Calendrier

« Juillet 2006 »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31 

Islam Lover

Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

Catégories

Derniers billets

Compteurs

Liens

Fils RSS

Le foulard musulman exprime-t-il la soumission ? l'islamité ?

Par Islam Lover :: dimanche 02 juillet 2006 à 14:33 :: Découvrez l'Islam

   Le foulard musulman exprime-t-il la soumission ? l'islamité ? 

 

Transmis par: Anas 

 Sujet actif

La femme en islam 

 

 

Parfois se font entendre les protestations de femmes et d'hommes occidentaux se disant "résolument contre le port du foulard islamique". Et parfois se font également entendre leur argumentation : ils considèrent le voile féminin comme étant "le symbole de la ségrégation des femmes" ou comme celui "de l'asservissement de la femme à l'homme", ou encore comme "un signe porté ostensiblement pour témoigner qu'on est musulmane". Dans de nombreuses bouches et sous de nombreuses plumes l'argument revient comme un leitmotiv.

 

Ces propos ont pourtant quelque chose d'étonnant pour les musulmanes et les musulmans, puisque ni les références islamiques ne présentent le foulard féminin comme chargé de ce sens, ni les musulmanes ne perçoivent ce qu'elles portent de cette façon. Explications sur un malentendu.

 

Le foulard de la musulmane, expression de son infériorité ?

 

Il semblerait qu'il faille remonter aux références occidentales pour comprendre les causes du malentendu. Comme l'a écrit Leopold Weiss, à cause de sa longue association avec le christianisme, l'Europe a tendance à appréhender de nombreux éléments du religieux à travers le prisme de leur signification dans le christianisme. Or, la Bible, qui elle aussi demandait aux femmes de se voiler la tête, le leur demandait parce que "le chef de la femme c'est l'homme" : "Le chef de tout homme c'est le Christ. Le chef de toute femme c'est l'homme. Le chef du Christ c'est Dieu. Tout homme qui prie ou prophétise la tête couverte fait affront à son chef [le Christ]. Mais toute femme qui prie ou prophétise tête nue fait affront à son chef [l'homme]. Car c'est exactement comme si elle était rasée" (Première Epître aux Corinthiens, 11/3-5). "L'homme, lui, ne doit pas se voiler la tête : il est l'image et la gloire de Dieu. Mais la femme est la gloire de l'homme." (idem, 11/7). Les Occidentaux d'aujourd'hui ne connaissent pas tous ces passages bibliques. Mais les mémoires de l'inconscient collectif semblent avoir gardé trace de cette signification particulière donnée au voile que portaient des femmes en Europe, signification à laquelle des siècles ont habitué le Vieux Continent. Voilà très probablement la raison pour laquelle de nombreux Occidentaux pensent aujourd'hui, de façon tout à fait naturelle, que le voile que portent les musulmanes symbolise lui aussi la soumission de la femme à l'homme. Il n'en est rien, pourtant.

 

 

Le foulard de la musulmane, un signe de la confession de celle qui le porte ?

 

Pour d'autres personnes le foulard serait un signe religieux : la jeune fille musulmane le portant dans les écoles françaises entendrait montrer ainsi qu'elle est musulmane : c'est donc un "signe ostensible", par lequel on veut montrer de quelle religion on est.

 

Que veut dire "ostensible" ?

"Ostensible" : qui est fait avec l'intention d'être vu (Le Petit Larousse).

"Ostensible" adj. est dérivé au moyen du suffixe -inle (1346) du latin ostensum, variante de ostentum, supin de ostendere, proprement "tendre devant", d'où "montrer", de ob "devant" (objet) et tendere (tendre). On relève en latin médiéval (1300) ostensibilis "qui paraît". Ostensible signifie "qui peut être montré" et surtout, de nos jours, "qui est fait pour être montré, remarqué" (1800) (Le Robert dictionnaire historique de la langue française).

 

Or le foulard n'a nullement comme objectif d'exprimer que celle qui le vêt est musulmane.

Aurait-il alors ce rôle de façon secondaire ? Non plus : le musulman et la musulmane de France et d'Europe ne sont pas tenus d'exprimer par leur tenue vestimentaire leur différence identitaire islamique (lisez mon article : Faut-il se différencier de la façon de faire des non-musulmans ?).

