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Islam Lover

Islam Lover Le respect, l'amour, la fraternité, la justice, la solidarité, le dialogue.... et encore, tels sont les principes nobles de l'islam que nous avons appris dans le Coran et que nous a enseigné notre meilleur exemple : le Prophète saws. L’islam est la religion qu’ALLAH a agréée pour tous les êtres humains. C'est une religion de paix, qui dénonce la terreur, l'injustice, et l'inflexibilité. J'invite toute l’humanité à découvrir l'islam sans préjugés, et j'invite tous les musulmans à éduquer leurs enfants selon les principes nobles et universels de l'islam. Je vous invite à découvrir ici le berceau de mon cœur et je prie ALLAH qu’il soit satisfait de nous pour que nous soyons vraiment la meilleure communauté qu’ait été fait surgir pour les Hommes. Salam alaykoum

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Episode 8 : Al-Djabbâr

Par Islam Lover :: samedi 23 décembre 2006 à 13:07 :: A la lumière de ton Nom nous vivons

A la lumière de Ton nom, nous vivons.

Episode 8 : Al-Djabbâr

(Celui qui apporte compensation à celui qui souffre,

et Qui contraint et impose Sa volonté)

 

 

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Seigneur de l’Univers et que Ses grâces et Sa paix soient accordées à Son Messager.

Je souhaite que tous ceux qui suivent ce programme apprennent comment mettre les plus beaux attributs d’Allah en pratique pendant ce Ramadan. Nous avons choisi le titre “A la lumière de Ton nom, nous vivons”  pour améliorer notre vie et non pour nous émouvoir et pleurer en suivant l’émission. Gloire à Allah  (SWT[i]) qui a dit dans le Coran « Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges : “Je vais établir sur la terre un vicaire “Khalifat” », et a mis à notre disposition les attributs d’Allah comme moyens et outils pour réformer et assainir nos vies.

Al-Djabbâr, Celui qui console les opprimés :

Le nom d’Allah que nous aborderons aujourd’hui est plein de miséricorde, de tendresse, de subtilité, de compassion et de commisération. Certains pensent que des noms comme Al-Djabbâr, Al-Mountaqim (Le Vengeur), Al-Qahhâr (Le Vainqueur) sont des attributs pour dompter les tyrans et les oppresseurs et vous devez être étonnés des qualificatifs que j’ai donnés à ce nom. Le problème est qu’il se peut que vous ayez vécu sans avoir vraiment connu les plus beaux attributs d’Allah. Nous récitons par exemple sourate “Al-Ikhlâs”  très souvent dans nos prières et nous ne comprenons pas bien la signification de ce verset – qui peut être traduit par - : " Allah, As-Samad (Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons). " (TSC[ii], Al-'Ikhlâs (LE MONOTHEISME PUR) : 2). Par contre, nous implorons toujours des humains comme nous.

 

L’attribut Al-Djabbâr apparaît une seule fois dans le Coran dans ce verset – qui peut être traduit par - : " C'est Lui, Allah. Nulle divinité autre que Lui; Le Souverain, Le Pur, L'Apaisant, Le Rassurant, Le Prédominant, Le Tout Puissant, Le Contraignant, L'Orgueilleux. Gloire à Allah! Il transcende ce qu'ils Lui associent. " (TSC, Al-Hachr (L'EXODE) : 23).

Le terme ‘Djabîra’ en arabe est l’attelle qui soutient les os brisés. Al-Djabbâr est celui qui compense les brisés, les abattus, les opprimés, ou persécutés. Il soigne tout mortifié qui va vers Lui. Cet attribut concerne tous les faibles qui ont été brisés par le malheur.

