Calendrier

« Avril 2006 »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

Islam Lover

Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

Catégories

Derniers billets

Compteurs

Liens

Fils RSS

Le sens de la vie humaine en 11 points, tel que présenté par le Coran :

Par Islam Lover :: dimanche 02 avril 2006 à 14:10 :: Séries

Le sens de la vie humaine en 11 points, tel que présenté par le Coran :

 

4- L'homme aspire aussi à la Transcendance. Shâh Waliyyullâh écrit que l'âme humaine "connaît une aspiration naturelle vers Dieu" (Op. cit., tome 1 p. 204), qu'elle est "une fenêtre vers le monde spirituel" (Ibid, tome 1 p. 67). Dieu Lui-même dit : "Certes, c'est par le souvenir de Dieu que s'apaisent les cœurs" (Coran ). Cette aspiration est une expression de ce que décrit ce verset coranique : "Et lorsque ton Seigneur prit des reins des fils de Adam leur descendance et les fit témoigner : "Ne suis-Je pas votre Pourvoyeur ? – Si, nous en témoignons" répondirent-ils. Ceci afin que vous ne puissiez pas, le jour du jugement, dire : "Nous étions ignorants de cela [le monothéisme]", ni dire : "Ce ne sont que nos ancêtres qui ont donné des associés (à Dieu) avant nous et nous étions une descendance venue après eux…" (Coran 7/172-173). (Voir le commentaire de ce verset émis par Al-Hassan al-basrî, et auquel ont donné préférence Ibn Kathîr et Ibn abi-l-'izz.) L'univers tout entier avec sa marche et son harmonie, et tous ses éléments, de l'infiniment petit à l'extrêmement grand, sont des signes témoignant également de la présence de Dieu l'unique pour peu qu'on en fasse l'observation avec des yeux et un intellect ouverts : "N'ont-ils pas vu la terre, combien de nobles couples [de végétaux] y avons-nous faut pousser. Il y a en ceci un signe !" (Coran 26/7-8). "N'as-tu pas vu que Dieu a fait descendre du ciel [nuage] une eau puis l'a conduite vers des sources dans la terre. Puis Il en fait sortir une culture aux couleurs diverses, laquelle se fane ensuite de sorte que tu la vois jaunie. Ensuite Il la réduit en miettes. Il y a certainement là un rappel pour ceux qui sont doués d'intelligence" (Coran 39/21). "Et parmi Ses signes il y a le fait qu'Il a créé pour vous des épouses de votre genre même, pour que vivez en tranquillité avec elles. Et Il a mis entre vous amour et tendresse. Il y a en cela des signes pour des gens qui réfléchissent. Et parmi Ses Signes il a la création des cieux et de la terre et la diversité de vos langues et de vos couleurs. Il y a en cela des signes pour ceux qui savent" (Coran 30/21-22). Mais il faut, avec les yeux et l'intellect ouverts, avoir aussi le cœur ouvert : "… Ce ne sont pas les vues qui s'aveuglent, mais s'aveuglent les cœurs, qui sont dans les poitrines" (Coran 22/46).

5- Méditer et approfondir les preuves de l'existence et de l'unicité de Dieu, prendre conscience du sens de sa vie, choisir d'écouter la voix de son cœur, faire des choix entre ce qui est juste et ce qui est injuste, réaliser l'équilibre entre désirs et devoirs, décider de l'acte qu'on va faire, tout ceci demande un cœur pour qu'on connaisse ce qui est juste, mais aussi une raison pour qu'on puisse chercher, comprendre, mémoriser, analyser et réflechir, en un mot : agir en connaissance de cause. Dieu a donc pourvu l'homme de ces facultés intellectuelles, contrairement aux anges : "Et Dieu enseigna à Adam les noms [de] toutes [les choses] puis présenta ces [choses] aux anges et dit : "Informez-moi des noms de ces [choses] si vous étiez véridiques." Ils dirent : "Pureté à Toi, nous n'avons de savoir que ce Tu nous as donné à savoir. Tu es, Toi, le Savant, le Sage" (Coran 2/31-32). 

 

ricapitulons........

Par Islam Lover :: dimanche 02 avril 2006 à 14:33 :: Miséricorde pour l'Univers

N.B: ceci est une série; veuillez lire les sujets précédants relatifs à ce théme dans la rubrique: oui, le meilleur homme de la terre!

 

les différentes étapes de la sira et les leçons tirées

 