 

 

Le foulard de la musulmane, un moyen de vivre sa conception de la pudeur

 

En fait, le port du foulard par la musulmane n'est que le moyen par lequel celle-ci vit sa conception de la pudeur. Ses concitoyennes non musulmanes estiment que la pudeur s'exprime entre autres par le fait de couvrir en public telle et telle parties du corps par des vêtements ; elle, la musulmane française, estime que la pudeur s'exprime notamment par le fait de couvrir en public son corps sauf son visage, ses mains et (selon un avis) ses pieds.

 

Les premières semaines de la rentrée scolaire 2003-2004 avaient vu, à la Réunion, un rappel de la part de certains responsables scolaires sur la nécessité de ne pas porter de tenues trop légères à l'école. Des lycéens avaient alors manifesté contre ce rappel et pour la liberté de se vêtir comme ils l'entendaient. Paraissait alors dans la presse locale, rubrique courrier des lecteurs, le message d'un professeur qui expliquait en substance aux jeunes filles que le port de vêtements exprimant la pudeur rehaussait davantage leur beauté que celui de tenues très osées. Dans son courrier le professeur ouvrait une parenthèse et en profitait pour s'exprimer contre le port à l'école de signes religieux tels que le foulard musulman. Le malentendu est patent : le foulard n'a d'autre objectif que celui de servir cette même pudeur ! Pas de tenues dénudées, c'est sûr. Mais ici, une lycéenne estime que couvrir telle et telle partie de son corps est suffisant comme expression de sa pudeur. C'est sa conviction. Là, une autre lycéenne – une musulmane – estime pour sa part que la pudeur va, en ce qui la concerne personnellement, jusqu'au fait de couvrir sa chevelure. C'est sa conviction à elle. Il ne s'agit nullement pour elle d'exprimer ainsi son appartenance religieuse – et nous sommes donc loin du présupposé "signe religieux ostensible" –, puisque en islam le foulard n'a pas cet objectif. Il s'agit seulement de couvrir ce qu'elle estime devoir personnellement couvrir en public. Et cela ne fait que rejoindre ce que ce professeur recommandait aux lycéennes : des habits exprimant la pudeur plutôt que des tenues dénudées. Certes, la conception de la pudeur diffère entre cette lycéenne-ci et cette lycéenne-là, mais la société et l'école françaises ne se veulent-elles pas les lieux où les différences peuvent coexister ? Les convictions diffèrent ; elles doivent pouvoir s'exprimer librement dans le respect mutuel.

 

La seule question qui pourrait se poser à propos du foulard est : Pourquoi l'islam demande-t-il à la femme et non à l'homme de se couvrir les jambes, le cou et les cheveux ? La réponse se trouve ici : Pourquoi l'islam demande-t-il à la femme de se vêtir davantage que l'homme ?

 

Nous sommes en présence d'un malentendu sur l'objet. Et les musulmanes et les musulmans ont le le devoir d'en démontrer sereinement les mécanismes à leurs interlocuteurs.

Musulmans arabes et musulmans non-arabes

Par Islam Lover :: dimanche 02 juillet 2006 à 14:38 :: Découvrez l'Islam

Musulmans arabes et musulmans non-arabes 

 

Transmis par: Anas 

 Sujet actif

Questions liées à des peuples/religions 

 

 

La Umma, communauté de foi musulmane, n'est pas constituée d'Arabes uniquement : au sein de la population musulmane totale, les Arabes ne représentent qu'une part estimée à à peu près le quart.

 

Certes. Mais y a-t-il en islam des prérogatives particulières au fait d'être un arabe ? ou bien arabes et non-arabes sont-ils considérés comme étant égaux ?

 

 

A) Une certaine affection (mahabba) se fait chez les musulmans vis-à-vis des musulmans arabes :

 

On peut souvent voir des musulmans non arabes exprimer une affection particulière pour un musulman dont ils viennent d'apprendre qu'il est arabe. En Inde, par exemple, c'est un phénomène dont j'ai été témoin de nombreuses fois. Attention, nous ne parlons pas ici d'un quelconque complexe d'infériorité, ni d'une flatterie, ni même d'une volonté, pour tout musulman, de "devenir Arabe" ; il s'agit d'une simple affection.