Les personnes qui réparent ou soignent sont désignées en arabe par le terme ‘Djâbir’ qui vient de la même racine que ‘Djabbâr’. Il désigne la personne qui peut réussir à soigner une blessure une fois, mais pas toujours, tandis que ‘Djabbâr’ est celui qui le fait perpétuellement sans se lasser. Et comme Allah est Le Seul à pouvoir être ainsi, Son nom est Al- Djabbâr. Cet attribut de Al-Djabbâr nécessite une personne à soigner, comme Ar-Razzâq (Le Pourvoyeur) nécessite quelqu’un à pourvoir, Ar-Rahîm (Le Tout-Miséricordieux) quelqu’un qui bénéficiera de la miséricorde et At-Tawwab un pécheur dont le repentir sera accueilli par At-Tawwab. Nous devons ainsi comprendre que ce nom est une invitation à nous réfugier en Al-Djabbâr et il n’y a pas de moment plus beau que de prier deux Rak‘a en implorant Al-Djabbâr et de sentir sa tendresse. Satan peut essayer de nous en priver en nous faisant penser que c’est de l’hypocrisie mais il ne faut pas le laisser nous jouer ce tour.

 

Il y a deux sortes de brisures : celles des corps et celles des cœurs. Si les médecins guérissent les premières, Al-Djabbâr soigne les deux. C’est Allah qui a créé les cellules osseuses qui, après avoir cessé de se reproduire dans le corps après la croissance, recommencent pour réparer un os brisé.  Personne d’autre ne saurait réparer les os à part Lui… Alors qui d’autre saurait soigner les cœurs ?

Le Prophète (BP sur lui) faisait cette invocation : “ Ô Réparateur de toute brisure… ” et il a dit : “Les faibles et les craintifs se retrouvent dans le voisinage d’Allah (SWT).” Et par conséquent il faisait cette prière pour être avec eux auprès d’Al-Djabbâr: “Ô Allah, fais-moi aimer les miséreux.”

 

Une règle en laquelle il faut avoir foi : “Allah ne repousse jamais celui qui se réfugie en Lui.”

 

Un ami avait pris une décision qui lui a causé un problème qu’il croyait insoluble. Il faisait des circumambulations autour de la Ka‘ba, écrasé par la peine, au point qu’il n’arrivait à prononcer aucune autre invocation que “Ô Al-Djabbâr, prends soin de moi”. Peu après, il rencontra quelqu’un qui lui dit qu’il le cherchait depuis trois jours pour lui annoncer que le Messager d'Allah (BP sur lui) lui était venu en songe et lui avait demandé de lui faire savoir qu’il avait pris la bonne décision et que son problème allait être résolu très rapidement. Effectivement, à sa sortie de la mosquée, il rencontra la personne qui lui proposa la solution. Celui qui s’adresse à Al-Djabbâr ne sera jamais repoussé.

 

Nous nous rappelons également de l’exemple de l’histoire de Moïse. Pharaon tuait tous les garçons nouveau-nés et Allah inspira à la mère de Moïse – ce qui peut être traduit par - " Et Nous révélâmes à la mère de Moïse [ceci]: «Allaite-le. Et quand tu craindras pour lui, jette-le dans le flot. Ensuite Il lui dit: “Et n'aie pas peur et ne t'attriste pas: Nous te le rendrons et ferons de lui un Messager». "(TSC, Al-Qassas (LE RECIT) : 7). Allah est allé au secours de cette mère dont le cœur était déchiré. Tous ceux qui sont dans le malheur ou se trouvent opprimés doivent s’adresser à Al-Djabbâr, car Allah ne repousse jamais celui qui se réfugie en Lui.

A l’âge de cinquante ans le Prophète (BP sur lui) partit à At-Tâëf où on lui avait lancé des pierres. En compagnie de Zayd ibn Al-Haritha, il chercha un endroit où se réfugier et il adressa cette invocation à Allah sans faire de demande : “Ô Allah, je me plains à Toi de ma faiblesse, de mon peu de pouvoir et du peu de considération que les gens ont pour moi, ô Toi Le Plus Miséricordieux des miséricordieux, Tu es mon Seigneur et celui des faibles. A qui m’abandonnes-tu ? A un étranger qui m’attaque ou un ennemi de qui Tu m’as fait dépendre ? Si Tu n’es pas en colère contre moi cela m’est égal. Ta clémence est plus généreuse envers moi. Je me réfugie en Ton visage pour lequel les ombres se sont dissipées et qui a ajusté tout ce qui concerne ce monde ici-bas et celui de l’au-delà, de faire tomber sur moi Ta colère ou de me faire parvenir Ton désagrément. Je supporterai tout reproche jusqu’à ce que Tu sois satisfait et il n’y a de pouvoir ni de puissance qu’en Toi. ” Apprenez du Prophète (BP sur lui) comment recourir à Allah. Un jeune garçon nommé ‘Addâs était venu lui présenter une grappe de raisin et s’était jeté à ses pieds pour les embrasser en sachant, des quelques mots échangés entre eux, qu’il était prophète. Voyez comment Allah prend toujours soin du malheureux qui va vers Lui. Il ne repoussera jamais personne et ne manquera pas de le consoler.