3.2) Depuis la victoire de Badr jusqu'à avant la conquête de la Mecque : animosités de la part de nombreuses forces, et batailles (hâlatun mutawassitatun) :
On peut, ici aussi, découvrir deux paliers :
3.2.1) Depuis Badr jusqu'à avant le traité de Hudaybiya : l'Islam acquiert une certaine présence temporelle, mais l'opposition ne diminue pas (al-harbu sijâl) : Après Badr, c'est la naissance d'un nouveau type d'ennemi, insidieux celui-là : les Hypocrites. Ayant observé la force naissante de l'Islam, ils se convertissent par intérêt, du bout des lèvres, alors qu'intérieurement ils n'y croient pas. Ils entretiendront les rumeurs, comploteront, mèneront la vie difficile au Prophète et aux musulmans, mais sans jamais se dévoiler complètement. La propagation de rumeurs, suivie des grandes proclamations de leur innocence, sera leur grande arme. Du côté de l'opposition extérieure, il y a la bataille de Uhud, où les Mecquois polythéistes vainquent les Musulmans. Puis il y aura le siège de Médine en l'an 5 par les confédérés menés par les Mecquois.
3.2.2) Depuis le traité de Hudaybiya jusqu'à avant la conquête de la Mecque : stabilisation de la situation des musulmans (hudû' ul-ahwâl shay'an mâ, ma'a-t-taqawwî fi-d-dâkhil)… L'islam dispose d'une présence avec laquelle il faut désormais compter en Arabie. Les choses s'apaisent : l'hostilité demeure mais la situation des musulmans s'améliore. Le tournant de la trêve de al-Hudaybiya, conclue en dhul-qa'da de l'an 6, va atténuer les difficultés que les musulmans avaient jusqu'ici à subir à cause de leur foi ; il est donc attendu que ceux d'avant ont une plus grande valeur auprès de Dieu. C'est pourquoi le Coran dit : "Ne sont pas semblables parmi vous ceux qui ont dépensé et combattu avant la fat'h. Ceux-là ont un grade plus élevé que ceux qui ont dépensé et combattu après. Et à chacun Dieu a promis la plus belle récompense" (Coran 57/10). Le terme "fat'h" ici employé désigne la campagne de al-Hudaybiyya. D'autre part, les personnages dont il est question dans ce verset sont ceux-là mêmes dont Dieu a dit dans un autre verset : "Les devanciers parmi les Emigrants et les Auxiliaires". Les Compagnons de l'arbre sont ces Compagnons qui ont fait serment d'allégeance au Prophète à al-Hudaybiya sous l'arbre ; ils étaient alors entre 1400 et 1500 personnes (FB 7/548-549). Tous ces Compagnons font partie de ces "Devanciers parmi les Emigrants et les Auxiliaires" (MS 1/222) (d'autres sont morts avant cet événement). En effet, ce sont les sacrifices des premiers qui ont pavé la voie pour ceux qui viennent ensuite : les premiers ont donc une valeur plus grande auprès de Dieu. Cette trêve va aussi amener de nombreuses personnes à se convertir à l'islam ; nombre d'entre elles émigreront aussi à Médine pour renforcer la position de la ville du Prophète. Elles sont donc quand même des "muhâjirûn" aussi, et si elles sont de moindre stature que les "Devanciers", elles ont une plus grande valeur auprès de Dieu que les Compagnons devenus musulmans après la conquête de la Mecque : car après celle-ci, survenue en ramadan de l'an 8, le Prophète annoncera : "Plus d'émigration après la conquête ("al-fat'h")…" (al-Bukhârî, 2631, Muslim, 1353, voir aussi al-Bukhârî 2913). Personne ne peut donc plus devenir "muhâjirî" de cette catégorie dont Dieu a fait les éloges dans Son Livre.
Or en l'an 8 a eu lieu la conquête de la Mecque ; l'établissement de l'islam sur la "mère des cités" a un retentissement considérable dans toute l'Arabie, comme l'explique 'Amr ibn Salama, contemporain de l'événement (al-Bukhârî, 4051).

3.3) Depuis la conquête de la Mecque jusqu'à la mort du Prophète : l'Islam émerge (kamâlu 'izz id-dîn) :
Deux paliers sont à noter :
3.3.1) Depuis la conquête de la Mecque jusqu'à avant Tabûk : début de l'émergence (bad'u kamâli 'izz id-dîn)... Des tribus commencent à envoyer des délégations auprès du Prophète, à Médine, pour témoigner de leur entrée en islam : c'est la première période du "temps des délégations" (fin de l'an 8 jusqu'à rajab de l'an 9). Les Ghassanides, vassaux des Byzantins dans l'Arabie du Nord, menacent Médine, comme le racontera Omar : "Les gens qui étaient dans la région alentour du Prophète s'étaient apaisés vis-à-vis du Prophète ; il ne restait qu'un roi, celui des Ghassanides en Syrie, dont nous craignions qu'il nous attaque" (al-Bukhârî, 5505.). Suite à la révélation de versets, le Prophète prend les devants et, en rajab 9, se rend, à la tête d'une armée, aux confins de l'Arabie du Nord. C'est la campagne de Tabûk. Il n'y a pas de combat mais la conclusion d'une série de traités avec différentes tribus et cités. Le Prophète retourne à Médine où il parvient en ramadan 9. Débute alors pour s'étendre jusqu'à la mort du Prophète, en rabî' al-awwal 11, la seconde période du temps des délégations ("'âm ul-wufûd").

la précarité, c'est?

Par Islam Lover :: dimanche 02 avril 2006 à 14:35 :: Coup de Coeur!

La précarité professionnelle peut se définir comme une incertitude importante quant à son avenir professionnel.

 

C'est une notion fortement subjective et relative, puisqu'elle est définie par rapport à ce qu'on peut considérer comme la "norme". Ainsi, selon la situation, plein emploi ou non, selon le code du travail en vigueur, mais aussi selon le type de société, de modèle social ou de culture la notion de précarité sera différente.