 

Cette forme d'affection est, d'après l'orthodoxie sunnite, chose qu'entraîne la foi musulmane elle-même (al-Iqtidhâ', p. 142 ; voir aussi Radd ul-muhtâr 6/485 ; voir également Mirqât 11/266-267).

 

Le fait est que quiconque est attaché à une personne éprouve une forme d'attachement au peuple de cette personne. Or le peuple auquel le Prophète était affilié sur le plan de la descendance est le peuple arabe (c'est ce qui explique le verset 14/4). La communauté se dit "umma" : cependant, ce terme a, dans les sources musulmanes, des sens différents : il y a, par rapport à tout prophète, sa "ummat un-nassab", sa "ummat ud-da'wa" et sa "ummat ul-ijâba" : le premier terme désigne "la communauté à laquelle il est affilié sur le plan ethnique" ; le second : "la communauté à laquelle son message est destiné" ; le troisième, enfin, "la communauté que forment ceux qui ont accepté son message au sein de la ummat ud-da'wa". Le message du Dernier Prophète s'adresse aux humains de toute l'humanité ; et tous les humains qui acceptent ce message appartiennent à la Communauté du Prophète, la "ummat ul-ijâba", qui est universelle, sans barrières ethniques ni culturelles. Mais le "peuple" auquel le Prophète est affilié ("ummat un-nassab" / "qawm") est le peuple arabe (cf. Al-jawâb us-sahîh 1/177).

 

Nous aimons le dernier des prophètes, Muhammad ; or il était arabe ; nous avons donc une forme d'affection particulière pour les musulmans arabes (Kâna rassûl ullâhi sallallâhu 'alayhi wa sallama 'arabiyyan ; "wa kullu mâ yunsabu ila-l-habîb mahbûb" : Mirqât ul-mafâtîh, Alî al-qârî, 12/272). C'est pour la même raison que nous avons une affection particulière pour les musulmans de la famille du Prophète.

 

Il est également à noter que les Arabes ont certains traits culturels particuliers. En effet, à côté de certains traits communs avec toute l'humanité et d'autres traits communs avec certains autres peuples précis, tout peuple – aussi bien un peuple dont les individus sont liés par une même ascendance biologique qu'un groupement réalisé sur la base d'une communauté d'habitation ou de culture – possède ses traits culturels particuliers, qui font sa spécificité dans son ensemble (il s'agit bien de "l'ensemble" et non de "la totalité" des individus qui la composent, certains de ceux-ci faisant bien entendu exception). Si la langue, disent les sociologues modernes, est un outil qu'un groupe de personnes utilisent pour communiquer, elle affecte également, en retour, la mentalité de ce groupe : en effet, car, en amenant ces personnes à l'utiliser, elle modèle, par les sons dominants de son vocabulaire, sa structure syntaxique particulière et ses expressions toutes faites, leur rapport à la réalité extérieure et délimite leur vision du monde. C'est d'ailleurs pourquoi on dit à juste titre que la langue et la culture marchent de pair (Ibn Taymiyya a également évoqué ce fait dans al-Iqtidhâ', p. 190). Les Arabes possèdent dans leur ensemble des qualités telles que la générosité, la chevalerie, traits qui font partie de la culture arabe (cf. al-Iqtidhâ', p. 152). Ils ont aussi des qualités oratoires particulières (Ibid., p. 151).

 

 

B) Par contre, il n'est pas de supériorité – ni sur le plan social, ni auprès de Dieu – revenant au musulman arabe sur le musulman non-arabe :

 

"O les hommes ! Celui que vous adorez est un, et votre père est un. Pas de supériorité à un Arabe sur un non Arabe, ni à un non Arabe sur un Arabe, ni à un blanc sur un noir, ni à un noir sur un blanc. La seule supériorité qui compte [auprès de Dieu] est celle de la piété. Ai-je transmis le message ?" (rapporté par Ahmad, n° 22978, authentifié par al-Arna'ût : bas de page sur Zâd al-ma'âd, 5/158).

 

 

C) De même, en islam, il n'est pas de particularité juridique liée à la qualité d'arabe :

 

En islam, le fait d'être un musulman arabe n'apporte pas de privilège, c'est-à-dire pas de statut particulier accordant une dérogation par rapport aux limites et aux devoirs qui concernent les musulmans de façon générale.