Mais la grande consolation du Prophète a été le voyage de « Al Isra’ wa Al Mi‘raj », comme si Allah lui disait : « si les gens de la terre t’ont maltraité, viens voir le rang que l’on te réserve au ciel », voyez-vous comment Allah console les faibles et apaise leurs peines ? Actuellement la communauté Musulmane a le plus grand besoin d’être consolée et réconfortée. « O Al-DJabbâr, apaise nos peines ! ».

Al-Djabbâr, Celui qui contraint les injustes :

Pour qu’Allah te console, il faut qu’il punisse celui qui a été injuste à ton égard, Al-Djabbâr est donc Celui qui console les faibles et contraint les injustes qui ne se repentent pas.

« Est heureux celui qui demeure victime d’injustices plutôt qu’injuste », il vaut mieux être victime d’injustice que de se montrer injuste envers quelqu’un et s’attendre à subir la revanche d’Allah. Les injustes doivent se méfier, et les victimes d’injustice qui désirent se venger doivent être conscients qu’Allah est avec eux tant qu’ils subissent l’injustice ; les femmes ne doivent pas maltraiter leurs servantes, les patrons ne doivent pas se montrer injustes envers les employés modestes, car ceux-là peuvent s’adresser à Allah pour qu’Il prenne leur revanche... Ce nom d’Allah est pour les faibles, les affligés, pour les femmes maltraitées par leurs maris. Al-Djabbâr leur rend leurs droits, ne soyez pas injustes ! Si l’on vit en s’inspirant des attributs d’Allah, on peut réformer la terre, en vivant à la lumière de Son nom, on ne pourra être injuste car on connaîtra son nom Al-Djabbâr ! Je m’adresse aux gens qui emploient une personne par favoritisme au lieu d’employer le plus méritant… Voyez-vous comment ce nom est indissociable de notre vie ? Voyez-vous comment on vit à la lumière de Son nom ?

 

Et il arrive qu’ Allah te punisse pour avoir été injuste envers quelqu’un, afin de prendre sa revanche, alors tu pleures et tu retournes vers Allah, c’est ainsi qu’Allah (SWT) fait de cette punition une grâce pour que tu réformes ta vie ! " - Dis: O Allah, Maître de l'autorité absolue. Tu donnes l'autorité à qui Tu veux, et Tu arraches l'autorité à qui Tu veux; et Tu donnes la puissance à qui Tu veux, et Tu humilies qui Tu veux. Le bien est en Ta main et Tu es Omnipotent. " (TSC, 'Al-`Imrân (LA FAMILLE D'IMRAN) : 26). Allah transforme la punition en une grande grâce.

 

Le prophète Moïse a tué un homme après l’avoir frappé, le résultat en fut qu’il a quitté son pays, c’était une affliction qui s’est transformée en une grande grâce dans la mesure où les dix années qu’il a passées loin de son pays lui ont permis de devenir un prophète.

 

Un homme qui n’était pas pratiquant et qui aimait se moquer des gens, s’était moqué d’un homme aveugle qui passait dans la rue en l’imitant et ce dernier en fut profondément blessé. L’homme a continué sa vie en oubliant cet incident, mais après des mois sa femme a donné naissance à un enfant aveugle. C’était sa punition mais en même temps une grâce insoupçonnée. L’homme raconte qu’il a été déprimé pendant des mois à cause de cette naissance et qu’il n’acceptait pas cet enfant. Il prenait soin de ses deux autres enfants et confiait l’éducation de l’aveugle à sa mère. Un vendredi, l’enfant âgé de 6 ans resté seul avec son père à la maison lui demanda de l’emmener à la mosquée. Quelle fut grande la surprise de cet homme à savoir que son jeune enfant fait la prière. Ainsi, en l’accompagnant il s’était retrouvé sur le chemin d’Allah. Et sa punition fut transformée en une grâce !