 

 

 

En France

Contexte politique

Le thème de la précarité est repris, de manière récurrente, par une partie de la classe politique française.

 

Une certaine aversion au risque et une résistance au changement, sont souvent désignés comme étant à l'origine de la postion centrale donnée au thème de la précarité, tout comme ils peuvent l'être du principe de précaution, installé au sommet de la hiérarchie de la norme juridique, par son introduction, en 2005, dans le préambule de la Constitution.

 

A l'inverse, et de manière plus positive, cette place donnée au thème de la précarité, s'inscrit dans la tradition humaniste française, qui défend les droits fondamentaux, et plus particulièrement, le droit à des conditions de vie satisfaisantes, en plaçant ainsi l'Homme au centre du monde, et en préférant les valeurs humaines aux valeurs économiques.

 

La situation

Légalement le contrat "standard" est le CDI ; la précarité est donc surtout évoquée à propos des contrats dits “ précaires ” (au sens où ils offrent moins de garanties), les contrats à durée déterminée (CDD) ou l'intérim, au terme desquels le salarié a de forts risques de se retrouver en situation de chômage.

 

D'autres situations remettent en cause la continuité de l'emploi, y compris dans le cadre de contrats à durée indéterminée, et peuvent entraîner un sentiment de précarité :

 

la mauvaise santé économique de son entreprise,

le risque de décisions de l'employeur pouvant entraîner des fermetures de site, déplacement d'atelier...

les situations peu protégées comme celles des travailleurs indépendants ou des responsables de petites entreprises dont le revenu est directement lié aux aléas de la demande de leurs clients,

les changements d'objectifs de l'employeur sans remise en cause de la continuité de l'emploi, c'est alors la nature de l'emploi qui est précaire (cas des fonctionnaires soumis aux aléas politiques),

l'instabilité des lieux d'affectation (personnels non titulaires de postes).

A l'instar du salaire, la précarisation de l'emploi peut constituer une variable d'ajustement de l'économie. A ce titre, les travailleurs peu qualifiés peuvent être les plus touchés par la précarité. A une plus petite échelle, les employeurs ont recours aux contrats précaires pour :

 

accompagner les fluctuations économiques, en reportant les aléas de la demande sur les salariés, tout en évitant les contraintes liées au licenciement de salariés sous contrat à durée indéterminée,

éviter d'atteindre un effectifs de salariés en contrat à durée indéterminée, situation qui peut ammener une augmentation des exigences réglementaires applicables, ou dépasser des quotas d'emploi statutaires

diverses autres raisons comme la substitution des périodes de congés par des périodes de chomage (cas de certaines compagnies aériennes qui utilisaient des hôtesses en CDD renouvelés quelques semaines après leur interruption).

Luttes sociales

Les revendications des travailleurs s'estimant en situation de précarité tendent à s'amplifier. Alors que la précarisation des conditions de travail était considérée par les syndicats comme un obstacle pour les revendications des salariés, des grèves longues et médiatisées ont mobilisé dans les années 2000-2003 des travailleurs précaires de différents secteurs tels que le commerce, la restauration rapide et le nettoyage : grève d’un an d’une trentaine de femmes de ménage africaines d’Arcade, sous-traitant du groupe hôtelier Accor, deux longues grèves, de quatre mois et d’un an, dans un restaurant McDonald's parisien en 2001-2002 et 2003-2004, grève de plusieurs mois de cuisiniers sri-lankais et africains etc.

 

Malgré l'implication de syndicats comme SUD ou la CNT, ces mouvements ont surtout bénéficié de l'appui de comités de soutien particulièrement actifs regroupants des militants d'origines très diverses (syndicalistes, membres de partis politiques, d'associations comme ATTAC etc.).

 

Les principales organisations militantes agissant dans la lutte contre la précarité en France sont AC ! et le réseau Stop précarité.

Précarité relationnelle

La précarité relationnelle est un état d'instabilité des relations, entre individus, au sein de la société, se traduisant par un apauvrissement des interactions sociales, voire à l'isolement social.

 

Au sein de la famille

La cellule familiale, pilier de la société dans la plupart des traditions religieuses du monde (judéo-chrétiennes, musulmanes, etc.), est aujourd'hui questionnée par les nouveaux modes de vies induites dans les sociétés occidentales. La disparition progressive des contraintes culturelles, religieuses, et morales, a redéfini le sens de la cellule familiale.

 

Plusieurs points expliquent cette nouvelle distance relationnelle :

 

La nette augmentation des divorces

L'augmentation du nombre de familles mono-parentales

L'éloignement entre les individus d'une même famille (soit inter-générationnelle avec le dèveloppement des maisons de retraites, soit au sein des couples (métiers nécessitants de fréquents déplacements éloignant le couple), ou encore l'éloignement imposé par la scolarité (surtout pour les études supérieures).

Voir aussi : Zygmunt Bauman, La société liquide

 

Entre individus

La société paysanne du début du XXe siècle était notamment marquée par deux phénomènes :

 

Peu de différences sociales entre les individus

Une exigence de solidarité entre paysans, marqué par les exigences du climat (période des vendanges, moissons, hiver). Ces périodes demandaient une collaboration entre les individus, et donc des liens affectifs, et des notions morales comme le respect de la parole donnée.