 

Cela entraîne-t-il des particularités ? Il est vrai que, d'après certains ulémas, il est certaines règles qui sont liées aux Arabes. Ainsi, ash-Shâfi'î et certains savants hanbalites postérieurs sont d'avis que c'est le goût des musulmans Arabes qui sert de critère pour établir quel animal – parmi ceux dont les sources ne disent rien – est tel que la consommation de sa chair est interdite aux musulmans parce qu'il est répugnant ("min al-khabâ'ith") ; Abû Hanîfa est d'avis que les polythéistes Arabes ne peuvent pas être citoyens des terres musulmanes (à la différence des Gens du Livre qui sont Arabes, et des polythéistes qui ne sont pas Arabes) ; d'autres point existent encore qui semblent indiquer certaines particularités liées aux Arabes quant à certaines règles (par exemple la kafâ'ah d'après certains ulémas)… Certes. Cependant il faut savoir que ces avis établissant des particularités ne font pas l'unanimité mais, au contraire, ont été discutés par d'autres ulémas, qui, eux, ont un avis différent. Ibn Taymiyya ne partage ainsi apparemment pas grand-chose de ces avis impliquant une particularité aux Arabes (cf. Majmû' ul-fatâwâ 19/18-29).

 

Par contre il est vrai que, établie sur la base d'un Hadîth authentique du Prophète, une règle faisant l'unanimité veut que les descendants du Prophète et de sa proche famille n'aient pas le droit de percevoir une aumône (sadaqa, qu'elle soit facultative ou obligatoire – zakât –). Mais primo cette règle n'est pas liée aux Arabes en général mais uniquement à la descendance du Prophète ; secundo cette règle s'applique à un descendant du Prophète même si celui-ci n'est pas Arabe (ce terme désignant la culture et non l'ascendance) (cf. al-Iqtidhâ', p. 157).

 

Il est vrai aussi qu'il est certaines règles qui concernent une partie de la terre arabe (le territoire du Haram, celui du Hedjaz ou de la Péninsule arabique). Mais elles sont liées à une région et non au peuple arabe pris dans son ensemble.

 

En revanche il est effectivement une règle qui est liée à l'appartenance à une filiation particulière : l'idéal est que ce soit un Qurayshite qui occupe la fonction de calife ("La direction [= califat] (doit être) chez Quraysh" : al-Bukhârî 6720). Pourquoi cette parole du Prophète ? Y aurait-il préférence ?

 

En fait l'explication est que, d'une part, la place du monde arabo-musulman est conséquente au sein de l'ensemble des pays majoritairement musulmans : le monde arabe constitue, pour reprendre la formule du 'âlim indien Abu-l-Hassan Alî an-Nadwî, "le cœur du monde musulman" (Mâ dhâ khassira-l-'âlam, p. 241). C'est ce qui explique ces propos du Prophète :

– "Waylun li-l-'Arab min sharrin qad-iqtarab (…)"" (al-Bukhârî, 6650, Muslim, 2880) ;

– "Inna ummatî yassûquhâ qawmun 'irâdhul-wujûh sighârul-a'yun kanna wujûhahum ul-hajafa, thalâtha mirâr (…)" (Ahmad 21873) ;

– "Inna banî qantûrâ awwalu man salaba ummatî mulkahum" (Fat'h ul-bârî 6/745) : Ibn Hajar pense que "ummatî" désigne probablement ici : "ummat un-nassab", donc les musulmans Arabes.

 

Or, d'autre part, la péninsule arabique constitue le cœur de ce monde arabe : ceci parce qu'elle est le berceau de l'islam, et parce qu'elle est le pays où se trouvent ses lieux saints et où se déroule le pèlerinage à la Maison de Dieu (Mâ dhâ khassira-l-'âlam, p. 241).