 

Si tu es peiné, va te prosterner en disant : « ô Al-Djabbâr apaise ma peine ! » Et si tu t’es montré injuste envers quelqu’un, va lui demander pardon pour qu’il ne se plaigne pas de toi auprès d’Allah. Au Jour de la Résurrection, le moment le plus difficile sera quand on appellera les gens pour exposer leurs actes. Pourquoi ce nom d’Allah dans cette situation ? Car à ce moment-là tu seras soit victime, soit coupable d’injustice ici-bas. Nous, qui sommes là près de la sainte mosquée, devrions aller coller nos poitrines et nos visages au ‘Moultazame’ (le mur au bas de la porte de la Ka’ba) comme faisait le Prophète (BP sur lui) en pleurant et en disant : « ô Al-Djabbâr, apaise nos peines ! ». Omar a pleuré un jour en voyant le Prophète ainsi soumis à Allah (SWT), et le Prophète lui a dit : « Oui Omar pleure, c’est ici que l’on verse les larmes. ». Cet endroit a été appelé « Bakka[iii] » car on y pleure souvent…

 

Il y a un autre type de consolation, la consolation de ceux qui prient, ceux qui ont l’intention durant le Ramadan de lire l’intégralité du Coran et de connaître les attributs d’Allah, d’accomplir les prières de nuit, mais qui se trouvent empêchés par le travail ou la maladie, ainsi ils pleurent en disant qu’ils auraient voulu faire tout cela, Allah les console certainement. Le prophète  Moïse a dit : « o mon Seigneur, montre Toi à moi pour que je Te voie! Il dit: «Tu ne Me verras pas; mais regarde le Mont: s'il tient en sa place, alors tu Me verras.» Mais lorsque son Seigneur Se manifesta au Mont, Il le pulvérisa, et Moïse s'effondra foudroyé. Lorsqu'il se fut remis, il dit: «Gloire à Toi! A Toi je me repens; et je suis le premier des croyants»." (TSC, Al-'A`râf : 143). Et le verset suivant : “ Et (Allah) dit: o Moïse, Je t'ai préféré à tous les hommes, par Mes messages et par Ma parole. Prends donc ce que Je te donne, et sois du nombre des reconnaissants». " (TSC, Al-'A`râf : 144). Ainsi si tu es privé d’une d’adoration, tu es récompensé par une autre, tes larmes pour avoir été privé d’une adoration peuvent être le comble de la dévotion car Al-Djabbâr en est témoin.

 

Al-Djabbâr te console de différentes façons, en acceptant ton repentir, en acceptant tes prières surérogatoires au jour de la résurrection pour compléter les failles de tes prières obligatoires, en pardonnant les péchés des croyants, en faisant que les tatars se soient convertis à l’Islam après avoir vaincu les Musulmans, Il console les esclaves en faisant que quiconque commet une erreur libère un esclave jusqu’à ce qu’ils soient tous libérés, Il console les serviteurs à travers la parole du Prophète (BP sur lui) : « donnez leur à manger de votre nourriture et ne leur demandez pas de faire plus qu’ils ne peuvent », Il console les orphelins en disant : « vos frères dans la religion », et à travers la parole du prophète « Je serai le compagnon au paradis de celui qui s’occupe d’un orphelin . »

Conclusion :

 

Pour conclure je recommande à tous ceux qui sont dans la peine de faire appel à Al-Djabbâr, et à tous ceux qui ont commis des injustices, de Le craindre et de revenir à Lui.

Et chacun de nous doit consoler quelqu’un qui en a besoin, un parent ou un proche et ce pour pouvoir dire à Al-Djabbâr au jour de la résurrection: « j’ai consolé cette personne, console-moi ». Faites cela aujourd’hui et demain pour que vous viviez effectivement à la lumière de Son nom, afin que tout le monde sache que cette religion vise à réformer le monde. Il ne s’agit pas uniquement de culte, allez aux orphelinats, aux hôpitaux, offrez des cadeaux, réconfortez ceux qui en ont besoin.


[i] SWT: Subhanaho Wa Ta’ala : Exalté soit-Il

[ii] TSC: Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du noble Coran.

[iii] Baka en arabe signifie pleurer

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