Actuellement, la diversification importante des activités industrielles, commerciales et tertiaires, a changé la société. Le travail en commun est différent, les différences sociales ont évolué, la société n'est plus conditionnée par le climat, et même de moins en moins par l'alternance jour-nuit. L'attachement a un lieu géographique s'est réduit et il est devenu rare qu'une personne ne déménage qu'une seule fois de sa vie. Ces nouvelles données entraînent une certaine précarité des relations humaines.

 

Précarité des conditions de vie

Les urbains qui n'ont pas accès à la location, pour des raisons financières, ou liées à des différences culturelles entre bailleurs et locataires, sont souvent réduits à trouver des logements alternatifs, temporaires, parfois peu salubres.

 

Voir aussi : cabanisation, bidonville, sonacotra, squatt, expulsion, SDF

 

Effets de la précarité

On prête à la précarité de nombreux effets négatifs, pouvant avoir un impact global sur le corps social :

 

dégradation des conditions de travail (un travailleur en situation précaire n'est pas en position de force pour défendre ses droits)

difficultés à dévolopper une vie sociale (quitter le domicile parental, fonder une famille...)

révolte sociale (les salariés en situation précaire votent plus facilement pour des partis extrémistes)

dégradation de la santé physique ou mentale

Des enquêtes américaines, ont établi que les facteurs suivant (dont l'origine peut être la précarité) sont des facteurs de risque pour la santé :

 

l'absence d'estime de soi,

le sentiment de dévalorisation personnelle

le manque d'autonomie dans son travail,

le sentiment de ne pas utiliser toutes ses compétences,

le sentiment de ne pas recevoir l'estime que l'on pense mériter,

 

Biographie de 'Omar Ibn Al-Khattâb (رضي الله عنه)

Par Islam Lover :: dimanche 02 avril 2006 à 15:15 :: Vivons Avec Eux, Apprenons d'Eux!

Biographie de 'Omar Ibn Al-Khattâb (رضي الله عنه)

 

 

Son nom et sa généalogie

 

Il se nomme Abou Hafs 'Omar Ibn l-Khattab Ibni Nafil. Son arbre généalogique rejoint celui du noble Prophète à Ka'b Ibn Lou'ayy. Sa mère est Houthmah Bintou Hachim.

 

Sa naissance

 

Il est né, que Allâh l'agrée, treize années après l'année de l'éléphant.

 

Sa conversion (-10 H ; 27 ans)

 

Il embrassa l'Islam trois années après la révélation, il avait alors vingt-sept ans.

 

La bataille de Badr (2 H)

 

Anas (رضي الله عنه) dit : "Le Messager d'Allah (صلى الله عليه و سلم) consulta les gens à propos des captifs à Badr en disant : "Allâh le Puissant,le Majestueux vous a fait triompher sur eux..."

'Omar Ibn al-Khattab (رضي الله عنه) se leva et dit : "Ô Messager d'Allah, tranche leur le coup!"

Le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) se détourna de lui. Puis il reprit la parole : "Ô gens, Allâh le Puissant,le Majestueux vous a fait triompher sur eux. Pourtant hier encore ils étaient vos frères.."

'Omar Ibn al-Khattab (رضي الله عنه) se leva et dit : "Ô Messager d'Allah, tranche leur le coup!"

Le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) se détourna de lui encore et reprit les mêmes propos à l'adresse de ses compagnons.

Abou Bakr (رضي الله عنه) se leva alors et dit : "Ô Messager d'Allah, si tu penses devoir leur pardonner et accepter une rançon...."

Le vissage du Prophète (صلى الله عليه و سلم) fut débarrassé de l'expression de souci qui l'avait marqué, et il leur pardonna et accepta une rançon.

Puis Allah, le Puissant, le Majestueux révéla : {N'eût-été une prescription préalable d'Allah, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris (de la rançon)} (8/67)". (Ahmad n°13143)

 

Son souhait de tuer le compagnon qui à voulu prévenir de les mecquois de l'arrivée de l'armée musulmane (8 H ; 45 ans)

 

Ali (رضي الله عنه) raconte : "Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) nous convoqua Al Miqdad, Az Zoubayr et moi et nous dit : "Allez à Radwat Khakh où vous rencontrerez une femme portant une lettre, prenez lui cette lettre !".

Nous partimes au galop et à l'endroit désigné, nous rencontrâmes une femme et nous lui demandâmes de nous remettre la lettre qu'elle portait. Elle nous répliqua qu'elle ne portait point de lettre. Nous la menaçames de la fouiller si elle ne nous montrait pas la lettre. Elle la sortit de ses cheveux, où elle la tenait cachée. Nous retournâmes à Médine et nous remîmes la lettre au Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم). Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lut la lettre qui contenait des informations sur les plans de l'expédition. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) fit venir Hateb et lui dit "Qu'as tu fait ?".

Hateb répondit : "Je n'ai fait cela non dans le but de te trahir ou de renier l'Islam mais uniquement pour que ma famille restée à la Mecque obtiennent une protection de la part des Qoraïchites".

 

Omar intervint et dit : "Laisse moi nous débarrasser de cet hypocrite!".