 

Or, enfin, dans le regard des Arabes de la péninsule, les Qurayshites ont une valeur particulière : c'est ce qu'expliqua Abû Bakr après le décès du Prophète et alors que la question de la nomination du calife se posait : "Vous savez que cette tribu des Quraysh occupe chez les Arabes une place que n'ont pas d'autres qu'eux, et que les Arabes ne se rassembleront que sur l'un d'eux. (Les gens de cette tribu) sont les plus valeureux des Arabes quant à leur lieu d'habitation et leurs qualités ("hum awsat ul-'arabi dâran wa a'rabuhum ahsâban")" (rapporté par al-Bukhârî n° 6442 avec Fat'h ul-bârî 12/188, ainsi que n° 3467). C'est aussi le sens du hadîth suivant : "Les gens suivent Quraysh dans cette affaire [= la direction : Mirqât] : les musulmans (parmi ces gens) suivent les musulmans (des quraysh), [tout comme] les non-musulmans suivaient leurs non-musulmans [avant la venue de l'islam, eu égard à leur prestige]". Ce hadîth veut dire que tout comme pendant la période du kufr les Arabes avaient en estime les Quraysh, ils ont et auront de l'estime pour eux pendant la période de l'Islam ; c'est cela qui fait que l'idéal est que ce soit un qurayshite qui soit calife (cf. Mirqât ul-mafâtîh, 12/258).

 

Cependant, souligne an-Nadwî, dire que le monde arabe a une place importante ne signifie pas avoir la même vision que celle des nationalistes arabes (Mâ dhâ khassira-l-'âlam, p. 241). En effet, il ne s'agit pas :

– de soutenir ce que font des personnes, parce qu'elles sont Arabes, même si cela est contraire aux normes de l'islam ;

– ni de dire que le développement de la terre des Arabes et la prospérité et le développement humain de ce groupe peuvent se faire aux dépens des autres terres et des autres groupes ;

– ni d'avoir comme vision que ces développements et cette prospérité sont l'objectif suprême et qu'après avoir atteint cet objectif on ne se souciera pas de ceux qui appartiennent à un autre groupe.

 

An-Nadwî souligne que si le monde arabe a une place importante au sein du monde musulman, c'est parce qu'il est le berceau de l'islam. Or il ne pourra l'être véritablement que s'il ne se coupe pas des enseignements du prophète arabe. C'est en effet ce dernier qui a transformé en peuple cet ensemble de tribus isolées que formaient les Arabes. Dès lors, si ce monde se coupe des enseignements du Prophète, il n'est qu'un corps sans âme (Mâ dhâ khassira-l-'âlam, p. 242). La partie arabe du monde musulman ne peut être réellement le centre de celui-ci que s'il suit les enseignements du prophète arabe et développe sa foi et son éthique en ce sens (Mâ dhâ khassira-l-'âlam, p. 243).

 

 

Quelques paroles lucides adressées par des Prédécesseurs aux musulmans arabes :

 

Omar ibn al-Khattâb a, s'adressant aux Arabes, prononcé un jour ces propos : "Vous étiez un peuple vil, et Dieu vous a élevés par l'islam. Si vous recherchez la grandeur dans autre chose que l'islam, Dieu vous avilira" (propos relaté selon différentes versions, très voisines : voir al-Bidâya wa-n-nihâya, Ibn Kathîr, 7/66, Hayât us-sahâba, al-Kândahlawî, 5338-5340).

 

Abû Barza, un autre Compagnon du Prophète, a dit quant à lui une fois : "Vous, Arabes, étiez dans la situation que vous connaissez d'humiliation, de faiblesse et d'égarement. Et Dieu vous (en) a fait sortir par l'islam et par Muhammad, jusqu'à ce qu'Il vous ait fait parvenir à ce que vous voyez. C'est (l'attachement excessif à) ce monde qui a gâché les relations entre vous" (al-Bukhârî 6695).

 

Un autre Compagnon, Jarîr, relate que Dhû 'Amr, un himyarite (donc originaire du Yémen) qui s'était converti à l'islam mais n'avait pas pu rencontrer le Prophète, lui dit un jour : "Jarîr, tu as sur moi une faveur, et je vais t'informer de quelque chose : Vous, Arabes, ne cesserez pas d'être dans une bonne situation tant que lorsqu'un dirigeant ("amîr") parmi vous mourra, vous vous consulterez à propos d'un autre. Puis, lorsque la (direction) sera par l'épée [= la domination], ils [= les dirigeants] seront comme les rois, se mettant en colère de la colère des rois, et étant satisfaits de la satisfaction des rois" (al-Bukhârî, Fat'h ul-bârî 7/96-97).

 

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

 

 

ROUTE DE LA VERITE - Blog créé avec ZeBlog