-ce qui est contraire à la laïcité ? ce que la loi décide d'interdire...
CQFD. On peut continuer encore.

"Au moment où s'affaissent les grandes idéologies, l'obscurantisme et le fanatisme gagnent du terrain dans le monde." (…) "Notre objectif, c'est d'ouvrir les esprits et les cœurs."
Ici j'ai eu la plus grande peine du monde à comprendre ce que M. le Président a voulu dire : a-t-il été dit que le port du foulard est acte d'obscurantisme, acte de celles dont l'esprit et le cœur ne sont pas encore suffisamment ouverts ? A-t-on voulu dire, alors, que tant que les citoyennes le portant sont chez elles ou dans la rue, on ne peut rien faire d'autre que de tenter de les raisonner ; mais quand elles viennent à l'école publique, il est de notre devoir de ne pas leur permettre de rester dans leur état obscurantiste et fanatique, il est de notre devoir de leur ouvrir l'esprit et le cœur, et quoi d'autre pourrait mieux le faire qu'une loi contraignante ? J'ose espérer que là n'est pas le message de ces deux phrases, car ce serait la preuve, une fois de plus, du manque le plus total de compréhension quant à l'islam. Et ce serait d'autant plus étonnant que M. le Président a lui-même affirmé : "Le respect, la tolérance, l'esprit de dialogue s'enracineront aussi avec la connaissance et la compréhension de l'autre auxquelles chacun d'entre nous doit attacher la plus grande importance." Malheureusement, c'est justement cette connaissance et cette compréhension de l'autre qui manquent tant aujourd'hui.

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