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) dit : "Cet homme est sincère, et il s'est battu à Badr. Qui sait, Allâh a peut être pardonné leurs erreurs à tous ceux qui se sont battus à Badr".

 

Son choc lors de la mort du Prophète (صلى الله عليه و سلم) avant de revenir à la raison (11 H ; 48 ans)

 

'Omar (رضي الله عنه) s'est trouvé à la Mosquée du Prophète, et a dit : "Il y a des hypocrites qui prétendent que le Messager d'Allâh est mort. Certainement le Messager d'Allâh n'est pas mort, mais il est allé à son Seigneur, comme Moise, fils d'Imran, est allé à son Seigneur (pour recevoir les commandements célestes). Par Allâh, Muhammad reviendra comme Moise est revenu, et il coupera les mains et jambes de ceux qui ont prétendu que le Messager d'Allâh est mort". (Ibn Hicham, 2/655)

 

'Orwa Ibn Zoubayr, qu'Allâh les agrée, rapporte : Puis (Abou Bakr) sortit rapidement à la mosquée. Il passa au-dessus des épaules des gens et arriva au minbar. En le voyant venir, 'Omar (رضي الله عنه) s'assit. Abou Bakr se leva à côté du minbar et appela les musulmans. Ils s'assirent et écoutèrent.

Abou Bakr prononça l'attestation de foi et fit une introduction très touchante. Puis il reprit : "Allâh puissant et glorieux a annoncé à son Prophète sa mort alors qu'il était vivant et parmi vous, de même qu'il vous a annoncé votre mort. La mort est une vérité et il ne restera aucun parmi vous sauf Allâh puissant et glorieux. Allâh élevé a dit : {Mouhammad n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passés. S'il mourait, donc, ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos pas ? Quiconque retourne sur ses pas ne nuira en rien à Allah; et Allâh récompensera bientôt les reconnaissants} (3/144).

-Ce verset est dans le Coran?! s'exclama 'Omar. Par Allah! Je ne savais pas avant ce jour que ce verset avait été révélé (j'étais inconscient de son sens)!

 

Ibn al-Musayyib rapporte que 'Omar (رضي الله عنه) a dit : "Par Allah, dès que j'ai entendu la parole d'Abu Bakr, je suis tombé à terre. Je me suis senti comme si mes jambes ne pouvaient plus me porter, ainsi je me suis effondré quand je l'ai entendu le dire. Seulement alors j'ai réalisé que muhammad (صلى الله عليه و سلم) était vraiment mort". (Al-Boukhâri n°641)

 

Discours de 'Omar et le serment collectif pour Abou Bakr (11 H ; 48 ans)

 

Anas (رضي الله عنه) raconte : j'ai entendu le deuxième discours de 'Omar (رضي الله عنه) le lendemain de la mort du Messager d'Allah, prière et paix sur lui. Abou Bakr était silencieux et ne disait pas un mot. 'Omar dit : "J'espérais que le Messager d'Allâh vive jusqu'à ce qu'il soit le dernier d'entre nous à mourir. Mais si Mouhammad est mort, Allâh a mis parmi nous une lumière pour être guidés. Allâh a guidé Mouhammad (صلى الله عليه و سلم) et Abou Bakr est le compagnon du Messager d'Allâh et le {Deuxième de deux} (9/40). Il est le musulman le plus digne d'être votre chef. Levez-vous donc et prêtez-lui serment (bayâa)".

Un groupe lui avait déjà prêté serment dans la cour des Banou Sa'ida, et le serment public eut lieu alors sur le minbar. J'ai entendu 'Omar dire à Abou Bakr à ce moment-là : "Monte sur le minbar". 'Omar ne cessa de le presser jusqu'à ce qu'il monta et les musulmans lui prêtèrent serment.

 

Anas (رضي الله عنه) rapporte : on prêta serment à Abou Bakr (رضي الله عنه) dans la cour, et le lendemain il s'assit sur le minbar. 'Omar (رضي الله عنه) se leva et parla avant lui. Il loua Allâh et le félicita comme il le mérite puis dit : "Musulmans! Hier, je vous ai dit une parole fausse : je ne l'ai pas prise du livre d'Allâh et le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) ne me l'avait pas confiée, mais j'avais cru que le Messager d'Allâh partirait après nous tous. Allâh a laissé parmi vous son Livre par lequel il a guidé le Messager d'Allah; si vous y tenez Allâh vous guidera vers ce quoi il a guidé son Prophète. Allâh vous a aussi unis avec le meilleur d'entre vous : le compagnon du Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) et le {Deuxième de deux quand ils étaient dans la grotte} (9/40). Levez-vous et prêtez-lui serment".

Puis Abou Bakr prit la parole. Il loua Allâh et le félicita comme il le mérite puis dit : "Musulmans! On m'a placé en tant que votre chef et je ne suis point le meilleur parmi vous. Si j'agis bien aidez-moi, et si j'agis mal, redressez-moi. Dire la vérité est une responsabilité dont il faut s'acquitter, et mentir est une trahison. Le faible parmi vous est fort à mes yeux jusqu'à ce que je lui donne son droit par la volonté d'Allah. Le fort parmi vous est faible à mes yeux jusqu'à ce que je prenne ce qu'il doit par la volonté d'Allah. Tous gens qui laissent le jihèd pour la cause d'Allah, Allâh les châtiera par l'humiliation. Tous gens parmi lesquels se propage la turpitude, Allâh leur infligera une calamité qui les frappera tous. Obéissez-moi tant que j'obéis à Allâh et à son Messager. Si je désobéis à Allâh et à son Messager, vous ne devez plus m'obéir. Levez-vous pour la prière, qu'Allâh vous fasse miséricorde".

 

Discussion au sujet du califat dans la cour

 

Ibn 'Abbâs, qu'Allâh les agrée, rapporte : 'Omar (رضي الله عنه) raconta : voilà ce qui s'est passé quand le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) mourut. On vint nous dire que les ançars s'étaient réunis dans la cour des Banou Sa'ida pour prêter serment à Saâd Ibn 'Oubèda, qu'Allâh l'agrée. Je me suis levé précipitamment ainsi qu'Abou Bakr et Abou 'Oubeyda Ibn Al-jarrah, qu'Allâh les agrée. Nous craignîmes qu'ils ne causent un tort à l'Islam et nous partîmes les rejoindre. Nous rencontrâmes deux hommes véridiques des ançars : 'Ouwaym Ibn Sa'ida et Maâan Ibn آadiy, qu'Allâh les agrée. Ils demandèrent : "Où allez-vous?"

Nous répondîmes : "Rejoindre votre tribu, à cause de ce qu'ils préparent".

Ils proposèrent : "Retournez, car ils ne vous désobéiront pas et ne feront pas une chose que vous désapprouvez".

Mais nous insistâmes pour partir. Je me mis à arranger des paroles que je voulais dire jusqu'à ce que nous arrivâmes. Ils étaient autour de Saâd Ibn 'Oubèda qui était malade et couché sur un lit. Quand nous entrâmes, ils prirent la parole et dirent : "Ô mouhajirins! Un émir des nôtres et un des vôtres!"

Houbèb Ibn Almondhir dit : "C'est moi le stratège et le politicien hors pair! Par Allah! Si vous voulez, nous rallumerons la guerre!"

Abou Bakr dit : "Doucement".

Je voulus parler mais il dit : "ةcoute, 'Omar!"

Il loua Allâh et le félicita puis dit : "Ô ançars! Par Allah! Nous ne nions pas vos vertus, ni votre valeur dans l'Islam, ni nos devoirs envers vous. Mais vous savez bien que cette tribu, Qouraych, tient une place parmi les arabes qu'aucune autre tribu ne possède, et que les arabes ne se soumettront qu'à un homme d'entre eux. Nous serons donc les souverains et vous les ministres. Soyez pieux envers Allah! N'ébranlez pas l'Islam et ne soyez pas les premiers à causer du tort à l'Islam. Je vous propose un de ces deux hommes (moi et Abou 'Oubeyda), lequel choisirez-vous, vous pourrez lui faire confiance".

Par Allah! Il avait dit tout ce que je voulais dire, à part cette dernière parole. Par Allah! Je préfère être tué et être ressuscité, puis être tué encore et revivre, sans avoir commis de péché, plutôt que d'être le chef d'un groupe contenant Abou Bakr.

Puis je dis : "Ô ançars! Ô musulmans! La personne qui mérite le plus la place du Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) après lui est le {Deuxième de deux quand ils étaient dans la grotte} (9/40) : Abou Bakr qui a de loin dépassé tous les autres". Puis je pris sa main et un homme des ançars me précéda et tapa sur sa main avant moi. Puis les gens se suivirent et on laissa Saâd Ibn 'Oubèda.

 

Abou Bakr et 'Omar se rejettent le califat dans la cour

 

Ibn Sirine rapporte : ce jour-là, Abou Bakr et 'Omar, qu'Allâh les agrée, rejoignirent les ançars.

Abou Bakr dit : "Ô ançars! Nous ne nions pas vos vertus, et aucun croyant ne nie vos vertus. Par Allah! Tout bien que nous avons atteint, vous y avez participé. Mais les arabes n'accepteront qu'un homme de Qouraych et ne resteront pas sous l'autorité d'un autre. Les qouraychites sont les meilleurs orateurs, ils ont les origines les plus nobles et la terre la plus noble, ils sont aussi les plus généreux parmi les arabes. Prêtez donc serment à 'Omar!

- Non, répondirent-ils.

- Pourquoi donc? questionna 'Omar.

- Nous craignons d'être défavorisés.

- Tant que je vivrai, affirma-t-il, cela n'aura pas lieu. Prêtez donc serment à Abou Bakr.

- Tu es plus fort que moi, dit Abou Bakr à 'Omar.

- Tu es meilleur que moi, répliqua 'Omar.

- Tu es plus fort que moi, répéta Abou Bakr".

'Omar donna la même réponse. Abou Bakr répéta une troisième fois et 'Omar répondit : "Ma force est à ton service en plus de ta supériorité".

Ils prêtèrent alors serment à Abou Bakr, qu'Allâh l'agrée. Quand on prêta serment à Abou Bakr, certaines personnes allèrent voir Abou 'Oubayda Ibn Aljarrah. Il rétorqua : "Vous venez vers moi alors que le {Deuxième de deux} (9/40) est parmi vous!"

 

Abou Bakr dit à 'Omar : "C'est toi qui m'a fait porter cette responsabilité"

 

Ibn Rahawayh rapporte : quand il fut nommé calife, Abou Bakr (رضي الله عنه) s'assit tristement dans sa maison. 'Omar (رضي الله عنه) entra chez lui et Abou Bakr se mit à lui faire des reproches.

Il lui dit : "C'est toi qui m'a fait porter cette responsabilité" et il se plaint de devoir juger entre les gens.

'Omar lui dit : "Mais tu sais bien que le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : si le gouverneur s'efforce et atteint la vérité, il a deux récompenses. Et s'il s'efforce et se trompe, il a une récompense". Abou Bakr fut alors un peu soulagé.

 

Son poste de calife après la mort d'Abou Bakr (رضي الله عنه)

 

Il prit le califat par désignation de Abou Bakr As-Siddiq, que Allâh les agrée tous deux. Il lui fut prêté serment de son vivant, puis il dirigea les affaires du califat avec loyauté, justice et excellentes gestion et stratégie.

 

La conquête de Damas (14 H.)

 

Lorsque l'affaire de Yarmouk fut réglée, les musulmans se dirigèrent vers Damas, ils l'assiégèrent durant soixante-dix nuits de ses quatre côtés. Une nuit, par surprise, Khalid Ibn l-Walid escalada le mur avec ceux qui étaient avec lui, tua les sentinelles gardant la porte et prit d'assaut la ville avec les soldats, puis il dit : "Allahou 'Akbar" et ils dirent : "Allahou 'Akbar". Les gens de la ville se réfugièrent auprès de leurs chefs qui appelèrent à faire un pacte de paix. Les musulmans entrèrent donc par les différents côtés de la cité grâce à ce pacte et se retrouvèrent avec Khalid Ibn l-Walid au centre de la ville. La partie de la ville pénétrée par Khalid fut elle aussi prise grâce à un pacte de paix. Cela eut lieu la quatorzième année de l'Hégire. Puis les soldats continuèrent leurs conquêtes, ils conquirent Tabariyah et Baysan grâce à un pacte de paix, sans effusion de sang, ainsi que Qayçariyyah, Ghazzah, Sibastiyyah. Ils conquirent aussi NAbouls, Ar-Ramlah, Loudd, 'Amwas, Bayt Habroun, Yafa et toute la région jusqu'à Gaza.

 

La conquête de Jérusalem

 

Ensuite Abou 'Oubayda marcha sur la Jordanie, réunit les armées et se dirigea vers Jérusalem. Il leur écrivit un message puis les attendit. Mais ils refusèrent de se rendre. Il partit donc à leur rencontre, établit son camp à proximité d'eux et les assiégea. Lorsque le siège fut trop éprouvant pour eux, ils demandèrent la paix, ce qu'il accepta. Ils dirent : "Envoie un message à ton gouverneur afin que ce soit lui qui nous donne le pacte de paix".

 

Abou 'Oubayda ayant écrit à l'Emir des croyants pour l'en informer, 'Omar réunit les grands compagnons et leur demanda leur opinion : devait-il s'y rendre ou non ? Ils lui suggérèrent tous d'y aller. C'est ainsi qu'il réunit une troupe et s'en alla après avoir nommé 'Ali Ibn Abi Talib, que Allâh l'agrée, à sa place au commandement de Médine l'Illuminée.

 

L'Emir des croyants entra à Jérusalem et c'est à ce moment là qu'eut lieu l'accord de paix entre les croyants et les chefs de la population de Jérusalem, moyennant le paiement de la jizyah - impôt - et d'autres conditions précises. Il fit mettre sur papier tous les points sur lesquels l'accord fut établi.

 

Lorsque l'Emir des croyants, 'Omar Ibn l-Khattab, que Allâh l'agrée, entra à Jérusalem avec l'extraordinaire armée des musulmans, il dégagea le Rocher et ordonna d'y construire une mosquée. Passant près du Mihrab de Dawoud, l'alcôve située à la porte de la ville dans la fortification, il y accomplit une prière, récita la Sourat Sad et se prosterna. Ensuite il changea l'orientation de la mosquée en direction de la Ka'bah. C'est à cette époque-là que furent conquises toutes les régions des pays du Cham.

 

Puis, il nomma 'Alqama Ibn Hakim à la tête de la moitié de la Palestine et fit de Ar-Ramlah sa capitale; d'autre part il nomma 'Alqamah Ibn Mahriz à la tête de l'autre moitié et l'installa à Jérusalem (Baytou l-Maqdis).

 

La désignation de 'Othmân comme successeur

 

'Omar avait désigné un collège de six illustres compagnons qui devraient choisir entre eux-mêmes celui qui lui succéderait et deviendrait le troisième calife.

 

Ce collège s'étant réuni, trois d'entre ses six membres expriment leur accord pour que quelqu'un parmi les autres soit calife : en fait ces trois membres remettent leur possibilité d'être nommé calife aux trois autres; restent donc Ibn Awf, 'Othmân et 'Alî. Ibn Awf se désiste lui aussi par rapport à la fonction de calife et propose à 'Othmân et à Alî de choisir le calife parmi eux. Ils acceptent. Il se met à consulter pendant trois jours les compagnons présents à Médine. La troisième nuit, il réveille al-Miswar ibn Makhrama, l'envoie appeler az-Zubayr et Sa'd, avec qui il s'entretient. Puis il envoie al-Miswar quérir 'Alî, avec qui il s'entretient longuement, puis 'Othmân avec qui il s'entretient longuement aussi (Al-Bukhârî n°7207).

 

Il dit notamment à chacun de ces deux personnages : "Fais serment par Allâh que si tu es nommé dirigeant tu seras juste et si l'autre est nommé tu obéiras". (Al-Boukhârî n°3700)

 

Sa mort

 

Il est mort dans le mois de Dhou Al Hijjah de l'an 23H, à 63 ans.

 

Sa description physique

 

Il était grand, blanc de peau avec beaucoup de rougeur, la barbe fournie mais légère au niveau des favoris, très fournie au niveau des moustaches, l'iris des yeux très rouge.

 

 

 

--------------------------------------------------------------------------------

 

 

Ses mérites

 

Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Il y avait dans les communautés qui vous ont précédés des hommes-inspirés d'Allâh. S'il y a un tel homme dans ma nation, c'est bien 'Omar". (Al Boukhâri n°3282 et Mouslim n°2389)

 

On rapporte au sujet de Abou Mousa Al-Ach'ari (رضي الله عنه) qu'il dit : "Or voilà que quelqu'un faisait bouger la porte. Je dis : "Qui va là?"

Il dit : "'Omar Ibn Al-Khattâb".

Je dis : "Attends un peu!" Je vins auprès du Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم), le saluai et lui dis : "'Omar demande l'autorisation d'entrer".

Il dit : "Fais-le entrer et annonce-lui le Paradis".

Je retournai à 'Omar et lui dis : "Tu peux entrer et le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) t'annonce le Paradis".

Il entra donc et s'assit sur la margelle à gauche du Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم). Il plongea comme lui ses pieds dans le puits". (Al-Boukhâri, Mouslim)

 

Houdhayfa (رضي الله عنه) a rapporté que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Prenez exemple sur ceux qui viendront après moi : Abou Bakr et 'Omar !". (Tirmidhi et Al-Hakim)

 

Il dit encore : "s'il devrait y avoir un Prophète après moi, ça aurait été Omar". (At-Tirmidhi et Ahmad)

 

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Allâh a placé la vérité sur la langue et dans le coeur de Omar". (Abou Dâwoûd, Tirmidhi, Ibn Mâja, Ahmad et Ibn Sa'd)

 

Le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit aussi à 'Omar (رضي الله عنه) : "Dès que le Diable te voit prendre une voie, il en prend aussitôt une autre".

 

Ibn 'Abbas (رضي الله عنهما) raconte : "'Ouyayna Ibn Hisn vint une fois à Médine chez son neveu Al Hourr Ibn Qays qui était parmi les rares personnes que 'Omar rapprochait de lui. Les lecteurs du Coran formaient en effet l'entourage de 'Omar et étaient ses conseillers, qu'ils fussent en âge mûr ou des adolescents. 'Ouyayna dit à son neveu : "Mon neveu! Tu es introduit auprès de 'Omar; demande-lui de m'accorder un audience!".

'Omar la lui accorda; une fois entré chez 'Omar, il lui dit : "Gare à toi, ô Ibn Al Khattab! Par Allâh tu ne nous donnes pas en abondance et tu ne juges pas équitablement entre nous".

'Omar se fâcha tellement qu'il était sur le point de le frapper de sa colère.

Al Hourr lui dit alors : "Ô Prince des Croyants! Allâh Le Très-Haut à dit à Son Prophète : {Accepte ce qu'on t'offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.} (7/199) et cet homme fait partie des insensés".

Par Allah! 'Omar, au simple rappel de ce verset, ne le transgressa pas d'un pouce. Il respectait en effet srccupuleusement les prescriptions du Livre d'Allâh exalté". (Al-Boukhâri)

 

Al-Abbas Ibn Abd l-Mouttalib (رضي الله عنه) a dit : "J'ai été un voisin de 'Omar Ben Al-Khattab. Je n'ai jamais vu dans ma vie un homme meilleur que lui. Il veillait ses nuits en priant, ses jours en jeûnant et il vaquait aux besoins des gens. Quand il mourut, j'ai demandé à Allâh de me le faire voir en songe. En effet, une certaine nuit, je l'ai vu venant du marché de Médine, je l'ai salué et il m'a rendu le salut, puis je lui ai dit : "Comment vas-tu?"

"Bien", m'a-t-il répondu. En lui demandant sur ce qu'il a trouvé, dans l'autre monde, il m'a dit : "Je viens maintenant de rendre compte de toutes mes oeuvres. Si je n'avais pas trouvé un Seigneur Miséricordieux, j'aurais été parmi les perdants". (Abou Na'im)

 

Ibn 'Omar (رضي الله عنهما) a dit : "Je n'ai jamais entendu 'Omar (رضي الله عنه) dire à propos d'une chose : "Je crois que c'est ainsi", sans qu'elle ne fût exactement ainsi".

ROUTE DE LA VERITE - Blog créé avec ZeBlog